Skip to content
Mort de Gorbatchev : le tombeau de la perestroïka

Vingt ans après la disparition de l’URSS, l’ex-Secrétaire général du PCUS et dernier dirigeant de l’Union soviétique, faisait le constat amer de l’échec de la démocratie en Russie, alors que Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev s’entendaient entre eux pour partager le pouvoir, en vue des élections présidentielles de 2012. « Ce n’est pas le rôle de Poutine. Cela doit être décidé par la nation au travers des élections. » Les élections ont bien eu lieu, en mars 2012, permettant à Vladmir Poutine, redevenu Premier ministre de 2008 à 2012, de briguer un troisième mandat présidentiel alors que Medvedev reprenait ses anciennes fonctions de Premier ministre. Depuis, Vladimir Poutine a été réélu en 2018 et le sera encore vraisemblablement en 2024. Dimitri Medvedev est, quant à lui, resté à la tête du gouvernement russe jusqu’en 2020, pour être remplacé aujourd’hui par Mikhaïl Michoustine.

Lire aussi : Qui veut la peau d’Alexandre Douguine ?

Qui veut la peau d’Alexandre Douguine ?

Alexandre Douguine, né à Moscou le 7 janvier 1962, est un intellectuel et théoricien politique  russe, fondateur en 1993 du Parti national bolchévique (PNB). Entre les années Elstine et le premier mandat présidentiel de Vladimir Poutine, les « nazbols » ont exercé une influence certaine sur la politique et surtout la jeunesse russe, sous la conduite de l’écrivain Edouard Limonov. Bien que le PNB ne parvienne jamais à rassembler plus de quelques dizaines de milliers d’adhérents, il est devenu, emmené par le charismatique et excentrique Limonov, l’un des pôles de l’opposition intellectuelle à Vladimir Poutine en Russie, jusqu’à ce que le parti éclate en 2006, suscitant de violents affrontements entre pro-Douguine et pro-Limonov. Dès lors, Douguine se consacre au deuxième parti qu’il a fondé, en 2002, le Parti Eurasie, resté plus fidèle que le PNB à la doctrine eurasiste prôné par l’intellectuel moscovite, résumée dans ses nombreux ouvrages, ainsi que sur le site du mouvement: « La voie suivie par l’occident est destructrice pour lui et pour tous ceux qui tentent de la suivre.

Afrique du Sud : 15 ans de réclusion pour un leader raciste

Harry Johannes Knoesen, 64 ans, a été condamné à quinze ans d’emprisonnement, le 7 juin dernier. À la lecture du verdict par la Haute-Cour de Middelbourg, il est resté impassible. Avec quatre autres personnes, il a été reconnu coupable de cinq chefs d'accusation liés à un complot visant à renverser le gouvernement, de possession illégale d’armes à feu et de munitions, et de préparer des attentats terroristes contre les noirs sud-africains. Un verdict qui met fin à un procès de trois ans et une longue enquête de deux ans qui a permis aux services secrets sud-africains de l’arrêter fin novembre 2019.

Ancien membre des forces de défense sud-africaine (SADF), Harry Johannes Knoesen s’était reconverti en pasteur, assumant pleinement sa nostalgie de l’apartheid, le régime de ségrégation raciale qui a régi l’Afrique du Sud entre 1948 et 1994. Autour de lui, d’anciens militaires avec lesquels il avait fondé le Mouvement national de résistance chrétienne (NCRM). Persuadés de répondre aux préceptes de l'Ancien Testament, qui stipule que les noirs sont les descendants maudits de Cham, « que Dieu leur a ordonné de redonner l'Afrique du Sud aux Blancs », ses membres se surnommaient eux-mêmes les « Croisés ». Le NCRM avait vainement tenté une alliance avec un autre mouvement raciste, Eendrag Maak Mag, mais les tensions entre les deux groupes n’avaient pas permis de la rendre pérenne. Harry Johannes Knoesen avait alors développé des cellules armées de son mouvement à travers toute l’Afrique du Sud, notamment dans les villes de Brakpan, Pretoria, Mbombela, Bethléem, Vereeniging, Brits, Port Elizabeth ou Cape Town. Selon les rapports de police qui se fondent sur des « vocaux récupérés sur les réseaux sociaux », Harry Johannes Knoesen est un exalté qui était convaincu de la réussite de son putsch. « Les croisés, le NCRM est vraiment proche, vraiment proche de frapper et de gouverner ce pays. Ces meurtriers, violeurs, et sombres ordures de la terre (…) vont donc mourir par milliers (…) Restez près de moi (…) Influencez les autres (…) Utilisez votre arme à feu, sortez de chez vous. J'assume la responsabilité de tout ce que vous faites sous ma bannière », peut-on entendre dans une conversation, datée du 16 novembre 2019, quelques jours avant le début du supposé coup d’État. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Politique européenne : la saison des feuilles mortes
En automne, en Europe, les gouvernements se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi, pourrait-on dire en plagiant Jacques Prévert. L'an dernier à la même époque, c'est Angela Merkel qui, la première, s'est détachée de l'arbre parlementaire européen, après un règne de seize ans à la tête de la CDU et de l'Allemagne, marqué par l'austérité, le pragmatisme et, pour beaucoup, l'immobilisme. Ironiquement, son successeur, Olaf Scholz, n'aura pas eu à attendre six mois pour se retrouver confronté à la plus grave crise de l'après-guerre froide, avec l'agression russe en Ukraine, et pour faire face aux conséquences géopolitiques de l'une des décisions les plus controversées de la chancelière quand elle était au pouvoir : l'abandon du nucléaire. Soumis à la pression de l'UE pour adopter les sanctions vis-à-vis de la Russie, comme à celle des écolos pour réduire les gaz à effets de serre, Scholz paye aujourd'hui (...)
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Royaume-Uni : avantage pour Liz Truss, chute de Rishi Sunak ?

Au Royaume-Uni, la campagne pour la désignation du futur Premier ministre bat son plein au sein des Tories. Après la démission de Boris Johnson, onze candidats s’étaient déclarés à sa succession.

Depuis le 20 juillet, les finalistes sont deux poids lourds de l’ex-gouvernement Johnson : Liz Truss et Rishi Sunak. Peu de différences de convictions mais des visages bien différents.

Liz Truss, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et ministre de la Condition féminine et de l’Égalité, est, à ce détail près qu’elle a démarré son engagement politique à gauche, un produit typique du Parti conservateur : issue de la classe moyenne, diplômée d’Oxford, libérale sur l’économie, conservatrice sur les sujets de société. Elle renvoie à un certain âge d’or des Tories… à tel point qu’elle va jusqu’à imiter Margaret Thatcher dans son style vestimentaire.

Lire aussi : Démission de Boris Johnson : qui sont les candidats à sa succession ?   

De l’autre côté, Rishi Sunak, Chancelier de l’Échiquier démissionnaire, présente un visage totalement nouveau. Cet homme né de parents issus de la diaspora indienne en Afrique de l’Est et installés au Royaume-Uni peu avant sa naissance pourrait être le premier hindou à occuper le 10 Downing Street. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
SOS Chrétiens d’Orient : « Offrir de la nourriture aux Syriens sans l’autonomie, n’est pas une solution durable »

Quelles conséquences les sanctions américaines ont-elles sur la vie des Syriens ?

En principe, les sanctions sont censées n’affecter que le gouvernement syrien. Dans la réalité, c’est le peuple qui souffre de pénuries d’essence, de gaz donc d’électricité, de médicaments, de nourriture.

Tout a commencé avec des restriction sur l’importation de gaz et de fioul. Lorsque la Syrie tente d’en importer, les navires sont bloqués au niveau du canal de Suez par les pays limitrophes sous influence américaine. Ces restrictions ont une incidence sur toute la vie quotidienne : impossible de faire son plein d’essence, c’est devenu beaucoup trop cher. Dans un second temps, ces pénurie ont atteint le secteur industriel : montée des coûts de production, donc montée des prix. Également, sans pétrole, plus de production d’électricité, et plus d’alimentation pour les maisons.

Les hôpitaux manquent de matériel et de médicaments. À cause des sanctions, tout est très difficile à importer. En principe, les produits médicaux ne devaient pas être concernés par les restrictions. En réalité, ils le sont de manière indirecte, par des pressions. Lorsqu’un chef d’hôpital veut acheter un nouvel appareil, le paiement sera bloqué par la banque car le foyer fiscal est en Syrie. Tout est devenu trop cher à cause des difficultés d’importation, et les opérations chirurgicales inaccessibles pour la population.

Où et comment agissez-vous ?

Nous agissons dans les grandes villes – Damas, Alep, Mhardeh – et également dans les petits villages. Nous importons du matériel médical, par exemple une machine de stérilisation pour un hôpital à Alep. Nous prenons également en charge les frais d’hospitalisation pour les familles qui ne peuvent pas payer. Dans les zones plus isolées, le problème concerne davantage l’achat de nourriture. Avec la dévaluation de la livre syrienne, les salaires ont beaucoup baissé. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Le pape François va-t-il démissionner ?

« Je n’ai pas le nez à sentir un conclave imminent », ironise le cardinal Lopez Romero. L’archevêque de Rabat revient de Rome, où il a pris part à la canonisation de Charles de Foucauld. Proche de François, « le Bergoglio marocain » comme on surnomme là-bas peine à imaginer une « Église à trois papes ». Pourtant, les rumeurs de démission de François ne cessent de s’intensifier depuis quelques semaines, au point de hanter les esprits à la Curie romaine.

Des signes annonciateurs

À 86 ans, les ennuis de santé s’accumulent pour le pape. Privé d’un poumon depuis ses 20 ans et contraint de se déplacer en fauteuil roulant depuis mai en raison d’un problème de genou, François affiche beaucoup de signes de fatigue. Alors qu’il devait se rendre en République Démocratique du Congo et au Soudan du Sud début juillet, le voyage du Saint Père est finalement annulé. Les JMJ prévues à l’été 2023 à Lisbonne inquiètent également. « Il est peu probable qu’il puisse supporter un tel voyage », affirment les vaticanistes. De quoi relancer les rumeurs de démission? Oui, selon certains. En 2013, au début de son pontificat, François avait déclaré qu’il aimerait voir « la démission d’un pape devenir normale ». [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Afrique : la tournée de Macron à Yaoundé et à Cotonou requinque le sentiment antifrançais

Au Bénin, un groupe de la diaspora a décrié dans une lettre ouverte ce dimanche « une caution morale et politique » d’un président « qui a réduit au silence son opposition » et en a exilé, vers Paris, les leaders. Arrivé en troisième position avec presqu’autant de voix que Patrice Talon lors du premier tour de la présidentielle de mars 2016, Sébastien Ajavon vit depuis en France où il est officiellement réfugié. Idem pour Léhady Soglo, longtemps influent maire de Cotonou qui a dû « trouver refuge en France » ainsi que pour plusieurs centaines d’hommes politiques et de personnalités publiques du Bénin. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest