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[Enquête] Combien coûte l’Éducation nationale ?

Avec 55,2 milliards d’euros, l’Éducation nationale représente le premier poste du budget de l’État. Il faut lui ajouter les 17,29 milliards d’euros du ministère de l’Enseignement supérieur, soit un total de 72,49 milliards d’euros, hors pensions, ce qui ne représente plus de 14 % des dépenses de l’État pour l’exercice 2022.

Le ministère de l’Éducation ne finance que des traitements de fonctionnaires. Ils représentent plus de 92 % de son budget. L’administration emploie 1,2 million de personnes, dont 726 800 enseignants dans le secteur public et 142 500 dans le secteur privé. Il paye aussi 274 000 agents au titre d’autres missions, dont 176 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap et 92 000 professeurs qui ne donnent aucun cours. Il faut encore ajouter 11 000 agents n’étant pas en poste. Ces derniers ont des occupations plus ou moins bidons, ou tiennent des permanences syndicales, comme celles de Sud Éducation par exemple. 8 % des effectifs du ministère, soit 102 000 personnes, sont donc payés à ne pas travailler. Mais il reste beaucoup de choses à payer grâce à d’autres poches.

Le budget ne cesse d’augmenter alors que les effectifs des élèves ont baissé et les classements Pisa s’effondrent

Depuis la décentralisation, la dépense intérieure d’éducation (DIE) n’est pas le seul fait de l’État. Les collectivités, les familles, des entreprises et d’autres ministères y contribuent. Ainsi les régions payent les murs des lycées et les entretiennent. Les départements s’occupent des collèges et les communes traitent les écoles. Le rapport du Sénat sur le projet de loi de finance 2022 rappelait qu’en 2020 les collectivités ont représenté 22,4 % de la dépense d’éducation et apporté 14 milliards. Les familles ont dépensé 11 milliards et les entreprises 9. Au total, la dépense intérieure d’éducation de la France est de 160 milliards d’euros. Cela représente environ 7 % de notre PIB. Ce faisant, la dépense intérieure d’éducation française se situe légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. On remarque toutefois que, par rapport à 1980, en euros constants, la DIE a doublé. La France dépense littéralement deux fois plus pour l’éducation qu’il y a 40 ans. Pourtant les effectifs des élèves ont baissé. Il y avait 13,1 millions d’élèves en 1980, pour 12,8 millions aujourd’hui. [...]

[Enquête] Pap Ndiaye : le hussard woke de la République

Drôle de séquence politico-médiatique que celle qui a suivi la nomination de Pap Ndiaye. D’abord, une application à rester dans l’ombre, à raser les murs, à se façonner la silhouette politique qu’on veut bien lui attribuer : celle d’un universitaire discret, d’un intellectuel presque tragiquement tombé dans les rets du politique. Entre la période de baccalauréat – un bac réformé sous Blanquer et dévoyé par deux ans de pandémie – et le désastre annoncé de la rentrée, déjà sanctionnée par une pénurie historique de professeurs, le silence de Pap Ndiaye pèse lourd. Il préfère s’insurger contre le RN à l’occasion des élections législatives, ce qui lui vaut une légitime bronca de la part de la droite.

Comment, voilà que le petit activiste mesquin se réveille, alors qu’il a un mammouth à apprivoiser ? Pourtant, à part Pascal Praud, personne n’est vraiment dupe. Marianne le note dès le mois de mai : « Pap Ndiaye est un pied de nez, un chiffon rouge, un outil tactique ». Et sa nomination une nouvelle démonstration des capacités florentines d’Emmanuel Macron. Car c’est d’abord ce qu’on laisse dire dans les coursives de l’Élysée : que Pap Ndiaye a été nommé pour sauter. C’est un fusible, un sismographe ambulant, placé là pour capter les soubresauts, enregistrer les pertes. Macron l’a choisi délibérément pour divertir la médiacratie. Son profil indigéniste qui fait transpirer Élisabeth Lévy et Julien Rochedy, c’est du nanan, c’est presque inespéré. […]

[Enquête] Voyage au pays des black blocs

Les extrémistes de gauche peuvent se classer selon trois axes : le premier oppose les internationalistes au national-étatisme. Le second distingue les autoritaires des libertaires. De part et d’autre du troisième se répartissent les révolutionnaires et les réformistes. Les mouvements en croissance, que ce soient les black blocs ou Extinction Rebellion, sont tous internationalistes, libertaires et révolutionnaires. À l’inverse, les organisations plus anciennes en déshérence, comme la CGT, Attac ou SOS Racisme, ne cochent qu’une ou deux des trois cases.

Pour être plus précis, dans Les grammaires de la contestation (La Découverte, 2010), la sociologue Irène Pereira a dégagé trois courants politiques pour classer les extrémistes de gauche. Le premier est républicain-social et traite de citoyenneté, démocratie participative et autre internationalisme humaniste, le tout souvent teinté d’écologie. Extinction Rebellion ou Greenpeace appartiennent à cette famille. Ainsi que ceux qui blessent les chiens ou les chevaux de chasse pour sauver des sangliers. Les actions sont conçues pour faire parler d’elles dans les médias.

Lire aussi : Enquête : Extinction Rebellion, tout dégrader pour le climat

Le second courant s’appuie sur la notion de « minorités » (femmes, racisés, homosexuels, prisonniers, etc). Il s’incarne dans les luttes sociales et culturelles pour la « dignité », notion qui a pris un essor politique considérable au cours de la dernière décennie. Là encore, la violence est réelle mais vise surtout à générer un écho médiatique. [...]

[Enquête] Extinction Rebellion : tout casser pour le climat

Extinction Rebellion, familièrement nommé « XR », est le nom d’une campagne menée en 2018 et 2019 par l’association anglaise activiste Rising Up. Cette dernière avait été créée en 2016 par un groupe de radicaux proches de deux organisations : l’association britannique Earth First, des écolos extrémistes soupçonnés d’attentats dans les années 90, et le mouvement américain « Occupy Wall Street » d’extrême gauche. Extinction Rebellion a produit une synthèse des deux en formulant trois demandes impératives. La première est que les gouvernements du monde entier doivent déclarer l’état d’urgence climatique. La deuxième est que les émissions de carbone de la planète soient nulles d’ici 2025. La troisième concerne la création d’assemblées citoyennes pour « la justice écologique et climatique ». En bref, on arrête l’industrie, la production d’électricité et même les États. Le mouvement considère que tout le monde ne porte pas la même responsabilité dans le réchauffement climatique. C’est pourquoi XR lutte aussi pour mettre fin à la domination des hommes blancs sur le reste du vivant.

Le site français de XR est une mine de renseignements et de méthodes pour organiser une cellule locale, préparer clandestinement des actions, créer des affiches professionnelles

La campagne Extinction Rebellion de 2019 a fait du bruit. Des militants ont déversé du faux sang dans les rues de Londres au moyen d’un vrai camion de pompier. Un autre s’est collé avec de la colle très forte aux grilles de l’entrée de Downing Street. Les cinq ponts principaux de la ville ont été bloqués. Les locaux de Greenpeace et de la BBC ont été occupés. Pendant onze jours, XR a créé du chaos et il a fallu pas moins de 10 000 policiers pour y mettre fin en embarquant des centaines d’activistes, dont c’était le but. XR a pour objectif de faire plier les gouvernements en les mettant en demeure d’arrêter et d’enfermer des centaines de milliers, si ce n’est des millions de gens. Parmi les cofondateurs d’Extinction Rebellion se trouvent des professeurs d’université spécialistes des mouvements non-violents de résistance civique. Issu de l’université, le mouvement a reçu ses premiers soutiens du monde scientifique. Une centaine d’entre eux, essentiellement au Royaume-Uni, ont signé un texte au démarrage d’XR. Parmi les signataires se trouvait un ancien archevêque de Canterbury. Aux États-Unis, ils sont soutenus par le sénateur socialiste Bernie Sanders et une poignée de célébrités activistes d’ultra-gauche. [...]

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[Enquête] Twitter, la nouvelle bataille d’Elon Musk

Elon Musk a cofondé en 1998 l’application de paiement sur internet Paypal, rachetée par eBay quatre ans plus tard. À cette occasion, l’entrepreneur a encaissé vingt millions de dollars, aussitôt réinvestis dans une nouvelle aventure du nom de Tesla, dont les premiers dividendes ont financé le lancement de SpaceX, qui concurrence ArianeEspace. Désormais, la fortune de l’homme d’affaires est estimée à plus de 260 milliards de dollars. Il est l’homme le plus riche du monde. Il peut se permettre d’offrir 43 milliards de dollars pour racheter 100% des actions de Twitter, dont il détient déjà 9%, puis le retirer de la bourse. Or, vu des œillères gauchistes, Elon Musk est affligé de nombreuses tares.

Diagnostiqué du syndrome d’Asperger, Musk dit ce qu’il pense. Par exemple, il est inquiet que les robots puissent un jour supplanter l’homme. Il se méfie aussi des dégâts que pourraient commettre les intelligences artificielles. Dans une Californie abandonnée au transhumanisme, c’est presque un crime de lèse-majesté. Certes, il a quitté son poste de conseiller du président des États-Unis Donald Trump quand celui-ci a quitté l’accord de Paris sur le climat. Mais ce retrait a rappelé qu’il était un gros donateur du Parti républicain. Et puis il a clairement pris position en faveur du nucléaire. Enfin, il critique régulièrement Joe Biden, avec des allusions grinçantes sur la sénilité du chef d’état américain. En 2021, le divorce fut consommé avec ses pairs de la Silicon Valley : Musk a déménagé le siège social de Tesla de la Californie vers le Texas. Au passage, il s’est crêpé le chignon au sujet de la Covid avec les responsables de la collectivité californienne où il était implanté, ce qui a donné lieu à des échanges d’invectives sur Twitter, assorti de poursuites judiciaires. [...]

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[Enquête] Jean-Luc Romero-Michel, articulo mortis

Pendant la décennie 2000, M. Romero mise sur le SIDA et tente de s’implanter à Paris. En 2004, Jean-Pierre Raffarin fait de la maladie une cause nationale et le nomme président d’un machin sur le sujet. Pour l’implantation parisienne, c’est moins brillant: l’UMP lui préfère d’autres têtes de liste. Alors il entame un mouvement sinistrogyre. En 2007 il appelle à voter Bayrou. En 2008, il soutient Delanoë. En 2009, il rejoint le parti socialiste. Il est réélu conseiller régional sur la liste parisienne d’Anne Hidalgo. Elle l’intègre à sa propre équipe de campagne en 2014 à la mairie de Paris. Il devient maire-adjoint du XIIe , en charge de la culture. En 2015, il est encore réélu conseiller régional. En 2020, il monte d’un cran: maire-adjoint d’Hidalgo, en charge des droits humains.

En 2005, il avait trouvé un autre cheval de bataille: l’euthanasie. Il existait une association créée en 1980 pour obtenir sa légalisation, qui comptait plusieurs milliers de membres. Ils payaient tous leur cotisation. Ses troupes sont à peu près les mêmes que celles de La Libre Pensée, de la Ligue des droits de l’homme et de la Fédération française de l’ordre maçonnique. L’entregent de Romero permet à l’ADMD d’obtenir en 2006 l’agrément de représenter les usagers au sein des conseils d’administration des hôpitaux. Le ministre de l’époque est un certain Xavier Bertrand, qui n’a jamais fait mystère de son appartenance à la franc-maçonnerie. En novembre 2006, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) s’étrangle dans La Vie: « L’ADMD a un gros pouvoir de lobbying, y compris dans l’administration [...] Depuis quelques années, elle s’est encore radicalisée et ne rate pas une occasion de dire que les soins palliatifs coûtent cher ». En 2007, Romero prend la présidence de l’ADMD. Avec l’aide de son conjoint, Christophe Michel, plus jeune que lui de 28 ans et qu’il fait embaucher en 2012 comme secrétaire général, il fait monter l’association en puissance. Elle revendique aujourd’hui 70 000 adhérents. En 2015, pour verrouiller son pouvoir, Jean-Luc Romero modifie les statuts. Cela crée des remous. [...]

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[Enquête] Emmanuel Macron, celui qui n’aimait pas les enfants

Depuis qu’il est élu, les enfants meurent plus. La mortalité infantile augmente en France et c’est gravissime pour un État. Nous sommes un cas unique dans tout le monde occidental. Au sein de l’UE, nous étions quatrièmes ou cinquièmes. Désormais, nous sommes en 22ème position, avec un taux équivalent à la Pologne et proche de celui de la Grèce au pire de la crise d’austérité provoquée par les mesures imposées par le FMI. Cette mortalité est en hausse dans quasiment toutes les régions de France. Elle n’est donc pas compatible avec une explication de type environnementale. Pour les bébés d’un mois, la hausse est spectaculaire. La France avait le plus faible taux de mortalité néonatale au milieu des années 1990, ex-aequo avec la Suède. Depuis 2012 jusqu’à 2019, le taux de mortalité néonatale a augmenté sans discontinuer, passant de 2,2 décès pour 1 000 naissances à 2,7 décès (soit le niveau du début des années 2000). Nous sommes au même niveau que 20 ans auparavant, malgré les progrès médicaux. Le taux de mortalité néonatale de la France est désormais le 20ème dans l’UE des 28. Seule la Grèce a connu une hausse plus marquée sur la période. La mortalité infantile en France est actuellement supérieure de 50% à celle de l’Espagne alors que nos taux étaient encore identiques il y a douze ans. Si nous étions restés au même taux que l’Espagne, quelque 3 500 bébés auraient survécus pendant le mandat d’Emmanuel Macron.

Lire aussi : Enquête : Disney, ceux qui vivent de nos enfants

Grâce à lui, les enfants se sont éloignés de la condition de personne humaine, pour se rapprocher de celle d’objet. Sa loi sur l’adoption a, dans les faits, augmenté le droit des adultes à adopter, quel que soit leur statut marital. Adopter est devenu une revendication de non-discrimination entre couples mariés, partenaires ou concubins. Pour rappel, le nombre de candidats à l’adoption (10 676 disposent d’un agrément) est très supérieur au nombre d’enfants adoptés. En 2018, environ 650 pupilles de l’État ont été adoptées et 615 enfants recueillis dans le cadre de l’adoption internationale. Cela méritait d’ouvrir l’adoption à n’importe qui. [...]

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[Enquête] Disney, ceux qui vivent de nos enfants

Fondé en 1929 par un visionnaire ayant anticipé l’avènement de l’ère du divertissement, l’empire Disney règne sans partage sur « l’industrie du rêve » (sic). Mickey vit de nos enfants. Cela ne lui suffit plus : il veut les éduquer, quitte à forcer les parents.

Fin mars, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a promulgué une loi interdisant aux professeurs d’enseigner aux enfants de maternelle et de primaire l’idéologie woke. Cela a déclenché la colère des LGBT, qui a entraîné une réaction de Disney, lequel a publiquement condamné cette loi et décidé de réorienter ses soutiens financiers aux politiques pour qu’ils soient « plus en conformité » avec ses valeurs. Disney est très présent en Floride, via l’un de ses parcs géants qui existe grâce à un statut spécial. En droit floridien, il est considéré comme une ville à part entière. Disney World signe ses propres arrêtés municipaux, définit son PLU, etc. Cette facette de l’empire montre le statut exceptionnel de Disney aux États-Unis et son ancrage dans l’imaginaire populaire et politique.

Lire aussi : Enquête : Macron et les progressistes contre la légitime défense

Disney est un titan. Il détient des théâtres, des parcs d’attractions, des cinémas, des chaînes de télévision, des studios de cinéma et d’animation, des services de vidéos à la demande, des éditeurs de musique, des festivals, etc. Avec un chiffre d’affaires 2020 de 65 milliards de dollars, 200 000 employés et un bilan de 200 milliards, le monstre se porte comme un charme. En soixante ans, il a avalé tout ce que les États-Unis ont fait émerger de talents ou de créativité, pour les transformer en produit de consommation de masse. Il est plus simple de se demander combien de Terriens n’ont accès à aucun moyen audiovisuel, qu’essayer de calculer le nombre des clients directs ou indirects de Mickey. Le géant appartient à tout le monde et à personne. Les neuf premiers actionnaires, les seuls qui détiennent chacun plus de 1% des actions, sont des fonds d’investissement. Ensemble, ils possèdent 23% de l’empire. Le reste est flottant. Comme nombre de très grandes entreprises américaines, Disney a été contaminé par l’extrême gauche à partir de son introduction en bourse par les descendants du fondateur. Après des décennies de promotion de la famille naturelle, Disney a décidé de trahir ses valeurs et ses clients, en se mettant à promouvoir l’inverse. Sauf que Mickey est très dangereux. [...]

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L’Incorrect numéro 76

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