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Xavier Lemoine : « Tant que la question culturelle ne sera pas réglée, l’argent public donné aux banlieues ne sera pas pleinement utile »
La Seine-Saint-Denis est-elle déjà un territoire pleinement « perdu pour la République » ? Depuis le « Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu » du suprême NTM, la situation du « 9-3 » semble ne pas s’arranger, mais empirer : développement du communautarisme islamique, démission de l’État, apparition de réseaux criminels organisés sur le modèle de la mafia d’antan, faillite de l’éducation nationale, immigration massive, dégradation de l’habitat, émeutes régulières. À tel point que l’on peut parfois se demander si le département qui abrite la nécropole des Rois est bien encore un département français. Alors que Stéphane Gatignon a annoncé quitter ses fonctions de maire de Sevran, nous avons souhaité discuter du problème de la Seine-Saint-Denis avec Xavier Lemoine, maire courage de la ville de Montfermeil classé à droite.
Jean-Luc Coronel de Boissezon : « Nous sommes offerts en boucs émissaires par un gouvernement acculé à donner des gages à ses plus violents opposants »
Au mois de février débutait un mouvement de contestation contre la « nouvelle loi d’accès aux études universitaires », rejetée par les principaux groupes de gauche au Parlement national. Depuis lors, certaines facultés sont occupées par des protestataires, au mépris d’étudiants qui aimeraient parfois pouvoir suivre normalement leur année universitaire. À Montpellier, le blocage de l’université Paul Valéry dure depuis près de 45 jours, sans que la préfecture n’ait décidé d’évacuer les manifestants. Rencontre avec Jean-Luc Coronel de Boissezon, professeur d’histoire du droit à l’Université de Montpellier, accusé d’avoir laissé se dérouler une action punitive contre des activistes violents.
Thibault de Montbrial : « Dans la violence des cités et dans la violence de l’extrême gauche, l’hypothèse de tuer du flic est parfaitement assumée »
[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1522399549150{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »] Le célèbre avocat, par ailleurs président du CRSI (Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure), dresse un tableau accablant de la société française, où la violence prospère sur la dissolution de tout lien social. [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://vimeo.com/262507254/cf69fe4cf1″][/vc_column][/vc_row]
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Pour que Beltrame soit ressuscité !
Le sacrifice d'Arnaud Beltrame nous oblige tous, a affirmé le président de la République lors de l'hommage national rendu mercredi aux Invalides. Quel sens ce sacrifice peut-il revêtir pour nous ? Et quel est le sens de sa mort pour notre pays ?
« Les banlieues ont été désertées par les juifs.»
Richard Abitbol milite avec son association trans-confessionnelle pour la reconnaissance réelle des actes antisémites commis en France. État des lieux désespérants. Depuis la naissance de votre association, la situation de la France a-t-elle évolué ? Oui : elle a empiré, puisqu’elle s’est généralisée. Au début, c’était les juifs qui étaient spécifiquement touchés – comme dans l’affaire Ilan Halimi, véritable électrochoc pour la communauté. D’abord parce que c’était la première fois qu’on tuait et torturait un homme parce qu’il était juif ; ensuite parce qu’elle réactivait le fameux préjugé du «juif qui a de l’argent». Mais encore à cause du climat de l’enquête elle-même : il a fallu du temps pour qu’on parle d’antisémitisme. Monsieur de Villepin ne l’a fait qu’à l’occasion d’un dîner du CRIF. Ce fut une véritable prise conscience. Les juifs se sont demandé s’ils avaient encore leur place dans ce pays, et beaucoup ont décidé de partir, certains vers Israël, d’autres vers les États-Unis ou le Canada. Il faut rappeler que nombreuses sont les affaires qui ont eu lieu entre 2006 et 2012, bien avant les grands attentats : des synagogues ont été incendiées, des gens ont été insultés, molestés, ont reçu des crachats et parfois même des coups de couteaux. On a dénombré des centaines d’agressions de ce type. Je ne pense pas que cela ait fait autant de bruit que les pseudo-agressions sexuelles, dont on parle aujourd’hui. Vous trouvez que la France n’a pas réagi ? Le sentiment d’abandon qui découlait de ce silence était, je crois, pire que les agressions elles-mêmes. Les juifs avaient l’impression d’être mis complètement de côté. Lors de l’attentat du Bataclan, un homme politique bien connu a déclaré : « Avant on avait de la compassion. Maintenant on est concerné ». Quand des juifs sont tués, on éprouve de la compassion. Quand des non-juifs sont tués, on se sent concerné. Que se passe-t-il réellement dans les banlieues ? Les banlieues ont été désertées par les juifs. Beaucoup d’habitants du 93 et du 95 ont quitté leur département pour aller vers des zones plus sécurisantes, comme (...)
Jean-François Colosimo : lumières et aveuglements
Selon vous, la modernité a semé la confusion entre le théologique et le politique. Comment cela nous est-il arrivé ? Ce qu’on appelle la modernité n’a d’autre projet qu’elle-même, c’est-à- dire d’être chaque jour plus nouvelle. Et plus autonome, déracinée, atomisée. À la fin du XVIIIe siècle, l’Europe philosophe proclame la mort de Dieu. Sur ce grand cadavre, l’homme va pouvoir construire son destin, s’auto-construire, devenir son propre dieu. C’est le programme « Prométhée », voler le feu sacré. La marche du progrès doit être irrésistible. L’avènement glorieux de la raison est appelé à illuminer la longue nuit de l’obscurantisme. La religion va servir de marqueur à tout ce qui est censé contredire les Lumières: l’illusion, la violence, le particularisme. Les Encyclopédistes lui inventent une légende noire, celle du sombre Moyen Âge, des Guerres de religions et de l’Inquisition. On la résume à une pathologie. Elle est chargée de tous les maux. Cette conceptualisation est pourtant un artifice sans consistance réelle. La science des religions, qui naît en même temps, finira par (...) A lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Arnaud Beltrame et Redouane Lakdim : la France et l’anti-France
Khaled Kelkal. Mohamed Merah. Salah Abdeslam. Chérif et Saïd Kouachi. Sid Ahmed Ghlam. Abdelhamid Abaaoud. Samy Amimour. Amedy Coulibaly. Ismaël Omar MostefaÏ. Mehdi Nemmouche. Ahmed Hanachi. Une liste non exhaustive de terroristes islamistes qui ont frappé sur le sol français. Vendredi 23 mars, le binational franco-marocain Redouane Lakdim s’est ajouté à la cohorte des zombies d’Allah voulant « venger la Syrie », faisant des blessés graves et quatre morts, dont l’héroïque lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui a fait le choix de prendre la place des otages retenus dans le supermarché attaqué. Nul besoin de s’appeler Sherlock Holmes pour comprendre ce qui réunit ces terroristes islamistes qu'on dit "Français", car ce qui les rassemble est qu’ils se ressemblent.

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