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Guillaume Drago : « Ces enfants, un jour, demanderont des comptes à la société »
Professeur agrégé de droit public, enseignant à l’université Paris II Assas, Guillaume Drago estime qu’avec la PMA, on est en train de fabriquer des générations entières d’orphelins qui, un jour, engageront des actions en responsabilité contre un État qui a pu permettre une telle législation. Que vous inspire le rapport du Conseil d’État rendu public le 11 juillet dernier ? Le Conseil d’État fait référence à de grands principes (dignité humaine, liberté individuelle, solidarité nationale) mais qui sont petit à petit vidés de leur substance parce qu’on les viole continuellement. Ils n’ont donc plus d’effectivité pratique et leur portée est purement incantatoire, de sorte que notre droit des libertés en est réduit à n’être constitué de plus en plus que de libertés formelles. Théoriquement, on a un arsenal juridique qui comprend des principes conçus et définis pour défendre la filiation familiale mais qui, en pratique, se retournent contre cette filiation. Cet état du droit s’est cristallisé dans la décision du 17 mai 2013 rendue par le Conseil constitutionnel au sujet de (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'Incorrect disponible en kiosques et par abonnement!
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Halte à la transparence !
Il y eut l’Ancien Régime et son épithète nécessairement obscure. Il y a désormais la démocratie et son appendice prétendument salvateur : la transparence. C’est sous ce vocable servi à toutes les sauces que notre régime ne cesse de s’enorgueillir de lui-même, à mesure des découvertes de fraudes et de conflits d’intérêts ; à mesure aussi de l’effacement du politique, de la vitrification de l’État, entendu non plus comme un monopole de violence légitime mais comme une coopérative créancière des droits de chacun. Comme la pornographie vertueuse, l’Europe de la paix, la guerre humanitaire, le sexe sans risques, la transparence parfaite est devenue la vertu de nos sociétés représentatives, avec, toujours, ce germe de l’absolutisation qui confine à la (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect disponible en kiosque et par abonnement!
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Ludovine de la Rochère : « L’enfant sera la première victime ».
La présidente de La Manif pour Tous estime qu’une mobilisation massive verrait le jour si Emmanuel Macron décidait d’élargir la PMA aux femmes en couple homosexuel ou aux femmes seules. Exclure les hommes de la filiation serait très grave pour l’avenir de nos sociétés.   Les États généraux de la bioéthique viennent de se terminer. Que pensez- vous de cette démarche ? Ces États généraux ont été voulus d’une ampleur inédite avec beaucoup plus de débats citoyens que lors des éditions précédentes, une consultation en ligne et un grand nombre d’auditions (172). On ne peut que saluer cette ampleur tout en déplorant le caractère partisan du site internet et la formulation biaisée des propositions, partant pour la plupart d’arguments pro-PMA. Malgré cela, la participation a montré une opposition massive aux transgressions envisagées. Même s’il a passé cela sous silence, le président du Conseil Consultatif National d’éthique (CCNE) a néanmoins publiquement reconnu que (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect disponible en kiosque et par abonnement!
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L’enraciné du bocage
Il fait partie de ces députés discrets et travailleurs que la République peut encore s’honorer de compter. Loin de la lumière médiatique des plateaux télé qui dilatent les égos, Xavier Breton nous reçoit dans son bureau du 101 rue de l’Université, où s’empilent les rapports parlementaires. L’homme est sobre, courtois et sans artifice. La prudence paysanne qui émane de ses propos nous signale qu’il est un élu de province, de cette France périphérique qui reste la grande oubliée des politiques publiques des cinquante dernières années. [...] Suite à lire dans L'Incorrect numéro 12 et en ligne pour les abonnés.
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Le Louvre est-il de droite ?
Le Louvre commence avec une idée de Philippe Auguste et finit avec le sacre d’Emmanuel Macron ; en gros. Entretemps, il y aura eu Saint Louis, François Ier, Louis XIV et Balladur. N’en disons pas plus. Côté architectes et artistes, on croise Lescot, Perrault, Le Nôtre et Pei, Le Brun et Morellet. François Morellet, qui a installé sept vitraux dans l’escalier Lefuel, dans la partie Napoléon III: « L’œuvre perturbe subtilement la perception de l’espace. [...] les grilles décalées des vitraux du Louvre offrent-elles au spectateur un piège optique où le corps entier, lui-même en mouvement, se trouve impliqué. » Le Louvre est ainsi devenu un lieu où s’épanouit l’art contemporain. On y danse lentement, on y projette des films où les images et la guerre mondiale se déclinent « en de multiples retombées qui se recoupent, se cristallisent, s’allument, s’éteignent, comme les flammes des canons et la vibrance des constellations », ce qui, évidemment, laisse loin derrière la Galerie d’Apollon.
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Eric et Hapsatou : la civilisation des prénoms
Connaissez-vous le film « Un jour sans fin » avec Bill Murray ? Un homme assez veule revit perpétuellement la même journée dans une petite ville américaine. Voilà qui doit vous parler si vous vivez en France. Nous revivons perpétuellement la même semaine médiatique, harcelés par ces personnalités et ces pipoles qui font que le monde ne tourne pas rond puisque chacun d’entre eux veut en être le centre. La polémique « Hapsatou Sy / Eric Zemmour » avait ainsi un arrière goût de déjà-vu, sorte de réminiscence du dernier clash « chez Hanouna » entre Rokhaya Diallo et Bernard de la Villardière, mélange de mauvaise foi, d’hystérie et de pleurniche à deux balles.
L’état des lieux
À l'image des temples antiques, les temples de la consommation où la start-up nation vient faire ses dévotions au dieu fric ne fonctionnent le jour que grâce aux esclaves qui y travaillent la nuit. Aliénant, épuisant, une fourmi nous décrit le travail de ceux qui ne sont rien. Hallucinant. Calliope et Euterpe ayant peu d'enclin à nourrir leurs amis dont je suis, me voilà désormais contraint aux missions d'Interim ; cela permet de gagner trois thunes en attendant la fin imminente de cette comédie dérisoire. La dernière en date, pas des moindres, se situait chez Leclerc où le gigantesque inventaire hebdomadaire a lieu.  Vu la taille démentielle du bâtiment et du nombre de produits, nous étions bien une centaine de petits soldats affamés par le destin, rassemblés pour une interminable mission nocturne : jeunes et moins jeunes, mères et leur fils, filles et garçons, nous étions tous entièrement corvéables de 20h00 à 2h00 du matin. Plus, si nécessaire. On pouvait tout nous demander puisque nous allions toucher 9,96 € de l'heure. Brut. Non stop.
L’art Français de la bière
Au début du siècle, le marché de la bière était presque exclusivement industriel. Mais depuis quelques années, un nombre considérable de micro-brasseries ressuscitent la tradition de la bière parisienne. Début XIXe, un million de litres de bière étaient brassés dans le sous-sol de Paris. Cette production a totalement disparu pendant le XXe siècle, avec les efforts constants de la ville pour faire disparaître toute activité dans ses catacombes. La création de Frog beer en 1993 a été un premier pas vers la redécouverte de ce patrimoine, mais c’est le lancement de la Brasserie de la Goutte d’or en 2012 qui a vraiment lancé la mode des petites productions de caractère. Désormais, une douzaine de brasseries artisanales cohabitent dans la capitale : la Gallia, la Parisienne libérée, la Batignolle Pale Ale, la (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect disponible en kiosque et par abonnement!
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