2 mai 2019
Lors de cette manifestation du premier mai, les blacks blocs ont, une fois encore, montré leur hostilité face aux syndicats, qu’ils considèrent comme des outils du système en place, qui, en régularisant la contestation, la circonscrit à un jeu de dupes dont sort toujours victorieux le pouvoir.
Si ce constat est indéniable, il est intéressant de noter qu’en fait, syndicats et blacks blocs ne sont que les deux faces d’une même pièce. Si l’inutilité du syndicalisme n’est plus à prouver, l’utilité des blacks blocs n’a, elle, jamais été démontrée. Casser des McDonald’s, ou vandaliser des banques n’a jamais fait, et ne fera jamais trembler la finance dans ses chaussettes. Ils s’en gaussent (et perçoivent l’argent des assurances).
Les démonstrations de force des black blocs ne servent qu’à deux choses : donner un agréable frisson à ceux qui rêvent d’un grand soir qui tarde, et à légitimer le pouvoir dans l’augmentation de son arsenal répressif. Certes, les scènes d’affrontements entre militants et forces de l’ordre sont impressionnants, et le feu fait toujours son petit effet, mais, une fois l’incendie éteint et les débris déblayés, que reste-t-il ? Néant.