
Bases secrètes, Amazonie, soucoupes volantes nazies, spationautes musclés, guerre froide, extraterrestres, menue scientifique intelligente: Webster & Jones nous plonge avec délice dans un passé nostalgique qui emprunte autant aux comics, à Star Wars et Iron Sky qu’à Franquin ou Jacobs. Wallace Webster est athlétique et a la tête d’un acteur des années 40 (voire celle de Roco Vargas, autre bel exercice référentiel), Betty Jones est rousse comme Kim Possible, l’une pense, l’autre agit. On est constamment au bord de la caricature mais avec un ton joyeux, un plaisir évident à aligner les stéréotypes, à les illustrer avec ferveur, à enchaîner les péripéties sans temps morts, à ne surtout pas exposer la psychologie des personnages.
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C’est une parodie et un hommage, ça a la saveur des vieux Bob Morane sans rien de grinçant, c’est gentiment moqueur sans jamais sortir du cadre d’une histoire qui peut se lire au premier degré et dont les pages s’admirent facilement : Zimny réussit à être à la fois minimaliste et détaillé (tout est vectoriel même si ça n’est pas évident) avec des cadrages dynamiques, une composition intelligente, des couleurs sobres et des aplats profonds, un humour visuel, des décors convaincants et un goût très maîtrisé pour les machines improbables mais crédibles.…








