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L’islam est-il notre avenir ?
Il est devenu de bon ton de distinguer le « temps court » et « le temps long » en politique. Harouel réconcilie les deux sur un thème à la fois très ancien et très actuel – et futur. L’introduction est au présent : les premiers mots sont pour Samuel Paty et les fidèles catholiques assassinés dans la cathédrale de Nice en octobre 2020. Puis l’auteur convoque le passé : depuis le VIIe siècle, il déroule naissance et vie de la civilisation islamique, examine la nature de l’Islam telle qu’elle résulte des principes qui la forment. [...]
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Platon ou les ambiguïtés

Difficile de trouver un équivalent de Platon dans le domaine de la philosophie. Disciple de Socrate, avec lequel sa pensée se confond assimilant, pour la postérité, celui-ci à ses Dialogues, sa position chronologique en fait le père de sa discipline si bien que toute personne qui prétend penser philosophiquement pense à partir de Platon, avec ou contre lui ; ainsi, son plus grand élève, Aristote qui, lui seul, peut revendiquer une importance égale à celle de son maître dans l’histoire des idées. Grec, athénien, aristocrate descendant de Solon, engagé malheureux auprès du Tyran de Syracuse, il considérait la politique comme l’activité humaine la plus noble, mais son admiration n’égalait que le mépris qu’il éprouvait envers la déchéance dans laquelle elle se trouvait.

Il ne s’agit donc pas de transformer le monde selon les idées, mais de les adapter au monde pour le rendre un peu moins pire

En ces temps de décadence qui furent les siens. Pour autant, il figure à présent et par bien des aspects dans l’imaginaire collectif le philosophe des nuées, celui des belles idées désincarnées dont on ne peut pas faire grand-chose. Car la tradition platonicienne a traversé les siècles, de Plotin à Hegel en passant par saint Augustin, jusqu’à certains sectateurs des totalitarismes rouge ou brun saisissant son effigie pour asseoir sur son cadavre leur légitimité intellectuelle – à tort ou à raison... plus certainement à tort mais aussi à raison. C’est que l’idéaliste naïf perdu dans ses sphères et l’idéologue déterminé que le sang n’effraye pas font ensemble la tête de Janus bifrons. Alors, penseur de l’ordre préfigurant Kant ou révolutionnaire archétypique comme Nietzsche le définit dans le merveilleux cours qu’il lui consacre ? Sûrement tout cela en même temps et rien de cela pourtant, parce que Platon excède, comme tous les grands parmi les grands, les interprétations de ses interprètes et qu’il surplombe ceux qui le combattent tel le barrage qui n’empêche pas le source d’exister indépendamment de lui. [...]

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Alexandra Kollontaï : femme rouge
Le nom d’Alexandra Kollontaï était célèbre après-guerre dans les milieux trotskistes et assimilés, qui n’en finissaient plus de s’interroger sur la nature – ouvrière ou dégénérée – du régime russe issu de la Révolution de 1917. Sa brochure L’opposition ouvrière fut traduite en 1964 dans Socialisme ou Barbarie, et méditée par tous les militants d’ultra-gauche. Figure de la Révolution, Kollontaï fut en 1921 l’une des premières à s’opposer à Lénine et à la mise en coupe réglée du pays par un parti fossilisé, composé d’apparatchiks nantis de privilèges. « Le Parti est devenu une bureaucratie étrangère aux masses, à la classe ouvrière », écrit-elle. Elle fut aussi l’une des rares féministes parmi les bolcheviques, plutôt indifférents à la condition des femmes, et qui voyaient dans le féminisme un danger pour l’unité du parti. [...]
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Louis de Bonald, le premier conservateur
Parmi les figures de la pensée conservatrice, Louis de Bonald (1754-1840) était assurément un grand oublié des travaux universitaires. Flavien Bertran de Balanda y pallie avec succès en publiant cette très complète biographie politique et intellectuelle du vicomte, qui tire avantage de l’exposé chronologique pour présenter le paradigme du penseur au fil de ses évolutions, précisions et inflexions, lui que l’on résume trop souvent à un système anti-individualiste brutal, écrasant et anachronique. Cet exposé par la carrière est d’autant plus fondamental que le Rouergat fut acteur des bouleversements sans commune mesure d’une époque qui, par le souffle enivrant de la raison, détruisit ou érigea un demi-siècle durant, selon ses humeurs. [...]
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Élargir le cercle de la raison
Le dernier ouvrage de Steven Pinker, professeur de psychologie à l’université Harvard, certes eudémoniste de gauche, est une très belle et utile somme consacrée à la « capacité humaine d’utiliser des connaissances pour atteindre ses objectifs ». Pinker fait de la raison le moteur du progrès matériel et moral de l’humanité. Deux moyens sont à notre disposition pour améliorer cette capacité. Le premier consiste à acquérir individuellement des connaissances sur les nombreux biais et erreurs qui entachent nos raisonnements : erreurs de logique, croyances erronées, mauvaise utilisation des statistiques, trop grande confiance dans nos intuitions, confusion entre corrélation et causalité. C’est l’objet principal du livre que de les porter à notre connaissance, et c’est fait d’une manière claire, très riche, pédagogique. Le propos est direct et clair, émaillé d’exemples concrets et d’histoires drôles. Tout cela devrait être appris à l’école, comme le souligne l’auteur, « les outils de la logique, des probabilités et de l’inférence causale traversent tout type de connaissance humaine : la rationalité devrait être le quatrième pilier essentiel [des programmes scolaires], avec la lecture, l’écriture et l’arithmétique ». [...]
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Les wokes sont-ils racistes ?

En quelques mois, le wokisme sera devenu le thème principal des essais parus ou à paraître. Traductions et remâchages ridicules de travaux américains d’un côté, analyses un poil répétitives des ressorts du logiciel woke de l’autre : partisans et opposants, c’est tout l’appareil éditorial français qui s’est mis en branle d’un même mouvement, quand bien même beaucoup se demandaient s’il s’agissait d’un sujet politique véritable, et si l’on ne participait pas, par le seul fait d’en parler, à le légitimer. Tous les jours, l’actualité politique et sociale se charge de répondre : praxis plus que philosophie, le wokisme est un réflexe, une exhortation qui se répand comme une traînée de poudre.

Et c’est pour dresser quelques digues encore contre cette marée furieuse, du moins contre sa vague raciale, que s’élèvent Pierre-André Taguieff et Drieu Godefridi, certes dans des styles tout à fait différents et pour ainsi dire archétypaux, puisque le premier adopte une approche classiquement universitaire, c’est-à-dire lente, précise et ultra-référencée, avec un précieux travail de définitions, quand le second choisit l’analyse brève et anglée sur le mode disqualifiant. [...]

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L’État de droit : du concept au bric-à-brac
Dans son essai au style incisif et polémique, Ghislain Benhessa déplace habilement la focale au fil de sa démonstration, jonglant entre théorie juridique et applications institutionnelles, pour finalement brosser un tableau exhaustif d’un concept aussi nébuleux qu’usité : l’État de droit. L’auteur débute son propos par une généalogie de la notion, depuis ses racines philosophiques anglo- saxonnes jusqu’à la théorisation du Rechtsstaat, au début du siècle dernier, par  une cohorte de juristes d’outre-Rhin. Il s’agit alors d’établir une pyramide normative, un « modèle géométrique ». Projet positiviste, l’État de droit tend vers une perfection formelle : il est axiologiquement « neutre, sans idéologie ni valeurs en bandoulière, si ce n’est celle de conditionner l’adoption des règles au respect des procédures et des contrôles juridictionnels. Il est une pure forme qui se dresse par-delà le bien et le mal ». Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que l’État de droit passe de la phase formelle au stade matériel, notamment sous l’impulsion d’un Habermas soucieux de démanteler les États-nations européens afin d’exorciser les démons de son Allemagne. [...]
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Honneur et fidélité
« Vous ne vous battez pas seulement pour la religion, mais pour des montagnes et des arbres ». Ainsi parle, stupéfait, en 1704 le baron d’Aigaliers au chef des camisards Rolland, car le rebelle préfère mourir plutôt que de quitter son sol natal. Cet ultime acte d’héroïsme avant la répression qui s’abat sur les Cévennes pose cette question : pourquoi des hommes combattent-ils jusqu’au bout ? Vingt-cinq historiens et journalistes tentent de répondre à cette interrogation dans Le Dernier carré. En effet, la fidélité, le devoir et l’honneur ont porté les hommes vers des sommets d’abnégation, des champs de bataille de Thermopyles en 480 avant JC aux ruines de Kobané en 2014. [...]
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