
Avec sa silhouette de technicien de théâtre : éternels sweatshirt et casquette noire, Pierric Bailly s’est taillé une place à part sur la scène littéraire actuelle. Né et retourné dans la campagne jurassienne, dont il a fait la toile de fond de ses romans, mais ayant aussi vécu à Montpellier où il a étudié les Arts du spectacle, mais encore, ayant travaillé à l’usine et enchaîné des petits boulots avant de revenir sur la terre natale pour « vivoter » de l’écriture puis de s’installer à Lyon en bénéficiant d’un succès surtout critique, l’auteur n’exhibe pas un CV commun. Avec Nicolas Mathieu, il est l’un des rares auteurs à couvrir l’angle mort de la sociologie nationale : ni Paris, ni banlieue, mais cette France périphérique inaperçue par les médias ; et à mettre en scène des vies simples, en apparence, n’ayant aucune valeur ajoutée idéologique ; des personnages qui ne sont les symptômes de rien si ce n’est du tragique éternel.…








