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Bienvenue dans un monde nazi !
Sous l’empereur Auguste, le poète Horace décrivait dans ses Epîtres l’enthousiasme avec lequel les Romains avaient adopté la culture grecque, concluant ainsi : « La Grèce conquise conquit son farouche vainqueur et importa les arts au sein du Latium sauvage ». Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce phénomène d’assimilation entre le vainqueur et le vaincu semble de nouveau à l’œuvre. En effet, à qui veut bien l’observer avec une attention dénuée de préjugés, le monde contemporain se révèle imprégné des valeurs du nazisme. Alors même que nous continuons à voir dans cette idéologie la figure du mal absolu, ce phénomène d’acculturation tend paradoxalement à s’accentuer.
Mai 68, une révolte de l’Esprit ?
Avant même d’être une quête de jouissance et de consommation, le grand mouvement de 68 est né d’un désert spirituel et de l’appel d’une jeunesse à une grandeur que ses pères ne lui avaient pas transmise. De quoi Mai 68 est-il le signe ? Est-ce comme l’affirme Maurice Clavel « une Pentecôte de l’Église invisible »? « J’ai vu, dit-il, l’Esprit dans la rue, au vent et sur les visages. » Depuis 1966, le chroniqueur au Nouvel Observateur n’avait de cesse de repérer les signes annonciateurs d’une telle révolte. Ainsi quelques mois plus tôt: « Je crois que la révolte est fille de l’Esprit et si elle devait se produire sous forme convulsive et confuse, tout vaut mieux que cette euphorie, ce néant et ce ronron au rabais. » Et surtout s’adressant au général de Gaulle qui l’appréciait: « Mon général, ou bien, comme vous y conspirez per Pompidolem, nous allons tous devenir des veaux à gros et petit engrais, et il vaut mieux, pour la mémoire de vous, que ce soit un Giscard ou un Lecanuet qui nous paisse. Ou bien cela ne sera pas supporté par ce qui nous reste d’âme. […] L’esprit s’insurge. Le mobilier Louis-Philippe et les situations fausses en sont à 1847 à peu près. » Le 25 mars 1968, le journaliste politique Pierre Viansson-Ponté publie dans Le Monde un article devenu rétroactivement fameux, intitulé Quand la France s’ennuie… Il peut être pris comme point de départ d’un diagnostic spirituel de la société française, enfin en paix, face à sa modernisation. Qu’est-ce que la paix si elle se paye d’un sentiment de vanité voire de vacuité ? Cette question est d’autant plus cruciale lorsqu’on est jeune. Et en 68, il y a (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Le monstre hybride du réformisme révolutionnaire
Il est temps de subsumer la vieille opposition de l’ordre et de la révolution, la décrivirent Guy Debord et Raymond Aron. Ce qui est né de 68 est un paradigme inédit, qui s’est incarné notamment dans la figure d’Emmanuel Macron. Deux interprétations majeures nous semblent encore surplomber les débats développés depuis cinquante ans sur Mai 68. Il n’est pas innocent d’ailleurs qu’elles émanent de deux acteurs des événements, engagés dans des camps et selon des modalités opposés. Nous voulons parler de Raymond Aron et de Guy Debord. Le premier fut un redoutable « spectateur engagé » dans le camp gouvernemental bien que critique de celui-ci. Le second fut un redoutable « anti-spectateur » combattant dans le camp « révolutionnaire » bien que critique de celui-ci. Aucun exercice ne peut être plus profitable aujourd’hui que de relire La Révolution introuvable d’Aron et Le Commencement d’une époque de Guy Debord. En effet, cette lecture conjointe permet de pousser à bout l’opposition entre les interprétations de 68. Alors qu’Aron s’est efforcé de dégonfler l’événement de sa prétention, d’en faire une grenouille voulant devenir aussi grosse que le bœuf révolutionnaire, Debord a voulu au contraire lui donner toutes ses lettres de noblesse révolutionnaire. Pour le premier, la révolution est « introuvable » dans les événements de Mai, lesquels sont le signe de son épuisement. Pour le second elle y est présente tout entière et elle marque (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Le retour des exorcistes
Chassez le surnaturel, il revient au galop, disait l’autre. Manifestement, le temps des exorcistes est revenu en France. Ni psys, ni torquemadas, ces traqueurs de démon new look combattent discrètement le mal au coeur du monde. « la plus grande ruse du diable est de nous persuader qu’il n’existe pas », disait Baudelaire, pointant l’enthousiasme béat de ses contemporains pour les progrès des Lumières. Force est de constater que cette formule est plus que jamais d’actualité. Relégué au statut de symbole, le Diable a mué de diviseur (diabolos en grec) à rassembleur (symbolon), ce qui a tout d’une hérésie. Cependant, il subsiste encore aujourd’hui une profession dont on ne soupçonnait même plus l’existence : les exorcistes. Le père Georges Berson, prêtre exorciste du diocèse de Paris, fait partie de cette poignée d’hommes qui ont dédié leur vie au combat contre Satan. Après avoir répondu favorablement à ma demande d’entretien, il me reçoit dans un bureau étriqué et austère à l’Accueil Saint Michel, avec pour seules décorations un crucifix et un tableau de l’Archange Michel. Exerçant à quelques centaines de mètres du cimetière du père Lachaise, il a travaillé dans l’aérospatiale dans une première vie (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Kassovitz, l’adulescent
Mathieu Kassovitz est un homme enfant, un adulescent. S’est-il jamais vraiment remis de la période 85-95 où, jeune francilien, il se rêvait compagnon de route du rap naissant ?
Stabat Mater et cabécou
Dans ces régions méridionales du Quercy et du Rouergue, la pauvreté de la terre n’a jamais permis une grande culture. Dans ces massifs de causses, les roches sédimentaires sont parcourues de rivières souterraines qui font aujourd’hui le bonheur des spéléologues. Mais en surface, l’herbe est rare. C’est le domaine de la chèvre, non de la vache.  
Mèmes Royalistes : « Nous sommes pour la réémigration des dissidents 2.0 dans le monde réel »
« Mèmes Royalistes » se présente comme « un collectif informel de graphistes ». En réalité, il s’agit d’une bande de jeunes royalistes au comique irrésistible qui sévit sur les réseaux sociaux. Rencontre avec des roycos du dernier type. Comment est née cette idée de page ? Cette page est née en septembre 2017. C’est d’abord partie d’une initiative personnelle sans véritable but où le créateur était loin d’imaginer l’ampleur que prendrait la page aujourd’hui. Actuellement, la page compte trois admins et environ une quinzaine de graphistes répandus à travers la France. Nous rassemblons une communauté de plus de 28K fans sur Facebook et 5K sur Twitter. Deux constantes sont restées depuis les débuts de la page : promouvoir au maximum la francophonie dans une sous-culture largement dominée par les anglophones et soutenir l’idée royale. Le royalisme est donc devenu un truc cool ? Cool nous ne saurions dire, « pute à cliques » peut-être, mais suffisamment (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Eloge des punitions corporelles

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Baudelaire proposait d’« assommer les pauvres » pour leur rendre leur dignité. Pierre de Lauzun nous invite à knouter les traîne-savates pour leur enseigner le vivre-ensemble et leur épargner la prison.

 

Dans le discours politiquement correct qui nous domine, il n’y a rien de pire que la souffrance physique. On poursuit même désormais devant les tribunaux les parents qui ont l’outrecuidance de coller une baffe à des marmots insupportables. Or ma thèse va bien plus loin : elle consiste à recommander les punitions corporelles pour les adultes. Oh, pas des tortures ou mutilations ; non, la méthode singapourienne, coups de rotin ou bastonnades: cela fait mal mais on s’en remet, et si c’est bien fait, c’est sans trace. Pensons aux effarants voyous qui se sont illustrés dans les saccages récents de facs, aux bandes anarcho-trotskystes qui accompagnent désormais n’importe quelle manif de gauche qui se respecte avec leurs violences et destructions rituelles, ou à ces fascistes appelés abusivement antifas.

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