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Hit the road Jack
Depuis sa naissance, la République française peut se prévaloir d’avoir en son sein des personnages de roman. Jack Lang en fait irrémédiablement partie. Dernière information en date le concernant : entre 2013 et 2018, il aurait reçu pour 195.600 euros de vêtements du couturier italien Smalto, et ce, sans «aucune contrepartie» selon son avocat. Né en 1939, il connut la guerre et l’antisémitisme au côté de son père d’origine juive, Roger Lang. Par la suite, il développe deux passions : une pour le droit, l’autre pour le Théâtre. Lang aime le jeu du Je. Son art de la persuasion s’aiguise en loge maçonnique. Particulièrement talentueux en matière de communication, il devient rapidement un homme clé de la Mitterrandie.
Paysans : le moral dans les bottes
Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume de la ferme France ? Nos paysans sont frappés par des crises économiques à répétition et, pire que tout, une crise existentielle profonde marquée par le déracinement général. C’est un champ de bataille aux multiples fronts qui s’impose aujourd’hui au monde agricole. Tour d’horizon par Joseph Gynt, journaliste de la presse agricole. Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée et les vrais mines et trésors du Pérou ! », clamait le duc de Sully au roi Henri IV. Quatre cents ans plus tard, on ne trouve guère de politiques pour s’enorgueillir à ce point de notre agriculture au sommet de l’État, hors discours de circonstance… Les parlementaires capables de distinguer un verrat d’un poulet se comptent sur les doigts de la main et le ministère de l’Agriculture est devenu un bureau mineur au sein du gouvernement. Deux générations de déracinés ont suffi à couper la société française – et son élite – de sa terre et de ceux qui en vivent encore. Oubliés, les cycles de production, le rythme des saisons.Seul compte l’achalandage des rayons: tout, tout le temps, de partout. Et au prix le plus bas, s’il vous plaît! Aux maux climatiques et économiques qui frappent nos paysans s’ajoute une crise existentielle, liée au manque de reconnaissance d’un pays envers un secteur pourtant stratégique. Ils nous nourrissent encore, les oubliés de nos campagnes ! Se faire entendre Les sondages ont beau confirmer l’attachement des Français à leur agriculture, c’est comme si la voix ne portait plus. Il faut dire que la population agricole s’est réduite comme peau de chagrin. De plus de six millions de paysans au lendemain de la Seconde guerre mondiale, nous sommes passés à quelque 600 000 chefs d’exploitation et co-exploitants, sur moins de 460 000 fermes.Les agriculteurs peuvent toujours compter sur une représentation syndicale historiquement dynamique, avec la FNSEA, ultra-majoritaire, et des minoritaires très actifs (Coordination rurale et Confédération paysanne). Mais là encore, l’inquiétude pointe. Seule la moitié des agriculteurs est aujourd’hui syndiquée et les élections aux chambres d’agriculture de janvier 2019 font état d’une participation historiquement basse (46 %). Le [...] Suite dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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[ ÉDITORIAL ] Paysans du futur
Tous les ans depuis 1964, soudain familier et viril, Homo politicus vient serrer des « pognes » au Salon de l’Agriculture. Version augmentée des Comices de nos villages, le hangar de la porte de Versailles à Paris devient pendant une semaine une étable, un marché, une ferme pédagogique géante. Pour le bonheur des parents et des enfants, pour le bonheur du JT de 13 h Mais de moins en moins pour celui d’Homo politicus, chahuté dans les allées tandis qu’il goûte une bière d’Alsace, des rillettes du Mans, un verre de Languedoc. Les agriculteurs sont à la fête, mais c’est aussi le rude moment où l’on négocie les prix, et où l’on annonce les derniers chiffres de la profession, d’année en année plus désespérants.
Permis de procréer et permis de tuer : le grand renversement
Il arrive assez fréquemment que les actualités se télescopent dans la noosphère, comme ce fut le cas lors des semaines écoulées où nous avons assisté à la légitimation d’idées autrefois tabous, rappelant d’ailleurs ces « zeures les plus sombres de notre histoire » si fréquemment convoquées ces dernières années qu’on ne sait plus les reconnaître quand elles reviennent véritablement. Permis de procréer sur L’Obs et permis de tuer sur Konbini : comment en sommes-nous arrivés là ? Trois tendances semblaient se dégager depuis quelques semaines dans le cadre de la chasse à l’Homme que livrent les nouvelles ligues de petite vertu : les pervers narcissiques, la vasectomie pour tous et bien évidemment …la « masculinité toxique ». C’était sans compter sur l’arrivée en force de l’eugénisme compassionnel sur Konbini, grâce à l’inénarrable Hugo Clément.
Conservatisme d’abord !
La mainmise de l’idéologie du progrès et de son avatar, l’idéologie libérale-libertaire, sur la société française post-soixante-huit, semblait avoir relégué la possibilité d’un conservatisme à la française au musée des œuvres disparues. Prononcer le mot « conservatisme » entraîne d’ailleurs généralement des réactions défavorables. Le conservatisme n’aurait pas d’histoire en France (c’est faire peu de cas de Chateaubriand, Tocqueville, Madame de Staël, Constant, Aron, entre autres) ; la forme du mot « conservateur » serait un problème (nous n’avons pas souvenir que la forme des autres mots de l’histoire des idées politiques ait eue, lors de leur apparition, une acception immédiatement positive, y compris le « libéralisme ») ; il serait trop marqué « à droite ».
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Comment favoriser la transmission de petites fermes ?
À l’origine hollandais et urbain, Sjoerd Wartena a découvert dans la Drôme, par un retour à la terre, une culture millénaire enrichie par les paysans locaux génération après génération. Désireux de sauver cet héritage à l’abandon, il prône à travers Terre de Liens le maintien de petites fermes multifonctionnelles.Quel est le but de Terre de Liens ?Terre de Liens a pour vocation de favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs qui s’orientent vers un mode de production paysan et agroécologique, et en particulier de ceux qui n’ont pas la chance de venir du milieu agricole. Grâce à l’épargne collaborative placée par nos 15000 actionnaires dans le fonds de la Foncière – notre entreprise d’investissement – et aux dons réunis par notre Fondation, nous acquérons des terres qui sont ensuite proposées à la location.Lire aussi : L'éditorial de Jacques de Guillebon : Fragments de FranceCe système permet à des fermes de taille familiale de survivre en étant transmises aux générations à venir.Justement, pourquoi préférer les petites fermes aux exploitations agricoles de grande échelle ?La politique agricole de Bruxelles ne soutient absolument pas ni le bio ni le modèle paysan, c’est un énorme gâchis. Car la petite agriculture, souvent très diversifiée, crée des emplois, et des emplois qui ont du sens. En France, il y aurait de la place pour 500 000 petites fermes si l’on cessait de jouer le jeu du marché mondial et si l’on favorisait l’agriculture paysanne, qui est le préalable nécessaire à toute véritable agriculture biologique.
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Abreuve nos sillons
Comme tous les mois, Marie Dumoulin dresse sa Chronique des crottés. « Il voyait dans les villages la cellule primitive de toute histoire et aussi des États. C’étaient les villages qui donnaient le blé et la dîme, et le sang de leurs fils, dont l’État fertilisait ses sillons. Certes, c’étaient les rois qui écrivaient l’histoire, mais ici coulait la sève dans laquelle ils plongeaient leurs plumes. L’humble paysan ne portait pas de couronne, mais il était beau de le suivre des yeux, alors qu’il empoignait les gerbes pour les charger sur sa voiture. Il ne lisait pas de livres mais il était plus près des patriarches que ses maîtres. Il n’avait pas encore mis de fenêtres entre lui et le soleil ». C’est ainsi que le seigneur du village imaginaire de Sowirog – quelques masures de bois blotties entre lacs et forêts de Masurie – médite sur ses féaux, dans le superbe roman-épopée d’Ernst Wiechert, Les enfants Jéromine. Lire aussi : Tout commence avec une semence Cette œuvre allemande parue en 1947 constitue une vaste fresque de la vie d’un village aux allures médiévales, entre l’aube du XXe siècle et l’arrivée des nazis. L’auteur, lui-même incarcéré à Buchenwald en 1938, laisse délicatement à la porte du roman les horreurs vécues par la Prusse orientale en 1945. Sa verve poétique est au service d’un monde paysan irrévocablement disparu. Nous pouvons sauter des deux pieds à l’intérieur de cet univers onirique qui dit si vrai des mille et mille générations dont la vie « n’était pas beaucoup plus que ce qui avait été ordonné et promis dans l’ancienne alliance ». Que nous racontent ces hommes des immensités ? Leur « intimité avec la nature ». Celle-ci fait de leur société d’ordre, non un système humain qui, voulant tendre au monde parfait, verse dans le totalitarisme, mais une volonté commune qui, désirant intimement « les tours de la Cité dorée » du Livre, donne à chacun sa juste place. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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