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Laurent Dandrieu, Pierre Jova : 2 chrétiens, 1 Europe, et 1.2 milliard d’Africains
L’ouvrage du premier est un essai, celui du second une galerie de portraits. Ces livres ne sont pas symétriques dans la forme, mais leurs auteurs portent chacun la voix d’un camp dans un débat qui fracture les chrétiens d’Europe. Tous deux sont peinés de voir assis côte à côte sur les mêmes bancs de communion ceux qui s’invectivent sur internet. Tous deux ont des positions tranchées. Mais tous deux sont convaincus de la nécessité de trouver un consensus pour préserver la précieuse unité des chrétiens en ce début de millénaire. Ils ont accepté de débattre fraternellement en terrain neutre. Laurent Dandrieu, vous proposez une approche très globale du phénomène, Pierre Jova une approche au plus près des personnes. Ces échelles traduisent une dualité : le chrétien doit assistance immédiate à son prochain, mais la sauvegarde de la cité nécessite une politique ferme avec le nombre. Comment arbitrer entre ces deux dimensions ? Laurent Dandrieu : Il n’y aura pas de débat entre nous sur ce que doivent faire les chrétiens pour que les immigrés qui se trouvent sur notre sol y vivent dans la dignité. La difficulté est de ne pas instrumentaliser cette nécessaire charité et la dimension humaine des migrants, pour neutraliser toute réflexion politique sur les effets de masse. Bien que votre livre, Pierre Jova, ne soit pas contradictoire avec le mien, il m’a malgré tout renvoyé en partie au malaise que j’éprouve : à travers les personnes à qui vous donnez la parole et à certaines tournures, on perçoit qu’il y aurait une position qui serait légitime et l’autre moins; une position qui serait le bien et l’autre le mal. J’en prends pour preuve le bandeau de ce livre : « accueillir ou rejeter ». Si le débat est posé comme ça, la messe est dite. P.J. : Cette idolâtrie de la bonne conscience est très nuisible au débat. Dire à ceux qui ont des objections vis-à-vis de l’accueil des migrants qu’ils sont racistes, égoïstes, que leurs peurs sont infondées, et qu’ils doivent faire toute la place aux nouveaux venus est non seulement faux, mais aussi criminel parce qu’il radicalise. Ceux qui refusent l’accueil inconditionnel ne sont pas de moins bons chrétiens que les autres. Le débat ne se situe pas là. Dans mon livre je rends hommage à ces personnes qui témoignent de la charité par leurs actes, mais j’ai tenu à donner aussi la parole à ceux qui portent la contradiction. Je pense à cette mère de famille engagée au Front national à Dunkerque. J’ai donné la parole à un gendarme qui vit la déferlante migratoire en Alsace. J’ai voulu donner la parole à un maximum de sensibilités. Là où je trace une limite, c’est quand certains se parent des symboles du christianisme, pour faire avancer une vision de l’homme qui s’oppose à notre foi chrétienne. Je ne vous mets pas dedans, Laurent Dandrieu : je pense plutôt à des personnes qui voient dans l’anthropologie chrétienne un facteur de faiblesse qui fera la ruine de l’Europe. Cette vision de l’homme séduit paradoxalement une partie de la jeunesse chrétienne qui ne se retrouve plus dans les discours de l’Église. Suite du débat à lire dans le
Je soutiens Hugo !
Au pays des polémiques insupportables, il en est qui parfois nous révoltent plus que d’autres. La cabale qu’a subie le collégien Hugo pour un tweet humoristique montrant une photo de La Mecque est ainsi proprement surréaliste, du moins pour les quelques rares naïfs qui n’ont pas encore pris conscience de l’état de délabrement dans lequel se trouve la France. #JesoutiensHugo doit être un mot d’ordre général, car ces attaques ne sont pas le fait d’une minorité réduite mais bien d’une frange importante de la jeunesse qui pourrait composer demain le gros de la population française. Collégien, Hugo est âgé de quinze ans à peine. Un adolescent, presque un enfant. Dans la mâtinée du samedi 14 avril, il a publié un message sur twitter se moquant très innocemment de la Kaaba de La Mecque, principal lieu saint de la religion islamique. « Ptdr y’a du monde à InZeBoite », écrivait Hugo en faisant référence à un jeu télévisé de la chaîne pour enfants Gulli. La blague a eu beaucoup de succès, provoquant plusieurs milliers de retweets … mais aussi un florilège de commentaires haineux, de menaces de mort, d’injures, et même la révélation du collège où étudie Hugo. Le jeune homme a rapidement réagi : « Pour toutes les personnes qui ont vu mon tweet, excusez-moi je ne savais pas que ça allait prendre autant d’ampleur. Encore désolé, laissez moi en vie ».
Déculturation Massive
SOS Racisme fête cette année son 35e anniversaire. Le recul historique aidant, il apparaît désormais que cette association d’obédience socialiste fut avant tout une arme de déculturation massive, et la jeunesse française sa principale victime. Sous couvert de lutter contre le racisme, l’antisémitisme et toutes-les discriminations, il s’agissait d’adapter de force la psyché nationale au multiculturalisme auquel elle demeurait rétive d’instinct. « Un peuple qui connaît ses classiques ne se laisse pas jeter dans les poubelles de l’histoire » rappelle souvent Renaud Camus pour qui « la Grande Déculturation » fut le préalable nécessaire au « Grand Remplacement ». Les moyens employés furent sordides mais d’une grande efficacité : recours systématique à la reductio ad hitlerum, rituelle convocation des « heures les plus sombres », racialisation de la question sociale, pratique éhontée du double bind à l’échelle collective (promotion « en même temps » du différentialisme et de l’assimilation ; affirmation simultanée de la non-existence des races et de leur égalité, etc.) ; par suite, la haine de la France s’institutionnalisa, le roman national fut mis en charpie, les notions mêmes d’histoire, de généalogie, de nation, de tradition se chargèrent d’opprobre ; enfin, par extension (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
Fluctuat nec mergitur
Après une nuit d’épreuves, Notre-Dame est blessée mais ses deux beffrois dominent toujours le parvis. « Et cependant, si beau que soit, ô Notre-Dame, Paris ainsi vêtu de sa robe de flamme, Il ne l'est seulement que du haut de tes tours » disait Théophile Gautier. La structure est sauvée mais la robe de flamme a ravagé toute la toiture et fait effondrer la flèche.
Notre-Dame de Paris, capitale de la douleur
Dans le matin gris et tiède, où l’on est sans mots, évoquer l’incendie de Notre-Dame (alors qu’il n’y a pas de victimes, alors qu’il n’y a pas d’attentat, pas de coupable, pas de bouc-émissaire, juste un accident pour le moment semble-t-il, sans cause) c’est comme parler de la mort subite d’une jeune femme, d’une soeur, d’une fille, d’une amante. Sans raison, sans cause, mais avec quelle douleur. C’est l’inutilité des mots qui les presse de sortir.
Enquête : la filière viande sous la menace de la viande de synthèse
La synthèse de viande n’est pas une lubie d’auteurs de science-fiction un peu trop imaginatifs. Dans dix ans – c’est-à-dire dès demain -, la viande artificielle pourrait être une réalité. Alors que tous les regards de la filière viande sont braqués sur les « antispécistes » qui livrent une bataille médiatique d’une ampleur inédite aux acteurs du secteur, les plus gros industriels du secteur agro-alimentaire anglo-saxon anticipent et planchent déjà sur le développement d’alternatives à la « viande sur pieds ».
Le compte n’est pas bon dans le « neuf trois »
Officiellement, les Séquano-Dionysiens sont 1,6 million. En réalité, sans doute plus de 2 millions. Voire plus. Neuf et trois ne font plus douze. Le 31 mai 2018, François Cornut-Gentille, député LR de la Haute-Marne depuis un quart de siècle, homme pondéré s’il en est – il était juppéiste – et Rodrigue Kokouendo, natif de Bangui, en République centrafricaine, issu du Parti socialiste et député macroniste de Seine-et-Marne, rendent un rapport d’information consacré à « l’évaluation de l’action de l’état dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis ». Les mauvais esprits diraient qu’une pile de feuilles blanches aurait pu suffire à décrire l’exercice des « missions régaliennes » de l’état dans le « neuf trois », mais les députés ont produit un document de 73 pages, sérieux et édifiant. La mission d’information conduite par les deux parlementaires a recueilli les témoignages et avis d’environ 120 personnes : élus, démographes, policiers, professeurs, responsables d’administrations, dirigeants associatifs, etc.  Après quoi Cornut-Gentille et Kokouendo ont été reçus par le premier ministre. Il les a (...)

L’Incorrect

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