
Vous évoquez des violences à l’égard des convertis. Quelles sont très concrètement ces persécutions, et à l’égard de quelles personnes ?
Ce sont des persécutions qui ont différents degrés et qui correspondent à cette définition : il s’agit du fait de porter atteinte aux droits et aux libertés d’une personne en raison d’un de ses caractères, en l’occurrence ici le changement de religion. Cela correspond bien à la définition légale de la persécution. Ce n’est pas un terme excessif, même si cela peut paraître étonnant d’employer ce terme, de parler de persécution religieuse aujourd’hui lorsqu’il s’agit de la France. C’est très étonnant mais l’on voit bien qu’il est malheureusement nécessaire de regarder de plus près la situation des convertis : aujourd’hui en France, des personnes qui quittent l'islam pour le christianisme sont persécutées. On entend assez régulièrement parler de la situation des apostats qui quittent la religion musulmane pour l’athéisme et qui revendiquent cet athéisme. Nous savons bien que ces personnes-là sont souvent menacées, mais nous, nous avons voulu voir la situation des personnes qui quittent l’Islam pour le christianisme, le lien entre les conversions et ensuite leur situation.
Quel constat dressez-vous donc ?
Des personnes qui vivent en France dans un milieu musulman ne sont pas libres de quitter leur milieu. Il n’y a pas la liberté religieuse, la liberté de quitter son milieu dans les communautés musulmanes en France et il y a une pression importante, familiale et communautaire qui est exercée. Les personnes qui veulent quitter ce milieu, en particulier pour se convertir sont soumises à des pressions très fortes allant souvent jusqu’aux violences physiques et exigeant généralement au moins un déménagement. [...]












