







Comme vous êtes d’un côté favorable à la démocratie directe et à un certain populisme, et que, d’un autre, vous trouveriez nécessaire le surplomb d’une instance spirituelle, ne défendez-vous pas une formule monarchique, finalement ?
C’est ce que l’Action française a tenté de me faire dire.
Cela semble évident.
Pas vraiment, parce que le principe du pouvoir spirituel, ce n’est pas le roi. Ça ressemblerait plutôt au pape.
En parlant de pape, vous aimiez beaucoup Benoit XVI.
Oui, c’était quelqu’un de très intelligent, et je pense également un homme compatissant et bon, d’une bonté discrète.
Vous évoquez aussi vos souvenirs de Jean-Paul II durant les JMJ à Paris, qui vous a semblé plus célèbre que les plus grandes rock stars…
Deux millions de personnes… Le maximum que j’ai vu, c’était un concert d’AC/DC, il y avait déjà beaucoup de monde, mais quand même beaucoup moins.…

Les noms font signe. De ce point de vue là, Sandrine Rousseau incarne-t-elle le stade terminal du rousseauisme ?
Il y a une homonymie parlante avec l’autre Rousseau qui débute les Confessions en affirmant : « Écartons tous les faits, car ils ne touchent point à la question. » C’est exactement comme ça que procède Sandrine Rousseau. Elle incarne la gauche hors-sol qui défend un système purement intellectuel qui n’aurait pas à répondre de la réalité. Les médias ont une responsabilité écrasante parce qu’ils ont construit ce golem qui parle d’ailleurs, d’où ce délire islamo-wokiste très troublant.
On arrive à un moment du débat national où le terme « islamo-gauchiste » est désormais revendiqué, comme lors du débat à Montreuil entre François Bégaudeau et Houria Bouteldja…
Oui, il y a une radicalisation qui touche même ces milieux qui étaient déjà très radicaux. Bouteldja affirme : « Mélenchon est notre plus belle prise !…
L’Incorrect
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