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Démission de Boris Johnson : qui sont les candidats à sa succession ?   

Ils sont onze à s’être déclaré candidats à la succession de Boris Johnson. Certains sont déjà des étoiles montantes du Parti conservateur comme Liz Truss, qui a fait parler d’elle au sujet du protocole nord-irlandais. D’autres sont nettement moins connus et pourront ainsi obtenir davantage de visibilité dans la vie politique britannique.

Parmi les favoris, Liz Truss donc, 46 ans, se démarque particulièrement. Souvent décrite par les médias comme « ambitieuse », cette admiratrice de Margaret Thatcher a un curriculum vitae particulièrement imposant : elle a été ministre sous les trois cabinets Cameron, May et Johnson. D’abord ministre de l’Environnement elle devient ensuite ministre de la Justice et Lord Chancelier, puis Secrétaire en chef du Trésor. Boris Johnson lui confie le poste de Secrétaire d’État au Commerce et de ministre de la Condition féminine et de l’Égalité, avant de lui confier en septembre 2021 les Affaires étrangères. Depuis décembre, elle occupe également les fonctions de négociateur en chef du gouvernement britannique avec l’Union européenne et président britannique du Conseil de partenariat UE-Royaume-Uni

Penny Mordaunt est régulièrement attaquée par le lobby LGBT. Des rumeurs prétendent même qu’elle aurait « jeté des personnes trans sous un bus ».

Un point intéressant : après avoir voté contre le Brexit en 2016, elle va finalement évoluer (par pragmatisme ou par ambition ?) vers l’euroscepticisme au point de déclarer en 2017 qu’en cas de second référendum elle voterait cette fois pour la sortie de l’UE. Elle affirmait en effet que les « problèmes économiques massifs » qu’elle craignait n’avaient finalement « pas eu lieu » et soutenait qu’avec le Brexit, le Royaume-Uni avait « attiré de nouveaux investissements à l’étranger » et y avait « vu de nouvelles occasions de commercer avec le reste du monde ».[...]

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Cour suprême sur l’avortement : baby come-back

Non, la Cour suprême des États-Unis n’a pas interdit l’avortement. Elle a indiqué qu’il lui était impossible d’interdire d’une manière générale son interdiction par les États fédérés. Et pour une raison simple : la Constitution des États-Unis ne lui donne pas ce pouvoir, contrairement à ce que laissait entendre le fameux arrêt Roe versus Wade.

Non, la Cour suprême n’a pas décidé à la place des élus ou du peuple. C’est tout le contraire. Elle martèle que ce n’est pas à elle de régler la question car la Constitution ne lui en confère pas le droit et elle renvoie les législateurs des États à leurs responsabilités: « L’avortement pose une profonde question morale. La Constitution n’interdit pas aux citoyens de chaque État de réglementer ou d’interdire l’avortement. (Les décisions) Roe et Casey se sont arrogé ce pouvoir. La Cour annule ces décisions et rend ce pouvoir au peuple et à ses représentants élus ». On ne peut être plus clair.

Lire aussi : Révocation du « droit » à l’avortement aux États-Unis : de la nécessité des principes absolus

Non, en théorie, l’arrêt Roe versus Wade n’avait pas créé un droit général à l’avortement. En 1973, la Cour avait seulement considéré que les lois des États ne pouvaient criminaliser l’avortement sans tenir compte des étapes de la grossesse et établissait trois séquences qui permettaient de restreindre progressivement les possibilités d’avortement: avant la fin du troisième mois de grossesse, période où était dénié à l’État le droit de réglementer l’avortement, la séquence des 3 mois suivant où l’État pouvait réglementer l’avortement, mais dans l’intérêt de la protection de la femme enceinte, et « la période qui suit le stade de la viabilité » où le législateur était habilité à interdire l’avortement en se fondant sur son intérêt légitime à « sauvegarder la potentialité d’une vie humaine ». En 1992, dans une décision Planned Parenthood of Southeastern Pennsylvania versus Casey, la Cour avait confirmé les principes de Roe mais en abandonnant la distinction des trois périodes de grossesse et en retenant la viabilité du fœtus comme frontière décisive. Mais, dans la pratique, les arrêts Roe et Casey avaient permis de pratiquer des avortements, presque jusqu’à la naissance, dans de nombreux États. [...]

Ukraine : notre avenir s’y joue

Il est difficile de dresser un bilan exhaustif des combats comme des conséquences directes de la guerre pour l’économie mondiale ainsi que les équilibres géopolitiques et militaires. D’autres le font mieux que nous, à l’image de Michel Goya qui prend le temps de détailler hebdomadairement les avancées de l’armée russe et les actes de résistance de son homologue ukrainienne. Tout juste peut-on désormais affirmer avec une réserve de bon aloi que la Russie progresse dans le Donbass, but de guerre officiel du conflit. Le 14 juin dernier, les forces ukrainiennes ont ainsi annoncé avoir abandonné le centre de Sievierodonestk, suivies dans la foulée par une déclaration pessimiste de Serhiy Haïdaï, gouverneur de la région de Louhansk forcé d’admettre que 70 à 80 % de la ville étaient tombés sous le contrôle de l’armée russe.

Le 3 juillet, c’était au tour de la ville de Lysychansk de tomber, des suites d’une manœuvre d’encerclement réussie par les forces russes.…

Loup Viallet : « Poutine sacrifie l’économie russe pour réaliser ses buts de guerre »

Il y a un an, un dollar valait 72 roubles. Début mars, au début de la guerre, il fallait plus de cent roubles pour atteindre un dollar. Aujourd’hui, seulement 52 roubles suffisent à atteindre ce niveau. Comment expliquer cette évolution ?

L’invasion de l’Ukraine a entraîné le rouble sur des montagnes russes, le conduisant au point où son taux de change actuel ne reflète plus du tout son pouvoir d’achat réel. Tandis que le dollar est redevenu une valeur refuge dans les portefeuilles d’actifs et les réserves des banques centrales, le rouble a perdu toute sa crédibilité.

Dans un premier temps, la devise russe s’est dépréciée, perdant quasiment la moitié de sa valeur sous l’effet conjugué de l’exclusion des plus grandes banques russes du réseau SWIFT, du gel des actifs étrangers de la Banque centrale russe et du blocage des avoirs de certains oligarques proches du Kremlin. Puis, une série de décisions ont contribué à faire grimper le rouble et à fournir de (faux) arguments à ceux qui interprétaient ce mouvement d’appréciation comme synonyme d’un renforcement de l’économie russe.…

Éditorial monde de l’été : Le brouillard de la guerre

Au troisième mois de « l’opération spéciale » contre l’Ukraine, Vladimir Poutine n’a plus le luxe d’entrer en guerre, ni la possibilité de se retirer du conflit, situation paradoxale qui est la conséquence de la première phase du conflit, très coûteuse pour son armée. D’après le site néerlandais oryxspioenkop l’armée russe a, à ce jour, perdu près de 4 500 véhicules de tout type, dont près de 800 chars de combat et les renseignements américains estiment quant à eux que la Russie a perdu près de 1 000 tanks au total dans la guerre.

D’après l’index Military Balance publié chaque année par l’International Institute for Strategic Studies, la Russie possédait avant la guerre un peu moins de 3 500 chars de bataille en service d’active. À ceux-ci, il convient d’ajouter la « réserve », censée compter un peu moins de 13 000 tanks de tout âge, comme ces vénérables T-62, conçus en 1961 et envoyés en renfort vers le front ukrainien en juin.…

Royaume-Uni : la CEDH contre le bien commun

Il y a quelques semaines, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) bloquait l'expulsion par le Royaume-Uni vers le Rwanda de demandeurs d'asile arrivés illégalement sur le sol britannique. L’avion spécialement affrété pour des centaines de milliers d'euros était prêt à décoller d'une base militaire anglaise, quand la CEDH a exprimé son opposition au gouvernement anglais, obligeant l’avion à rester sur le tarmac. La ministre de l’Intérieur Priti Patel a dénoncé une décision « absolument scandaleuse » et prise de manière « opaque ».

Pourquoi une telle interdiction ? Le 13 juin 2022, la CEDH a suspendu le vol en application de l’article 39 de son règlement, suite à une demande concernant un Irakien ayant demandé l’asile le 17 mai 2022 et risquant d’être refoulé vers le Rwanda. Le problème souligné est l’expulsion de tous les demandeurs d’asile, sans discernement des pays d’origine, vers le Rwanda.

Lire aussi : Expulsion de migrants par la Grande-Bretagne : destination Rwanda

Face à cette décision jugée inique, le gouvernement de Boris Johnson a promis une réforme. Il entend donner la primauté de l’interprétation de la Convention européenne des droits de l’homme aux tribunaux britanniques plutôt qu’à la CEDH, et a même sous-entendu que le pays pourrait se retirer de la CEDH, ce qui ne semble néanmoins pas encore à l’ordre du jour. Il a toutefois précisé que cette réaffirmation de la souveraineté nationale irait bien entendu de pair avec le respect continu des droits de l’homme. Comme le souligne Tania Racho, docteure en droit européen à l'université Paris 2 Assas et spécialiste des questions relatives aux droits fondamentaux dans un entretien pour Marianne : « Le principe de souveraineté parlementaire implique que le Parlement a un rôle majeur. C’est ce qui peut expliquer la tension qui a toujours existé autour de la CEDH. Il y a cette difficulté de se dire qu’un organe externe vient imposer son point de vue au Parlement et aux juges qui bénéficient d’une place très importante au Royaume-Uni ». [...]

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La princesse et le prince chaman 

Né en 1974, Durek Vetter est un chaman autodidacte auteur de plusieurs succès d’édition dans le domaine restreint de la médecine ancestrale et magique. Il a notamment publié un ouvrage au titre plutôt comique, Hacking spirituel : les clés chamaniques pour regagner votre puissance personnelle, vous transformer et illuminer le monde. Dans ce livre, le docteur Verrett suggère que les chimiothérapies ont été inventées pour enrichir des médecins profitant de la détresse des patients, mais que toutes les personnes informées savent bien que cette méthode de soin ne produit aucun effet.

Spécialiste de pseudo-science et de fausse médecine, ce nouvel arrivant au sein du gotha européen n’est pas qu’un doux dingue amusant, c’est un homme dangereux et un escroc. Ainsi, il est aussi capable de raconter que les rapports sexuels normaux, c’est-à-dire pratiqués sans rituel magique, attirent des esprits des profondeurs qui s’insinuent dans les vagins des femmes. Pour réparer ces torts, il propose des exercices payants et évidemment hors de prix… Se décrivant comme un chaman de la sixième génération, Durek Vetter aurait hérité des pouvoirs de ses deux lignées familiales, celle de son père composée de sorciers pratiquant le vaudou depuis plusieurs millénaires, et celle de sa mère d’origine indienne et norvégienne qui lui aurait transmis des enseignements ésotériques de la médecine traditionnelle viking de Norvège.…

Sélectron : les neuf plus belles preuves de sénilité de Joe Biden

9. Jacques a dit….

C’est l’information qui fait parler aux États-Unis depuis ce jeudi 23 juin. Alors qu’il préside une allocution à la Maison Blanche, les téléspectateurs ont aperçu que le « POTUS » tenait en main une note. Or, quand on se penche dessus, les informations révélées sont pour le moins inquiétantes. « Biden tient une note lui expliquant comment accomplir les tâches humaines basiques ». En effet, la note a pour instructions : « VOUS prenez VOTRE siège » ou bien « VOUS remerciez les participants ». C’est vrai qu’on n’imaginait pas en être là. Il devait faire un commentaire de maximum deux minutes, qui en a duré huit. Bref, rien ne va, panique à bord.

8. Tenez, 100 000 dollars, c’est cadeau

Au beau milieu de l’épidémie de Covid, Joe Biden a eu une idée particulièrement généreuse. En effet, il a offert à tous les Américains qui iraient se faire vacciner une prime de 100 000 $. Ah oui, je suis bien d’accord avec vous, c’est un argument pour le moins convaincant, en France, ça aurait probablement poussé même Philippot à devenir pro-vaccin. Ah, il s’est trompé ? Ce n’était que 100 $ ? Oh, comme c’est décevant.

7. Une Bush trop volubile

Il s’exprime, le vieux bonhomme. De prise de parole en prise de parole, Biden enchaîne les monologues, les longs monologues. Et parfois, souvent même, une coquille s’échappe. En effet, à l’image de l’ancien président Georges W. Bush, « Sleepy Joe » a confondu l’Irak et l’Ukraine. Une confusion le temps d’un petit lapsus, mais tout de même : « J’ai parlé au Président Poutine de l’Irak, pardon, de l’Ukraine ». Effectivement, ça la fout mal. [...]

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