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L’Europe cadette
L’Europe centrale a vécu séparée de l’Occident pendant un demi-siècle, derrière le Rideau de fer. Elle tire de cette histoire singulière de nombreux enseignements, estime Chantal Delsol. Vous connaissez bien les pays d’Europe centrale : comment êtes-vous venue à vous intéresser à cette région ? La révolte de Budapest en 56 a marqué ma famille. J’avais neuf ans. À partir de là, je n’ai jamais cessé de m’intéresser à ce qui se passait derrière ledit Rideau de fer. J’ai suivi les événements de Prague en 68 et ceux de Pologne plus tard. Je lisais absolument tous les livres des dissidents d’URSS et d’Europe centrale, dès qu’ils étaient disponibles en français. Mais je n’avais jamais pu me rendre dans ces pays, sauf un bref passage en Bulgarie en 1969. Ma situation familiale ne me permettait pas ce genre de voyage. La chute du Mur de Berlin en 89 a coïncidé avec le moment de ma vie où je commençais à pouvoir laisser les enfants, et avec le moment où je commençais à enseigner à l’université. À partir de 90, j’ai saisi toutes les occasions d’aller dans ces pays. La découverte était stupéfiante. C’était des pays [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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De Roux, Vitry, Finkielkraut, Rey : la grande recension des essais de la rentrée
Retour à Dominique de Roux Dirigé par Olivier François, éditorialiste littéraire de la revue Éléments, ce livre réunit les interventions prononcées lors du colloque organisé en juin 2017 à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort de Dominique de Roux. Ces textes signés Pierre-Guillaume de Roux, Gabriel Matzneff, François Bousquet, Philippe Barthe- let, Pascal Sigoda, Laurent Schang et Didier da Silva, accompagnés de la réédition de trois textes de Philippe Barthelet, permettent d’appréhender ses diverses facettes. Olivier François, directeur de ce collectif situe Dominique de Roux: il « n’est pas de ces écrivains que le temps a livrés aux ennemis du verbe: glosateurs, professeurs, adorateurs des cendres, orateurs de pompes funèbres, gourous de clans et de cliques ». Une manière [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Pierre Manent (2/2) : retrouver la loi naturelle
Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Pierre Manent est un spécialiste reconnu de philosophie politique. Son essai La loi naturelle et les droits de l’homme, publié en mars 2018, réhabilite magistralement la nécessité pour nos sociétés de s’enraciner dans une loi commune qui transcende les droits individuels. Partie 2/2. Le christianisme et les droits de l’homme Le christianisme ne comporte-t-il pas en son sein un principe de dissolution du fait social ? Le christianisme peut en effet apparaître comme un dissolvant, dans la mesure où il interdit toute sacralisation des associations humaines. Avant le christianisme, toutes les sociétés humaines étaient tenues par une religion commune ; la cité était inconcevable sans la religion de la cité, comme l’empire était inconcevable sans la divinisation de l’empereur. La religion était une partie de l’ordre politique. Dès lors, le christianisme, qui s’adresse à tous les hommes, peut être perçu comme l’ennemi de toutes les associations politiques, c’est le reproche qui court de Celse à Rousseau et au-delà. La désacralisation de la cité humaine procède de ce que le christianisme apporte une autre cité incomparablement plus «associante», vaste et profonde que toute cité humaine : l’Église ou la cité céleste. Le trait absolument original de cette nouvelle cité, c’est que ses membres, les citoyens de la cité de Dieu, sont recrutés un à un dans toutes les cités humaines: le chrétien est toujours un païen, ou un juif, converti. Le reproche des politiques, c’est que le christianisme divise le citoyen-chrétien entre [...] Suite dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Guillaume Senez : « Je cherche cette véracité que le cinéma à tendance à gommer ».
Après un premier film remarqué, Keeper, le réalisateur belge Guillaume Senez offre avec Nos Batailles, un film d’une grande délicatesse sur un sujet peu traité au cinéma et porté par un Romain Duris saisissant de vérité. À une époque où la partie masculine de l’humanité n’a pas la cote, votre film surprend en premier lieu par son sujet : un homme abandonné par sa femme avec ses enfants... En effet, très peu de films traitent du sujet d’une femme qui quitte le domicile conjugal, sauf quand elle est décédée ou en prison. J’avais envie de parler de cette liberté dont dispose aujourd’hui la femme d’abandonner le cocon familial. Lorsque nous avons commencé à écrire le scénario avec Raphaëlle Desplechin, on s’est pris des murs dans la gueule et on a découvert que le sujet était encore tabou. Tout l’objectif de ce film était de ne pas (.....) Lisez la suite de cet article dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosques et par abonnement !
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Marché de l’Art :  Sotheby’s – Rybolovlev : la maison d’enchères fait face à un procès de $380 millions 
Le monde de l’art d’Outre-mer est ébranlé par un nouveau scandale ayant trait au comportement peu recommandable du vendeur aux enchères : Dmitry Rybolovlev, homme d’affaire russe et président de l’ASM, va affronter Sotheby’s au tribunal. Les parties vont propos du rôle présumé que le groupe a joué dans l’affaire Yves Bouvier. Cela fait penser à la tourmente qui a eu lieu en France, il y a huit ans, lorsque les « cols rouges » de l’Hôtel Drouot, le plus prestigieux hôtel des ventes du pays, ont été accusés de vols de diamants, de meubles et d’oeuvres d’art de leurs clients pendant des années. Ce corps de déménageurs des objets d’art, fort de 110 personnes, autonome et indépendant, surnommé « les cols rouges » à cause de la couleur des cols de leurs tuniques noires, était recruté dans une poignée de villages alpins dans l’Est de la France et profitait du monopole qui leur avait été accordé par Napoléon III en 1860. Presque la moitié du groupe aujourd’hui dissous a été accusé de vol de 275 tonnes d’objets grâce à des pratiques frauduleuses installées depuis des années sinon des décennies.
Maniac : l’amour et la folie

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Voyage onirique et métaphysique au cœur de la psyché humaine, Maniac est une série aussi intelligente que bien construite. La dernière création de Patrick Somerville (The Leftovers) filmée par l’imaginatif Cary Fukunaga (première saison de True Detective) est portée par un casting cinq étoiles, rappelant plus le monde du cinéma que celui du petit écran.

 

Si Maniac prend son temps pour développer son histoire, prenant le risque de perdre le spectateur dès le départ en le noyant dans des récits qui semblent de prime abord secondaire, l’oeuvre finit par vous happer pour ne plus vous relâcher jusqu’à sa conclusion. Le récit suit deux personnages principaux, qu’on devine liés par des forces supérieures : Owen Milgrim (Jonah Hill), fils probablement schizophrène et mal dans sa peau d’une famille patricienne new-yorkaise dévorante, et Annie Landsberg (Emma Stone), une jeune femme au parcours accidenté, à l’apparence dure et cynique, accro aux psychotropes.

À voir ou à fuir, c’est la semaine cinéma de L’incorrect
Un Romain Duris plaqué ou une guerre de rue fratricide…Que faut-il voir ou fuir au cinéma cette semaine? Nos Batailles De Guillaume Senez Avec Romain Duris, Laure Calamy, Laetitia Dosch Olivier, chef d’équipe, se démène au sein de son entreprise pour combattre les injustices. Mais du jour au lendemain, quand Laura, sa femme, quitte le domicile, il lui faut concilier éducation des enfants, vie de famille et activité professionnelle. Face à ses nouvelles responsabilités, il bataille pour trouver un nouvel équilibre, car Laura ne revient pas.
Zemmour. Prénom : Eric. | L’interview fleuve 1/2
Quand nous l’avons rencontré et interrogé, avant les polémiques stupides ne commencent, le débat volait haut : la France, Bonaparte, Clovis, Saint Louis, le royauté Davidique, l’Europe... Les pages que vous allez lire en sont le fruit. Éric Zemmour vaut mieux qu’une chasse à l’homme. Écoutons-le.   Quand vous parlez du projet de votre ouvrage, vous dites qu’il y a des historiens qui veulent en finir avec la France et faire mourir par l’histoire la nation qui a grandi par l’histoire. Vous citez notamment l’Histoire mondiale de la France de Patrice Boucheron, qui fait la part belle au multiculturalisme. Vous, est-ce par l’histoire que vous voulez ressusciter la France ? C’est exactement cela. Parce que la France n’est pas née par la langue, la race ou la géographie, mais par l’histoire, le pouvoir politique et la religion chrétienne. C’est leur conjonction qui a forgé, un peu par hasard, la France. Cela a eu deux conséquences : la première, c’est que chaque roi ou président, chaque régime ou période, a son histoire, son récit des origines et du passé ; la deuxième, c’est qu’il y a tout le temps eu des guerres d’historiens : sous l’Ancien Régime, il y a eu les germanistes contre les romanistes ; après la Révolution, il y a eu les historiens révolutionnaires et (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect disponible en kiosques et par abonnement!
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