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La Poudrière : notre critique

La droite radicale, mue par des pulsions violentes en réaction à la perdition culturelle dont elle croit être la spectatrice, s’organise en groupuscules et s’arme au point de menacer la paisible société française. Voilà ramassée en quelques mots la thèse de cet essai, dont le ton par trop dramatisant donne la sensation malsaine d’auteurs détournant nos regards des dangers bien plus grands qui nous guettent. Certes, l’enquête est bien conduite : appuyés sur une bonne documentation et par des entretiens avec les protagonistes, les auteurs dressent des portraits pénétrants et dessinent avec exhaustivité l’historique et la cartographie de leurs réseaux. Ci et là, dans l’ordre chronologique, sont évoqués succinctement quelques événements pour montrer le danger supposé.

Mais outre l’absence de définition sérieuse de cette « ultra-droite » – si ce n’est une pompeuse et risible référence à Joseph de Maistre : qu’aurait pensé le Savoyard de cet « ultra-jaune » Didier qui en appelle au remploi de la guillotine ? – et les approximations idéologiques – L’Incorrect serait économiquement libéral – l’essai pèche encore par deux bouts. [...]

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A Marseille, la République a toujours la banane

Bien entendu, la désorganisation électorale peut-être soigneusement organisée. Par opposition aux démocraties libérales du bloc de l’Ouest, la seconde moitié du XXe siècle a utilisé l’expression « république bananière » pour qualifier les pays du tiers-monde qui organisaient des élections tenant plus du cirque que du scrutin. Avec la dégradation de l’instruction publique, et l’arrivée massive de populations en provenance des pays en question, certains lieux en France connaissent désormais des journées de vote comparables à celle du citoyen centrafricain qui vote pour l’alternance à la mairie de Bangui.

Lire aussi : Paupérisation de la France : Le grand déclassement [...]

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Enquête : France Terre d’Asile, un demi-milliard d’euros de l’État pour accueillir la misère du monde

Alexandre Glasberg nait en Ukraine en 1902. Sa famille fuit les pogroms pour l’Autriche en 1921. Le jeune réfugié fuit de nouveau sous l’avancée des nazis, et arrive à Paris en 1931. Il suit le séminaire universitaire de Lyon, où enseigne le père Henri de Lubac. Ordonné prêtre en 1938, il rejoint une paroisse de Lyon dont le curé s’est lancé dans l’accueil des réfugiés et l’aide sociale. L’abbé Glasberg passe toute la guerre à s’occuper de juifs déplacés, à créer des centres d’accueil et à fonder des groupes de résistance pour les sauver. Il est condamné à mort par coutumace en 1942 par la Gestapo, et finit la guerre sous un faux nom. Il poursuit à l’armistice en fondant le Centre d’orientation sociale des étrangers (COSE) pour les retours des camps d’extermination.

En parallèle il s’implique dans la création de l’État d’Israël et fournit notamment des faux papiers à des passagers de l’Exodus en 1947. A partir de 1962 il est horrifié par le sort des Harkis qui débarquent en France et sont installés dans des camps sordides. Pour ces français, Le COSE perd son E et devient le COS. Il ouvre des centres et veille à leur accueil. En 1968, le coup d’état de Pinochet faire fuir de nombreux chiliens qui arrivent en France. Il faut faire quelque chose. L’abbé Glasberg réunit le pasteur Jacques Beaumont, le Docteur Gérold de Wangen et le Compagnon de la Libération Jacques Debû-Bridel, pour fonder France Terre d’Asile en 1971, dont Debû-Bridel devient président jusqu’en 1981. [...]

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Paupérisation de la France : Le grand déclassement

L’histoire manie l’ironie tragique comme personne : chaque président français a eu sa crise. Après la crise financière pour le bling-bling Sarkozy et la crise terroriste pour le multiculturaliste Hollande, le mandat d’Emmanuel Macron, incarnation des vainqueurs de la mondialisation, sera marqué au fer rouge d’une crise économico-sociale sans précédent, dont le mouvement des Gilets jaunes aura été le grand moment, et dont la crise sanitaire qui s’est ensuivie ne fera qu’aggraver les conséquences.

Quelle que soit la définition adoptée, la pauvreté augmente en France depuis le milieu des années 2000. D’après les données 2018 de l’Insee, le taux de pauvreté atteint 14,8 % de la population française (soit 9,3 millions de personnes) si le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du revenu national médian (revenu qui partage la population française en deux groupes égaux). En clair, près d’un Français sur sept vivrait actuellement avec moins de 1 063 € par mois. La dynamique est particulièrement inquiétante, à long comme à court terme : en 2004, le nombre s’élevait à 12,6 % de la population française (7,8 millions) ; la seule année 2017 a vu 400 000 nouvelles personnes tombées dans la pauvreté. En 2019, le taux de pauvreté a retrouvé celui de 1979 ! [...]

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Jean-François Piège : Les petits plats d’un grand

Magnifique ouvrage recensant plus de 1 000 recettes de la tradition culinaire française, l’anthologie du chef Piège ne surprendra pas les amateurs et les professionnels, tant les préparations qu’il propose sont souvent bien connues. Rien n’est oublié, surtout pas les marqueurs fondamentaux de la cuisine française et européenne : les rôtissages, les braisages, les soupes, les fonds, et, particularité première de l’hexagone, les sauces. À la manière d’Auguste Escoffier qui modernisa l’art de la restauration sous ses aspects les plus fondamentaux, Jean-François Piège propose des versions contemporaines des grands classiques régionaux et bourgeois que sont le chou farci, la blanquette de veau, le soufflé au fromage, la tête de veau sauce ravigote ou encore le sauté de veau marengo, sans négliger non plus les desserts ménagers et quelques chefs-d’œuvre pâtissiers.

Nous guidant du plus simple, à l’image de la mayonnaise, au plus complexe comme le lièvre à la royale qui nécessite des heures de préparation et une précision d’orfèvre, le chef Piège dévoile des trésors de pédagogie, écrivant ses recettes de manière à être à la portée de tous, y compris des amateurs qui n’auraient pas eu la chance d’être instruits par leurs mères et leurs grands-mères à l’art d’apprêter les produits frais. Les sauces sont ainsi abordées comme elles doivent l’être, par familles. Toutes les grandes familles de l’aristocratie du goût français sont convoquées, leur généalogie établie : roux blonds, roux bruns à l’espagnole, béchamels, mayonnaises, hollandaises, de réduction, vierges ou beurres travaillés. Elles forment la grammaire du plaisir de la table, liant entre eux les ingrédients et les mets pour qu’ils s’harmonisent et se transcendent. [...]

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Enquête : comment Anne Hidalgo ruine Paris

Cette semaine, Anne Hidalgo a présenté le plan de relance de Paris. Hier, dans Les Échos, elle appelait l’État à un investissement massif pour relancer l'économie parisienne. Madame le maire veut dépenser 1,4 milliard d'euros en 2021 dans son plan et elle souhaite que l’État mette la même somme. Regardons son budget 2021 de plus près.

Il représente plus de 9,4 milliards d’euros. Paris compte 2,2 millions d’habitants. La dépense est donc de 4 272 € pour chacun d’entre eux. Après tout, le maire du Grand Londres, avec son budget de 22 milliards d’euros pour 8,9 millions d’habitants ne dépense que 2 480 € par tête. C’est 1,7 fois moins qu’Hidalgo. Bien fait pour eux. À Madrid, c’est pire : 750 € par habitant, soit 5,6 fois moins qu’à Paris. Les pauvres. Comme Madrid doit être sale. 

Dans ce budget, les recettes courantes s’élèvent à 8,5 milliards. Vous y trouvez les impôts locaux et toutes les participations que la mairie demande aux habitants pour l’utilisation des piscines, des crèches, etc. En face, les élus parisiens affichent des dépenses courantes de 8 milliards. Vous vous dites que 8,5 milliards de recettes contre 8 milliards de dépenses, c’est bien. En théorie oui, mais attendez un peu. [...]

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La classe armoricaine : Requiem pour une poésie urbaine

Et ces villes ont également évolué en panneaux Giraudy de la mondialisation. Mêmes enseignes partout. Mêmes « Starbucks Doubleshot Iced Coffee ». Mêmes sushis. Et même effacement du prolétariat autochtone. Mon père me racontait qu’il était ouvrier dans une entreprise du bâtiment sise dans la célèbre rue de la soif à Rennes. Cette rue est depuis longtemps le temple de la beuverie, des restos et des fringues pour connasses. Autrefois, il y avait pourtant une vie ouvrière dans cette rue. Désormais, elle est « festive ». Car les travailleurs qui ont longtemps peuplé les mondes urbains sont aujourd’hui rejetés dans les périphéries. Comme à Nantes avec les chantiers Dubigeon en plein centre-ville, sur l’île Beaulieu devenue résidence pour bobos. Pour vous donner une idée, c’est un peu comme si l’Île de la cité à Paris avait accueilli un chantier naval durant deux siècles où auraient travaillé jusqu’à 7 000 ouvriers (blancs) !

Cette présence ouvrière n’existe donc plus. Les villes d’aujourd’hui sont consacrées à trois mono-activités : les bureaux, la chouille, la mode, plus un peu de culture dans les coins. Mais au-delà de l’activité professionnelle, les villes deviennent également le laboratoire de toutes les folies architecturales, de toutes les densifications, de toutes les excroissances de cages à hamster. Dans les villes modernes et rationalisées, il n’y a pas de place pour la maison d’autrefois. Pour le petit jardin qui sent bon le bassin parisien. Pour l’entrée sans digicode. Pour la poésie urbaine. [...]

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Désindustrialisation : une passion française

La France a perdu son industrie. Le dire est devenu un lieu-commun, tant ce phénomène pluri-décennal semble ne pas connaître de fin. On a longtemps pensé que le propre des pays développés était de renoncer à leurs industries manufacturières pour embrasser l’économie de la connaissance et des services. Pourtant, la désindustrialisation de la France accompagne son déclin économique, la perte de ses capacités d’innovation et même sa « tiers-mondisation ». Les raisons sont multiples. Elles sont d’abord exogènes, la globalisation n’y étant pas étrangère. Elles sont aussi endogènes. Nos gouvernants ont en effet accumulé les mauvais choix stratégiques ; que ce soit en appuyant les pires politiques de l’Union européenne, en adoptant une monnaie inadaptée comme l’euro, ou en ne s’opposant pas à la vente à la découpe de la France, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Laurent Izard.

Le choix fait par la classe politique française d’abandonner le franc au profit de l’euro est l’une des causes principales de l’accélération de la perte de notre tissu productif industriel. Dans son essai L’euro – Comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe, le prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz le démontre parfaitement : « La plupart des pays avancés ont besoin d’une transformation structurelle de leur économie, pour passer des secteurs dominants du passé (essentiellement industriels) à ceux du XXIe siècle. Puisque les gains de productivité dans l’industrie vont plus vite que l’augmentation de la demande, l’emploi industriel mondial va se réduire, et, en raison de la mondialisation, la part de cet emploi mondial que vont capter les pays avancés, dont ceux qui se trouvent en Europe, va diminuer. […] L’Allemagne a tiré parti de son union avec les pays faibles de la zone euro, car l’effet net est que l’euro, la monnaie actuelle, est plus faible que ne l’aurait été le mark allemand ». [...]

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