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Espérance ruralités : Un nouvel espoir
Il est beaucoup question des territoires perdus de la République aux portes des métropoles. Plus dure encore est la situation des territoires abandonnés de la République. Depuis un an, « Espérance Ruralités » travaille à donner aux enfants des campagnes savoir et fierté. Le collège est installé dans l’ancien Lidl, le magasin ayant déménagé pour un lieu neuf et plus grand à mi-chemin avec la commune voisine de Beautor : le discount est le seul commerce qui marche vraiment dans ce bourg où le taux de chômage des jeunes frôle les 50 %. Il n’y a quasiment plus de bars, ni de boutiques. Pourtant La Fère ne manque pas de charme. Les maisons en brique qui bordent les ruelles du centre-ville, quoiqu’en fort mauvais état, demeurent très belles. Bienvenue en France périphérique. « Espérance Ruralités » s’est installé ici dans l’Aisne à la rentrée 2017. Une commune particulièrement sinistrée sur tous les plans: chômage des jeunes, décrochage scolaire, illettrisme, familles monoparentales, La Fère est un exemple saisissant de cette France abandonnée par le gouvernement depuis des décennies, faute de clientèle électorale ou d’intérêt économique. C’est parce que La Fère est la commune la plus sinistrée du département le plus sinistré de la région la plus sinistrée de France qu’« Espérance Ruralités » s’y est implantée. Jean-Baptiste Nouailhac a grandi dans les champs de betterave qui entourent l’aéroport de Roissy. Il connaît bien ces campagnes où les gens se sentent dévalorisés, où l’essence est aussi importante que le sang, et où tout espoir social est mort depuis longtemps. Depuis qu’il a commencé à travailler à la Fondation pour l’école, il avait envie de faire quelque chose pour elles. Le mal se traite à la racine : plus que des structures sociales, des équipements municipaux, c’est la fierté qu’il est urgent de restaurer. Il a donc fondé le cours Clovis et le dirige depuis 2017. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Grande Jacquerie des Gilets Jaunes, Acte IV, Scène 1.
Samedi 8 décembre. Reportage à la manifestation des Gilets Jaunes, vaste imbroglio de militants antiracistes qui se servent du système et vraies petites gens qui le subissent. Alors, déferlement de violence ou manœuvres policières ?
2 questions à : François de Voyer, président du Cercle Audace

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Lundi 26 novembre, deux-cents personnes s’étaient sont rassemblées à l’étage du Cardinal, un bar du IXe arrondissement de Paris, pour assister à la soirée de rentrée du Cercle Audace en présence de Marion Maréchal. Entretien avec son président, François de Voyer.

 

Vous avez relancé au mois de novembre le Cercle Audace : de quoi s’agit-il ?

C’est l’association de gens de bonne volonté qui veulent en finir avec les échecs électoraux des droites. Indépendant de toute formation politique, notre conseil d’administration compte des adhérents des LR, du RN, de DLF et du PCD qui travaillent ensemble, en bonne intelligence, bénévolement, pour préparer la victoire de 2022. Nous croyons que les idées qui nous rassemblent – protection de notre identité contre la double mâchoire de l’immigration et du transhumanisme, attachement à la souveraineté, défense des libertés en particulier d’expression et d’entreprise, rayonnement du principe de responsabilité sur les sujets éthiques et environnementaux – surpassent nos petites querelles.

Mark Lilla : De la démocratie en France et aux Amériques
Démocrate et républicain à la française, Mark Lilla est professeur d’humanités à Columbia, aux États-Unis. Il est l’auteur de nombreux essais traduits cette année en France. Critique de la gauche comme de la droite « identitaires », l’intellectuel a recueilli de précieuses observations sur la France. Portrait d’un intellectuel engagé. En 2016, peu après la défaite d’Hillary Clinton qu’il soutenait, Mark Lilla, essayiste largement reconnu aux États-Unis, blâmait vigoureusement le camp démocrate dans une tribune du New York Times. Le professeur d’humanités reprochait à « la gauche identitaire » d’avoir perdu tout sens de l’universalisme républicain, de s’être perdue, à propos des questions de genre, dans les méandres compliqués de l’hystérie morale, et, finalement, de mépriser les classes moyennes américaines qui avaient pourtant joué un rôle décisif dans la victoire de Donald Trump. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Vers l’insurrection ? Le pouvoir est de moins en moins jugé légitime
Les Gilets Jaunes ne sont plus du tout les mêmes. Ils ont évolué. La violence n’est plus l’apanage des casseurs professionnels, black blocs et « jeunes des quartiers », elle est soutenue par de nombreux lambdas, par des gens qui n’avaient jamais protesté de leur vie. Ces mêmes Français qui ont aussi voté pour installer et rendre légitime un système qui ne l’était pas. Une partie d’entre eux a même confié son destin à la technostructure depuis l’acte unique et Maastricht, a soutenu Emmanuel Macron par défaut ou en espérant que la vie s’arrange, que tout aille mieux. Quand l’ordre naturel est contesté, le désordre devient naturel. Une phrase qui pourrait résumer l’intensification du mouvement des « Gilets Jaunes », désormais ouvertement insurrectionnel, ou visant objectivement à l’instauration d’un climat insurrectionnel pour délégitimer le pouvoir. La France mal élevée a pris conscience de sa force, elle s’est mise en marche, pour le pire et pour le meilleur. Oui, certaines images de dégradations furent choquantes. Ainsi des tags anarchistes sur l’arc de Triomphe, des attaques de boutiques sur l’avenue Kleber, ou de cet illuminé qui a tenté d’éteindre la flamme du soldat inconnu.
Jordan Peterson, l’anti-BHL
12 règles pour la vie : un antidote au chaos. Si vous pensez qu’il y a un gros travail à faire sur la déconstruction des stéréotypes de genre, Jordan Peterson n’est sans doute pas votre auteur favori. Véritable égérie des conservateurs qui s’élèvent contre le postmodernisme et ce que l’on appelle, en anglo-saxon, le « marxisme culturel », le professeur Peterson s’est notamment fait connaître lors d’un entretien virulent sur la chaîne anglaise Channel 4 qui l’opposait à une Cathy Newman enchaînant sophismes et « éristismes ».
Novembre 2018 et Gilets Jaunes : un anti mai 68 ?
« Citoyen es-tu patriote ? », pouvaient lancer à la cantonade les conventionnels aux passants qu’ils croisaient. Entendra-t-on dans les prochains jours des Français interroger leurs concitoyens parce qu’ils n’arboreraient pas fièrement leur gilet jaune dans les rues ? La question mérite d’être posée, alors qu’un nouveau récit parcellaire se construit, celui des « Gilets Jaunes ». Les « Gilets Jaunes » ont décidé de redevenir maîtres de leur narration, ne laissant plus à d’autres le soin de raconter qui ils sont. Une nouvelle communauté organisée est née en France, à cette nuance près qu’elle revendique être majoritaire, voire la seule communauté que saurait reconnaitre la République : celle du peuple français dans son ensemble. Ils sont, c'est certain, plus représentatifs que les "décolonialistes" de La France Insoumise qui tentent de se greffer aux manifestations. Unie autour d’une colère, d’un ras-le-bol général, la France des Gilets Jaunes est mue par la passion si française pour l’égalité, cimentée par la détestation du monarque : ce Jupiter porté au pouvoir tout juste un an et demi en arrière, désormais plus proche d’Eole que du maître de l’Olympe. Si les demandes des Gilets Jaunes peuvent parfois sembler contradictoires, de par la nature même de ce mouvement, spontané et protéiforme, plus divers sociologiquement qu’on ne pourrait le croire, tous les participants partagent le même mépris d’Emmanuel Macron, de sa personne.

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