
10 - Claudine Auger dans Opération Tonnerre

9 - Daniel Bianchi dans Bon Baiser de Russie

8 - Honor Blackman dans Goldfinger

7 - Barbara Bach dans L’espion qui m’aimait [...]

10 - Claudine Auger dans Opération Tonnerre

9 - Daniel Bianchi dans Bon Baiser de Russie

8 - Honor Blackman dans Goldfinger

7 - Barbara Bach dans L’espion qui m’aimait [...]

Fatima relate l’histoire des apparitions mariales qui eurent lieu dans la ville du même nom au Portugal en 1917, en suivant le destin de Lucie, une des trois enfants qui y virent la Vierge. Ce film livre un témoignage de foi ardent, même s’il est grevé de plusieurs défauts. On regrettera que le récit n’aille pas systématiquement à l’essentiel mais se perde dans des sous-intrigues qui amènent des longueurs, ainsi que dans des retours en arrière maladroits. […]

Ils viennent de partout et ont désormais une chose en commun : la Légion Étrangère, leur nouvelle famille. Mon Légionnaire raconte leurs histoires : celle de ces femmes qui luttent pour garder leur amour bien vivant, celle de ces hommes qui se battent pour la France, celle de ces couples qui se construisent en territoire hostile. La surprise au cinéma, bonne de surcroît, est un sentiment si rare qu’on se trouve nous-même surpris de se faire surprendre. […]

Je suis très en retard, je l’admets, pour rédiger cet édito, ce qui donnerait l’impression que je me vis comme encore en vacances, que la clémence de septembre, la splendeur de l’arrière-saison, ont prolongé chez moi une nonchalance estivale, une négligence de mon devoir sacré de rédacteur en chef des pages culture en fonction duquel j’ai aussi comme mission et comme honneur d’introduire le lecteur dans cette rubrique avec un édito vif et charmant. Or, ce n’est résolument pas le cas. J’ai simplement été retardé par divers facteurs. L’un d’entre eux s’appelle Joseph. « J.A.K. », pour les lecteurs, « Jo », pour les intimes, qui ne m’a pourtant livré que deux brèves recensions dans les pages musique, de qualité, certes, d’un ton enlevé et piquant, comme à son habitude, mais qu’il n’a rédigées que bien après qu’eut été dépassée la « ligne mortelle » (la date de rendu), comme à son habitude également, laquelle, de date, est pourtant la même d’un mois au suivant, mais j’imagine que dans l’esprit de Jo, s’y prendre au dernier moment et après que je l’eus relancé par textos, par messages et jusque sur son mur Facebook, vers deux heures du matin, aux trois quarts ivre et en peignoir de soie, correspond à l’esthétique « rock’n’roll » qu’il associe à son statut de véritable « rock critic ».…

Le vendredi 13 décembre 1974, plus de six mille jeunes gens chevelus investissent la cathédrale de Reims. Nico, grande prêtresse gothique et égérie d’Andy Warhol, se produit en concert dans le lieu saint avec, à l’affiche, les Allemands de Tangerine Dream. L’Église interdira au groupe de renouveler l’expérience en raison des dégâts consécutifs.
Pourtant, avec le recul, cet événement fut sans doute plus canonique qu’il n’y paraît. À la fin des années soixante, à l’inverse de leurs « collègues » anglais et français, les krautrockers allemands ne veulent pas s’inspirer du rock américain et, via les claviers électroniques, ils préfèrent évoquer les aciéries de la Ruhr et les usines automobiles de Düsseldorf (la ville de Kraftwerk) que les champs de coton. C’est en 1974, avec l’album Phaedra que Tangerine Dream rencontre le succès mondial. L’association Musique Action Reims, en collaboration avec Virgin, organise le concert. [...]

Tout l’art de la constitution d’une cave est d’associer des vins de consommation rapide avec des vins de longue garde. D’un côté des vins à boire dans les 2-3 ans, dont certaines bouteilles seront par ailleurs oubliées et découvertes longtemps après la date optimale de consommation. Il sera alors possible d’avoir une bonne surprise en constatant que le vin a conservé une partie de sa jeunesse. À côté de cela, les flacons de longue garde, destinés à rester dix ans ou plus sur leurs claies ou dans leurs caisses de bois. Ce sont des bouteilles de mémoire qui accompagnent la vie des hommes. Certaines ont été acquises à la naissance d’un enfant et la caisse sera vidée au cours de sa vie : baptême, communion, mariage, vie d’adulte. D’autres, acquises au domaine ou dans des foires, seront bues longtemps après la mort du vigneron qui les a faites. […]

Dans le salon de Mathilde où un instant plus tôt les conversations allaient bon train, les invités étant tout heureux de retrouver des connaissances perdues de vue et de savourer avec elles des apéritifs variés en commentant une actualité qui ne l’était pas moins, le silence se fit tout à coup, subitement.
« Un ange passe ! » brama après une dizaine de secondes Maurice Bourgès-Maunoury, le célèbre professeur de droit administratif, ravi d’être le premier à énoncer ce qu’il prenait pour un mot d’esprit de grande classe. Joignant le geste à la parole, « MBM » lança une œillade complice à Gudrun, son épouse, qui tremblotait l’admiration, comme à chaque fois que son seigneur et maître daignait ouvrir la bouche.
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E., en revanche, se contenta de soupirer en fixant le plafond.
– Un Anche passe ! Wie lustig ! Gome zé droll, fou né droufé ba ? Nous n’afons ba ça auf deutsch ! s’inquiéta Gudrun qui, après trente-cinq ans passés en France, maniait avec aisance la belle langue de Guillaume Musso et d’Anna Gavalda.
[...]
Dieu et la science seraient adversaires ? Le bienheureux Neils Stensen nous explique pourquoi cette connerie n’est qu’un gros mytho de révolutionnaires rageux. Niels naît en 1638 à Copenhague, dans une pieuse famille de parpaillots, aussi étrangement surnommés « protestants ». Dès son plus jeune âge, Niels prouve que son cerveau tient davantage du Pentium 4 que d’une tondeuse à gazon. Comme tout bon élève, il se spécialise en sciences, et plus spécifiquement dans ce nouveau domaine appelé l’anatomie. Auparavant, on considérait que découper des morts à demi grignotés par les vers relevait davantage de l’asile que de la faculté de médecine. Stensen y voit au contraire un hommage au Tout-Puissant : « Si l’on refuse de regarder le travail de la nature, si on se contente de lire ce que d’autres ont écrit, on pèche contre la majesté de Dieu ». D’une seule punchline, il envoie bouler de concert les ringards superstitieux, et les scientifiques athées qui ne se prennent pas pour la moitié d’un confetti sous le prétexte douteux qu’ils auraient lu trois bouquins.
C’est un anatomiste accompli qui reçoit en 1663 son doctorat de médecine. Paris n’étant pas encore le dépotoir hidalguesque en vingt arrondissements qu’il deviendra, Niels le choisit comme lieu de travail pour ses recherches. Il met au point le protocole scientifique qui sert à bourrer le crâne des étudiants pendant deux bons siècles : « La vérité se cherche en lui confrontant des objections. Tant que ces objections tiennent, on ne doit cesser de rechercher cette vérité, et la confirmer par des preuves manifestes ». [...]
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