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Cinq grands artistes chrétiens vivants
MUSIQUE

Arvo Pärt : le génie estonien

Avec ces airs d’ermite orthodoxe, le vieil Estonien, aujourd’hui âgé de 91 ans, rayonne d’une gloire indiscutable, puisqu’il est le compositeur vivant le plus joué au monde. Pourtant, au début des années 70, persécuté par le régime soviétique pour ses thèmes chrétiens et son style inspiré du sérialisme occidental, il allait vivre une stérilité créatrice de presque dix ans. C’est le plain-chant grégorien et l’étude des compositeurs médiévaux, notamment français, qui lui permettront de surmonter sa crise et d’inventer le « tintinabulisme », un minimalisme musical à la fois dépouillé et mystique dont la capacité évocatoire extraordinaire lui assurera cette renommée universelle qui est aujourd’hui la sienne. Mythifié par Tarkovski dont il a envoûté plusieurs films, adulé par Björk, copié par Max Richter, Arvo Pärt, parmi mille distinctions, est également membre du Conseil pontifical pour la culture, créé en 1982 par saint Jean-Paul II. La Grâce est parfois étonnamment sensible. Romaric Sangars [...]
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Roger Nimier : le prince des hussards a cent ans
Qu’est-ce qui a fait naître ce Quarto Gallimard ?

Il y avait à l’horizon le centenaire de la naissance de Roger Nimier. Son œuvre étant dispersée entre les textes parus de son vivant et les posthumes, j’ai profité de l’occasion pour en constituer une sélection dans les limites qui m’étaient accordées. Cette édition se divise en quatre volets : romans, essais, critique littéraire et chroniques. Ayant des relations de confiance avec ses enfants, Martin et Marie, il n’y a pas eu d’obstacle à la parution de ce Quarto Gallimard, et c’est tant mieux : de nouvelles générations, mais les autres aussi, peuvent désormais découvrir, ou redécouvrir, ce personnage à contre-courant. [...]
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« L’Agent secret » : navet de concours
En 1977, un quadra vaguement fugitif retrouve son fils et tente une nouvelle vie en plein Brésil de la dictature. Dès l’entame – un contrôle policier – L’Agent secret se prend les pieds dans sa coolitude pop avec distension du temps à la Sergio Leone. Ça dilate beaucoup chez Kleber Mendonça Filho, et la moitié du long-métrage semble engloutie dans les présentations du héros à d’autres antifas qu’on ne reverra jamais. [...]
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La foi sauvera l’art : conversation avec Augustin Frison-Roche, Emmanuel Godo et Sébastien Lapaque
Êtes-vous d’accord pour dire qu’au départ de tout geste artistique, il y a un sentiment religieux ?

Augustin Frison-Roche : Quand on se penche vraiment sur l'histoire de l'art, on voit qu’effectivement tout est religieux. On commence avec des tombes, des temples et le constat qu'on fait, c'est vraiment que l'art naît de la religion, naît du besoin de formaliser un rite. L’art réside dans cette dimension double, à la fois transcendante et pratique, de recréer un monde conformément à une vision. Car il n'y a pas de sociétés traditionnelles sans Dieu, sans spiritualité. Toutes les sociétés traditionnelles partent de ce constat : il y a un réel visible et un réel invisible. Et si on veut représenter le monde tel qu'il est vraiment, il faut représenter le réel visible et le réel invisible. L’art permet cette double représentation. Aujourd’hui dans un monde de plus en plus matérialiste, l'art garde quelque chose de cela. L'artiste ne peut pas s'empêcher finalement de recréer un monde conforme à son désir. [...]
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Éditorial culture de Romaric Sangars : Du faible niveau des assaillantes

À peine élu à l’Académie française, Éric Neuhoff se fait embrouiller par Julie Neveu, une obscure linguiste, qui le traite (dans Libération du 9 novembre dernier) d’« écrivain-boulanger », titre revendiqué par mon ami Bertrand Lacarelle, mais visiblement employé ici dans une volonté de dénigrement. Aujourd’hui, l’habit vert vous transforme en cible. Je finis par avoir honte d’avoir moi-même joué à le viser autrefois. C’est que cette lubie me semblait encore obéir aux règles du xxe siècle : l’avant-garde isolée se fait une réputation d’insolence sur le dos des barbons couverts d’honneur, l’institution assumant un genre de rôle œdipien qui la renforce dans sa double nécessité de pérenniser une tradition et de stimuler son renouvellement. J’ai peut-être été candide et nostalgique.

En effet, depuis quelques années, ce ne sont plus les poètes bravaches qui vont chahuter le bicorne, mais des universitaires de gauche, comme l’inénarrable Laélia Véron qui s’affiche sur les réseaux avec un tee-shirt « Académie de ses morts » (même ma petite sœur n’oserait pas).…

« Que Ma Volonté soit faite » : viscéral
Parmi les plus navrantes forfanteries qu’on nous sert comme des « nouveautés », il y a bien ce cinéma d’horreur féminin dont Julia Ducournau et Coralie Fargot et son nullissime Substance sont probablement les plus pénibles incarnations. Mais voici qu’une troisième entre en lice : Julia Kowalski. C’est la bonne. [...]
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Sorties musique : critiques du meilleur et du pire
SUCRE GLACE
INDUSTRY PLANT, Miki, Structure, CD 13€99

La Franco-Coréenne Miki fait les choses bien. Quelques clips au buzz savamment dosé, un banger de fou (« Échec et mat »), une tournée estivale à guichets fermés et maintenant ce premier album roboratif – dont le titre moque gentiment ceux qui l’accusent d’être un « produit industriel ». Elle s’éloigne un peu plus du hip hop low fi des débuts pour une sorte de pop faussement indolente, version bellevilloise de la city pop japonaise, piquant ici et là dans le registre d’Angèle ou quelques arrangements vaporwave qui sonnent trop bien pour relever du home studio. L’écriture est ciselée, l’univers pastel menace toujours de s’écrouler – voire le glaçant « Roger Rabbit », récit d’une agression d’enfant quelque part entre Serge Gainsbourg et Marc Dutroux, ou encore le génial « BNF », envolée techno-lyrique sur fond de pulsions suicidaires. C’est sans doute la première qualité de Mki : évoquer les choses les plus graves sous une déferlante de sucre glace. On prend. Marc Obregon [...]
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« Mektoub, My Love : Canto due » : que reste-t-il d’Abdellatif Kechiche ?
On ne l’aurait pas cru au départ, mais un roman de François Bégaudeau, La Blessure, la vraie, a occupé dix années de la vie créative d’un des cinéastes les plus reconnus en France, Abdellatif Kechiche. Avec un résultat plus que mitigé, bien que l’adaptation soit libre comme l’oiseau et étirée à n’en plus finir. Si le premier volet : Mektoub my love : canto uno (2018) redressait un peu la barre après deux très mauvais films volontaristes et épuisants, Venus noire (2010) et La Vie d’Adèle : chapitres 1 et 2 (2013), cette seconde partie, Canto due, s’avère le nadir absolu de sa carrière. [...]
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