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Des militants de l’UNI Grenoble encore agressés par des antifas

Mardi soir, Yvenn le Coz et deux de ses amis militants pour l’UNI prenaient un verre dans un café. « Aucune action politique n’était prévue, nous étions juste tous les trois, entre amis » nous confie-t-il. Dans le bar, étaient présents plusieurs membres de groupements antifas grenoblois, qui n’avaient pas l’air de manifester un grand intérêt pour les syndiqués de droite, jusqu’à ce que ces derniers décident de quitter les lieux, vers minuit. « Quand ils ont vu que nous partions, six d’entre eux se sont levés, certains ont couvert leur visage, et ils nous ont suivi à l’extérieur. Évidemment, nous avons appelé la police immédiatement, sachant pertinemment ce qui risquait de nous arriver ». Une fois dehors, après plusieurs insultes, les antifas ont attaqué les partisans de l’UNI avec une rare violence. Une militante en particulier a été rouée de coups par deux hommes, ces derniers visant délibérément le visage.…

[Enquête] Jean-Luc Romero-Michel, articulo mortis

Pendant la décennie 2000, M. Romero mise sur le SIDA et tente de s’implanter à Paris. En 2004, Jean-Pierre Raffarin fait de la maladie une cause nationale et le nomme président d’un machin sur le sujet. Pour l’implantation parisienne, c’est moins brillant: l’UMP lui préfère d’autres têtes de liste. Alors il entame un mouvement sinistrogyre. En 2007 il appelle à voter Bayrou. En 2008, il soutient Delanoë. En 2009, il rejoint le parti socialiste. Il est réélu conseiller régional sur la liste parisienne d’Anne Hidalgo. Elle l’intègre à sa propre équipe de campagne en 2014 à la mairie de Paris. Il devient maire-adjoint du XIIe , en charge de la culture. En 2015, il est encore réélu conseiller régional. En 2020, il monte d’un cran: maire-adjoint d’Hidalgo, en charge des droits humains.

En 2005, il avait trouvé un autre cheval de bataille: l’euthanasie. Il existait une association créée en 1980 pour obtenir sa légalisation, qui comptait plusieurs milliers de membres. Ils payaient tous leur cotisation. Ses troupes sont à peu près les mêmes que celles de La Libre Pensée, de la Ligue des droits de l’homme et de la Fédération française de l’ordre maçonnique. L’entregent de Romero permet à l’ADMD d’obtenir en 2006 l’agrément de représenter les usagers au sein des conseils d’administration des hôpitaux. Le ministre de l’époque est un certain Xavier Bertrand, qui n’a jamais fait mystère de son appartenance à la franc-maçonnerie. En novembre 2006, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) s’étrangle dans La Vie: « L’ADMD a un gros pouvoir de lobbying, y compris dans l’administration [...] Depuis quelques années, elle s’est encore radicalisée et ne rate pas une occasion de dire que les soins palliatifs coûtent cher ». En 2007, Romero prend la présidence de l’ADMD. Avec l’aide de son conjoint, Christophe Michel, plus jeune que lui de 28 ans et qu’il fait embaucher en 2012 comme secrétaire général, il fait monter l’association en puissance. Elle revendique aujourd’hui 70 000 adhérents. En 2015, pour verrouiller son pouvoir, Jean-Luc Romero modifie les statuts. Cela crée des remous. [...]

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Harry Miller : je pense donc je nuis

Le QG de police du Lincolnshire (comté anglais de 760 000 habitants) était illuminé et exhibait, en façade, un éclairage arc-en-ciel LGBT. Harry Miller contacte le chef de police, lui demande pourquoi ce décorum. En Angleterre, février est le « mois de l’histoire LGBT » et les forces de l’ordre montrent leur solidarité avec les minorités sexuelles, lui répond-on. En affichant une allégeance politique envers un groupe particulier, à l’exclusion du reste de la population, vous dérogez au devoir d’impartialité de la police, rétorque Miller. Il suggère donc au constable d’éteindre les projecteurs bariolés et de revenir à plus de sobriété. « Il a refusé. Alors je me suis dit : s’ils ne veulent pas le faire, je vais le faire pour eux ».

Harry Miller, né en 1965, quatre fois père, a lui-même été flic il y a plus de trente ans, avant de créer sa propre entreprise, à la tête de 90 salariés et d’une flotte de bulldozers, excavatrices et autres engins de gros œuvre. Il a du respect pour les forces de l’ordre dès lors qu’elles assurent la sécurité du public et s’abstiennent de tout militantisme.

Le 23 février, donc, à l’issue de trois semaines d’illuminations LGBT du QG de police, Harry Miller, en fin de journée, s’en va faire un tour sur place. Il inspecte le dispositif lumineux : un pointillé de spots de couleurs plantés dans le gazon, tout simplement. « J’aurais pu les débrancher mais, vu le vent et la pluie [Nous sommes dans le nord de l’Angleterre, Ndlr], je ne voulais pas risquer d’abîmer leur matériel. J’ai compté les spots: quinze. J’ai été acheter quinze caches en plastique dont j’ai recouvert les spots, un par un. Plus d’arc-en-ciel ! J’ai filmé. Après quoi je me suis amusé à retirer les caches des spots violet et vert, les couleurs des suffragettes, histoire de rééquilibrer la balance à un moment où les droits des femmes sont menacés par les transgenres. J’ai filmé à nouveau puis j’ai repris tous mes caches (ça resservira !) et j’ai posté mon petit film sur twitter au grand embarras de la direction de la police. Beaucoup d’agents m’ont apporté leur soutien. Ils n’en peuvent plus de ce militantisme ».

L’existence d’Harry Miller a basculé fin janvier 2019 après une conversation téléphonique de 32 minutes avec un agent de police qui l’accusait de mauvaises pensées. Le contexte : le gouvernement britannique avait lancé une consultation nationale afin d’évaluer l’état d’esprit de la population à propos des conditions requises pour changer de sexe à l’état civil. (Notons que chez nous, l’affaire est réglée depuis 2016, en vertu de l’article 61-5 du code civil: pour changer de sexe, il n’est pas nécessaire d’avoir suivi un traitement médical ou d’avoir été opéré, il convient de démontrer que la mention de son sexe ne correspond plus à « celui dans lequel la personne se présente »). On n’en est pas encore là au Royaume-Uni.

En marge de la consultation anglaise, les points de vue s’échangent sur Twitter. Harry Miller est de ceux qui pensent qu’un homme qui se sent femme demeure un homme, et qu’il faut sanctuariser les espaces réservés aux femmes (prisons, refuges pour femmes battues, toilettes etc). Son opinion déplaît à un pianoteur de clavier, lequel déniche le nom de l’entreprise d’Harry Miller et le dénonce à la police. Miller reçoit un appel du directeur de son entreprise qui l’informe que la police le recherche. Il appelle sans attendre le numéro qu’a laissé l’agent. [...]

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Lettre à la présidente de l’Université de Nantes, ses semblables et ses épigones

La présidente de l’Université de Nantes – par ailleurs remarquable enseignante en droit – a donné, ces jours-ci, une caricaturale et honteuse illustration d’antifasciste d’opérette en utilisant les canaux de son institution pour transmettre l’exhortation suivante :

« Profondément attachée aux valeurs démocratiques et républicaines, à l’État de droit, au respect des droits fondamentaux et individuels, à un universalisme fondé sur le respect des différences, à la liberté d’expression et à la construction européenne, je vous adresse ce message inhabituel mais indispensable au regard des enjeux attachés à ce vote.

La discrimination, l’exclusion, le repli sur soi ne seront jamais une solution. La différence est une richesse, la contradiction est l’essence même de l’université.
Parce que les fondements de notre société sont en cause, je vous appelle solennellement à voter le 24 avril pour faire barrage à l’extrême droite et donc au Rassemblement national ».

Lire aussi : Défense et illustration de l’enseignement du droit aujourd’hui

À vous, Madame, à vos semblables et vos épigones, nous souhaiterions répondre, tout aussi solennellement, comme le Ruy-Blas hugolien. Donc vous n’avez pas honte... de vous imaginer en potentats, en chefs de parti ou de coterie pour donner des consignes de votes à vos étudiants, vos pairs, votre personnel. De vous retrancher derrière l’inhabituel pour renouveler l’exercice déjà entrepris par certains des vôtres il y a cinq ans. Et encore ceux-là avaient-ils l’excuse de n’avoir pas vu le président de la République à l’œuvre, et de pouvoir faire mine de n’avoir pas connu son programme universitaire. Mais avez-vous imaginé un seul instant, avant de lâcher votre plume, le tollé, sans doute parfaitement justifié, qu’aurait provoqué l’un de vos confrères appelant à « faire barrage » à la destruction du service public et du prestige universitaire, c’est-à-dire à la République en Marche ? Ses arguments seraient, pourtant, plus concrets et plus pertinents que vos abstractions. [...]

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La guerre : une odieuse conspiration contre l’égalité de genre

[Cet article a été publié en anglais dans The European Conservative]

Notre continent européen semblait avoir oublié la guerre. Mais Bellone n'a jamais vraiment quitté son sol, malgré les généreux utopistes qui croient dur comme fer que l'Europe – c'est-à-dire l'Union européenne – est en paix depuis 1945. Les Irlandais, les Serbes et les Croates, pour ne citer qu'eux, ont certainement une vision un peu différente de ce généreux panorama.

La crise ukrainienne marque le retour de la guerre dans la conscience de l'Occident de manière éclatante et brutale. L'ampleur des symboles, l'immensité des territoires en jeu et l'afflux massif de réfugiés fuyant les combats ne permettent plus de circonscrire la confrontation dans des limites raisonnables. Il devient de plus en plus difficile de s'en protéger et de se rassurer en se disant qu'après tout, tout cela nous concerne peu et ne sera qu'un mauvais moment à passer pour la poignée de pauvres gens qui se trouvent malheureusement pris dans une tourmente localisée.

Inséparable du cycle éternel de la vie humaine marqué par le péché, la guerre revient dans nos vies. Elle nous rappelle quelques évidences, qui ne sont pas du goût de tous. Ainsi, confortablement installée dans son fauteuil en rotin en face de Saint-Germain-des-Prés, la romancière et éditrice française Geneviève Brisac publie un article dans les colonnes du Monde, pour protester vigoureusement contre l'impudence de la guerre, qui, je cite, « fait ressurgir les vieux stéréotypes ». Des stéréotypes de genre, bien sûr. « Les hommes courageux, les femmes en larmes ». Quelle horreur. [...]

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Quel mâle blanc dominant êtes-vous ?

« Ils marchent le regard fier, tralalalala, mes hommes, tralalalalala, eux devant et moi derrière, mes hommes », chantait Barbara. Ah, quelle belle chanson.

Voilà pourtant un texte qu’on entendra peut-être bientôt comme on se penche sur le Lai de Marie de France écrit au XIIe siècle (« bele amie, si est de nus : ne vus senz mei ne jeo sens vos » / Belle amie il en est ainsi de nous ni vous sans moi ni moi sans vous) ou un sonnet de Louise Labé, XVIe siècle – une curiosité un peu obscure, au langage archaïque, les traces d’un temps où les hommes et les femmes étaient des hommes et des femmes (oui, je sais c’est fou), opposés autant qu’unis, par leur humaine condition, par leurs destins fragiles.

« Je me soumets à leur loi, ils se soumettent à ma loi ». Lalalatralala. Il y a là de quoi finir en camp de redressement, Sandrine Rousseau ne dirait pas le contraire ! Vilaine Barbara. Social-traître !

Lire aussi : Mona Chollet ou comment le néo-féminisme sabote les connexions neuronales ?

Bientôt donc, la fierté des hommes, à côté de celle des trans et des lesbiennes, et même des vaches et des poulets, fera figure de vestige archéologique. Leur virilité, avec. Car on peut dire, oui, sans trop exagérer, que cette virilité déserte peu à peu nos représentations (sauf à considérer qu’un footballeur est viril : je suis prête à en débattre !) au profit non seulement de sa caricature mais, jusqu’à extinction complète de la lumière, de sa caricature dénaturée, privée de charme et d’humour par des idéologues qui voient dans la prééminence masculine, et ils ont raison, un pilier de l’ancien monde. D’aucuns s’acharnent sur l’être masculin, donc, comme les iconoclastes du VIIIe siècle sur le visage du Christ ou de la Sainte Vierge : de l’activiste transgenrée de mes deux, en passant par la sorciéresque mouvance me-too, les dispositions de la loi sur le divorce et jusqu’aux couilles molles produites par l’époque en quantité industrielle, candidats joyeux au suicide de leur espèce, les hommes s’en sont pris plein la gueule ces temps-ci. [...]

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Raphaël Enthoven, le fossoyeur de la pensée

Raphaël Enthoven s’illustre de façon particulièrement dégueulasse dans ce qu’il convient désormais d’appeler l’exercice de l’Anti-France, érigé en art de vivre sous le tout-puissant califat macroniste. Vociférant et déformé par une haine somme tout très peu aristotélicienne, Enthoven fait la tournée des plateaux pour déployer toute son ire contre cette France qu’il abhorre, la France des ronds-points, des barbecues et des Gilets jaunes. Soit la France du peuple. Car c’est sa cible privilégiée, Enthoven, le peuple. Sorte de Pompadour républicaine, poudrée jusqu’à l’os, dégoulinante de rimmel et râpée par les gommages, la marquise se transforme en gorgone dès qu’on brandit la moindre nuance pour contrer son argumentaire, s’empourpre, s’engorge et sombre dans l’invective la plus crasse. Mais d’où lui vient cette colère, cette haine ? Peut-être d’avoir brusquement découvert la vraie France, une force non-contourée par le triangle d’or jacobin – parfaitement circonscrit entre le Flore et le Baron, Enthoven, la France, il ne connaît pas. Il la craint et il la déteste. Son cri de guerre, c’est « mort au peuple », et il l’assène depuis deux ans, manticore miniature hissé sur son perchoir : quand ce n’est pas sur les plateaux des émissions les plus condescendantes du PAF, c’est sur Twitter que le filousophe bave sa haine et déverse des tombereaux d’insultes et d’imprécations. Raphaël Enthoven est aussi philosophe que Cyril Hanouna est politologue. Dans un monde où tout est globalement inversé, soyons certains que celui qui se bombarde « franc-tireur » est à peu près l’inverse.

Lire aussi : Franc-Tireur, la raison partisane

Et puis, cette passion pour les réseaux sociaux, ces sarcophages de la pensée où tout discours s’éreinte, siloté à jamais, asphyxié par les flatulences de voix bavardes cousues ensembles, couturées sur le fil des méchancetés. On est toujours subjugué lorsque les puissants s’emparent des réseaux sociaux à leur tour. Enthoven, faute de produire du logos, il aime ça, twitter : il va jusqu’à poster 10 contributions par jour, comme n’importe quel adolescente en pleine poussée d’acné, comme Donald Trump qu’il déteste pourtant du plus profond de son être, comme ce « peuple » qu’il dénonce et qu’il méprise. Mais que combat au juste Enthoven, pourquoi met-il autant d’énergie à condamner, à lancer des anathèmes, quelle est cette république qu’il défend et qui semble se résumer à quelques stimuli démagogiques ? Ce qu’il défend en somme, c’est la France des Boomers, c’est la France qui grasseye sur ses mondanités, sur ses privilèges, c’est la France des Deux-Magots, c’est la France-Inter, c’est à dire la France des intermissions et des passations de pouvoir tout en souplesse, c’est la République oligarchique, mafieuse, liberticide, qui insulte au lieu de proposer (comme le fait Macron) qui condamne au lieu d’inventer (comme le fait Macron) qui éborgne au lieu de discuter (comme le fait Macron). Il y a deux jours, réagissant au vote du premier tour, le personnage aura cette parole infâme, d’une cuistrerie et d’un mépris souverain : [...]

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Jérémy Bouhy : « Cette tribune sera oubliée après-demain »

Que vous inspire la tribune des sportifs français publiée aujourd'hui par Le Parisien et qui appelle à battre Marine Le Pen ? 

Une indifférence totale. C’est un non-événement sur lequel il ne faut pas s’attarder. La tribune a sans aucun doute été rédigée il y a trois mois ; seul restait à savoir si elle s’adresserait à Marine Le Pen ou à Éric Zemmour. Les Français l’auront oubliée après-demain.

Des sportifs, qui ne possèdent aucune expertise en la matière, possèdent-ils la moindre légitimité pour parler de politique ? 

Il y a deux choses à distinguer. Le sportif en tant que citoyen, personne physique, père de famille, contribuable, électeur ; et la personnalité publique, le leader d’opinion. C’est la théorie du double corps du roi, le corps terrestre et l’immortel. Le jeune Antoine Dupont peut s’intéresser à la politique et à l’élection présidentielle, c’est sain et légitime ; mais le capitaine du XV de France, lui, doit rester en retrait, et n’a pas à appeler à voter pour ou contre, encore moins à faire barrage. Pareil pour Clarisse Agbegnenou, qui a été notre porte-drapeau aux Jeux olympiques de Tokyo l’été dernier. [...]

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