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Introduction du DPNI de la trisomie 21 : un événement sans précédent
Le nouveau dépistage prénatal non invasif (DPNI) incluant la trisomie 21 est désormais remboursé par la Sécurité Sociale. Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune, la politique eugéniste poursuit son chemin en France, pour laisser la voie libre à l'essor du marché du transhumanisme. Pourriez-vous revenir sur les récentes évolutions législatives liées à l’introduction du diagnostic prénatal non invasif en France ? En quels termes précisément ces dispositions sont-elles entrées en vigueur ? Il est vrai que 96 % des enfants diagnostiqués trisomiques avant la naissance sont aujourd’hui éliminés, ceci étant possible jusqu’au terme de la grossesse en application de la loi Veil. Sauf indication contraire des parents ou défaillance de la machine à trier, tous les fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés. Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) porte à sa perfection la politique eugéniste déjà mise en place en visant à l'éradication complète des enfants porteurs de trisomie. Il est présenté comme plus fiable, plus précoce, plus confortable, plus économique. Une usine à gaz a été construite pour renforcer une politique qui n’est ni médicale, ni scientifique et encore moins philanthropique mais surtout lucrative pour les fabricants de tests.
Funérailles capétiennes
À Dreux, la famille d'Orléans, accompagnée de nombreuses personnalités et du gotha européen, a rendu un dernier hommage au comte de Paris. Récit d'une journée particulière pour des centaines de militants royalistes venus saluer le descendant des rois de France. Chapelle royale, le 2 février. Un vent glacial balaye les allées du château de Dreux qui surplombe la ville. Depuis midi, les journalistes se pressent devant la grille alors que sympathisants et nostalgiques de la monarchie arrivent pour assister aux funérailles royales. Le 21 janvier dernier, alors que les royalistes commémoraient la mort du roi Louis XVI, le comte de Paris Henri d’Orléans est décédé à l’âge de 85 ans. Le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, est à la manœuvre. Le neveu du comte de Paris plaisante avec les journalistes accrédités pour l’événement, se laisse prendre en photo, entre et sort de la chapelle au pas de charge, gère tout le protocole. Diverses maisons royales d’Europe ont été invitées afin de rendre un ultime hommage à un prince qui aura incarné l’héritage capétien qu’il avait reçu, il y a 20 ans de cela, des mains de son père.
Guillaume Lebeau : « La police pense que la France doit beaucoup à ce mouvement des Gilets jaunes »
Guillaume Lebeau est baqueu à Gennevilliers (92) . Il a incarné le mouvement "Mobilisation des Policiers en Colère" qui avait duré plusieurs semaines en 2016. Dans son livre Colère de flic (Flammarion, 2017) il décrit la situation intenable des forces de l'ordre en France. Il répond à l'Incorrect sur l'actualité autour des Gilets jaunes. Quel bilan tirez-vous des premiers mois de Christophe Castaner à l'intérieur ? En tant que policier ayant déjà vu passer pas mal de ministres à l'Intérieur, je n'ai pas l'impression qu'il soit pire. Pour l'instant. Il y a des gens qui nous ont fait des promesses énorme, je pense en particulier à Sarkozy et Valls : il n'y a jamais eu d'actes concrets derrière. Au moins Castaner défend la police, ce qui est assez rare.
Macron et Houellebecq chez Courtepaille
Dans la plupart de ses romans, Michel Houellebecq décrit froidement et en détail les menus de ses restaurants favoris, qu’ils soient « bistronomiques », « gastro » ou simples franchises de chaînes fréquentées par les VRP, les routiers et tout ce que la France compte de quarantenaires qui passent au moins une nuit par semaine dans un hôtel Ibis « pour le travail ». Ces chaînes bien connues, Michel Houellebecq n’est pas le seul à les apprécier plus que de raison, puisqu’il s’agit aussi d’un des rares plaisirs de la vie agitée de notre jeune président.
Les travelos, c’était mieux avant
L’élection de Bilal Hassani pour représenter la France au prochain concours de l’Eurovision (du 14 au 18 mai prochain à Tel Aviv) a exaspéré Patrick Eudeline. On en viendrait, d’après le furieux rock critic, à regretter Conchita Wurst, laquelle n’était déjà qu’un pâle reflet d’un certain flamboiement queer. Quand la fausse subversion est devenue le vrai consensus macronien, voilà pourquoi Bilal Hassani est un signe des temps. J’ai de la tendresse, bien sûr, pour l’Eurovision. Pour « Tom Pilibi », pour la grande Sandie Shaw, l’immense Petula, Séverine, Brotherhood of man, Frida Boccara, Gene Pitney, Bobby Solo et Cliff Richard, Abba, Serge et la grande France. Même si depuis des années, je ne la regarde guère. Rien à voir avec Bilal Hassani, l’ectoplasme élu « chance pour la France » 2019. Le morceau est indigent, le personnage niais à pleurer et son look à se vomir dessus. On le compare à Conchita Wurst, le gagnant trans autrichien de 2014. En fait, cela est injuste. Certes, notre ami(e) Conchita n’était pas Shirley Bassey et la chanson n’était pas Walk on by ou Goldfinger.
Mort d’une trottinette
« Aaaaahh ! » Un grand cri de terreur envahit le trottoir où E. flânait en rêvant, aussitôt suivi d’une trottinette électrique qui le frôla de près et à laquelle était cramponné le monsieur qui hurlait aussi vigoureusement. E. n’eut même pas le temps d’être scandalisé : dans les secondes qui suivirent, la trottinette amorça un slalom incertain pour éviter trois de ses congénères que leurs utilisateurs avaient négligemment abandonnées en plein milieu du trottoir, puis glissa sur une déjection canine, heurta un plot et alla se fracasser contre le mur avec son conducteur glapissant d’effroi. Tout en reconnaissant en son for intérieur que ce n’était pas très charitable, E. éclata de rire – avant de songer qu’il reconnaissait cette voix, puis cette silhouette qui se relevait douloureusement du trottoir où gisait la trottinette à l’agonie. Ce monsieur ? Comment ! Lucien de S. ! E. jeta un coup d’œil soupçonneux derrière lui, au cas où l’inénarrable Chantal déboulerait à son tour sur l’un de ces engins infernaux, sanglée dans son fameux perfecto. Mais non, le trottoir était désert, abandonné à ses usagers légitimes. « Mon vieux Lucien, je suis vraiment confus de m’être ainsi dilaté la rate à vos dépens, mais je ne vous avais pas reconnu. Pour tout vous dire, je ne vous imaginais pas juché sur une telle machine ! – Il faut être de son temps, me répète sans arrêt Chantal. Vous savez comme elle est… Alors, j’obtempère, pour éviter pire. – Chacun sa croix, mon vieux. Mais sur ce coup-là, elle fait fort. – Allons ? Une simple trottinette ? C’est le doux parfum de l’enfance, vous ne trouvez pas ? Le vert paradis… – Vous plaisantez ? Pour moi, c’est très exactement le contraire : un genre de précipité du culturellement correct, le boboïsme chimiquement pur ! – Bah ! Toujours votre tendance à exagérer ! – Chimiquement pur, vous dis-je ! Votre néo-trottinette électrique est faussement écologique (elle ne fait pas de fumée, certes, mais elle ne se déplace pas par l’opération du Saint-Esprit, ça se saurait). Elle est faussement ludique (d’où l’élégante couleur vert fluo), faussement cool et ouverte (tout le monde peut s’en servir, sauf ceux qui ne sont pas riches), faussement émancipatrice (alors qu’elle appartient en général à une multinationale sino-américaine ou un fonds de pension canadien). (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Hanouna, Schiappa, Macron, les Gilets Jaunes et les autres : l’impasse
« Moi ce que je voudrais dire, c’est que ce qu’on est en train de faire là, ben les spectateurs ils peuvent le faire. C’est à dire qu’un grand débat, un atelier du grand débat ça peut être n’importe quoi. Dimanche, vous allez manger chez votre belle mère, vous allez être huit neuf autour de la table, ben c’est plus une engueulade familiale, c’est un atelier du grand débat national », concluait Marlène Schiappa après avoir co-animé l’émission spéciale de Balance Ton Post ! consacrée au « Grand débat ». Confirmation est ainsi donnée qu’un « Grand débat », ça peut aussi et surtout être n’importe quoi. Voilà où nous sommes tombés : sous le degré zéro. Alors que la France a subi plus de deux mois de manifestations qui ont provoqué des centaines de blessés, dont des dizaines l’ont été gravement et seront parfois mutilés à vie, la sous-ministre Schiappa qui occupe le poste de secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les hommes et les femmes n’a rien de trouvé de mieux à faire que de nous conseiller de « grand-débattre » en famille lors du déjeuner dominical.
Marcel Campion : Tournez manèges
Le « roi des forains » n’a jamais baissé les bras. À 78 ans, cerné par les contrôles fiscaux, il joue le tout pour le tout. Marcel Campion défie la classe politique pour devenir maire de Paris. La vie de Marcel Campion commence comme un roman de Zola. Elle se poursuit comme un roman de Balzac. Elle commence dans la peine avec la déportation de son père en 1940 et la mort de sa mère dans un bombardement lorsqu’il avait trois ans. Elle se poursuit sous les lumières, sur les tapis rouges, en compagnie de stars et de politiques. Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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