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Sélectron : les vingt plus belles sorties du Prince Philip

20 – « Ah, c'est vous qui conduisez cette voiture horrible ? On la voit souvent en allant au château de Windsor » à Elton John, 2001

19 – « Où avez-vous trouvé ce chapeau ? » à la reine le jour de son couronnement, 1953

18 – « Vous descendez presque tous de pirates, non ? » à un riche habitant des îles Caïmans, 1994

17 – « Il a sans doute été installé par un Indien » à propos d'un compteur électrique défectueux lors d'une visite dans une usine, 1999

16 – « Il y a des morceaux qui commencent à tomber » à l’approche de son 90e anniversaire, 2011

« J'aimerais beaucoup aller en Russie - bien que les bâtards aient assassiné la moitié de ma famille »

15 – « Lorsqu'un homme ouvre la portière d'une voiture pour sa femme, c'est soit une nouvelle voiture, soit une nouvelle femme » à propos du mariage, The Telegraph, 2017

14 – « Nous serons dans le rouge l’année prochaine… Je devrais probablement abandonner le polo » sur l’état des finances de Buckingham dans une émission spéciale de la BBC, 1969

13 – « Tu ne pourras jamais voler là-dedans, tu es trop gros » au jeune Andrew Adams de 13 ans qui rêve de devenir astronaute, 2001

12 – « Les femmes britanniques ne savent pas cuisiner » dans un institut féminin, 1961

11 – « J'aimerais beaucoup aller en Russie - bien que les bâtards aient assassiné la moitié de ma famille » à un journaliste lui demandant s’il aimerait visiter l’URSS, 1967 [...]

Les zéros sociaux : l’amour 2.0

Sale temps pour les célibataires. L’épidémie aura été un coup dur pour les âmes seules, les isolant dans leurs appartements avec des séries Netflix et des plats commandés. Impossible de draguer avec des fichus masques et ce protocole sanitaire. Il y avait les MST, il y a désormais le virus chinois. Restent donc les sites de « rencontres » et les échanges de photos sexys. Une bien maigre consolation pour des millions de Français contraints à l’abstinence par les vicissitudes du monde moderne. Nous sommes revenus aux temps premiers, les plus forts et les plus belles ayant les plus belles prises.

À ceci près que le plus fort n’est pas celui qui est capable d’assommer un buffle, mais celui qui aura la chance de gagner un salaire à cinq chiffres dans le tertiaire. Facile de le montrer dans un bar lounge rempli de clones des Marseillais, plus difficile sur Tinder ou AdopteUnMec. Sur ces terres dématérialisées, les sportifs sont les rois. Ils exhibent leurs abdominaux et leur mode de vie sain qui excite l’attachiante. Ils peuvent aussi échapper à la police grâce à leur vitesse de course, quand ils doivent rejoindre leurs proies à l’heure du couvre-feu[...]

La grande bouffe : l’huile de vie

Ce liquide gras et lumineux, tantôt fruité, tantôt acide, dont la couleur s’étire du jaune doré au vert orangé est source de vie. Elle éclaire quand on la brûle dans les lampes à huile. Elle soigne les blessures quand on la répand sur les plaies. Elle fait briller les muscles et réduit les prises du gladiateur qui combat dans la poussière. Elle conserve les viandes mises en bocaux. Elle sert, aussi, pour la cuisine. En Provence, on la mélange à la farine, au sucre et à la fleur d’oranger pour donner la pompe à huile, ce dessert dense et savoureux que l’on retrouve tous les soirs de Noël pour accompagner les treize desserts provençaux. À Nice, on en enduit son pain où sont mêlés tomates, salades, oeufs et thon. Ce pan-bagnat gagne en saveur tout au long de la journée avant de pouvoir sustenter les marins et les pêcheurs lors de la pause déjeuner. L’huile d’olive est partout, mais farouchement attachée à sa terre de Méditerranée.

C’est la culture commune du mare nostrum, produite de la Syrie à l’Espagne, du Monténégro à la Libye. Une même langue, une même grammaire, celle de l’olive. Elle est la prérogative des gens du midi, celle qui abolit les frontières en Méditerranée et qui les crée en France et avec le reste de l’Europe. Au nord, les pays du beurre et des huiles à base de tournesol ou de colza. Au sud, l’huile d’olive. Grâce à ses vertus médicinales, et parce qu’elle évoque le soleil et donc les vacances et la plage, elle est de plus en plus consommée dans les terres septentrionales, comme des morceaux de Corse et de Provence qui s’invitent au pays de la bière. [...]

« Soulager mais pas tuer » se mobilise contre l’euthanasie

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le collectif « Soulager mais pas tuer » ?

« Soulager mais pas tuer » est un rassemblement de personnes et d'associations qui sont hostiles à l'euthanasie. Le nom du collectif indique notre refus du choix tronqué des défenseurs de l'euthanasie entre « souffrir » ou « mourir ». Nous leur répondons qu'il faut toujours soulager les souffrances physiques et psychiques, qu'il faut évidemment améliorer les soins palliatifs. Mais sans transgresser l'interdit de tuer. Cet interdit est à l'origine de la confiance entre soignant et soigné.

Au sein du collectif, il y a l’appel d'un certain nombre de professionnels de la santé qui a regroupé plus de 1500 signatures contre l'euthanasie et qui est représenté par le professeur Olivier Jonquet, réanimateur. Il y a 100% vivant, une association de personnes concernées par le handicap et la dépendance. Il y a aussi l'Institut européen de bioéthique qui analyse en Belgique le nombre de dérives de la loi sur l'euthanasie que beaucoup en France prennent pour modèle. Et il y a évidemment l'association Alliance VITA de laquelle je viens et dont je suis un des représentants, et qui a un service d'aide « SOS Fin de vie ». C'est Philippe Pozzo di Borgo qui parraine « Soulager mais pas tuer ». Il est tétraplégique depuis près de trente ans et prend la parole pour mettre en garde contre ces lois qui prétendent répondre à des libertés individuelles et qui en fait feront glisser vers l'exclusion des plus vulnérables.

Lire aussi : Quand la guerre des races menace

Ces lois veulent prendre au mot la désespérance et la souffrance de ces derniers plutôt que les accompagner ou les soigner. La brutalité de l'euthanasie entraverait toute leur liberté de vivre les derniers moments de leur vie de manière paisible.

Que s’est-il passé jeudi matin, à l’Assemblée nationale ? Qui a voulu vous empêcher de vous mobiliser ?

Nous devions faire une conférence de presse avec sept porte-paroles, apportant un message solennel que Philippe Pozzo di Borgo a adressé en cette occasion et qui s'intitule « N'abolissez pas nos vies ». Nous sommes arrivés place Édouard Herriot, en nombre limité et masqués, respectant toutes les consignes, sachant que notre rassemblement avait été déclaré et autorisé. Nous avons finalement appris par la police qu'il y avait eu un arrêté d'interdiction de ce rassemblement. Nous avons tenté de tenir notre conférence de presse en exigeant de voir ce document et finalement la police nous a signifié la nécessité de nous disperser. Nous n'avons donc pas pu nous exprimer. [...]

Restaurants clandestins : « Tu viens mais tu te tais ! »

Les réseaux sociaux prouvent l’existence de nombreux restaurants clandestins. Qui que soient les convives, que pensez-vous de leur existence ?

C’est bête à dire, mais il y a d’abord l’aspect relationnel à considérer. Le restaurateur a besoin de s’occuper et de voir du monde. Il s’agit de notre essence, de notre ADN. Nous faisons un métier qui est dur, et nous avons besoin de voir des gens. Il faut aussi prendre en compte les clients qui sont insistants, et ce sont bien souvent des clients que nous connaissons bien. Ce ne sont pas n’importe lesquels qui viennent nous demander si nous avons une table pour une soirée. Ce sont des habitués et il nous faut les contenter aussi. Indirectement, il y a une sorte de pression. Et puis il y a également l’aspect économique, forcément. Être restaurateur n’est pas un dû. Alors peut-être que ce n’est pas très moral ou éthique, mais ces derniers ont besoin d’argent malgré les aides qu’ils perçoivent.

Comprenez-vous les restaurateurs qui exercent leur activité illégalement ?

Oui, je les comprends. Je ne le ferai pas, mais je comprends. À titre personnel, je n’ai pas envie d’avoir toute cette pression : il suffit d’une personne qui prend une photo. Alors certes on passerait un bon moment mais je ne veux pas être fiché, car tout se sait. Le principal frein qui m’empêcherait de le faire c’est la trouille. [...]

L’Inconomiste – Plaidoyer pour L’État stratège

La France a perdu 2,5 millions d’emplois industriels en quarante ans, soit 150 emplois industriels par jour. Dans La France qui déclasse (Tallandier, 2019), l’historien Pierre Vermeren, professeur d’histoire à la Sorbonne, affirme que la désindustrialisation procède de l’abandon de tout volontarisme économique : « Le gaullisme a cessé d’exister après Pompidou, et avec lui le volontarisme industriel. Ses trois dernières manifestations sont le TGV, Airbus et l’industrie nucléaire, trois succès qui permettent à l’économie française de faire encore illusion. Mais l’avènement du libéralisme économique sous Valéry Giscard d’Estaing, puis son adoption par François Mitterrand et la gauche en 1983, puis par Jacques Chirac en 1986-1995, ont acté la fin de la politique industrielle ». 

Une logique comptable

Pourquoi une telle politique ? À l’époque a prévalu chez nos décideurs publics une logique visant à maximiser le profit à court terme et l’investissement des capitaux dans des activités dégageant le plus de marges. La France a cru qu’elle pouvait déléguer à l’Asie la transformation des matières premières et de l’activité industrielle pour ne vivre que de la rente du secteur tertiaire, comme si celui-ci pouvait se concevoir indépendamment des activités qui lui servent de support. Dans une  stratégie de court terme, les patrons y ont vu l’occasion de profiter d’une main-d’oeuvre à bon marché et le consommateur a bénéficié de la baisse généralisée des prix de vente. La France est ainsi devenue le pays le plus tertiarisé d’Europe, sa production industrielle ne représentant aujourd’hui plus que la moitié de celle de l’Allemagne. Or, les activités tertiaires se concentrent essentiellement dans les métropoles, ce qui accentue le déclassement de nos provinces. [...]  

Antoine Gallon : « Nos opposants ont complètement hystérisé le débat »

Que s’est-il passé le 16 novembre 2019, en forêt de Retz ?

Il y a eu deux évènements concomitants, dont l'un était tragique. Une jeune femme qui promenait le chien de son compagnon, chien d'une race interdite en France, de surcroît soumis à un type d'entraînement également interdit en France, et importé illégalement. Cette femme promenait seule ce chien, visiblement sans muselière. Un animal dangereux qui est devenu fou et l'a tuée. Simultanément, dans cette même forêt de Retz, il y avait comme chaque samedi une chasse à courre qui se tenait. C'était l'équipage du Rallye la Passion, qui chasse le chevreuil. 

Très vite, le propriétaire du chien Curtis a dit qu'il avait croisé un équipage de chasse à courre. Puis, il a même expliqué avoir vu les chiens sortir du ventre de sa femme. Tout au long de cette affaire, j'ai voulu considérer que cet homme, dans l'état où il a pu découvrir le corps de sa femme, a pu être complètement choqué et tout confondre. Peut-être aussi a-t-il voulu sauver sa peau. Oui il y avait une chasse à courre dans la même forêt. Mais non elle n'est pas responsable. On n'a découvert aucune trace d'ADN de nos chiens sur le corps d'Elisa et aucune trace d'Elisa sur nos chiens. En revanche, il y avait bien des traces de Curtis sur elle et de son ADN sur Curtis. Voilà pour les faits.

Certains se sont alors emparés de l’affaire par idéologie…

La suite concerne la folie idéologique qui s'est mise en œuvre. C’est la fondation Brigitte Bardot qui a lancé la machine. Bardot a écrit le lendemain à Elisabeth Borne, ministre à l'époque de la Transition écologique. Elle lui expliquait sans une once de doute que la chasse à courre était responsable de la mort de cette jeune femme et de son bébé. Elle l'a clairement dit. Rémi Gaillard, qui est une espèce d'influenceur des réseaux sociaux, a lui-même fait des attaques, en tutoyant le président de la République : « Jusqu'à quand tu défendras tes copains qui viennent de tuer une femme ? ». Ce sont les deux seuls qui ont été très clairs. Tous les autres ont été extrêmement allusifs. C'est intelligent car on ne peut pas les attaquer en diffamation. On pourra attaquer Bardot. Mais les autres, à l'image d'Hugo Clément ou du leader des anti-chasse de Picardie ont été plus malins. Toute cette affaire a provoqué sur Facebook et les réseaux sociaux un hallucinant déluge de haine. Cette haine a touché les meneurs, bien sûr, mais aussi l'avocate de Chritophe Ellul, le maître du chien. Cette affaire a enflammé la toile ! [...]

Enquête : Affaire « Numéro 23 », nouvel avis de tempête au CSA en perspective !

En novembre dernier, le CSA poussait un soupir de soulagement : il remportait enfin une « petite » victoire judiciaire contre Pascal Houzelot, débouté de sa demande de plus de 20 millions d'euros d’argent public pour la compensation de préjudices qu’il disait avoir subis suite à des décisions du CSA en 2015 qui avaient abouti au retrait de l'autorisation d'émettre de Numéro 23. Le soulagement n’aura néanmoins été que de très courte durée. L’édition du Canard Enchaîné de ce mercredi 7 avril nous apprend en effet que Pascal Houzelot a fait appel du jugement devant le Tribunal Administratif de Paris.

Une nouvelle claque infligée au CSA et à son nouveau président Roch-Olivier Maistre. Si le jugement en appel devait en effet infirmer la décision de première instance, le gendarme de l audiovisuel pourrait ainsi, dans l’absolu, devoir verser à Pascal Houzelot jusqu’à 20 millions d’argent public soit la moitié de son budget annuel. 

Or d’après plusieurs juristes consultés par L’Incorrect, ayant eu connaissance du jugement rendu en novembre (dont la rédaction a pu se procurer la copie, en pièce jointe), la solidité des arguments juridiques mis en avant dans ce jugement de première instance pourrait s’avérer discutable. La menace pour le CSA, et par conséquent le contribuable, est donc très sérieuse.

Lire aussi : Enquête : Affaire « Numéro 23 », y a-t-il un pilote au CSA ?

L’affaire est d’autant plus choquante que cette « nouvelle » demande de Pascal Houzelot intervient alors que ladite décision de retrait avait été cassée en 2016 par le Conseil d’État, ce qui avait ainsi permis à Pascal Houzelot de réaliser par la suite un incroyable jackpot : la vente, pour 78 millions d’euros, de sa société Diversité TV France, détentrice de la fréquence TNT de la chaîne « Numéro 23 » (aujourd’hui rebaptisée « RMC Story ») au groupe NextRadioTV (Groupe Altice), pour laquelle il n’avait initialement investi que... 10.000 € ! [...]

L’Incorrect

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