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Le réveil de la France oubliée

Jolie pierre dans la réflexion sur le monde post-Covid que cette enquête dans la France profonde, à laquelle la mort était promise et qui tente pourtant, par une vaste panoplie d’initiatives, de se donner un souffle nouveau. Il n’est pas plus convaincant démenti du « politique d’abord » maurassien : face à l’impéritie des pouvoirs publics, ce sont les forces vitales locales qui réussissent à revivifier la vie économique et le lien social, à attirer un médecin et un boulanger, à sauver l’école et le troquet. En somme, rien n’est fini tant que s’animent les bonnes volontés. [...]

Lire aussi : La loggia vide : Hommage à Philippe Jaccottet

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Albane Gaillot, la devanture législative

Albane Gaillot est la députée ex-LREM architecte et rapporteuse du projet de loi tout juste abandonné visant à porter le délai de l’IVG de 12 à 14 semaines. Elle travaille avec trois assistantes parlementaires, dont deux possèdent un profil qui résume parfaitement la manière dont le militantisme le plus radical s’infiltre dans nos institutions. La première est Léa Guichard, formée dans la très rouge université Jean Jaurès de Toulouse en master de « genre, égalité, et politiques sociales ». Fin janvier, elle retweetait l’inénarrable Caroline de Haas qui posait la question « Comment fait-on pour que les hommes arrêtent de violer ? » [...]  

Lire aussi : Planning familial : enquête en eau trouble

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Réforme de la justice : Dupond-Moretti accouche d’une souris

C’est la grande réforme de la justice française promise par la majorité et attendue depuis la très médiatique nomination d’Éric Dupond-Moretti place Vendôme. Mercredi 2 mars, le ministre de la Justice a annoncé les éléments principaux que contiendrait son projet de loi « pour la confiance dans l'institution judiciaire » dans une interview accordée au Point. Envoyé au Conseil d’État pour avis, le texte devrait être présenté en Conseil des ministres à la mi-avril, avant des débats qui s’annoncent houleux à l’Assemblée nationale.

Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire éruptif, et alors que la défiance envers l’institution judiciaire est à son paroxysme. Pour seul exemple, le photo-journaliste Christian Lantenois a été sauvagement agressé fin février à Reims par un clandestin, Anes Saïd Khebbeb, condamné à huit reprises mais n’ayant effectué qu’un mois de prison. Député européen du Rassemblement national et tête de liste aux élections régionales en Occitanie, Jean-Paul Garraud dénonce de fait l’incongruité du projet gouvernemental, alors même que le ministre fait preuve de laxisme depuis le début de la crise sanitaire « Nicole Belloubet et Éric Dupond-Moretti sont à l’origine de 15 000 libérations de détenus – parmi lesquels des récidivistes et des radicalisés – en vertu de la loi d’urgence sanitaire pour un faux prétexte donc qui est sanitaire. C’est scandaleux ! Il ne faut pas s’étonner que l’on atteigne un pic dans la délinquance. »

Suppression des remises automatiques de peine : mesure de bon sens ou écran de fumée ?

Parmi les grandes lignes du projet, la suppression des crédits de réduction automatique de peine est la mesure qui fait assurément le plus de bruit. Instaurée en 2004 par la loi Perben II, le dispositif crédit de réduction de peine (CRP – article 721 du code de procédure pénale) permet de raccourcir automatiquement la durée d’emprisonnement en fonction de la durée de la peine (trois mois pour la première année puis deux mois les années suivantes – sauf les condamnés pour terrorisme). Dans le cadre actuel, ce CRP fonctionne de pair avec le dispositif de réduction supplémentaire de peine (RSP – article 721-1 du code de procédure pénale) pour « effort sérieux de réadaptation sociale », qui conditionne les réductions de peine aux efforts du prisonnier en vue d’une réinsertion. Pour Dupond-Moretti, invité au micro de France Inter, ces CRP sont « une façon hypocrite de réguler la population carcérale ». En conséquence, il propose de fusionner CRP et RSP en un seul dispositif de remise de peine qui perdrait théoriquement son caractère d’automaticité pour être corrélé aux mérites des détenus. [...]

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Planning familial : enquête en eau trouble

Le Planning familial est une importation américaine. Pour être plus précis, elle s’est construite sur le modèle de la « Planned Parenthood Foundation of America », créée aux États-Unis en 1916 par Margaret Sanger, une infirmière tentée par l’eugénisme qui souhaitait diffuser la contraception dans la société américaine. En ce qui concerne la France, c’est quarante ans plus tard, en 1956, qu’est créée la « Maternité heureuse » par trois militantes féministes, l’écrivain Catherine Valabregue, la sociologue Évelyne Sullerot et la gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé. Elle se transforme en « Mouvement français pour le planning familial » en 1960. Le but de l’association est alors de permettre aux femmes l’accès à la contraception, ce qui est rendu possible par l’importation illégale de produits contraceptifs et leur diffusion sous le manteau en France.

La loi Gaillot téléguidée

Aujourd’hui, le rôle du Planning familial consiste à accompagner les femmes qui désirent avorter, c’est-à-dire à les aiguiller vers un médecin ou un hôpital, voire à pratiquer l’avortement directement dans leurs locaux – ce qui est le cas pour 4 % des IVG en 2019. Mais il s’agit là des plannings familiaux locaux. Car le Mouvement français pour le planning familial est un réseau associatif, fédérant 76 sections départementales, même si des structures d’accueil n’existent que dans 71 départements, et chapeauté par une association mère. Le rôle de cette association mère est bien plus de diffuser l’idéologie du mouvement dans la population et de faire du lobbying auprès des institutions. [...]

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UNEF : Autopsie d’un cadavre qui bouge encore

L’UNEF a fourni de nombreux dirigeants de gauche. Jean-Christophe Cambadélis, Jack Lang, Olivier Besancenot ou encore Clémentine Autain sont parmi les anciens responsables du syndicat à s’être imposés dans les hautes sphères politiques françaises. L’UNEF a construit des générations de jeunes militants et élus gauchistes, socialistes et communistes. Le syndicat était le premier mouvement universitaire de France, toujours prompt à manifester, toujours apte à bloquer les universités. En somme, l’UNEF était la quintessence de la jeunesse de gauche. Elle est aujourd’hui devenue l’avant-garde de ses nouvelles lubies les plus moribondes. L’UNEF a accompagné le dépècement des effectifs militants socialistes et communistes. Elle n’est plus qu’un laboratoire d’idées transatlantiques, racialistes et intersectionnelles.

Les évènements à Sciences po Grenoble ne sont plus qu’un soubresaut de leurs désormais seules actions : la délation, l’insulte, la diffamation, l’antiracisme racialiste et la victimisation. Deux professeurs avaient courageusement rappelé lors d’un colloque dédié au sujet, que l’islamophobie, en tant qu’elle est la critique de l’islam, n’est pas comparable au racisme ou à l’antisémitisme. Il n’en fallait pas plus pour les nouveaux ayatollahs de l’université. L’UNEF affiche et partage les noms de ces deux professeurs sur les réseaux sociaux. L’association étudiante prend la relève de ces parents d’élèves qui avaient jeté en pâture Samuel Paty sur internet. Comment en est-on arrivé là ? Petite autopsie d'un mouvement agonisant. [...]

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Embryon, fœtus, enfant : le dessous des mots

Jusqu’à la huitième semaine de grossesse on parle d’embryon pour désigner l’organisme en développement à la suite de la fusion entre le spermatozoïde et l’ovocyte. À partir de ce délai, les principaux organes et membres sont formés sans être fonctionnels. On parle alors de foetus jusqu’au terme de la grossesse, puis d’enfant après la naissance. Les différents délais de recours à l’avortement en Europe ne correspondent aucunement à ces catégories scientifiques. En France, le statut du foetus est ambigu : tout à la fois, il peut être avorté ou inscrit à l’état-civil en cas de décès. Il est alors nommé, la mère bénéficie d’un congé de maternité, des obsèques sont organisées, autant d’éléments qui ont « scandalisé » le Planning familial, prompt à entretenir par tous les moyens la division étanche entre foetus et enfant. C’est que, par sa neutralité scientifique, le terme « foetus » permet la chosification de l’être, c’est-à-dire une conception de celui-ci comme matière et non plus comme vivant. Ne parler ni d’enfant ni de bébé, c’est opérer une mise à distance émotionnelle, afin de faciliter la prise de décision de la mère en un sens bien défini : celui de l’avortement. Par le langage, il faut dépersonnifier pour euphémiser et déculpabiliser. [...]  

Lire aussi : Délit d’entrave

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Pourquoi le site ivg.net est-il la cible de l’Etat ?

« Si nous existons, c’est justement parce que les femmes se plaignent de n’avoir aucune information, ni sur la réalité de l’IVG, ni sur les risques possibles », nous raconte Hélène, une écoutante du site. « Si tout se passait bien comme les sites officiels le décrivent, on n’aurait pas besoin de nous », ajoute-t-elle. Elle nous explique qu’avec la crise sanitaire, la procédure s’est accélérée : « Une femme qui veut avorter, même une toute jeune fille, c’est fait dans les deux jours ». Il arrive même que certaines femmes les appellent pendant leur IVG médicamenteuse car elles se rétractent : « Lorsqu’elles nous le demandent, nous les mettons en relation avec un médecin qui va leur prescrire un antidote pour sauver le bébé ». Leur travail, c’est l’écoute. Elles accompagnent et soutiennent aussi celles qui ont avorté. Ainsi une jeune femme racontait tout récemment : « J’ai senti un truc qui tombait. Il était déjà bien formé. Je l’ai pris, lui ai parlé, l’ai jeté dans les toilettes et j’ai tiré la chasse d’eau ». [...]

Lire aussi : Reportage : Avortement, voyage au bout de l’enfer

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Néo-féminisme : l’ennemi des femmes

Si les hommes n’en peuvent plus de ces harpies des temps modernes que sont les néo-féministes, ils ne sont pas les seuls. En tant que femme, il devient impossible de s’exprimer librement sans se faire traiter de tous les noms par celles qui se sont arrogé le droit de parler au nom de toutes et dont les seuls carburants sont une colère stupide et une haine aveugle. Il suffit pour s’en rendre compte de voir comment les féministes ont traité Élisabeth Moreno, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, pour avoir osé défendre les blagues devant la machine à café et la complémentarité hommes-femmes… Cette mouvance extrémiste pourrit la vie des hommes, fracture la société, confisque la parole des femmes et de façon paradoxale les met en danger. 

Pour ces féministes 2.0, l’objectif n’est plus l’égalité des droits – déjà atteinte dans la plupart des pays occidentaux – mais l’égalité biologique. Et cette égalité factice passe par l’éradication du mâle, de la virilité soi-disant « toxique », bref par l’anéantissement du masculin. L’ennemi c’est l’homme, et plus précisément « l’homme blanc hétérosexuel cisgenre ». Le néo-féminisme, complètement phagocyté par le racialisme et l’intersectionnalité, considère que l’homme « racisé » (non-blanc), qu’il soit minoritaire ou non, est une victime intrinsèque. S’il frappe ou s’il viole, c’est parce qu’il « n’a pas les codes culturels » (affaire du réfugié bangladais acquitté en 2018 par la Cour d'assises de la Manche du viol d’une jeune fille de 15 ans), ou bien qu’il a été perverti par l’oppression blanche subie depuis sa naissance. D’ailleurs, les femmes victimes d’agressions se voient interdire par ces mêmes féministes de décrire leur agresseur si celui-ci est d’origine extra-européenne. Le néo-féminisme s’attaque donc exclusivement au « patriarcat blanc », car c’est lui qui « domine le système ».  [...]

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