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Gregor Puppinck : « Aujourd’hui en France, des personnes qui quittent l’islam pour le christianisme sont persécutées »

Vous évoquez des violences à l’égard des convertis. Quelles sont très concrètement ces persécutions, et à l’égard de quelles personnes ?

Ce sont des persécutions qui ont différents degrés et qui correspondent à cette définition : il s’agit du fait de porter atteinte aux droits et aux libertés d’une personne en raison d’un de ses caractères, en l’occurrence ici le changement de religion. Cela correspond bien à la définition légale de la persécution. Ce n’est pas un terme excessif, même si cela peut paraître étonnant d’employer ce terme, de parler de persécution religieuse aujourd’hui lorsqu’il s’agit de la France. C’est très étonnant mais l’on voit bien qu’il est malheureusement nécessaire de regarder de plus près la situation des convertis : aujourd’hui en France, des personnes qui quittent l'islam pour le christianisme sont persécutées. On entend assez régulièrement parler de la situation des apostats qui quittent la religion musulmane pour l’athéisme et qui revendiquent cet athéisme. Nous savons bien que ces personnes-là sont souvent menacées, mais nous, nous avons voulu voir la situation des personnes qui quittent l’Islam pour le christianisme, le lien entre les conversions et ensuite leur situation.

Quel constat dressez-vous donc ?

Des personnes qui vivent en France dans un milieu musulman ne sont pas libres de quitter leur milieu. Il n’y a pas la liberté religieuse, la liberté de quitter son milieu dans les communautés musulmanes en France et il y a une pression importante, familiale et communautaire qui est exercée. Les personnes qui veulent quitter ce milieu, en particulier pour se convertir sont soumises à des pressions très fortes allant souvent jusqu’aux violences physiques et exigeant généralement au moins un déménagement. [...]

Coordination Rurale : « Il faut mettre en place une exception agriculturelle »

Le 9 mars dernier, des agriculteurs se réunissaient à Aurillac pour allumer des feux de détresse. Ce jeudi 25 mars, plus de 500 tracteurs se sont rassemblés à Clermont-Ferrand pour manifester. Quelles sont leurs revendications ?

Les revendications de la manifestation d’hier à l’appel de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) étaient très floues. C’est pour cela que nous n’avons pas voulu prendre part à cette manifestation. D’un côté on nous disait « il faut du prix sur nos animaux d’élevages » et de l’autre la FNSEA revendiquait le fait qu’il ne fallait pas que la politique de récolte bouge… Quand nous avons une Politique Agricole Commune (PAC) qui doit complètement se réorienter, nous ne pouvons pas dire qu’il ne faut pas qu’elle bouge et qu’elle reste telle qu’elle est. Bien que , si cette PAC avait fonctionné, on ne serait pas en train de manifester.

Avec le nouveau plan de la PAC, il y aurait une diminution de moitié prévue sur l’ABA, c’est-à-dire sur l’Aide au Bovin Allaitant. Pouvez-vous nous expliquer cette réforme et ce qu’elle implique pour les agriculteurs ?

Il y aurait en effet une diminution parce que le ministère a prévu de fusionner l’enveloppe Bovin Allaitant avec l’enveloppe Lait. Nous, la Coordination Rurale, y sommes opposés. Le nouveau mode de calcul des animaux pour l’aide nous convient très bien : cela passerait d’une aide sur une unité de gros bovins plutôt qu’à un animal en lui-même. Cela permettrait aussi un rééquilibrage de l’engraissement avec les animaux d’export.

Lire aussi : Coordination rurale : « Le système actuel ne rémunère pas nos productions agricoles à leur juste prix »

Cependant nous ne sommes pas du tout d’accord avec le ministère sur le fait de la fusion de ces enveloppes. Aujourd’hui, il faut deux enveloppes bien distinctes avec une enveloppe viande qui soit forte, plus forte sur la viande que sur le lait pour permettre quand même à nous, éleveurs, de ne pas nous retrouver sans rien. [...]

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Intrusion de l’Action française au Conseil régional d’Occitanie : Carole Delga va porter plainte

Hier, une dizaine de royalistes ont tenté de faire intrusion dans les locaux du Conseil régional et ont réussi à brièvement perturber les débats en cours, à la stupéfaction de tous les partis politiques réunis en séance plénière. Après une courte course poursuite avec les agents de sécurité dans l’hémicycle, deux des militants du mouvement maurrassien ont été rapidement maîtrisés et une banderole fleurdelysée dénonçant l’islamo-gauchisme saisie, laissée derrière eux par le reste du groupe en fuite.

« Carole Delga est le prototype de la vendue à l’islamisme et aux associations immigrationnistes comme SOS Méditerranée qu’elle finance grassement et qui s’est associée au projet de la grande mosquée de Toulouse aux côtés d’un imam connu pour ses prêches violents et antisémites »

Action française

Si le coup de communication a été une réussite et largement médiatisée, l’opération a été rapidement condamnée par les partis politiques présents. « Nous sommes contre toute action violente, et nous n’avons strictement rien à voir avec ces gens » a déclaré au Monde Jean-Paul Garraud, député européen et candidat du Rassemblement national pour la région. Julien Sanchez, maire RN de Beaucaire, habituellement critique à l’encontre de Carole Delga, a abondé dans le même sens. « Une atteinte d’une extrême gravité à l’exercice même de la démocratie locale » a dénoncé, quant à elle, la présidente du département du Gard Françoise Laurent-Perrigot, qui a appelé l’ensemble des élus « à la vigilance et à la mobilisation face à ce type d’agissements anti-démocratiques qui au-delà des poursuites judiciaires qui s’imposent doivent être condamnés moralement et politiquement ». [...]

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L’inquiétant monsieur Paulsen
Pour pratiquer un infanticide prénatal médicamenteux, vous devez prendre deux pilules. La première arrête la grossesse et permet de décoller l’œuf puis favorise l’ouverture et le ramollissement du col de l’utérus. La seconde, avalée 36 à 48 heures plus tard, donne des contractions utérines pour expulser l’œuf. Pendant une décennie, plusieurs laboratoires se sont positionnés sur ce petit marché. Le Suisse Ferring vendait de quoi arrêter la grossesse, tandis que Pfizer, Linepharma et Nordic Pharma procuraient de quoi donner des contractions[... ]
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Pâques : Jean-Frédéric Poisson dépose un référé liberté

Alors que les chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Pâques, la liberté de culte est une nouvelle fois soumise aux restrictions sanitaires. Si les cultes, et donc les offices chrétiens du temps pascal, sont tolérés par le Gouvernement, le couvre-feu ne permet pas leur tenue au-delà de 19h, ce qui contrevient à l’autorisation dont avait bénéficié Noël.

Dans le cadre de l’annonce le 18 mars dernier des nouvelles dispositions pour lutter contre la pandémie, Jean Castex a précisé que « les règles fixées pour les lieux de culte resteront inchangées ». L’interdiction d’organiser un culte au-delà de 19h s’impose donc comme une règle. Prenant les devants face aux mécontentements, et fidèle à sa méthode « moralisatrice », le Premier ministre a déclaré dans Le Parisien du 23 mars qu’il serait « déraisonnable de rouvrir ce sujet ». C’est pourtant le même Premier Ministre qui avait réglementairement autorisé la levée du couvre-feu le 24 décembre dernier rendant possible la tenue des veillées de Noël.…

Gregor Puppinck : « Deux fois plus d’avortements en France qu’en Allemagne »

En France en 2019, il y a eu 232 000 avortements. Où se situe-t-on par rapport aux pays européens ? 

En proportion, il y a deux fois plus d’avortements en France qu’en Allemagne ou en Italie, ce qui est vraiment significatif. En ce qui concerne les dynamiques, Allemagne et Italie ont vu le recours à l’avortement diminuer depuis vingt ans, alors qu’en France l’avortement reste élevé. En définitive, la France se distingue par un taux d’avortement élevé et qui ne diminue pas contrairement à ses voisins.

Comment expliquer des trajectoires si distinctes ?

La démographie et l’âge sont les deux éléments avancés par ceux qui défendent l’avortement. Selon eux, il y aurait moins d’avortements en Italie et Allemagne du fait d’une population vieillissante, effet qui joue dans le premier cas mais moins dans le second. Une autre explication est possible : il apparaît que les pays avec les plus forts taux d’avortement sont aussi ceux qui ont le plus fort taux de contraception (France, Angleterre, Suède), et ce pour une double raison. D’une part, la généralisation de la contraception accroît les comportements à risque notamment chez les jeunes. D’autre part, une femme sous contraception qui tombe enceinte aura un réflexe tourné vers l’avortement, pensé comme réponse à l’échec de la contraception. À l’inverse, dans un pays où la contraception est moins répandue, le réflexe sera plutôt celui de la responsabilité. [...] 

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L’autre choix : quoi qu’il en coûte

L’Aide Sociale à l’Enfance dépense 8,3 milliards par an pour les 355000 enfants dont elle s’occupe, soit 23000 € par tête. Si l’on imaginait une hausse des enfants placés équivalente à 30 % des infanticides prénataux, les services sociaux ne pourraient récupérer les 67290 enfants survivants. Leurs charges exploseraient à plus de 1500 milliards par an, plus de trois fois le budget de l’État. De son côté l’adoption ne coûte pas grand-chose à l’État mais n’est pas une solution suffisante car il n’y a que 10000 demandes par an. Si l’on veut diminuer sérieusement le nombre des infanticides prénataux, une interdiction ne suffirait pas, ou alors à l’échelle de l’Europe. Il n’y a pas trente-six solutions. Il faut que les gens aient envie de conserver leurs bébés. [...]

Lire aussi : Pourquoi le nombre d’avortements ne diminue pas ?

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Tribune : Pass sanitaire, ça ne passe pas !

Coronavirus et restrictions de libertés ont encore de beaux jours devant eux. En effet, l'Union européenne vient de dévoiler son projet de passeport sanitaire, tandis que la France étudie de son côté l'idée d'un « pass » apparemment moins restrictif, mais tout aussi injustifié. Sont notamment à l'étude l'idée d'un code QR à scanner contenant des informations essentielles et des données médicales, ainsi qu'un cachet numérique visant à garantir l'authenticité du laissez-passer et permettant de tracer les allées et venues. VIA | la voie du peuple s'oppose catégoriquement à ces projets liberticides qui prétendent défausser les États de leurs responsabilités de protection sanitaire et instaurer une distinction parmi les populations. Nous savons que le virus à l’origine de la covid, est appelé à perdurer dans nos sociétés, sous des variants multiples et évolutifs. La politique sanitaire doit donc être adaptée à long terme et ne pas se présenter sous la forme de mesures d'exception oppressives.

Les mêmes qui osent parler de « principe de précaution » concernant la mise en place d'un passeport sanitaire, sont ceux qui ont refusé ce même principe de précaution quand il s'agissait de remettre en cause la fiabilité des vaccins comme l'AstraZeneca

Dès lors, on s'étonne de voir vanter les mérites du passeport sanitaire : a-t-on imposé des mesures aussi contraignantes pour la grippe lorsqu'il était devenu évident qu'elle s’installerait de manière aussi pérenne ? Son taux de mortalité est pourtant assez élevé. De la même manière, nous allons devoir apprendre à vivre durablement avec la Covid, et ce n'est pas la mise en place d'un passeport sanitaire conditionné à un vaccin dont on ne sait toujours pas, à l'heure actuelle, s'il est réellement efficace et s'il ne provoque pas des effets secondaires, qui nous permettra d'envisager une sortie de crise. D'ailleurs, les mêmes qui osent parler de « principe de précaution » concernant la mise en place d'un passeport sanitaire, sont ceux qui ont refusé ce même principe de précaution quand il s'agissait de remettre en cause la fiabilité des vaccins comme l'AstraZeneca. Incohérence, quand tu nous tiens ! [...]

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