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La France étroite d’Emmanuel Macron

Enfermé dans ses schèmes de pensée quoiqu'il se présente comme un homme de dialogue, le président Emmanuel Macron est incapable de comprendre les préoccupations sécuritaires et identitaires des Français, préférant se complaire dans la disqualification hautaine et diabolisante.

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L’histoire d’une nation se trouve toujours commandée par des processus sociaux lourds et complexes, qui ne se limitent pas à la volonté d’un homme ni à ses actions, quand bien même il se rêve en individu providentiel. Mais les choix effectués par les dirigeants ne sont pas neutres pour autant. Ils pèsent sur le destin des peuples, ils portent une responsabilité, non pas tant par ce qu’ils croient décider que par ce qu’ils entravent, stimulent ou pervertissent dans les mouvements de la société.

Jules Michelet considère ainsi, à propos de la période de la Renaissance, que la France s’est retrouvée à l’étroit en la personne de François Ier, prisonnière de ses peurs, de ses langueurs d’âme et de ses arrogances, dépendante y compris de son corps, de ses furoncles et de ses abcès douloureux. Dans un régime comme le nôtre, toujours absolutiste, que ce soit par le passé sous une forme monarchique ou bien aujourd’hui sous une forme républicaine, le tempérament des chefs d’État pèse fortement. Leurs psychologies enferment le champ des possibles. Elles piègent l’avenir en le restreignant à ce que leurs intelligences admettent ou n’admettent pas, à ce que leurs émotions leur permettent d’éprouver ou de ne pas éprouver.

Lire aussi : Éditorial de Jacques de Guillebon : La France dans le noir

Emmanuel Macron n’échappe pas à cette règle. Ce qu’Emmanuel Macron ne parvient pas à comprendre de la France, ce que sa mentalité lui interdit de penser, voilà avant tout ce qu’il ne parviendra jamais à résoudre. Or l’angoisse existentielle qui traverse notre pays lui demeure psychologiquement étrangère, de même que la révolte face au laxisme ou à l’insécurité. Ces sujets, ces sentiments ne l’empoignent pas. Ils ne s’inscrivent pas dans son univers mental. Emmanuel Macron appartient à la catégorie de ceux qui ne peuvent pas admettre certaines de ces réalités, car elles contredisent son être et ses schèmes de pensée les plus profonds. Pour Emmanuel Macron, l’Europe constitue obligatoirement un destin appelé à succéder à celui des nations. Pour Emmanuel Macron, l’immigration ne constitue qu’un remède à la baisse de notre natalité, qu’une ouverture au monde, qu’un humanisme en acte – toute autre considération relevant de la xénophobie ou du racisme. Ainsi dénonce-t-il ceux qui s’opposent à lui en les déclarant malades d’une « lèpre populiste ». [...]

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