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Reportage : La Charia est dans le pré
Reportage : La Charia est dans le pré Dans ce petit village berrichon vit une communauté musulmane radicale depuis 2002 au grand dam de ses habitants. Châteauneuf-sur-Cher, ses mille cinq cents habitants, son château, sa basilique et… sa communauté islamique. Ils sont quatre familles à pratiquer à huis clos un islam des plus traditionnels. L’information n’est pas neuve puisque les médias en ont écrit bien des lignes il y a quelques années. C’était en 2015 dans un contexte d’attentats, la France prenait conscience que vivaient en son sein des communautés qui n’avaient pas spécialement d’appétence pour ses « valeurs républicaines » et ne mettaient pas la sacro-sainte République au-dessus de Dieu. En traversant le Cher, on est frappé par deux faits saillants : la présence d’une mosquée située en contrebas du château surplombant le village, et surtout les croix gammées taguées sur le portail d’entrée. Tracées à la bombe de peinture par un habitant présentant deux grammes d’alcool dans le sang au début du mois de janvier, elles traduisent le profond malaise qui règne dans le village depuis une dizaine d’années. Un malaise qui ne s’est jamais dissipé. « J’ai distinctement entendu le bruit d’une bombe de peinture secouée, vous savez ce bruit de bille. Je suis sorti et j’ai attrapé ce monsieur qui venait de finir son œuvre. Je l’ai immobilisé et j’ai appelé les gendarmes. » Stéphane Lopez, membre de la communauté islamique de Châteauneuf est calme, posé et courtois. Il me reçoit dans la salle de prière située (...)
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Frère Éric Salobir : « Les vrais débats du moment sont sous-évalués par l’opinion publique »
La science a toujours été l’affaire de l’Église, n’en déplaise à la vulgate – ne serait-ce que pour y mettre un peu de morale et d’humanité. Le frère Salobir, op, ne déroge pas à la tradition: digne fils de saint Thomas, son réseau OPTIC remet un peu de raison dans la rationalité folle du temps. Comment le réseau OPTIC est-il né, et des religieux catholiques sont-ils fondés à s’emparer de la question des « technologies de rupture » ? OPTIC est né d’un souci de l’Église de mieux connaître ces technologies de rupture. L’idée a germé au sein de l’ordre Dominicain, d’un dialogue entre le Maître de l’Ordre et moimême, en lien avec le Saint-Siège. Nous sommes en contact avec les dicastères romains, mais sommes une initiative indé- pendante, ce qui nous permet de fonctionner comme une start-up. Rome est très conscient du sujet, et s’y intéresse considérablement. Nous voulons aider et servir à la fois la catholicité et la liberté humaine. Quelle est votre spécificité et y a-t-il des équivalents dans le monde ? Notre démarche a une double spécificité : tout d’abord, toujours placer l’humain au centre des développements technologiques, non pas comme un utilisateur, un client, un actionnaire ou un citoyen, mais en tant qu’humain, qui est tout cela à la fois et bien plus encore. Pour ce faire, et c’est notre deuxième spécificité, nous initions un dialogue entre les le monde de la technologie et des affaires, et les chercheurs en sciences humaines : philosophes, théologiens, anthropologues ou sociologues posent ainsi aux acteurs des nouvelles technologies des questions inédites. Nous essayons ainsi de proposer une approche plus large que celle qui prévaut parfois, fondée sur des normes ou des critères techniques. En ce sens-là, nous sommes originaux, je crois. Qu’y a-t-il à craindre parmi ces technologies nouvelles ? La peur est mauvaise conseillère. Il nous faut donc, avant tout, éviter de fonder notre approche sur la crainte de la nouveauté, qui est naturelle, mais doit être dépassée. Ces technologies sont, en effet, porteuses d’immenses (...)
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Conversation avec Laurent Alexandre : « Il faut augmenter le QI des pauvres ! »
Qui est Laurent Alexandre ? Un génie philanthrope ? Un millionnaire qui s’ennuie ? Un excellent commerçant ? Un doux dingue ? Une conscience contemporaine ? Un docteur Mabuse ? Bien malin qui le dira. Reste que notre homme squatte les pages des magazines et les plateaux télé. Il fallait aller ça voir de plus près. Vendu à plus de 50 000 exemplaires depuis sa sortie en octobre 2017, La Guerre des Intelligences ( JC Lattès) aura fait couler beaucoup d’encre : dès l’introduction, l’ouvrage prétend que nous aurions changé d’échelle temporelle, et que du XXIe siècle naîtra un bouleversement anthropologique. La raison selon l’auteur en serait l’inégale répartition de l’intelligence, et l’apparition des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) aux alentours de l’an 2000 aurait été la source d’une « neurorévolution » potentiellement génératrice de catégories d’hommes différenciées, profondément inégales. De la « neurorévolution » à l’instauration d’une « neurodictature » dominant une multitude inadaptée, déclassée, voire inutile, il n’y aurait donc qu’un pas que les géants des GAFAM et des NATU américaines, ou des BATX chinoises, s’apprêteraient à franchir. Dans cette nouvelle réalité, la moitié de la population mondiale, au bas mot, serait asservie aux nouveaux féodaux du monopole de « l’intelligence ». Faculté que Laurent Alexandre définit comme « le moyen dont l’humanité a été pourvue par l’évolution darwinienne pour survivre dans un environnement sauvage ». Éveilleur proclamé des consciences assoupies, Laurent Alexandre juge qu’il est plus que temps de (...)
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Du droit à la bise par Frédéric Rouvillois
Encore un progrès de la transparence et du vivre ensemble, alors qu’il y a moins d’un siècle, en France, nos malheureux ancêtres, cadenassés dans les codes du savoir-vivre bourgeois, se contentaient d’incliner la tête en guise de salut. Tout au plus échangeait-on une poignée de main – et lorsqu’il s’agissait d’une dame, c’était à cette dernière de tendre la sienne, et seulement si elle désirait accorder ce rare privilège.
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La saint-cochon
En février, dans les campagnes françaises, on tue le cochon. La saint cochon efface la vilenie du porc, cette ambivalence d’un animal honni dans certaines cultures, adoré dans d’autres
Dans la jungle, ça pue, ça schlingue
Dans la recherche de nouveaux espaces de compassion et de dénonciation du mal commis par l’homme, tout sujet en devient un dès lors qu’il épouse une des grandes causes de l’époque. Les syllogismes de réflexion se transforment en sophismes d’accusation et la conscience devient un véritable instrument de domination.
L’Occidental 2.0, cocu mais content
L’époque est à la mortification, à la contrition. Un homme blanc se doit de se haïr ! Il le doit surtout aux minorités que des générations d’entre les siens ont opprimées et humiliées. Les femmes, of course, mais aussi les descendants des peuples colonisés, victimes ontologiques du tortionnaire occidental, de l’exploiteur des damnés de la terre.
Kroc Blanc : Chef de meute
Rappeur mordant des marges, Kroc Blanc rêve de réinventer la culture populaire française et voit au-delà du rap. Il ne pose jamais sans son masque égaré des studios d’Eyes Wide Shut, c’est que le rappeur identitaire énervé est un grand timide. Malgré ses paroles, ou plutôt à cause d’elles : cracher sa haine du monde et son rejet de l’ordre établi a toujours été l’apanage des grands sensibles. Dans le privé, Kroc Blanc assume son extrace populaire bousculée par la mondialisation. Le jeune auteur des tubes « #JMLP », « Je vote FN » et « Nazi » a grandi dans une famille d’artisans de l’Ouest installés à Paris, dans le XIe , lorsque l’arrondissement n’était pas encore le quartier général de la boboterie : une famille industrieuse française, qui fut finalement victime de la concurrence étrangère à bas-coût. Une famille qui ne lui prodigua d’ailleurs aucune éducation musicale. Et voilà pourquoi votre fils est rappeur : « C’est de la musique facile », il suffit d’en avoir écouté adolescent à haute dose. Ses héros d’alors ? Kery James et Eminem. Et aujourd’hui ? « Je n’écoute plus de rap ». C’est dit. Politiquement, s’il est de droite, c’est plutôt de celle qui parle d’identité française et de baisses de charges pour les petits patrons. Pas loin du Macron d’aujourd’hui, qui dit (...)
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