
Société


Le 10 juin 2025, l’Assemblée nationale s’est offert son propre prime time. Non pas pour débattre du logement insalubre, du délabrement scolaire ou du lent suicide agricole. Mais pour auditionner, caméra bien calée, un cortège d’influenceurs venus raconter la fabrique de leurs likes. Le pouvoir politique, dans sa quête d’un ennemi aussi visible que malléable, a convoqué Nasdas, Alex Hitchens, AD Laurent, Julien et Manon Tanti – autant de prénoms tatoués dans la mémoire d’une jeunesse biberonnée au scroll.
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Il suffisait qu’un stagiaire d’une quinzaine d’années débarque dans la rédaction pour que L’Incorrect s’intéresse à cette commission d’enquête parlementaire, destinée à évaluer les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, qui s’est vite muée en spectacle inversé : les élus jouaient aux juges, les influenceurs se posaient en victime, et la France regardait, médusée, le pouvoir interroger les fruits de son propre effondrement culturel.…

Élisabeth Geffroy?: Ce n’est pas surprenant, pour des raisons intrinsèques et pour des raisons circonstancielles. Quand le Christ a fait de saint Pierre le premier chef de l’Église, il lui a donné deux missions?: « affermis la foi de tes frères » et « pais mes brebis », ce qui revient à faire du pape le gardien de la doctrine, de l’enseignement authentique, et le gardien de l’unité des chrétiens. Garder l’unité des chrétiens est donc l’une des grandes missions pétriniennes. Dès lors, en revenir à ce fondamental, quand un nouveau pape est élu, c’est au fond assez naturel et logique. Par ailleurs, Léon XIV est un augustin, et saint Augustin a une conception très forte de l’unité. L’unité, ce n’est pas d’abord un problème, c’est un mystère?: ce n’est pas d’abord l’unité problématique d’un groupe sociologique ou d’une institution humaine, c’est l’unité mystérieuse et christologique en vertu de laquelle tous les croyants sont membres d’un seul corps qui est l’Église et dont la tête est le Christ. L’unité fondamentale de l’Église se joue à un niveau surnaturel par la présence du Christ qui vivifie sa propre Église. [...]
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À l’origine, il y a une enquête parue dans Éléments. Mais comme souvent dans ce type de médias, l’espace est compté, et j’ai dû réduire, mutiler les témoignages au point qu’ils perdaient de leur force. Frustré par cette contrainte, j’ai décidé de tirer le fil. Les premiers témoins sont venus par des réseaux de professeurs, puis Pierre Sautarel et Damien Rieu ont relayé l’appel, ce qui a provoqué une avalanche de témoignages. Très vite, j’ai compris qu’il n’existait aucun ouvrage qui donne la parole aux victimes du racisme anti-blanc de manière structurée, incarnée, exhaustive. [...]
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Fluctuat nec mergitur, disaient-ils. Et pourtant, cette nuit-là, la capitale semblait sombrer. Elle tanguait sous les brasiers, suffoquait sous les lacrymogènes, bégayait sous les hourras d’une liesse devenue haine. Ce devait être une nuit de gloire, elle fut une nuit d’effroi. On attendait la joie, on eut le chaos. Le PSG triomphait enfin sur la scène européenne, mais Paris, elle, sombrait.
Tout avait pourtant commencé comme une promesse. Une ville parée de ses plus beaux atours, des drapeaux bleu-rouge aux balcons, des chants entonnés place du Trocadéro, sur les terrasses du 16e arrondissement, dans les bars saturés de cris et de vapeurs d’alcool. Il faisait chaud, trop chaud peut-être, comme un avertissement dans l’air lourd de fin mai. Le Paris Saint-Germain menait la finale contre l’Inter Milan. Les écrans géants diffusaient les images d’une victoire attendue depuis toujours. Les corps vibraient, les voix s’unissaient. Et puis…
Départ de feu
Puis il y eut Kléber.…

La loi sur la fin de vie marque-t-elle, selon vous, un nouveau basculement anthropologique après la loi bioéthique et la PMA pour toutes ? Passe-t-on définitivement d’un devoir de soin à un droit à la mort ?
Chantal Delsol : Oui. C’est une étape de plus dans une longue marche qui nous mène du christianisme au paganisme. Tant que tout ne sera pas accompli, ce mouvement ne s’arrêtera pas. Ce que nous vivons, ce n’est pas une rupture mais une continuité logique. On va jusqu’au bout. On ne reviendra pas en arrière. Je me bats pour l’honneur, en sachant que je suis minoritaire. Mais cela en vaut la peine.
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Louis-André Richard : Au Québec, où la loi a été votée il y a dix ans, nous sommes passés de six cas la première année à plus de 5 000 aujourd’hui.…

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