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Gilbert Collard : « La fondation du Qatar finance les œuvres des frères musulmans en France »
Le député Gilbert Collard a déposé ce matin à l’Assemblée Nationale une proposition de résolution « tendant à la création d’une communauté d’enquête sur le financement du prosélytisme islamiste et de la propagande islamiste par un état étranger ». Cette proposition se base en grande partie sur les dernières révélations du nouveau livre Qatar Papers - Comment l'émirat finance l'islam de France et d'Europe.   En quelques mots, quel est le but de votre proposition de résolution ?Réunir une commission d’enquête afin de trouver comment la fondation du Qatar finance les œuvres des frères musulmans, voire au-delà.
Le paradigme progressiste
Comment se fait-il que le grand remplacement qui apparaît à certains comme une évidence indiscutable soit perçu par d’autres comme une illusion ridicule, un fantasme aberrant? C’est que le désir d’enracinement n’est pas intelligible dans un paradigme progressiste. Même si beaucoup d’explications peuvent être avancées, on peut se demander s’il ne serait pas pertinent de reprendre ici la fameuse « théorie des paradigmes » inventée par le philosophe des sciences T.-S. Kuhn, selon qui le paradigme est une doctrine scientifique universellement reconnue qui « établit la vision du monde à l’intérieur de laquelle la science doit travailler », dirait Jacques Ellul. Ce faisant, il fournit aux chercheurs les problèmes à résoudre, mais aussi le type de réponse recevable. Le paradigme, déterminant entièrement le champ des recherches, se trouve doté d’une double fonction normative et cognitive, qui interdit de traiter et qui empêche même d’apercevoir les faits « non significatifs », les « plages d’anomalie » échappant au cadre délimité par le paradigme. On peut se demander si cette théorie, établie à propos des sciences dures, ne pourrait être étendue à l’ensemble de ce qui peut être objet d’observation, d’analyse et de connaissance : c’est-à-dire aux « sciences humaines et sociales », et en particulier, à un phénomène (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'Incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
Réduire les inégalités ?
Les inégalités, le scandale par excellence. Tout le monde en parle. Et s’offusque de leur remontée depuis 30 ans. Un phénomène effectivement frappant. Qu’il y ait une inégalité massive partout et au niveau mondial est indéniable. Même si les chiffres impressionnants qu’on cite ne veulent pas dire grand-chose de concret. Comparer comme le fait Oxfam les dizaines de milliards d’actifs détenus par Bill Gates et ses compères, qui sont tout simplement propriétaires de l’entreprise qu’ils ont créée, avec les milliards de pauvres qui ont au plus un coin de brousse sans valeur marchande en Afrique ou ailleurs, tout cela n’a pas beaucoup de sens, théorique ou pratique. L’hyperpuissance que ces milliards donnent aux uns est évidemment préoccupante, mais il est difficile de prétendre qu’ils ont volé leur fortune aux autres, et cela ne nous avance pas beaucoup. En outre, ce qu’on ne rappelle pas aux lecteurs français qui ont le sentiment de s’appauvrir, c’est qu’avec de tels calculs la grande majorité d’entre eux fait partie des 10% les plus riches du monde. Sont-ils des voleurs ? Même si la question de l’inégalité subsiste en soi (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'Incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
Merci, Patrons !
En règle générale, la loi de l’offre et de la demande, c’est surtout celle de l’offre : nous vendre ce dont on n’a pas besoin. En matière d’emploi, c’est l’inverse : la demande prime. En cette année pas si érotique que cela puisqu’elle voit Georges Pompidou succéder au général de Gaulle, sur l’écran encore en noir et blanc – la télé en couleur existe mais elle est trop onéreuse pour s’être répandue – Francis Bouygues se félicite et se désole à la fois. Côté réjouissances de « l’entrepreneur parisien » ainsi qu’il est encore modestement présenté : « Les étrangers sont des gens qui ont beaucoup de qualités. Ils ont une qualité fondamentale pour moi employeur qui a toute ma sympathie : c’est que s’ils viennent chez nous, c’est pour travailler ». Envers de la médaille du Travail qu’il leur décernerait volontiers : « Ils viennent avec une idée en tête, c’est d’amasser un pécule et de nous quitter quand ils auront un pécule suffisant. Donc ce n’est pas une main-d’œuvre (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'Incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
Top chef : un programme politique ?
La petite lucarne… Pour beaucoup, c’est un passe-temps honteux, une source d’information contrainte, voire une machine à l’abrutissement des masses qui aurait contribué à la destruction des liens sociaux au tournant des années 1960. Il y a du vrai dans ces jugements, mais tout n’est pas à jeter, y compris dans la télévision de pur divertissement. Ainsi de Top Chef sur M6 qui en est à sa dixième saison. Osons le dire, l’émission est même de salut public. Oui, Top chef est une émission de « télé réalité » diffusée sur la chaîne qui a importé le concept en France avec la première saison de Loft Story. Mais ce n’est pas que ça, c’est aussi un programme qui véhicule des valeurs extrêmement positives : mérite, compétition saine, travail d’équipe, art gastronomique, patrimoines immatériels régionaux. Top Chef a beaucoup apporté depuis sa création, rendant l’apprentissage « sexy » et faisant du chef cuisinier un artiste aux yeux du plus grand nombre, valorisant des métiers de l’ombre dont les rares vedettes étaient alors un peu poussiéreuses. Quel petit garçon rêvait d’être meilleur ouvrier de France des étoiles plein les yeux avant la diffusion de cette compétition de cuisine pour jeunes professionnels ambitieux ?
Pitié pour les djihadistes
C’ est la fin. L’état islamique a vécu. Il faisait trembler le monde ; il a conquis les anciennes marches de l’Empire perse, pillé les richesses du sol et les tombeaux de Palmyre, massacré et réduit en esclavage les Yézidis et les chrétiens, et porté l’agression au cœur des capitales européennes. Il ne reste de lui que quelques milliers de combattants vaincus, sortant de l’ultime réduit de Baghouz en cohortes poussièreuses et lasses. On peine à reconnaître en eux les criminels, les tortionnaires qu’ils sont pourtant et voici que le monde s’interroge sur la destination et le sort de ces bourreaux devenus prisonniers. C’est qu’il y a parmi eux des ressortissants de pays occidentaux, des Français en particulier et qu’il est venu à l’idée de certains que l’Irak et la Syrie étaient en fin de compte des destinations peu sûres, étant donné qu’ils y seraient selon toute vraisemblance condamnés à la pendaison – en dépit du fait qu’il n’y a presque plus de prisonniers djihadistes s’avouant encore combattants : bizarrement, ils étaient tous (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
La CEDH se penche à nouveau sur la GPA
Saisie par la Cour de cassation, la CEDH vient de rendre un avis sur la GPA. Décryptage d’une réponse à une question biaisée par nature. En droit français, la mère est celle qui est accouche. C’est pourquoi, les conventions de mère-porteuse sont nulles de plein droit et les personnes désirant effectuer une GPA se rendent à l’étranger où leur filiation à l’égard de la « mère d’intention » peut être établie, en raison de législations très permissives. C’est le cas des époux Sylvie et Dominique Mennesson qui ont eu des jumelles nées en 2000 par GPA en Californie. L’acte de naissance des enfants, dressé aux Etats Unis, indique Sylvie Mennesson comme mère. Mais cet acte ne peut être transcrit sur les registres français d’état civil car il n’est pas « conforme à la réalité » dès lors qu’il indique comme mère une femme qui n’a pas mis l’enfant au monde. Pour autant, si la filiation n’est pas transcrite, n’en est pas moins reconnue en France et c’est pourquoi les époux Mennesson exercent l’autorité parentale depuis près de 20 ans sans que cela n’ait jamais été mis en cause.
Déontologie du secret
Tandis que le cardinal Barbarin endosse le rôle de bouc émissaire pour tous les scandales qui éclaboussent l’Église, c’est aussi et surtout le secret de la confession qui pourrait, un jour, être remis en question. Le cardinal Barbarin a fait l’objet d’un jugement inique. Condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon, le 7 mars dernier, le cardinal a décidé de faire appel. Et il a bien fait. Car au-delà d’une question d’honneur personnel, c’est une question de droit et de justice. C’est ce qui explique que le Parquet ait également décidé de faire appel, [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.

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