
Les Gilets Jaunes ne sont plus du tout les mêmes. Ils ont évolué. La violence n’est plus l’apanage des casseurs professionnels, black blocs et « jeunes des quartiers », elle est soutenue par de nombreux lambdas, par des gens qui n’avaient jamais protesté de leur vie. Ces mêmes Français qui ont aussi voté pour installer et rendre légitime un système qui ne l’était pas. Une partie d’entre eux a même confié son destin à la technostructure depuis l’acte unique et Maastricht, a soutenu Emmanuel Macron par défaut ou en espérant que la vie s’arrange, que tout aille mieux.
Quand l’ordre naturel est contesté, le désordre devient naturel. Une phrase qui pourrait résumer l’intensification du mouvement des « Gilets Jaunes », désormais ouvertement insurrectionnel, ou visant objectivement à l’instauration d’un climat insurrectionnel pour délégitimer le pouvoir. La France mal élevée a pris conscience de sa force, elle s’est mise en marche, pour le pire et pour le meilleur. Oui, certaines images de dégradations furent choquantes. Ainsi des tags anarchistes sur l’arc de Triomphe, des attaques de boutiques sur l’avenue Kleber, ou de cet illuminé qui a tenté d’éteindre la flamme du soldat inconnu.












