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La radicalisation par le meme
Hier, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, un Australien du nom de Brenton Tarrant, âgé de 28 ans, a ouvert le feu dans deux mosquées, tuant 49 personnes. L’attaquant a filmé son carnage, qui depuis tourne en boucle sur les réseaux sociaux, et laissé un manifeste de 74 pages. Bien entendu, les similitudes avec Anders Breivik, seul autre terroriste d’extrême-droite de ces dernières années, sont frappantes, ce que n’aura pas manqué de rappeler la presse en brandissant à nouveau le spectre de la menace fasciste, Aude Lancelin, du Média, n’hésitant d’ailleurs pas sur Twitter à rejeter la faute sur Renaud Camus et Alain Finkielkraut…
Le jour du saigneur
L’élevage traditionnel a été remplacé par la production industrielle de matière animale. Heureusement, certaines initiatives font revivre l’abattage à la ferme. L’abattage hivernal du cochon dans une cour de ferme, scène traditionnelle de la vie paysanne, n’existe plus que dans quelques récits d’un Vincenot ou d’un Pourrat. Le porc n’est plus un animal de ferme ni d’élevage; à la suite du poulet, il est massivement devenu un animal de production, entre des mains humaines âpres au gain.
Inflation des profanation de lieux de culte chrétiens : trois questions au président de la SPERO
L'inflation violente des profanation de lieux de culte chrétien est très préoccupante. Trois question au président de la SPERO, une jeune association qui milite pour sortir de l'omerta et du déni. En quelques mots, qui est la SPERO ? C'est association qui est composée d'une dizaine de personnes catholiques, engagée par ailleurs dans diverses structures et engagements. Nous sommes réunis par le désir de faire quelque chose de concret, en mettant notre énergie et compétences au service d'une parole catholique. Pas différemment de ce qui se fait jusqu'à présent : pas uniquement dénoncer, ou proposer des formations.
Suppression de la clause de conscience : vers un totalitarisme mou ?
Plusieurs députés LREM et France insoumise veulent contester, à l'occasion de l'adoption de la loi santé, la clause de conscience des professionnels de santé. Une énième fois.On se souvient des propos tenus au mois de septembre dernier par le docteur Bertrand de Rochambeau qui considérait l’avortement pour ce qu’il était, c’est-à-dire un meurtre, et rappelait l’existence d’une clause de conscience inscrite à l’article L2212-8  du code de la santé publique, selon lequel « un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse ».L’affaire avait suscité un tollé médiatique justifiant les oukases de tous nos bien-pensants alors même que le docteur de Rochambeau, par ailleurs président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France, s’exprimait à titre personnel et ne faisait que rappeler un dispositif légal instauré dès 1975 afin d’endormir la méfiance des parlementaires réticents à voter la loi Veil et rassurer un corps médical peu enclin – on le comprend – à pratiquer des avortements.
Les moissons du fiel
Si les agriculteurs respectaient les règles sanitaires, chacun verrait, rien qu’en allant à la campagne, à quel point nos champs sont devenus des champs de bataille. Et l’on s’enfuirait en courant. Quand j’étais médecin libéral, je ne savais pas. Je suis passé à côté de pathologies sévères, car je ne disposais pas des éléments d’appréciation ». Comme bien des médecins de la Mutualité sociale agricole, Hervé (le prénom a été changé) a fait une longue carrière de médecin de campagne avant de rejoindre, comme médecin-conseil, la MSA, la sécurité sociale du monde paysan : 5,4 millions d’affiliés, plus de 27 milliards de prestations délivrées chaque année. « Dans le monde agricole, nous précise t-il d’emblée comme si nous en doutions, ce ne sont pas des fainéants ». Pas du genre à aller voir le toubib pour une irritation cutanée, un gros rhume, une fatigue soudaine, qui, pourtant, peuvent cacher quelque chose de plus grave. « Une fois, une assistante sociale m’appelle: elle veut aller voir un gars qui lui semble ne pas aller bien. Elle y est allée le lendemain matin. Le temps qu’elle arrive, il était mort. Il avait un cancer en stade terminal. Il aurait dû être déclaré invalide de catégorie 3 [la plus élevée, Ndlr] depuis longtemps: il ne l’avait jamais demandé, il a travaillé jusqu’au bout ». Quand Hervé dit qu’il ne savait pas, il faut comprendre qu’il ne connaissait rien, alors qu’il auscultait quotidienne ment des agriculteurs, des ravages que pouvaient causer les produits phytosanitaires. « J’avais envoyé à l’hôpital un patient qui était venu me voir pour des maux de tête, accompagnés de fourmillements dans tous les membres et de difficultés pour marcher. Il en était sorti quatre jours plus tard, en pleine forme, sans que l’hôpital n’ait rien diagnostiqué non plus ». Ce n’est que bien des années plus tard, en compulsant la documentation de la MSA, qui détaille sur des centaines de pages la toxicité et les symptômes que peuvent déclencher chacun des produits utilisés, qu’il a réalisé : le solide gaillard avait fait une intoxication aux « phytos ».
Pornographie partout, maisons closes nulle part
L’essentiel de la production pornographique contemporaine est aux jeux d’adultes ce que les tacos halals d’Aulnay-sous-Bois sont à la cuisine de Joël Robuchon : indigestes et mauvais pour la santé. Le village gaulois a longtemps résisté mais rend les armes. La masturbation a été industrialisée, au même titre que toutes les activités humaines. Rentabilisée et rationalisée par l’intelligence artificielle, la libido humaine n’a plus de secret pour Big Brother, prêt à satisfaire les moindres désirs dans l’instant. Ainsi, chaque recherche effectuée sur internet est recensée, enregistrée et étudiée par les géants du net de la pornographie mondialisée. Lire aussi : L'éditorial de Jacques de Guillebon : Fragments de France Ce ne sont d’ailleurs pas les données qui manquent lorsque 25 % des recherches effectuées sur Google sont en lien avec du « contenu adulte », soit 68 millions quotidiennement, et 1,5 milliard de vidéos et photos pornographiques téléchargées tous les mois représentant plus d’un tiers de tous les téléchargements dans le monde. De quoi engendrer environ 13,3 milliards d’euros de revenus pour les seuls ÉtatsUnis, ou bien encore, pour vous donner le tournis, 3 075 dollars dépensés toutes les secondes. Alors que les queues des cinémas perpignanais et toulousains des années  70 étaient remplies d’Espagnols quand sortait le dernier film réservé aux adultes, plus personne ou presque n’aurait l’idée d’acheter un DVD pornographique en 2018. Tout et plus, est disponible en un clic.
Hit the road Jack
Depuis sa naissance, la République française peut se prévaloir d’avoir en son sein des personnages de roman. Jack Lang en fait irrémédiablement partie. Dernière information en date le concernant : entre 2013 et 2018, il aurait reçu pour 195.600 euros de vêtements du couturier italien Smalto, et ce, sans «aucune contrepartie» selon son avocat. Né en 1939, il connut la guerre et l’antisémitisme au côté de son père d’origine juive, Roger Lang. Par la suite, il développe deux passions : une pour le droit, l’autre pour le Théâtre. Lang aime le jeu du Je. Son art de la persuasion s’aiguise en loge maçonnique. Particulièrement talentueux en matière de communication, il devient rapidement un homme clé de la Mitterrandie.
Paysans : le moral dans les bottes
Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume de la ferme France ? Nos paysans sont frappés par des crises économiques à répétition et, pire que tout, une crise existentielle profonde marquée par le déracinement général. C’est un champ de bataille aux multiples fronts qui s’impose aujourd’hui au monde agricole. Tour d’horizon par Joseph Gynt, journaliste de la presse agricole. Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée et les vrais mines et trésors du Pérou ! », clamait le duc de Sully au roi Henri IV. Quatre cents ans plus tard, on ne trouve guère de politiques pour s’enorgueillir à ce point de notre agriculture au sommet de l’État, hors discours de circonstance… Les parlementaires capables de distinguer un verrat d’un poulet se comptent sur les doigts de la main et le ministère de l’Agriculture est devenu un bureau mineur au sein du gouvernement. Deux générations de déracinés ont suffi à couper la société française – et son élite – de sa terre et de ceux qui en vivent encore. Oubliés, les cycles de production, le rythme des saisons.Seul compte l’achalandage des rayons: tout, tout le temps, de partout. Et au prix le plus bas, s’il vous plaît! Aux maux climatiques et économiques qui frappent nos paysans s’ajoute une crise existentielle, liée au manque de reconnaissance d’un pays envers un secteur pourtant stratégique. Ils nous nourrissent encore, les oubliés de nos campagnes ! Se faire entendre Les sondages ont beau confirmer l’attachement des Français à leur agriculture, c’est comme si la voix ne portait plus. Il faut dire que la population agricole s’est réduite comme peau de chagrin. De plus de six millions de paysans au lendemain de la Seconde guerre mondiale, nous sommes passés à quelque 600 000 chefs d’exploitation et co-exploitants, sur moins de 460 000 fermes.Les agriculteurs peuvent toujours compter sur une représentation syndicale historiquement dynamique, avec la FNSEA, ultra-majoritaire, et des minoritaires très actifs (Coordination rurale et Confédération paysanne). Mais là encore, l’inquiétude pointe. Seule la moitié des agriculteurs est aujourd’hui syndiquée et les élections aux chambres d’agriculture de janvier 2019 font état d’une participation historiquement basse (46 %). Le [...] Suite dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.

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