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Alice Cordier : « Les femmes européennes sont traitées comme de véritables proies »

À contre-courant des intersectionnels, Alice Cordier, présidente de l’association Némésis, défend un féminisme pragmatique. Émancipée mais pas agressée : la femme de droite moderne.

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Qu’est-ce qu’être une féministe de droite ? Le féminisme peut-il être conservateur ?

Être féministe de droite, revient à prôner un combat basé sur la raison et le pragmatisme. Aujourd’hui, le féminisme est pris en étau entre deux grands courants : le féminisme radical qui est misandre et qui prône un système séparatiste entre les hommes et les femmes, et le féminisme intersectionnel que l’on pourrait appeler la convergence des luttes entre les minorités oppressées et qui permet notamment d’intégrer le voile ou les personnes transsexuelles dans les luttes féministes. On se rend vite compte de la limite de ces deux formes de féminismes, toutes deux soumises à une idéologie d’extrême gauche.

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Une troisième voie est possible, si l’on revient d’abord à l’essence du féminisme : l’accès à l’égalité des droits entre les hommes et les femmes et la quête d’une amélioration des conditions de vie des femmes. Vider le féminisme de toute forme d’idéologie et se recentrer sur le réel : des faits, des chiffres, des statistiques et en définir les solutions qui en découlent. Arrêter de chercher la déconstruction et de nier d’où l’on vient, arrêter de brimer notre nature et les aspirations qui en découlent. En somme, un féminisme pragmatique et ordonné, un féminisme de droite donc. Le féminisme de droite peut être conservateur quand il s’agit d’honorer notre histoire (qui est si riche en modèles féminins) plutôt que de la déconstruire, mais aussi dans le fait de prôner la complémentarité homme/femme plutôt que de mettre ces deux forces en opposition.

Dépecé par le féminisme depuis cinquante ans, le patriarcat européen est désormais remplacé par une domination clanique africaine et maghrébine. Quel impact cette substitution a-t-elle sur votre vie quotidienne ?

L’impact du patriarcat extra-européen se ressent aujourd’hui dans l’espace public pour énormément de femmes en France. C’est aussi le cas dans bon nombre d’autres pays de l’UE, comme en Allemagne où on se rappelle des agressions de Cologne le soir de la Saint Sylvestre en 2016, mais aussi en Angleterre avec les grooming-gangs, ces prédateurs sexuels pakistanais qui enlèvent et violent des femmes et enfants (et dont on s’est rendu compte que les pouvoirs publics avaient cherché à taire l’ampleur par peur d’être taxés de racistes). Pour revenir à notre pays, cette domination et ce sentiment de supériorité de la part d’hommes extra-européens se ressentent par le biais du harcèlement de rue où les femmes européennes sont traitées comme de véritables proies. C’est le cas dans les métropoles mais de plus en plus dans les communes de densité intermédiaire. Rappelons qu’en Île-de-France en 2019, selon le bilan du ministère de l’Intérieur, 63 % des agressions sexuelles dans les transports en communs sont le fait d’étrangers. À ce titre, on voit proliférer les stages d’apprentissage aux méthodes de self-défense, une explosion des inscriptions féminines aux sports de combat et ce chiffre amer : sept femmes sur dix souhaitent la légalisation d’objets de légitime défense selon une étude Yougov du 17 mars. [...]

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