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Rillieux-la-Pape : le maire demande que la justice « frappe dur, vite et fort »
Un petit groupe s’est réuni à 19h15 de façon très préparée et, dans un parcours bien précis, a décidé de tout casser : voitures, abris-bus, mobilier urbain. Mes premières pensées vont à ces habitants qui n’ont rien demandé à personne et qui ont vu hier leurs biens détruits et à ces familles dont les enfants ont été terrorisés. C’était quelque chose d’extrêmement organisé, avec des individus habillés de noir et masqués. Fort heureusement, il y a eu des arrestations et des défèrements sont prévus : je demande que la justice frappe dur, vite et fort. Il faut des sanctions exemplaires. Il va falloir se poser des questions au niveau national et au niveau législatif, car ce phénomène de bandes prend (...)
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Quotidien toujours en première ligne de l’indécence

Hier, Quotidien ouvrait la deuxième partie de son émission avec un reportage sur l’étude de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) concernant la perception de la laïcité chez les lycéens français. Déjà le résumé du « replay » laisse pantois : « D’après une enquête Ifop, la jeunesse française a une vision de la laïcité bien différente de ses aînés, plus inclusive, plus tolérante. Un changement de cap qui inquiète parfois ». « Plus inclusive et tolérante », l’ancienne compagne et le fils de Samuel Paty apprécieront certainement. Tout comme Didier Lemaire, le professeur de philosophie de Trappes obligé de démissionner de l’Éducation nationale, car menacé de mort pour avoir dénoncé la montée de l’islamisme dans sa ville.

Le journaliste de Quotidien Paul Gasnier, rappelle pour commencer les principaux chiffres de l’étude, à savoir que plus d’un élève sur deux se déclare favorable à l’autorisation du port de signes religieux à l’école (contre 42% il y a une décennie), et que 78% des lycéens musulmans refusent le droit au blasphème contre 45% des catholiques et 47% des « sans-religions ». Il s’agissait visiblement d’une surprise pour le journaliste. S’en suit une séquence absolument hallucinante où celui-ci se rend à l’IFOP afin d’y interroger François Kraus, directeur des études de l’institut. « Vous avez mis un sacré bazar avec ce rapport », ce à quoi le directeur répond qu’il n’était pas étonné des résultats. [...]

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Andréa Kotarac : « Certains quartiers sont aujourd’hui à feu et à sang »

Qu’est-ce qui a déclenché les émeutes de La Duchère hier en fin d'après-midi ?

Les émeutes ont éclaté suite à un accident provoqué par un individu en scooter sans son casque. Il a 13 ans, ce qui est quand même extrêmement jeune pour conduire un deux-roues. Et si l’on en croit les versions officielles, la police n’a absolument aucune responsabilité dans l’accident. D'après la préfecture, le jeune homme est toujours, et fort malheureusement, dans un état critique. Il roulait sur un scooter possiblement volé si on en croit les policiers, car les bandes de jeunes auraient refusé de leur céder le deux-roues.

Certains disent que le séparatisme, les voyous, l’insécurité ne sont que des questions d’urbanisme : voilà la preuve concrète qu’il n’y pas que cette question qui est en jeu

Certains quartiers sont aujourd’hui à feu et à sang. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on ait des émeutes ici et là, à Amiens, Beauvais, Lyon ou Marseille, avec ses check-points. Il y a certains quartiers où on entend retentir des kalachnikovs. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une grande partie de la classe politique française cherche des excuses aux attaques contre des agents des services publics ou contre le mobilier urbain. On cherche des excuses à tout. On peut être favorable à la justice sociale mais on n’excuse pas le désordre, le chaos, le non-respect de la loi sur le territoire. Je me suis rendu cette nuit sur le quartier de la Duchère. Tout le mobilier urbain est cassé. Hier, dans le lycée du quartier, les élèves ont été confinés puis escortés par la police parce que l’environnement était trop dangereux. [...]

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Un journaliste entre la vie et la mort : la presse se tait

« Ensemble, défendons la liberté » : ainsi titrait une tribune parue en septembre dernier et signée par une centaine de médias français, qui s’inquiétaient de la recrudescence de l’hostilité envers la presse. Ironie de l’histoire, les médias classés trop à droite de l’échiquier politique, comme L’Incorrect, n’étaient pas conviés à la table des signatures. Au même moment, Le Monde réclamait d’ailleurs la tête des journalistes présents sur les plateaux TV jugés trop à droite. C’est que, comprenez, la liberté d’informer – comme tout ce qui relatif à la liberté chez eux – est à géométrie variable. La dissolution de Génération identitaire, sous couvert de forme paramilitaire et de discours haineux – quand bien même le mouvement n’a jamais eu recours à la violence, en est la dernière illustration. La presse, majoritairement celle de gauche il faut bien l’avouer, a bien vite oublié ses saintes maximes d’absolues libertés, préférant unanimement se féliciter du triomphe de l’ouverture sur la haine.

L’affaire du journaliste tabassé fin février à Reims répond à un schéma identique sur le fond quoique différent sur la forme. Cette fois, au nom toujours de la lutte contre la haine, la gauche médiatique a honteusement couvert l’affaire, quand encore elle a accepté de la couvrir. [...]

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Langue inclusive, islamo-gauchisme et néo-féminisme : jusqu’au bout de la déconstruction

Des étudiants de SciencesPo Paris seraient incités à rédiger une copie de sociologie en langue inclusive, selon Le Figaro : quoi qu’il en soit, une information tâchant de dénoncer la nouvelle hégémonie culturelle, celle qui s’impose progressivement dans les milieux intellectuels et académiques. En effet, tous les indicateurs ne sont-ils pas au vert ? Du côté, entre autres, des Inrockuptibles (article de Louise Vandeginste, le 16 septembre 2020), de France Culture (« L'alphabet épicène de Tristan Bartolini »), de Canal Plus avec l’émission « Magistral.e », d’Arte avec le documentaire « Désobéissant.e.s ! », et, surtout, de beaucoup de syndicats. Car, qui n’a pas reçu des courriels mentionnant « jeunes chercheur.e.s », « un.e enseignant.e », « autrice », etc. ? 

Syndicats, médias, partis politiques, inspection académique, fonction publique, autant d’acteurs qui ne cachent plus leur agenda métapolitique : une féminisation forcée, au nom de la lutte et pour la différence et pour l’indifférenciation. Comme si l’humanité avait toujours voulu conjurer la malédiction qu’elle aurait subie après avoir érigé la tour de Babel. Car, à travers la transformation de la langue, c’est une civilisation tout entière qui tend à se transformer : « Héritage de mots, héritage d’idées », disait Léon Brunschvicg. Peu ou prou, voilà une anglo-saxonisation des esprits, incarnée, en quelque sorte, par le canard-lapin de Ludwig Wittgenstein (selon la manière de le regarder, on voit soit un canard soit un lapin), puisque le langage ordinaire serait empli d’ambiguïtés, nonobstant les homonymies et les homophonies, le tout manifestant l’apriorité du signifiant sur le signifié, voire de la lecture sur l’écriture. Ou bien, la parole contre la langue. [...]

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Exclusif : Nous sommes entrés en France avec un test Covid bidon !

Gare de Perpignan 14h30, lundi 15 février : L’Incorrect ne reculant devant aucun sacrifice avait décidé de tenter d’entrer en France avec un certificat de test Covid bricolé sur Photoshop.

Le TGV s’arrête en provenance de Barcelone. Les quais sont remplis de policiers des airs et frontières qui vérifient les papiers de tous les voyageurs. Deux d’entre eux montent à bord de notre wagon. Nous sortons notre carte d’identité et notre test Covid trafiqué. La manoeuvre nous aura pris deux minutes : changer la date d’un vieux test qui se trouve ainsi vieilli de 24 heures. Le fonctionnaire de police regarde rapidement la date, le résultat négatif et rien d’autre. Nous venons d’entrer en France avec un faux test qui ne nous aura rien coûté. Chacun peut ainsi effectuer un test dans un labo et le réutiliser à l’envi. Une simple manoeuvre réalisable par un enfant de 8 ans peut ainsi en changer indéfiniment la date… et le résultat, si besoin était ! Certains labos apposent des codes-barres sur leurs certificats, mais les policiers ne paraissent pas équipés des lecteurs adéquats. [...]

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Reportage : Avortement, voyage au bout de l’enfer

2013. Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre du Droit des femmes, lance ivg.gouv.fr dans les locaux du Planning familial, un site « sûr et officiel » sur l’avortement, tamponné par le ministère des Solidarités et de la santé et créé en réponse à la « croissance du nombre de sites internet diffusant des informations mensongères ou orientées, susceptibles de compromettre l’exercice du droit à l’IVG ». Il est ajouté que « la prolifération d’informations souvent trompeuses et culpabilisantes pour les femmes, […] sur la question de l’IVG, est de nature à porter atteinte à la liberté de choix des femmes ». Il s’agit de proposer un site d’information « neutre », qui permette « à chaque femme de disposer de tous les renseignements utiles pour éclairer son choix ». Sur le site, il n’est pourtant question que d’IVG : « IVG je suis mineure » ; « IVG qui peut m’aider » ; « Décryptage des idées reçues sur l’IVG » ; ou encore « Désinformation IVG » qui alerte sur les fausses informations « en réalité éditées par des militants contre l’avortement », met en garde contre les forums de soutien où « certains témoignages sont montés de toutes pièces » et contre les numéros verts qui consacrent « une grande part de leur contenu à la maternité » et « aux soi-disant complications et traumatismes liés à une IVG. » On a connu site d’information plus neutre…

Des numéros verts, justement, le site en propose un en gros caractères. Au bout du fil, des « professionnels » vous répondent du lundi au samedi de 9 heures à 20 heures pour vous orienter systématiquement vers deux types de structures : les CPEF (Centres de Planification et d’Éducation familiale) ; et les « établissements d’information et de consultation » regroupant des associations telles que le Planning familial. Les CPEF sont des établissements publics, financés par les conseils départementaux, qui dispensent des informations relatives à la contraception, la sexualité, l’IVG, les relations affectives et familiales. Le Planning familial est une association se définissant comme un « mouvement féministe et d’éducation populaire ».

IVG ou précarité

« J’ai été directement orientée vers l’antenne du Planning familial du Val-de-Marne », nous raconte Aurélie, trente ans. En couple depuis un an, elle était sous le choc de se découvrir enceinte d’environ six semaines à cause d’un échec de contraception orale. « Au téléphone, la conseillère du planning n’ayant plus de rendez-vous disponible dans la journée, me propose d’aller directement à l’hôpital, en m’expliquant que puisque ma demande est assez urgente, elle ne voudrait pas me faire attendre deux jours de plus ». Demande urgente ? Le délai pour recourir à l’avortement est à ce jour de douze semaines de grossesse et quatorze semaines d’aménorrhée (absence de règles). La loi prévoit deux consultations médicales obligatoires préalablement à une IVG. De plus, un entretien psychosocial est obligatoire pour les mineures, et doit être obligatoirement proposé aux majeures. Enfin, un délai de 48 heures est requis avant que la femme donne son consentement, après un entretien psycho-social. Il s’agit d’un document signé attestant de la volonté de la mère d’interrompre la grossesse. [...]

Sondage sur les lycéens et le religieux : acte de fin pour la laïcité à la française ?

« Il faut toujours dire ce que l'on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit », disait Charles Péguy. Voilà une enquête qui devrait permettre d’élargir la vue de quelques-uns sur la déperdition du modèle à la française dans la jeunesse. Commandée par la Licra pour son magazine Droit de vivre, une enquête publiée le 3 mars fait état d’un rejet de plus en plus grand de la laïcité à la française par les lycéens.

De cette étude, l’institut Ifop tire un double enseignement. Tout d’abord, les lycéens témoignent d’une « vision très ‘inclusive’ de la laïcité dans laquelle celle-ci est réduite au principe de neutralité de l’État tout en étant associée à une grande tolérance à l’égard des manifestations de religiosité dans l’espace scolaire ». Ensuite, « ces jeunes, et tout particulièrement les lycéens musulmans et/ou scolarisés dans les zones d’éducation prioritaire (REP), se distinguent aussi par leur hostilité à toute critique susceptible de heurter la susceptibilité des minorités ». Intitulé « ‘Droit au blasphème’, laïcité, liberté d’enseignement… Les lycéens d’aujourd’hui sont-ils ‘Paty’ ? », le sondage a été mené auprès de 1 006 élèves âgés de 15 à 17 ans et choisis pour former un échantillon représentatif.

Lire aussi : Université : Les écuries d’Augias

Premier enseignement dudit sondage sur l’état du fait religieux stricto sensu : en proportion, les catholiques ne sont plus que deux fois supérieurs aux musulmans parmi les lycéens français, alors qu’ils sont cinq fois supérieurs dans la population globale. Ainsi, si 46% des lycéens se disent sans religion, seuls 32% se déclarent catholiques et 14% musulmans (contre respectivement 38%, 50% et 9% dans la population française globale d’après une étude de l’Institut Randstad de 2018). En clair – et ça n’est une surprise pour personne – les dynamiques sont à l’athéisation, à l’islamisation et à la décatholicisation. [...]

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