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Extinction du sens

J'ai toujours eu du mal avec les conneries du style « Ceci n’est pas une pipe » de l’autre zizi pâteux de Magritte ou « La terre est bleue comme une orange » d’Éluard. Rien d’intéressant dans tout cela. Provocouillette. Mais ces galéjades de jaquettes cocos ont inauguré l’ère moderne de « l’extinction du sens ». Le fait que les mots, les choses, ne doivent pas avoir le sens pour lequel ils sont faits.

Artistique, l’extinction du sens est devenue politique. Avant d’être récupérée par le turbopognon. Prenez le Tour de France. Ce n’est plus un tour (il l’a été dans les années 1910 avec le fameux « chemin de ronde ») et il se déroule de moins en moins en France. Cette année, il est parti du Danemark. Demain, il partira de Nouvelle-Guinée et arrivera sur la Lune si ASO, la société organisatrice, y trouve un intérêt. Le Tour de France est devenu une franchise n’ayant plus rien à voir avec son objet initial. Le Paris-Dakar qui se déroule en Arabie ou en Amérique du sud est une franchise. L’équipe de France de foot avec ses trois « de souche » est une franchise. Brouillage du signifiant et du signifié. Les mots ne veulent plus rien dire. Ils ont été déconstruits. Vidés de leurs tripes et de leurs couilles. Comme le maquereau à Sandrine Rousseau !

Alliance du gauchisme, de la tiers-mondisation et du turbopognon qui déconstruit les mathématiques et la biologie pour arriver à un relativisme absolu

Le gauchisme a décidé que « tout était possible », qu’il ne devait y avoir aucune limite, le pognonisme california-cool a récupéré le concept et en a fait un portrait de Che Guevara qui vend du Coca. Mais les gauchistes ont toujours ce génie des nouveaux développements de l’extinction du sens. Les transgenres, par exemple, utilisent toujours leur corps pour « effacer le sens ». Vous voyez une femme, ah bah non, c’est un homme. Ou le contraire : vos yeux voient un homme mais il est « enceint » ! Votre esprit pense donc automatiquement que c’est une femme ! Ah mais que nenni ! C’est désormais un mâle. Écrit sur la carte d’identité, connard ! Vous devez administrativement et moralement le croire. Dire le contraire est un délit. On voit même fleurir depuis quelque temps le concept de « bite de femme ». Romée vous fera un dessin pour expliquer la chose… Là encore, on voit deux termes reliés qui ne peuvent aller ensemble. Mais l’air du temps a décidé que le sens des mots n’existait plus. Extinction. [...]

Être blanc en prison

En avril 2022, le taux d’occupation moyen dans les prisons s’élevait à 117,1% en moyenne, selon les statistiques du ministère de la Justice. Avec une telle surpopulation, le nombre de détenus par cellule est revu à la hausse, avec matelas par terre et étagères entassées. C’est le cas notamment pour la maison d’arrêt de Nantes, rassemblant courtes peines et prévenus. Les suicides rythment le quotidien des détenus. Dans un article, Le Parisien dénonçait la multiplication des suicides dûs notamment aux mauvaises conditions de détention. Si beaucoup refusent le lien entre insécurité et immigration, il faut rappeler que 24,5 % des prisonniers sont étrangers, d’après les statistiques du ministère de la Justice. Cette proportion est élevée compte tenu du nombre d’étrangers en France, estimé à 10,3 % en 2021 par l’Insee. La surpopulation carcérale est intrinsèquement liée à une forte immigration. Le constat établi, quelles sont les conséquences de cette proportion d’étrangers dans les prisons ?

Lire aussi : Enquête : Ce que pèse la prison en France

Le quotidien des prisons, s’il diffère en fonction des établissements, est partout rythmé par les promenades, les repas et les parloirs. D’après un détenu, que nous appellerons Julien, « le silence n’existe pas : entre ceux qui crient à la fenêtre ou dans le couloir, ceux qui font partager à toute la prison leur musique, et ceux qui tapent de toute leur force sur leur porte, on n’est jamais au calme ». Julien et Grégoire, son codétenu, sont incarcérés dans la même maison d’arrêt ; ils partagent la cellule avec un troisième homme. Ils font partie de ces prisonniers qui souffrent de la surpopulation, étant entassés dans une cellule initialement prévue pour deux personnes. L’un d’entre eux dort sur un matelas à terre.

Les codétenus questionnés estiment que les « blancs » représentent 10% des écroués dans leur maison d’arrêt. Ils tiennent ce chiffre d’un surveillant. En ajoutant les « gitans blancs » et les « Roumains », l’estimation s’élève à 30%. De fait, ce pourcentage a une influence sur le comportement de tous les détenus. En découlent notamment des effets de bande, des rapports de leaders et suiveurs, une hiérarchie des ethnies et une pression sur les minorités. « En tant que blanc, nous confie Julien, tu sembles coupable car les vieux blancs qui arrivent sont automatiquement soupçonnés de pédophilie ». Et ce soupçon se traduit par un interrogatoire en règle par les autres détenus dès l’arrivée à la prison. [...]

Le cantique du quantique : entretien avec Charles Beigbeder

Qu’est-ce que la physique quantique va révolutionner ? 

Elle va permettre de créer une richesse inouïe d’informations : on peut l’utiliser pour faire des calculs et simuler la nature. On est en train de créer des machines quantiques, des processeurs qui pourront réaliser des calculs extrêmement compliqués que même les plus gros supercalculateurs actuels ne peuvent accomplir. Le processeur quantique peut aussi être utilisé comme un simulateur de la nature : par exemple, si l’on veut inventer de nouvelles molécules pour de nouveaux matériaux, pour de nouveaux catalyseurs afin de décarboner nos industries, ou si l’on veut inventer de nouveaux médicaments. 

Si nous devions synthétiser chaque molécule ça coûterait des millions de dollars par synthèse et il existe des milliards de milliards de combinaisons possibles. Si on sait le faire avec un ordinateur, ça ne coûte quasiment rien : c’est ce que l’on appelle la simulation de molécule. Soyons prudents tout de même : cet avantage quantique commence à se manifester mais son application réelle aura lieu dans des années, voire des dizaines d’années.

Ce sont des technologies aux conséquences tellement importantes qu’elles ont été rapidement classées comme des technologies de souveraineté par Bercy

Il n’y a donc pas encore d’application industrielle ? 

On teste toujours les premières machines quantiques qui commettent encore des erreurs. Mais chaque année qui passe, les progrès sont importants : chez Pascal par exemple, start-up française dans laquelle nous avons investi, ils estiment atteindre les 1000 qubits en 2024, un nombre avec lequel on devrait être capable de réaliser des calculs et des simulations que les supercalculateurs classiques ne savent pas faire.

Votre fonds a-t-il vocation à soutenir les souverainetés française et européenne, ou peut-il investir dans n’importe quelle start-up ? 

Le fonds est par principe global, mais il est plutôt investi aux deux tiers en Europe, dont près de 40 % en France, et aussi aux États-Unis et au Canada. Cependant, nous sommes plutôt focalisés sur l’Europe, et avons reçu le soutien de la BPI (Banque publique d’investissement) et du FEI (Fonds européen d’investissement). Il est sûr que la notion de souveraineté européenne est dans toutes les têtes quand l’on parle de quantique : ce sont des technologies aux conséquences tellement importantes qu’elles ont été rapidement classées comme des technologies de souveraineté par Bercy. [...]

Atelier réservé aux femmes à Rennes 2 : « C’est le service public qui organise les discriminations »

Comment avez-vous eu connaissance de ces ateliers organisés en non-mixité ?

Des militants de l’UNI qui étudient à Rennes 2 ont reçu un mail expliquant que des ateliers seraient mis en place par le service culturel. Il y était indiqué que l’un de ces ateliers, pour apprendre à se servir d’un logiciel de musique (Ableton live), serait organisé en non-mixité, et donc strictement réservé aux femmes. C’est scandaleux. Nous sommes en train de voir ce que nous pouvons faire. Nous avons eu l’idée de faire un recours auprès de la présidence, nous entreprendrons peut-être quelque chose en plus au niveau de l’administratif. Il faut à tout prix empêcher que cet atelier soit organisé de cette manière.

Comment les étudiants ont-ils réagi à cette proposition ?

Il existe une majorité silencieuse à Rennes 2 qui est constamment choquée par les multiples provocations de l’administration et de l’extrême gauche. En l’occurrence, c’est bien le cas : nous avons des retours d’étudiants qui se disent scandalisés par ces faits qui ne sont pas anodins, car il est rarissime qu’un établissement interdise une partie de la population d’assister à des cours.…

[Reportage] Éoliennes : massacre à la bétonneuse

Bonne nouvelle pour l’industrie du béton ! Dans son intervention télévisée du 14 juillet, Emmanuel Macron entend « répondre à l’urgence climatique » en libéralisant le marché de l’éolien et du solaire. Moins de procédures pour davantage de déforestation et de béton. Sous le diktat de Bruxelles, la France se couvre progressivement de ces mats blancs et hideux. D’ici 2028, 6 500 éoliennes viendront s’ajouter aux 8 000 machines déjà installées. Mais les lobbies voient grand : 50 000 éoliennes couvriront la France en 2050. À proximité de la montagne Sainte-Victoire (parc Artigues/Ollière), 25 000 m² de forêt ont été défrichés pour installer 22 éoliennes de 126 mètres de haut, l’équivalent d’une tour de 46 étages.


© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

33 000 tonnes de béton armé ont été coulées en 2020 pour installer les 22 éoliennes. La colline a été rasée au brise-roche et des routes (parfois goudronnées) tracées afin que les semi-remorques puissent accéder au chantier. Construit devant la montagne Sainte- Victoire, le site possède peu d’intérêt en matière de vent, la forêt et le relief constituant une véritable barrière.


© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Hors-la-loi, le chantier des éoliennes a été entrepris durant le confinement sans autorisation environnementale. Marc-Antoine Chavanis organise la réplique judiciaire. Représentant local de l’association Sites et Monuments, il fait condamner le chantier en février 2020 devant le tribunal administratif de Toulon. Finalement le préfet du Var a signé un arrêté autorisant la poursuite du saccage. « Ce chantier va en appeler d’autres, prévient Marc- Antoine Chavanis. Ils installent ces monstres d’acier chez nous dans l’arrière-pays du Var où le prix du foncier est faible. Ils n’ont pas de scrupule, pour eux nous sommes des gueux ». Pour aller plus loin : suivre l’excellente Webtv sur Youtube : « Vent d’état sur Sainte-Victoire ». [...]

Installation de migrants à la campagne : le Grand remplacement en actes

Depuis le début de l’année 2022, le fonds de dotation « Merci » a lancé le projet Horizon. Son but ? Faire venir dans la petite ville de Callac (2 200 habitants), aux confins des Côtes d’Armor, 50 « réfugiés ». Fait inédit : deux millions d’euros ont été débloqués pour mettre en œuvre le projet. L’argument du fonds « Merci » est le suivant : « Grâce à leur talent, ces hommes et ces femmes révéleront la richesse d’une région et participeront à la dynamique locale ». Dans un village où le chômage des jeunes atteint les 18% et où la population vieillit, la résistance locale contre le projet s’organise. L’ensemble des forces politiques de droite s’y est d’ailleurs opposé, mettant sous le feu des projecteurs la petite municipalité. Ce samedi 17 septembre, des tensions y ont d’ailleurs eu lieu entre les opposants au projet et des groupes antifascistes.

Le chef de l’État appelle de ses vœux à remplir les campagnes qui se dépeuplent par des immigrés

Alors que 71% des Français souhaitent une diminution « considérable » des flux d’immigration (sondage CSA pour CNEWS) et que 67% d’entre eux sont inquiets par l’idée d’un Grand remplacement (sondage Harris Interactive pour Challenges), Emmanuel Macron a décidé de mettre sur la table (enfin ?)…

Notre plan pour sauver l’école

Fin du collège unique : fondé en juillet 1975 par la loi René Haby, ministre de Valéry Giscard d’Estaing, le collège unique est le pur produit du républicanisme qui, refusant de prendre en compte la diversité et l’inégalité des talents dans la Création, traite tous les élèves de manière uniforme à leur détriment, pour se conformer à un objectif idéologique fantasmatique : l’égalité. Lui préférant la complémentarité et l’excellence, en un mot l’harmonie, il nous faut mettre fin au collège unique pour former des groupes de niveau homogène (avec bien évidemment des passerelles) qui permettront aux élèves de parfaire au maximum leurs compétences en assumant de former une véritable élite, et proposer des filières pré-professionnelles aux jeunes qui s’y destinent, ce qui permettrait enfin de faire la promotion du génie si français de la main, loué en son temps par Péguy.

Uniformes et bâtiments : loin d’être sans lien avec le fond, la forme est la condition même de sa réalisation. Il est impossible pour des élèves de sentir l’importance symbolique de l’enseignement quand leurs voisins de table sont débraillés, le tout dans un établissement qui ressemble ou à un bungalow géant, ou à un hôpital décrépi, ou à un projet architectural trop audacieux. Réinstaurons donc l’uniforme à l’école, car l’ordre du vêtement produit déjà la discipline de l’esprit ; les règles de déférence envers le professeur, qui manifestent la hiérarchie et les rôles de chacun dans la classe ; des écoles qui soient belles et de style classique, puisque la pompe d’un bâtiment rappelle aux nains que nous sommes qu’il y eut des géants de savoir et de goût avant nous, desquels il nous faut autant que possible nous approcher.

Lire aussi : Édito : L’école est finie

Restaurer un parcours de diplômes exigeant : le certificat d’études supprimé en 1989, le brevet des collèges plus facile à obtenir que le brevet de natation, le baccalauréat offert à plus de 90 % des jeunes pour les féliciter d’avoir atteint la majorité biologique : il n’est plus un seul diplôme qui fasse son travail, c’est-à-dire sanctionner un état de connaissances et de compétences jugé suffisant pour atteindre le niveau supérieur. Là encore, c’est l’idéologie égalitariste qui l’a emporté, avec le fameux objectif de 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat lancé par Jean-Pierre Chevènement en 1985. Pour restaurer une école exigeante, il faudra donc rétablir un parcours de diplômes exigeant, fondé sur la logique de l’examen et non du concours : il faut un niveau requis pour poursuivre, point. [...]

Écoles hors-contrat, l’autre solution

Les écoles privées hors-contrat (également appelées écoles indépendantes ou écoles libres), à l’inverse du privé sous-contrat, se créent indépendamment de tout projet étatique et ne bénéficient d’aucune subvention publique. Elles jouissent d’une liberté pédagogique et éducative totale, mais sont soumises à des normes d’accueil et des inspections régulières. On dénombre 2 377 établissements scolaires hors-contrat, répartis en 1 800 groupes scolaires, dont 52 % du premier degré (maternelle et primaire) et 48 % du second (collège et lycée). L’interdiction de l’instruction en famille (sauf motifs dérogatoires, voir encadré) et l’obligation de scolarisation des enfants des trois ans au lieu de six ont entraîné une hausse des créations d’écoles élémentaires libres. En parallèle, de plus en plus d’établissements du second degré voient le jour, grâce aux expériences réussies d’écoles primaires qui décident d’ouvrir un collège et/ou un lycée. En France, on compte désormais 90 000 enfants scolarisés dans un établissement hors-contrat.

Lire aussi : Édito : L’école est finie

Environ 80 % des écoles hors-contrat sont aconfessionnelles et 12 % sont catholiques. Les écoles se revendiquant d’autres religions représentent une très petite part. Quant à la pédagogie, les écoles appliquant la méthode dite « classique » ou « explicite » sont majoritaires (30 %), suivies par celles se revendiquant de la méthode Montessori (21 %). Mais il arrive souvent qu’une école classique ou Montessori soit également bilingue, régionaliste, tournée vers la nature, « démocratique », ou réservée à un public d’enfants à besoins spécifiques (porteurs d’un handicap, « haut potentiel », dyslexiques, etc.). Ces dernières représentent 4,5 % des écoles hors-contrat. Il y a donc une forte hybridation de pédagogies au sein des écoles indépendantes.

Où sont-elles implantées et qui peut y inscrire ses enfants ?

Fini le cliché de l’école parisienne à 10 000 euros l’année. Les écoles indépendantes naissent partout en France et pas seulement dans les grandes villes. En 2021, 58 % des nouvelles écoles indépendantes ont ouvert leurs portes dans des communes de moins de 10 000 habitants, et 37 % dans des communes de moins de 2 000 habitants. Le modèle associatif domine très largement pour ces nouvelles écoles rurales dont les frais de scolarité dépassent rarement 500 euros l’année, avec souvent un système de bourses et des tarifs dégressifs. Les municipalités, trop heureuses de les accueillir, soutiennent les initiatives en mettant des locaux à disposition ou bien en revendant des bâtiments abandonnés par l’Éducation nationale. [...]

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