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Le philosophe qui voulait se faire plus gros que les grenouilles
Le philosophe a la voix suave et le regard profond. Penché sur son micro comme le prince sur l’oreille de sa belle, par son timbre impérieux il convertit les masses aux Lumières de la Raison. De son bras superbe, il dissipe les ténèbres en lançant bons mots, fatwas et anathèmes. Platon serait fier de voir que grâce à lui, les Bidochon sortent de leur caverne, et qu’entre deux réclames pour du sucre et de l’acide ascorbique, ils apprennent à ne plus se laisser berner par les marchands de reliques.
Hommes, je vous aime !
Sur les réseaux sociaux, dans les médias, la polémique autour des violences faites aux femmes et de la libération de leur parole a occupé de longues semaines. Encore faut-il que cette parole soit celle des chiennes de garde du féminisme contemporain. Vous prenez un verre dans un bar, un soir, avec un homme récemment rencontré. Celui-ci nourrit de solides projets pour la nuit. Vous lui plaisez et son charme ne vous laisse pas indifférente. Soudain, une notification s’affiche sur votre téléphone : votre partenaire vient de vous proposer une relation sexuelle. En agrandissant la fenêtre, vous découvrez alors les « paramètres » qu’il a enregistrés en vue du prochain rapport: si un préservatif sera utilisé, la possibilité ou non de pratiques BDSM, ou encore si le langage cru sera de rigueur pendant l’acte. La durée de la relation est aussi programmée. Les préférences sexuelles étant établies, il ne vous reste plus qu’à confirmer l’ensemble en envoyant votre consentement. Ce récit ne relève en rien de l’anticipation, plusieurs applications, utilisées notamment (...) A lire dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Bruno Beschizza, un symbole du clientélisme dans les banlieues
Bruno Beshizza est maire d’Aulnay-sous-Bois. Ancien policier, l’homme s’est fait élire sur la légitimité d’une noble profession que son clientélisme déshonore aujourd’hui. Cheveux dégagés sur les tempes, nuque bien propre, houppette tendue vers le ciel, regard d’aigle, allure martiale ; Bruno Beschizza a tout du super flic que rien n’effraie, d’un genre que Nicolas Sarkozy appréciait tant. Il appartenait à ce petit groupe trié sur le volet des champions de la République désignés par la droite pour reconquérir les territoires perdus, des hommes forts prêts à passer un coup de Kärcher pour débarrasser le pays de la racaille, comme aimait à le dire l’ancien président de la République. Toujours en première ligne pour défendre ses collègues de la Police nationale, apparemment fidèle à ses premières amours syndicales au sein de Synergie-Officiers, Bruno Beschizza a surpris l’an passé au moment de la désormais célèbre « affaire Théo ». Qu’est-ce qui a donc bien pu pousser l’ultra-sécuritaire Beschizza à enfoncer ses collègues de la BST (Brigade spécialisée de terrain) ? Dès que l’affaire Théo a commencé à fuiter dans la presse, le maire d’Aulnay-sous-Bois s’est empressé de se porter au secours du jeune Luhaka, au mépris de la présomption d’innocence de ses anciens camarades policiers. Bruno Beschizza n’est plus le même homme depuis 2010, année au cours de laquelle (...)
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Euthanasie : les raisons de s’y opposer
Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône et Vice-président de la commission des affaires sociales, a récemment publié une tribune en faveur de l'euthanasie, intitulée « Pour une liberté républicaine : le choix de sa fin de vie », cosignée par 156 députés dont la très grande majorité émane de la République en Marche (LREM).
Devine qui vient dîner ce soir ? Fodé Condé, mineur isolé !
« En admettant que chaque homme sache calculer son intérêt bien entendu, en résultera-t-il que chacun, en le poursuivant, se trouvera aussi poursuivre l’intérêt des autres ? », se demandait Le Senne dans son Traité de morale générale. Une question que l’on aimerait poser au couple formé par Fabien Vehlmann et Géraldine Courbe, qui a bénéficié cette semaine d’une large couverture médiatique, pour avoir fait preuve, encore faudrait-il le croire, d’une générosité exceptionnelle en accueillant un jeune migrant guinée, de son nom Fodé Condé.
Loi asile et immigration ? la fabrique de l’opinion
En janvier dernier, le Premier ministre Édouard Philippe présentait un « projet de loi asile-immigration », immédiatement taxé de « texte de dissuasion migratoire systématique » par la Pravda du soir. De quoi fouetter un chat, vraiment ? Asile et immigration, deux mots associés dans une loi pour mieux les distinguer. C’est que la confusion est de mise. Le sacro-saint droit d’asile représente l’irréductible humanisme des Français, alors que l’immigration, même choisie, est un repoussoir pour un peuple qui se sent de moins en moins chez lui. Le défi de Macron se résume donc ainsi : « plus d’humanité et plus de fermeté. » En France, la bataille de l’opinion est toujours première, transformant l’Assemblée en chambre d’enregistrement des émotions relayées par les médias. Sans attendre le débat parlementaire d’avril, les corps intermédiaires se sont donc déchaînés depuis l’annonce de la loi. Le 8 décembre, les associations claquèrent la porte du ministre qui leur présentait (...) A lire dans le nouveau numéro de L'Incorrect ou en ligne pour les abonnés.
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Non, les Égyptiens n’étaient pas noirs !
Cela pourrait faire sourire mais ce type de théories fumeuses fait désormais florès sur le web. Des centaines de sites internet en anglais et en français, relayés plusieurs dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, propagent un discours savamment rodé : l’Homme blanc aurait manipulé l’historiographie, en masquant l’apport inestimable des Africains dans les sciences et les arts, notamment durant l’Égypte antique
Petite philosophie du transhumanisme
Transhumanisme : il faut savoir de quoi on parle. Selon les cas le débat sera très différent. Il y a d’abord un transhumanisme modéré, type « homme augmenté ». Mais tout homme utilisant un outil, montant sur un véhicule, regardant un télescope, etc., est un homme augmenté. Cela ne remet donc pas en cause la conception métaphysique de l’homme. En un sens même cela la fonde. L’homme a pour propre d’être capable d’augmentation, parce qu’il est un esprit qui, dans son opération, échappe en partie aux contraintes de la matière. Un être humain qui par effet biologique ou prothèse technique verrait bien mieux, courrait plus vite, calculerait beaucoup plus rapidement, etc., resterait dans ce champ. Nous avons déjà des gens plus intelligents, plus rapides, plus beaux que d’autres. Sauf que désormais on pourra acheter cette augmentation, qui serait donc cumulative. Les plus riches auraient sans cesse plus de succès Cela ne changerait rien d’essentiel, mais poserait d’énormes problèmes sociaux. On s’offusque des inégalités, on n’a encore rien vu. Cependant poussée à son terme, la logique du transhumanisme va plus loin ; son objectif en fin de compte est une forme d’immortalité : un être post-humain qui ne serait plus dépendant de son corps biologique actuel. L’hypothèse sous-jacente est que, par la technologie, on puisse donner (...)
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