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Communes nouvelles : la foire aux noms idiots

Depuis 2016, les communes rurales ont été encouragées à fusionner. Il faut « rationaliser », vous comprenez. Quant aux communes périurbaines où il fait encore bon vivre, entre Bretons, Berrichons ou Provençaux, elles sont avalées unes à unes par les « agglos » qui étalent ainsi toujours plus loin leurs problèmes de délinquance et de « vivre-ensemble ».

Il y avait jusqu’alors 36 000 communes en France. Avec la loi de 2016, 630 ont été fusionnées en 241 « communes nouvelles ». Malgré des incitations financières et une certaine culture du couteau sous la gorge, l’État jacobin n’a pas réussi sa « rationalisation ». De 36 529 exactement, on est passé à 34 839. Visiblement, l’échelon communal compte encore pour les populations, notamment rurales, qui y trouvent une démocratie locale souvent apaisée et adaptée à la situation. La froide rationalité d’un connard de l’ENA est, en effet, à peu près aussi absconse pour l’artisan enraciné du Cantal que la théologie chamelière islamique pour mon oncle René. [...]

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Projet de loi contre le séparatisme : menace pour l’Église catholique ?

C’était la grande trouvaille du gouvernement pour lutter contre la menace islamiste en France. Annoncé en grande pompe par Emmanuel Macron lors de son discours des Mureaux du vendredi 2 octobre, le projet de loi contre le séparatisme a depuis été pudiquement – mais fort symboliquement – rebaptisé Projet de loi confortant les principes de la République, comme une première compromission. Transmis aux présidents des deux assemblées à la mi-novembre, il a été présenté en Conseil des ministres le 9 décembre 2020 par Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. Entre temps, deux nouveaux attentats islamistes ont frappé la France : l’assassinat du professeur Samuel Paty et l’attentat de Notre-Dame de Nice.

Cette première semaine de janvier était l’occasion pour la commission spéciale, présidée par François de Rugy, d’auditionner les représentants des cultes lundi, les loges maçonniques mardi et les élus locaux mercredi afin de recueillir leurs critiques et suggestions. Monseigneur Éric de Moulins?Beaufort, président de la conférence des évêques de France, a pris la parole pendant une heure pour faire connaître l’embarras de l’Église catholique à l’égard du texte. [...]

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Marche pour la vie : « Il faut que les Français prennent conscience de la gravité des lois bioéthiques »

En quoi consistera la manifestation physique, dans l’éventualité où les conditions pour manifester ne se durcissent pas ?

Le collectif d’association de la Marche pour la vie, comme il le fait régulièrement, descendra dans la rue le 17 janvier. Il y aura une manifestation statique sur la place du Trocadéro entre 14h et 17h avec d’abord un village d’associations dans lequel les gens pourront circuler. Le rassemblement commencera à 15h avec ceux qui pourront être à Paris dans le respect des consignes sanitaires. Nous sommes autorisés à accueillir jusqu’à 5 000 personnes en présentiel. Et compte tenu de la situation exceptionnelle et des contraintes de circulation, nous allons innover en lançant une grande manifestation numérique sur Zoom. Nous espérons qu’un maximum de Français nous rejoindra malgré la distance. Un grand écran permettra d’associer tous ceux qui participent à la marche de quelque manière que ce soit. Peut-être qu’il y aura des informations supplémentaires au cours de la semaine, mais pour l’instant c’est ce qui est prévu.

Pensez-vous que ce type de manifestation virtuelle peut avoir un impact ?

Oui bien sûr. Faire une manifestation de quelque manière que ce soit nous permet de diffuser notre message, d’avoir un contact avec la presse et un retentissement sur les réseaux sociaux. Nous sommes tout à fait opposés aux projets et propositions de loi qui seront discutés dans les semaines et mois à venir. D’abord, il y a au Sénat l’examen d’une proposition de loi sur le rallongement des délais de l’IVG et la suppression de la clause de conscience. Il faut ajouter à cela le projet de loi bioéthique qui revient. Et si nous descendons dans la rue, c’est parce que nous avons des revendications politiques et que nous voulons clairement expliquer pourquoi nous y sommes opposés. Comme d’habitude, beaucoup de jeunes et de bénévoles seront présents sur place. Mais nous nous adaptons avec cette conférence Zoom et cette manifestation étant innovante, je pense qu’elle peut avoir un impact important.[...]

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Fratelli Tutti : De l’accueil en temps de crise 2/3

Dans son quatrième chapitre, « Un cœur ouvert au monde », le Pape aborde le sujet des migrations et notamment l’accueil des migrants et des étrangers dans un pays. À ce titre, il déclare que « la gratuité existe. C’est la capacité de faire certaines choses uniquement parce qu’elles sont bonnes en elles-mêmes, sans attendre aucun résultat positif, sans attendre immédiatement quelque chose en retour. Cela permet d’accueillir l’étranger même si, pour le moment, il n’apporte aucun bénéfice tangible. Mais certains pays souhaitent n’accueillir que les chercheurs ou les investisseurs »  (139).

Il est certain que la gratuité du don, de l’amour, de l’accueil est le bon remède pour pallier les pièges de l'utilitarisme, ainsi que les maux de l’individualisme, de l’égoïsme ou du matérialisme qui gangrènent une vie en société. Mais l’accueil pour l’accueil continuel ne contribuerait-il pas à dissoudre la bonté et le don qui en sont à l’origine ? En l'occurrence, n’y aurait-il pas une forme de satisfaction bourgeoise à apaiser une bonne conscience humaniste en prônant l’accueil de personnes que l’on n’accompagne pas personnellement et que l’on abandonne à un système administratif ? Cela ne rendrait-il pas également moins libre cette même conscience, lorsque, répondant à une charité ordonnée, elle définit les limites au sein desquelles elle peut favoriser l’accueil ? [...]

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Pierre-André Taguieff : « La décivilisation de l’Occident a été réalisée par des intellectuels occidentaux saisis par la haine de soi » 2/2

Partie 1 : Pierre-André Taguieff : « La grande nouveauté politico-philosophique, c’est la réhabilitation de la “race” » 1/2

Pouvez-vous résumer ce nouveau discours idéologique ?

La « pensée décoloniale », somme de pseudo-concepts, de clichés, de formules creuses et de cuistreries, repose sur neuf piliers : 1° tout est « construction sociale » ; 2° tout doit être déconstruit ; 3° tout doit être décolonisé ; 4° toutes les « sociétés blanches » sont racistes et tous les « Blancs » bénéficient du « privilège blanc » ; 5° le racisme, qui est « systémique », est l’héritage de la traite atlantique, du colonialisme, du capitalisme et de l’impérialisme du monde dit occidental ou « blanc » (il s’ensuit que, par définition, le « racisme anti-Blancs » ne peut exister) ; 6° « l’hégémonie blanche » va de pair avec l’« hétéro-patriarcat » ; 7° tout nationalisme, y compris le patriotisme républicain à la française, est porteur de racisme, donc de « discriminations systémiques » ; 8° le sionisme, outre le fait qu’il est un colonialisme et un impérialisme, est une forme de racisme et de discrimination raciale, et Israël est un « État d’apartheid » ; 9° l’« antiracisme politique » consiste avant tout à « lutter contre l’islamophobie ».

La pensée post-coloniale serait puissante parce que transverse, opérant à la fois comme une « démarche d’analyse, un projet politique et une périodisation historique ». En quoi cette nature composite est-elle selon vous typique de ces nouveaux dogmes et en quoi elle leur donne une capacité dangereusement virale ?

Sa dangerosité est avérée. Certains secteurs de l’enseignement universitaire sont devenus, depuis le milieu des années 2000, des laboratoires du décolonialisme et du pseudo-antiracisme racialiste. C’est une aubaine pour jeunes carriéristes et les opportunistes en quête de postes. Les départements de sciences sociales (surtout en sociologie et en science politique) sont particulièrement touchés par la propagande décoloniale, qui se traduit de plus en plus par une intolérance militante et des chasses aux sorcières lancées en connivence avec des groupes néo-féministes misandres au nom de l’« intersectionnalité ». Les victimes de ces chasses aux hérétiques prennent désormais la figure de « Blancs » criminalisés – principalement des hommes –, jugés intrinsèquement racistes, dont on exige la mort sociale. Les enseignants qui objectent sont isolés et harcelés. Pour échapper au terrorisme intellectuel, certains se taisent, pratiquent l’autocensure ou publient sous pseudonyme. Mais ils sont de plus en plus nombreux à résister et à refuser de s’agenouiller devant les tenants, enseignants comme étudiants, du politiquement correct et du scientifiquement correct. [...]

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Pour en finir avec l’abject cinéma de papa

Pas plus tard que début décembre, Le Professionnel a été encore diffusé à la télévision. Pour la trois milliardième fois depuis sa sortie, en octobre 1981. Cinq mois plus tôt, la France était paraît-il passée de l’ombre à la lumière, dixit le ministre de la Culture de l’époque. Y’avait qu’à croire. Le Professionnel, c’est du racisme à l’état brut. Adulé par le grand public comme par la critique. Le plus grand succès commercial de Georges Lautner et des flots de louanges, y compris de Télérama ou des Nouvelles Littéraires (« On s’y amuse et même beaucoup »).

Mort de rire, en effet! Chez les Gaulois, on se poile à chaque fois. On attend même la scène culte. On rameute la famille et les copains pour ne pas louper ça. On connaît par cœur mais on ne s’en lasse pas. « Venez, venez vite, ça va être là ! » Joss Beaumont (Belmondo) est face au colonel N’Jala, caricature de tyran africain – de toute façon, un tyran ne peut être qu’un « roi nègre », n’est-ce pas? Il est venu pour le tuer. N’Jala veut s’emparer d’un pistolet. Il ouvre discrètement un tiroir. Comme si c’était un Nègre qui allait abuser le roi Bébel! Lequel bondit et lui lance, tutoiement de rigueur quand on s’adresse à un bamboula : « Tu vois, même malin comme un singe, ça ne veut plus rien dire ». Réplique signée de Jacques Audiard, le fils de l’autre. [...]

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Henrik Lindell : « Marlène Schiappa ne comprend strictement rien aux évangéliques »

Pouvez-vous expliquer à Marlène Schiappa la différence en les termes évangélistes et évangéliques ?

L’évangéliste est quelqu’un qui écrit un Évangile. Il y en a quatre jusqu’à nouvel ordre. En tous cas, si on prend en compte l’écriture canonique. Il y a eu d’autres évangiles apocryphes, qui n’ont pas été intégré dans un livre qu’on appelle la Bible. Par ailleurs, le terme évangéliste est parfois utilisé pour qualifier certains pasteurs dont la mission est de travailler sur les méthodes d’évangélisation, mais il s’agit d’un nombre extrêmement restreint de personnes. Mais c’est un terme technique employé dans un contexte très particulier. Alors déjà, de fait, Marlène Schiappa, comme tant d’autres responsables politiques, ne sait pas de quoi elle parle puisqu’elle ne connaît pas la signification même du terme évangéliste, ce qui est tout à fait significatif. Elle ne comprend pas de quoi elle parle.  C’est de l’inculture religieuse, ce n’est pas plus compliqué que ça.

Le fait que des certificats de virginité aient pu être demandés pour des mariages entre évangéliques est-il avéré ?

Je suis un ancien évangélique, et je n’ai jamais entendu parler de cela. Ni en France, ni dans d’autres pays. Cette pratique -si elle existe- m’est totalement inconnue. Il y a d’autres observateurs et spécialistes des mouvements évangéliques qui se sont exprimés, et qui ont confirmé que c’est rarissime voire inexistant. Dans les églises évangéliques que j’ai fréquentées, il y avait des personnes d’origine africaine et américaine, des Anglo-saxons : et j’affirme formellement que je n’ai jamais entendu parler de certificats de virginité. [...]

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Fratelli Tutti : Du salut en temps de pandémie 1/3

Dans son premier chapitre, « Les ombres d’un monde fermé », le Pape François évoque le contexte de la crise sanitaire dans laquelle « nous nous sommes rappelés que personne ne se sauve tout seul, qu’il n’est possible de se sauver qu’ensemble » (32). Cette phrase postule qu’être « ensemble », en relation avec les autres, en vérité et en charité, en esprit et en actes, contribue au salut de tous. Le Pape induit ainsi que nous sommes des instruments de salut les uns pour les autres, c’est-à-dire des collaborateurs de la grâce de Dieu qui donne à l’Homme de se relever au gré des différentes crises de l’existence, de les traverser et de se renouveler.

Cet appel à la co-rédemption est un pas de plus sur le chemin de la fraternité et de la sanctification, c’est-à-dire de la perfectibilité de notre être dans l’amour de l’autre. En effet, les autres sont en eux-mêmes une grâce pour moi, car ils me donnent l’occasion de les aimer. De ce fait, l’on ne devient pas saint par la seule force de ses efforts, de ses sacrifices ou de sa volonté mais grâce aux autres. En choisissant d’aimer des êtres qui peuvent devenir des croix à porter, on leur ouvre aussi la porte pour entrer en communion avec nous, nous édifier, nous accompagner, nous corriger et nous apporter qui ils sont, avec toutes leurs limites, à aimer. [...]

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