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Macron prendrait-il les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ?
Emmanuel, monsieur le Président, on voulait te vous dire, les camarades et moi : faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Là, tu vois, on a senti que tu donnais bien bien dans la complexité et que tu nous l’emberlificotais façon liane tendance ronce, ta laïcité ouverte.
Peggy Sastre, féministe mutante
Peggy Sastre est une féministe atypique. Traductrice et collaboratrice de Slate et L'Obs, elle est la principale représentante française d'un « évoféminisme » enraciné dans les sciences de l'évolution. Progressiste déclarée, qui propose aux femmes de sortir de leur « condition de mammifères placentaires », Peggy Sastre avait signé la tribune revendiquant le "droit à importuner" pour les hommes, aux côtés de Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, ou encore Catherine Millet, non sans générer de nombreuses réactions, en France comme dans le monde anglo-saxon, sensible aux spécificités françaises. Entretien.
Name and shame
Décolonialisme, afro-féminisme, antiracisme racisé et racialiste, soutien au port du voile… La haine de la France ne manque pas d’être souvent invitée à la télévision. À bien des égards, le parcours de Rokhaya Diallo aurait pu être cité en modèle d’intégration réussie. Née dans la capitale de parents sénégalais et gambiens de la classe ouvrière, la médiatique chroniqueuse de Touche Pas à Mon Poste a été une étudiante exemplaire avant de devenir une militante professionnelle de la cause des « minorités visibles ». Alors que Rokhaya Diallo s’apprêtait à embrasser une carrière des plus classiques dans le secteur privé, les morts accidentelles de Zyed Benna et Bouna Traoré, élément déclencheur de la série d’émeutes quasi-insurrectionnelles de 2015, agirent comme un révélateur: elle serait désormais le porte-voix des oubliés, des « damnés de la terre » et autres victimes ontologiques de l’oppression systémique du patriarcat occidental. Fini l’antiracisme bisounours des « grands frères » socialistes, place à la lutte « décolonialiste » et « intersectionnelle », poursuite contemporaine du combat d’émancipation des peuples anciennement colonisés. Un « antiracisme » offensif en forme de Lutte des races   Derrière les barbarismes et les néologismes des « afroféministes » du collectif Mwasi, des mal nommés « Indigènes de la République », ou des « Indivisibles », du nom de l’association créée par Rokhaya Diallo en 2007, distribuant des Y’a bon Awards aux personnalités coupables de déclarations jugées racistes, se cache (...) À découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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En marques !
La lente chute du politique a permis la fascinante ascension des marques et des entreprises qui les contrôlent : ce sont elles qui ont aujourd’hui la charge du bien commun. Pour la plus grande gloire du capital. Début février, la marque Decathlon a été accusée de sexisme. Une observatrice perspicace avait remarqué que la marque proposait des sacs à dos bleus pour les garçons et roses pour les filles. La conversation sur Twitter, où l’animateur de la communauté Decathlon s’efforce d’expliquer que la marque ne subventionne pas La Manif Pour Tous et que les études consommateurs prouvent que les filles aiment le rose, est un modèle du genre. La question intéressante est qu’une marque peut, aujourd’hui, être accusée de ne pas servir le bien commun. Une marque, gérée par une entreprise, n’est plus seulement une manière de rentrer en contact avec les chalands, de leur faire une promesse, elle est porteuse de sens, elle construit du social, volens nolens, et plutôt volens, d’ailleurs: le beau différencié selon Dove (voire le carrément bizarre pour les marques plus pointues) est un message d’empowerment des femmes, H&M sauve la planète avec son programme Conscious en recyclant les vêtements, Monoprix lance Shop&Give, « un service pour faciliter la vie des urbains qui permet de faire un geste antigaspi, solidaire et écolo ! » : vous remettez au livreur vos produits alimentaires non périmés et vos piles mortes pour que Monoprix effectue un don alimentaire ou recycle. Quant à Patagonia, elle revendique de « surveiller de très près les actions de l’administration Trump » et se prépare « à prendre toutes les mesures nécessaires, y compris des actions en justice » *1 ! Tremble, Donald. On peut soupçonner que ces charités ne sont que le très contemporain avatar des subventions accordées aux équipes de foot locales, mais quand même : les marques sont réellement citoyennes. Elles le sont d’autant plus que les gouvernements (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Mathieu Bock-Côté, le conservateur venu du froid
Intellectuel reconnu au Canada, et détracteur redouté du multiculturalisme à la Trudeau, Mathieu Bock-Côté défend une Alternative crédible pour une droite en quête d’intelligence. Fier de son héritage et de sa culture, et profondément attaché à sa « petite nation », comme il l’appelle en citant la belle formule de Milan Kundera, Mathieu Bock-Côté a rejoint très tôt le Parti Québécois, le principal parti qui luttait pour l’indépendance du pays. Pourtant, le militant a vite ressenti un besoin de parler en son nom propre, en tant qu’universitaire et intellectuel, et non plus au nom d’un appareil. Ses aspirations à une vie intellectuelle ambitieuse et structurée se heurtaient en effet à l’étroitesse inhérente aux partis, dans lesquels la liberté de parole est toujours conditionnée. Pour autant, Mathieu Bock-Côté nuance, sans la renier, la critique radicale que Simone Weil a développée dans sa Note (...) À découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Grégor Puppinck : « L’avortement est une fausse liberté »
Grégor Puppinck est directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), docteur en droit, expert auprès du Conseil de l'Europe. Il a dirigé la rédaction de  Droit et prévention de l’avortement en Europe (LEH, 2016).  Pour l’Incorrect, il a accepté de répondre au sujet du projet de constitutionnalisation de l’avortement formulé par le groupe communiste au Sénat le 3 avril dernier.
Justice pour Laurie et Clarissa !
Deux générations de jeunes Français et de jeunes issus de l’immigration vivant sur le territoire national ont été éduquées dans un climat de haine de la police. Il était de bon ton bobo de ne pas aimer « les flics ». Faut-il alors s’étonner que « tuer du flic » apparaisse aujourd’hui normal en certains milieux ? Laurie, assassinée comme en passant par un terroriste islamiste de banlieue, Coulibaly, en janvier 2015. À Montrouge. Clarissa, tabassée comme en passant le 31 décembre 2017, à Champigny-sur-Marne, par des individus médiatiquement appelés « jeunes des banlieues ». Deux exemples récents parmi tant d’autres de la réalité de la violence contre la police en France.
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SNCF, la réforme impossible ?
Les cheminots constituent depuis longtemps un bastion du syndicalisme français – pas très vigoureux, mais les petits chiens aboient plus que les gros. Toute réforme ne consistant pas à dépenser plus pour rendre moins de services à la population est donc mal vue de la minorité qui organise les grèves et y participe. Alors, faut-il se résigner au statu quo ?

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