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Un jour en France : la cagoule islamique de course à pied
Un jour en France. Une polémique en France. Cette semaine, alors que la guerre menace entre deux puissances nucléaires dont les jungles étaient chères à Rudyard Kipling, nous avons débattu du « hijab de running » que s’apprêtait à commercialiser Décathlon. Et si tout n’avait pas été encore dit ?
Colloque One of us : pour un réveil de l’intelligence européenne
C’est un colloque de haute volée qui s’est tenu samedi dernier au Sénat. À l’initiative de la Fédération One of Us, qui regroupe quarante organisations dans dix-neuf pays de l’Union européenne, une journée de travail a été consacrée à « l’avenir de la culture européenne » et au « réveil des intelligences » afin de promouvoir « une Europe fidèle à la dignité humaine ». Récit.On se souvient de l'initiative One of Us. Lancée en 2012 selon la procédure de l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) qui permet à plus d’un million de citoyens de l’Union européenne de transmettre des projets à la Commission et au Parlement européen, elle avait pour objet la « protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ».En 2014, malgré plus de 1,7 millions de signatures, - un record dans l’histoire de l’Europe -, la Commission européenne n’a pas daigné transmettre la proposition législative issue au Parlement européen, ce qui la place en totale contradiction avec ses intentions en matière de démocratie participative.
Attention, dogue allemand
La France a une longue tradition en matière de police politique. Conçue pour défendre les intérêts d’un gouvernement, elle peut aussi défendre ses propres intérêts. C’est en tout cas la réussite à laquelle est parvenue l’entreprise « HitThem® » en proposant des services toujours plus innovants et civilisés, au service des plus forts et des mieux dotés. Yrieix Denis les a rencontrés, pour sa chronique "C'est pas beau de mentir".  Cheveux ras, pull à capuche, baskets noires, pantalon paramilitaire, Sébastien Laugre ressemble à un membre du grand banditisme. « C’est surtout parce que je fais une tête de plus que vous et que mes bras ont la taille de vos cuisses que vous dites ça », assure-t-il, amusé. Après une palpation d’usage et une vérification de nos cartes de presse, l’agent nous invite à nous asseoir dans son bureau, où les livres de Laurent Obertone avoisinent ceux de Gustave Le Bon et de Gérald Bronner. « C’est juste pour décorer, je ne sais pas lire », lance-t-il en riant. En réalité, notre homme est un fin lettré. Après un bac S mention très bien, un an de sociologie à Nanterre (« Je faisais partie du service d’ordre de l’UNEF avant de me convertir au darwinisme social »), six ans de droit et l’obtention du barreau, il a finalement passé les concours de la Police nationale. C’est aussi un grand sportif. « J’ai une ceinture noire en judo et j’adore la savate. Si vous me faites chier je vous colle mon pied sous le menton ! Je plaisante », rit notre hôte en surprenant nos mines inquiètes. « Je me suis vite fait chier en cabinet ». « Mon père était coach. Ma mère, instit’. Je croyais leur faire plaisir. Mais au fond je voulais faire un métier où la violence n’est pas larvée, comme dans la plupart des entreprises. La civilisation des mœurs comme la concevait Norbert Elias, c’est un fantasme de sadique refoulé ». L’officier Laugre a donc rejoint la PJ puis la BAC en 1999, à 27 ans. Mais, lassé de « courir après des voleurs à la tire des pays de l’Est qui chient sur l’État de droit » et des « mineurs multirécidivistes qui se font sucer par des juges pédophiles pour rattraper la discrimination des professeurs d’arts plastiques », il a décidé d’inventer une nouvelle structure de maintien de l’ordre « plus adaptée à la société ». Frappez plus fort, ils n’entendent pas HitThem®, « molestez-les », en bon français, regroupe un millier d’anciens agents de police. L’entreprise a d’abord offert ses services aux multinationales et aux personnalités. Mais là encore, l’agent Laugre a été rattrapé par l’ennui : « Défendre des personnalités narcissiques, irrationnelles et incultes, contre les assauts de mongoliens hystériques ne représente pas beaucoup d’intérêt. Je préfère défendre les mêmes, mais en politique. C’est plus sport. »
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Ce que l’œuvre de d’Annick de Souzenelle dit de notre époque
La trop méconnue Annick de Souzenelle a travaillé sa vie durant à rétablir l’intelligence symbolique des textes bibliques. Portrait d’une âme. Ce qui distingue l’attitude politiquement et culturellement incorrecte de l’attitude correcte, c’est la Tradition. La Tradition ? Le rapport métaphysique à la vie. Est incorrecte par temps de progressisme totalitaire, de vivre une recherche liée à la Tradition, c’est-à-dire un chemin d’évolution en relation avec l’Être. Est correct ce qui se réclame du « décalé » mais qui n’est en rien subversif, du subversif mais qui appartient à la pensée unique, bref, est correcte l’intégralité du modernisme, ne tolérant pas que l’on pense autrement que sur le mode de l’Avoir. On repassera donc en matière de conquêtes humanistes et en matière d’avancées sur le chemin de la tolérance. En matière de Tradition en revanche, quelle recherche aujourd’hui porte les valeurs des véritables progrès et innovations, notions absolument arraisonnées par le matérialisme politique ? Car le progrès dont notre époque se réclame comme si elle était l’apogée de la réalisation humaine, cette modernité que tout le monde a à la bouche pour qualifier ce qu’on est incapable de définir, et comme pour dire « c’est nouveau », ce progrès-là, cette modernité-là, en termes anthropologiques n’ont accouché de rien. Nous sommes dans une ère obscurantiste s’ingéniant à faire passer pour conquêtes des droits nouveaux, des techniques nouvelles mais de véritable progrès concernant notre condition humaine, quid ? Retour aux sources L’œuvre pionnière des quarante dernières années dans le domaine de la Tradition, nous la devons à Annick de Souzenelle qui, par ses travaux, a porté un éclairage libérateur sur la raison et le but de notre présence sur terre. Née catholique, mais déçue par l’absence de réponses aux multiples questions qui éveillaient sa curiosité d’enfant, elle a affronté le nihilisme occidentalisé avant de faire la rencontre décisive en la personne d’un évêque orthodoxe qui la mit sur sa voie. Elle fut anesthésiste, devint psychanalyste. Les humanités d’alors préparaient les meilleurs élèves au latin et au grec. Maîtrisant ces langues qui sont notre héritage, à nous euro-méditerranéens, son chemin la mène à l’hébreu. Dans un objectif précis : retourner aux Écrits, à l’Ancien Testament pour savoir ce qui y est réellement signifié. Elle y découvre alors une accumulation de traductions erronées ou approximatives, celles sur lesquelles se sont appuyées plusieurs générations avec pour incidence de mésinterpréter le message biblique. Son travail, dès lors, sera d’interroger le texte d’origine en établissant une traduction dans l’esprit du texte premier, forte de ses connaissances en psychanalyse et en théologie. Comme, par exemple, le fait qu’Ève n’est pas née de la côte d’Adam, mais est l’autre côté d’Adam. Adam n’étant pas le premier homme mais le nom générique de l’humanité. Autrement dit, chaque être humain est un Adam, femmes et hommes sans distinction. Les incidences de ses traductions à la source relèvent d’un souffle vivificateur, car à l’aune de la langue hébraïque bien comprise le message biblique prend, dans la voix d’Annick de Souzenelle, ce caractère d’intelligence et d’amour qui lui est propre.
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Élisabeth Lévy : « C’est une deuxième loi Gayssot qu’on veut nous faire »
« L’antisionisme » est souvent le cache-sexe de l’antisémitisme. Depuis le début de l’ère internet, on ne traite plus de « sale juif » mais de « sale sioniste ». Mais légiférer sur le sujet revient à assimiler juifs et Israéliens, et donc à donner du grain à moudre aux complotistes. Alors que penser d’une loi sur le sujet ? La réponse d’Élisabeth Lévy.
Mathieu Detchessahar : « C’est le bien commun qu’il faut reconstruire »
L’extension indéfinie de la logique du marché s’oppose à toute existence du bien commun, qui suppose l’existence de mœurs partagées, sans lesquelles aucune société n’est viable, argumente Mathieu Detchessahar, professeur à l’institut d’administration des entreprises de l’université de Nantes et auteur de Le Marché n’a pas de morale (Éd. Le Cerf, 2015). La théorie libérale postule l’existence d’une main invisible selon laquelle l'ensemble des actions individuelles des acteurs économiques, guidées uniquement par l'intérêt personnel de chacun, concourt au bien commun. Croyez-vous qu’une telle théorie se vérifie dans les faits ? La main invisible du marché, c’est la forme moderne et sécularisée de la providence pour les économistes libéraux ! Elle assure que l’intérêt collectif sera servi même lorsque personne ne s’en préoccupe, et peut-être d’autant mieux que personne ne s’en préoccupe !  Si l’on en croit Adam Smith, « le marchand, tout en ne cherchant que son intérêt personnel, travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler ». Aux figures emblématiques du citoyen vertueux ou du saint auxquelles les philosophies politiques classiques s’en remettaient pour servir le bien commun, le libéralisme économique substitue celle du marchand, calculateur et âpre au gain. Ce nouvel héros du bien commun a sans doute moins de panache que ses prédécesseurs mais il semble aux libéraux plus réaliste et efficace, la recherche de la richesse étant un levier de motivation sans fin. Libérons donc la dynamique des intérêts individuels et laissons-les s’exprimer au sein d’un lieu qui les contraindra le moins possible – le marché – et alors la magie de la main invisible pourra s’opérer. Les passions privées de la richesse, du luxe ou de la possession sont bonnes pour la société toute entière car elles mettent en branle la machine économique. « Les vices privés feront les vertus publiques », comme l’écrivait Bernard Mandeville dans sa fameuse fable des abeilles. Cette philosophie sociale autant qu’économique est d’une certaine manière très séduisante : elle promet un maximum de liberté individuelle, elle invite chacun à ne se préoccuper que de ses intérêts personnels et à ne jamais s’embarrasser des questions d’intérêt collectif, elle libère tout le monde des vieilles exigences morales de bienveillance, d’amitié civique ou de charité qui deviennent inutiles puisque quelqu’un s’occupe pour nous des dimensions collectives de la vie sociale. La main invisible fait le boulot à notre place ! Elle est un « petit mécanisme producteur de paradis », pour reprendre une expression de Simone Weil. Dans la grammaire libérale, le bien commun peut être assuré sans que l’on ait à poser l’exigence du progrès moral des sociétaires. Il ne sera pas moins bien servi en s’en remettant à la dynamique des intérêts individuels, aux contrats et au libre marché. Plus besoin de socle éthique commun à entretenir et à transmettre ! Précisément, ces dynamiques contractuelles alimentées par la logique des intérêts ne sont-elles pas puissamment productrices de richesses à partager entre tous les membres de la société et, dans ce sens, bonnes pour la collectivité toute entière ? Elles le sont parfois bien entendu. Mais, dans le même temps, elles menacent toujours de saper les fondements de la société. Dès le XIXe siècle, ces « libres » contrats s’attaquent à la dignité du travail, génèrent des inégalités gigantesques et précipitent des millions de prolétaires dans les bras du socialisme révolutionnaire face au drame de la question sociale. Aujourd’hui, les marchés livrés à la seule logique des intérêts individuels ont conduit au saccage environnemental et à l’impasse écologique, mais aussi à la vente de « libres » crédits à des emprunteurs sans revenu, sans emploi, sans patrimoine – les fameux crédits subprimes – qui ont conduit à la grande crise financière de 2008. À un temps de croissance succéda alors un effondrement soudain qui supposa d’appeler les États à la rescousse pour injecter des milliards d’argent public dans l’économie. Si les bénéfices de l’industrie financière sont revenus à quelques-uns, les pertes ont été, elles, très largement collectivisées ! La crise financière aura coûté 40 points de dettes à l’Etat français… Sur un tout autre terrain, observons que les dynamiques marchandes, laissées à la seule logique des intérêts individuels, s’attaquent également à notre imaginaire culturelle et à nos mœurs. C’est le cas lorsqu’on livre la télévision et ses programmes aux marchands qui n’ambitionnent que de « vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola » ou lorsque s’affichent sur les murs du métro parisien les publicités du site marchand Gleeden qui propose la vente de relations adultères. On le voit, aucune main invisible ne vient protéger la qualité de notre environnement ou la force liante de nos mœurs communes qui nous permettent de vivre heureux ensemble dans un monde partagé.
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Conservatisme libéral ou barbarie ?
Le libéralisme n’a pas tenu sa promesse de mondialisation heureuse puisqu’il a accru les inégalités au sein des populations. Il est urgent de réguler une idéologie devenue folle à force d’ignorer toute notion de limite. La mondialisation visait à mettre le monde en relation, dans tous les domaines, par la libéralisation des échanges. Que les capitaux, les marchandises, les personnes, les informations, les techniques circulent et le monde devait s’en porter mieux. La promesse ? Une « mondialisation heureuse ». Le monde est bel et bien devenu un monde de transactions mais il est désenchanté : la mondialisation a conduit l’humanité à perdre ses repères. Y compris ceux d’un libéralisme économique dont elle trahit toutes les valeurs originelles, celles de la main invisible d’Adam Smith par exemple, pour qui l’individu « poursuivant son propre intérêt » fait « avancer celui de la société plus efficacement que s’il y visait vraiment ». Nous en sommes fort loin. La mondialisation de la croissance des inégalités Que mondialisation et libéralisme puissent toujours être envisagés comme synonymes est devenu discutable. Pourtant, que la volonté de développer une économie mondiale ait été libérale n’est pas douteux. Cela devait, par extension de la croissance, provoquer un enrichissement généralisé et la diffusion du modèle de la démocratie libérale. Pour quel résultat ? Depuis 2000, 1 % des individus les plus riches du monde se sont partagé 50 % de l’augmentation globale des richesses et la moitié des humains ne reçoivent aucun bénéfice de l’accroissement mondial de ces richesses. Pour la seule année 2017, ce 1 % des plus riches du monde s’est réparti 82 % de la croissance. En France ? La moitié de la richesse produite entre 2000 et 2015 est allée dans le portefeuille de 10 % de la population. Aujourd’hui, huit hommes possèdent autant que la moitié des autres humains. Au rythme où va la mondialisation, la Terre devrait compter son premier « super-milliardaire » vers 2050, autrement dit le premier humain à voir son patrimoine individuel dépasser le millier de milliards de dollars. Pour dépenser cela, l’« élu » aura besoin d’environ 2 740 ans à raison d’un million de dollars par jour. Sauf mauvaise foi, rien de ces chiffres ne peut faire penser à Adam Smith, Mandeville ou même Hayek ; il n’est pas besoin d’être libéral pour l’admettre : les penseurs du libéralisme seraient les premiers à se sentir trahis par une mondialisation qui produit un nouveau milliardaire tous les deux jours, et une oligarchie hors-sol. La mondialisation ou la dernière utopie « progressiste » déçue ? D’après Macron, un affrontement approche entre, selon son vocabulaire, le « progressisme », les tenants de la mondialisation – aveugles à tous les dérèglements – et les « nationalistes », le Mal, tant il pense que « le nationalisme c’est la guerre ». Comme si le Progrès avait donné des gages de paix. Il y a dans cette façon binaire de concevoir le monde quelque chose d’inquiétant ; et de sectaire ou de gnostique, au sens où l’entendait le penseur conservateur autrichien Éric Voegelin. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Les obsédés de l’insaisissable
« L’amour espère tout, et son espérance n’est jamais confondue ». Kierkegaard, Éphémérides théologiques de Louvain / « Si peu qu’il représente d’espérance, ne gâchons pas Dieu ». Montherlant / « Il n’y a pas de plus haute espérance que le désespoir surmonté ». Bernanos Quoi de plus beau en des temps troublés, que de parler d’espérance ? Des gilets jaunes à toutes les formes d’insurrection, celle que nous choisissons ira vers la sainteté et les promesses de résurrection. Le reste, on laisse ça au temps médiatique (BFM en boucle dans le salon, Le Monde sur la table de la cuisine). La rue a des airs d’émission de télé. Une espèce de villa des cœurs brisés, où le cœur deviendrait le portefeuille. Tout le monde depuis un gros mois fait des blagues sur les ronds-points. Les gilets investissent le territoire Les choses ne semblent pas bien claires – on commence à manifester contre la hausse du carburant. C’est la goutte de Diesel qui fait déborder le vase. Les choses s’emballent. Tout le monde parle. Tout le monde a un truc à revendiquer. On retrouve la ville, les gestes, le graffiti. On retrouve les autres. Chaque samedi. On fait lien. L’espérance est là. On savait les nations mortelles. Et on attendait l’aventure. L’espérance est collective. Elle est notre rapport au temps et à la possibilité. Autrui doit espérer aussi et la possibilité vivra. Le reste, on s’en fout. « Les gens de droite sont toujours aigres. Ceux de gauche ont une espérance imbécile. Reste les frivoles ». (Chardonne, 2 mai 1961) « Ne pleurez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance ». Saint Paul L’espérance semble être le dernier sentiment qui fait entrevoir comme probable la réalisation de ce que l’on désire. Une force de conservation effroyable. L’une des trois vertus théologales (avec la foi et la charité) qui nous porte à penser que nous serons sauvés en obtenant la grâce « win à Super Mario vs Un livre dont vous êtes le héros ». Sans l’espérance, il n’y a plus rien. Elle suppose la patience et la confiance en l’avenir. Elle nourrit les aspirations, les désirs et les perspectives. Une attente du bien. Tout cela ne pouvant exister qu’en Dieu – que nous espérons posséder. À l’inverse, les romantiques dénonçaient la fragilité et le caractère trompeur des espérances au profit de la mélancolie et encensaient la posture du désespéré : la complainte sera toujours plus facile : « et si je suis désespéré que voulez-vous que j’y fasse ? » (..) A lire en ligne pour les abonnés ou à découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect.
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