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Slobodan Despot : « nous vivons en Europe de l’ouest dans une véritable réserve d’Indiens »
Pourquoi ce nom d’Antipresse et quel constat t’a poussé à sa création ? Je crois que l’appellation est assez explicite. Elle est apparue spontanément lors d’une conversation en 2015 avec mon compère et cofondateur Jean-François Fournier. Comme l’on déplorait le niveau culturel lamentable et le conformisme des médias de grand chemin, quelqu’un a dit: «nous devrions lancer une antipresse»… Et il n’y avait pas à chercher plus loin. Nous sommes depuis le départ une contreculture médiatique, c’est-à-dire une alternative articulée et non une opposition du tac au tac comme nombre de sites de «réinformation». En même temps, par cette contestation même, nous retournons à l’essence même de ce qu’est la presse: indépendance de jugement, impartialité, ouverture sur le monde. Comme l’a dit l’un de nos fidèles lecteurs: «En ces temps orwelliens, Antipresse, c’est LA presse.»
WALTER : « L’HUMOUR REPOSE SUR UNE TRANSGRESSION BÉNIGNE »
Si le Québec fournit la chanson française en voix hystériques, la Belgique semble s’être spécialisée dans l’exportation d’humoristes faussement cocasses et dopés à la moraline, Charline Vanoenacker en représentant le spécimen le plus célèbre et le plus lamentable. Pour se faire pardonner, elle nous a aussi offert Walter, classe et caustique, qui sévit encore ce mois-ci au Palais des glaces. Un stand-up subtil, virtuose et décomplexé – en un mot : formidable.
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Castelnau, le grand oublié !
S’il y a bien quelqu’un qui aurait mérité le bâton de Maréchal à l’issue de la Grande guerre, c’est le général de Castelnau ! Quand s’ouvre le défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, la foule se met à scander à son passage : « Maréchal, Maréchal ». Mais le gouvernement s’y refuse obstinément. A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Trois critiques du mois
Le titre (Pauvert l’irréductible) et le sous-titre (Une contre-histoire de l’édition) de cette histoire des éditions Pauvert ont un petit côté rodomont agaçant, tout comme le ton de redresseuse de tort souvent adopté par Chantal Aubry (tel écrivain est « honteusement oublié », tel historien empile les erreurs, etc. : à la lire, on a l’impression d’être sur le banc des accusés, en compagnie du monde entier). Cette réserve faite, il faut lire ce gros volume passionnant qui retrace moins la vie de Jean-Jacques Pauvert (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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La trahison itinérante
Politologue et professeur à l’université de Caen, Christophe Boutin revient sur la semaine mémorielle d’Emmanuel Macron qui a précédé les commémorations du 11-Novembre. Il y voit une manipulation de l’histoire qui vise à délégitimer les régimes du groupe de Visegrad qui ne partagent pas ses ambitions européistes. La semaine « d’itinérance mémorielle » d’Emmanuel Macron, qui le mena du 4 au 11 novembre de Strasbourg à Paris, en passant par 14 haltes symboliques, avait d’autres buts plus que mémoriels. Il fallait renouer les liens avec les Français alors que le Chef de l’État était au plus bas dans les sondages; et renouer encore le dialogue avec les collectivités locales, en affirmant une solidarité avec des régions économiquement sinistrées. Autant d’éléments qu’il faut ici écarter, mais qui ont parasité la séquence, avec notamment ces interpellations directes largement relayées et auxquelles, reconnaissons-le, le Président a su répondre sans jamais se départir de son flegme. Sur le seul plan mémoriel ensuite, le maître des horloges voulait faire de cette errance programmée un véritable cours à l’usage de la France et du monde - Joseph de Maistre avait relevé déjà ce caractère volontiers prosélyte des Français. L’idée était somme toute assez simple. Présenter tout au long de la semaine une approche exclusivement doloriste du conflit, avec ses cortèges de morts et de souffrances, ses soldats et civils remplissant les cimetières, ses villages disparus et ses villes meurtries, tous victimes de la barbarie nationaliste. À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Jacques Bainville, prophète de malheur
Historien spécialiste des relations internationales, Christophe Dickès a réédité les œuvres de Bainville dans la collection Bouquins. Il revient ici sur les leçons prémonitoires de son ouvrage Les Conséquences politiques de la paix, publié en 1919, dans lequel Bainville annonce, avec un rare prophétisme, le conflit qui surviendra vingt ans plus tard. À l’occasion de son discours du 11 novembre, le président Macron a souligné qu’en dépit des tentatives de paix de 1919, des premières coopérations internationales et du démantèlement des empires, « l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes ». Et il ajouta : « La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix ». En séparant le règlement de la paix des événements de l’entre-deux guerres qui menèrent à un nouveau conflit, le Président Macron exonérait ceux-là mêmes qui avaient souhaité rendre le monde plus sûr grâce à la démocratie. Il séparait cependant les causes et les conséquences. À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Walter : « L’HUMOUR REPOSE SUR UNE TRANSGRESSION BÉNIGNE »
Si le Québec fournit la chanson française en voix hystériques, la Belgique semble s’être spécialisée dans l’exportation d’humoristes faussement cocasses et dopés à la moraline, Charline Vanoenacker en représentant le spécimen le plus célèbre et le plus lamentable. Pour se faire pardonner, elle nous a aussi offert Walter, classe et caustique, qui sévit encore ce mois-ci au Palais des glaces. Un stand-up subtil, virtuose et décomplexé – en un mot: formidable. Avant de devenir humoriste, vous avez longtemps exercé une profession plus commune… J’ai toujours fait du one man show en amateur, mais mon précédent métier était de faire du conseil en gestion et stratégie informatique, ce qui me donnait l’occasion d’être à Paris et de goûter un peu à la scène. Et puis je me suis dit que j’allais me donner les moyens d’essayer de faire cela sérieusement durant six mois, quitte à revenir ensuite à mon ancien boulot, mais sans regrets. Or, il se trouve que ça a assez vite marché au point que, si la première scène que j’ai faite était l’arrière-salle d’un bar du XXe arrondissement, quelques mois plus tard, ma deuxième scène, c’était L’Olympia ! N’y a-t-il pas des catégories d’humoristes bien distinctes? Pour faire court, il y a deux types de one man show: celui où l’acteur, sur scène, invente un quatrième mur et s’adresse à un autre personnage inapparent; et celui où il n’y a pas de filtre et où le comédien s’adresse directement au public, soit en son nom soit au nom du personnage qu’il incarne. On associe cela au Jamel Comedy Club, mais en réalité, Robert Lamoureux et Pierre Desproges faisaient déjà du stand up. C’est cette tendance-là, que je pratique, qui a le vent en poupe depuis des années. Quels sont les humoristes qui vous ont inspiré ? J’ai eu la chance d’avoir un père qui avait bon goût en matière d’humour, si bien que je regardais déjà Desproges quand j’avais dix ans, qui m’a bien sûr beaucoup influencé pour le côté incisif des textes. Coluche, lui, m’a touché pour son sens de l’efficacité. Quant à Thierry Le Luron, c’est un imitateur, ce que je ne suis pas, mais j’admirais chez lui le côté classe avec son smoking et l’orchestre autour, et c’est par cet aspect qu’il m’a inspiré. Vous avez aussi des influences littéraires? Je joue simplement, comme la plupart des gens qui font du stand up, des versions exagérées de moi-même. Je lis beaucoup mais tout est prétexte à sketch, pour autant que ce soit une idée intéressante et qui permette de ne pas dire trop de banalités. Ce peut être également l’attitude d’un acteur, un article de journal… Le sketch que j’ai écrit sur les prénoms m’est venu par la réflexion selon laquelle les pauvres se plaignent de ne pas être riches, mais appellent souvent leur fils Brandon. Or, ça ne revient pas moins cher ! (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Les Confins du monde : notre Vietnam.

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Indochine, 1945. Robert Tassen, jeune militaire français, est le seul survivant d’un massacre dans lequel son frère a péri sous ses yeux. Aveuglé par son désir de vengeance, Robert s’engage dans une quête solitaire et secrète pour retrouver les assassins. Mais sa rencontre avec Maï, une jeune prostituée indochinoise, va bouleverser ses croyances.

 

 

Si l’histoire démarre sur un fait authentique, la cruelle riposte japonaise du 9 mars 1945, intervenue alors que de Gaulle veut récupérer l’Indochine, Guillaume Nicloux exploite ce moment historique d’une transition flottante où le rapport des forces en présence (français, japonais, vietminh) demeure indéterminé, pour mieux ancrer son film dans un univers fantasmagorique empreint d’ombres et de brouillards.

 

La filmographie du réalisateur continue de se montrer surprenante : du thriller comique avec le génial Enlèvement de Michel Houellebecq, au road-movie de Valley of Love en passant par l’adaptation de La Religieuse de Diderot, Nicloux a fait profession d’éclectisme.

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