Skip to content
SOS Chrétiens d’Orient : une ONG toujours présente pour aider les Arméniens

La situation géopolitique de l’Arménie reste toujours périlleuse. Aliyev rappelle régulièrement les prétentions azéries sur le Syunik et sur le territoire restant à l’Artsakh. L’Azerbaïdjan commence une entreprise d’effacement des traces de la culture arménienne dans les territoires occupés de l’Artsakh tout en gardant d’excellentes relations avec la Commission européenne qui semble préférer le gaz azéri au gaz russe quoi que fasse la dictature de Bakou (qui vient récemment d’installer une base de drones kamikazes à Ganja près de la frontière avec l’Arménie). Les églises arméniennes en Artsakh sont profanées.

Les menaces directes sur le terrain continuent en permanence. Des routes sont coupées avec des check-points azéris rackettant la population arménienne qui les emprunte, des villageois font l’objet de tentatives d’intimidation en étant braqués avec des armes à feu pour les empêcher de réaliser leurs foins. Du bétail est volé par soldats ou les garde-frontières azéris. Le chef de la mission de SOS Chrétiens d’Orient en Arménie a pu observer de visu la coupure des routes. Le but de ces empiètements, s’accompagnant parfois d’incursions de soldats azéris sur le sol arménien, est clair. Il s’agit pour les idéologues panturquistes à la manœuvre à Ankara et à Bakou de créer un climat d’intimidation et de peur visant à chasser les arméniens de leurs terres pour grignoter celles-ci par une épuration ethnique lente. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Rafales sur l’Indonésie

Le contrat, ferme, signé avec l’Indonésie ne concerne pour le moment que six appareils. L’acquisition de 36 Rafales supplémentaires n’est donc pas encore formellement définitive, même si elle s’avère très probable. Pour quelles raisons? Depuis 2010, la Tentara Nasional Indonesia (TNA), l’armée indonésienne s’est lancée dans la modernisation de ses capacités. En dix ans, les budgets de la TNA ont été multipliés par trois pour atteindre un total de 8,2 milliards de dollars en 2021. Première armée d’Asie du Sud-Est, la TNA fut longtemps tournée prioritairement vers la contre-guérilla (Papouasie occidentale, Sulawesi, etc). Les livres blancs 2015 (Global Maritime Fulcrum) et 2020 lui donnent une nouvelle inflexion maritime et spatiale. Cette politique de défense naît de la volonté de l’Indonésie, pays archipélagique, de mieux maîtriser son territoire, mais aussi ses approches maritimes souveraines. Une conséquence des menées de Pékin en mer de Chine méridionale : contestation de la ZEE des Îles Natuna, ou « arsenalisation » des Îles Spratley.

Un avion conforme au besoin [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Guerre en Ukraine : le « doux commerce » n’achète pas la paix

Depuis ses origines, le libéralisme est pensé comme technique de neutralisation des conflits qui vise avant tout à la cohabitation pacifique d’individus n’ayant pas les mêmes opinions – il naît de fait avec la Réforme qui brisa la communauté de pensée d’alors. En politique intérieure, parmi d’autres biais, cette pacification est opérée par la privatisation des éléments polémiques et potentiellement conflictuels. L’espace public se trouve pour ainsi dire purgé de toute charge qualitative, ce que l’on observe en France avec l’extension inouïe du domaine de la laïcité.

Lire aussi : Ukraine : de la question des réfugiés et des migrants

En politique extérieure, cette pacification prend pour véhicule le « doux commerce » dont parlait Montesquieu. Pour faire court, les échanges commerciaux entre les pays favoriseraient la bonne entente politique en plus d’adoucir et de polir « les mœurs barbares », à tel point que le commerce ferait la paix. Par le libre-échange, et bientôt de la division internationale des tâches, il fallait donc que les économies nationales s’interpénètrent jusqu’à devenir interdépendantes tels les arcs d’une croisée d’ogives, au point de rendre la guerre proprement impossible sauf à accepter de détruire son économie.

Le commerce ne fait pas la paix

La guerre en Ukraine fait pourtant se retourner contre nous ce discours. D’abord parce qu’il s’avère tout simplement faux. L’Ukraine et la Russie avaient des relations commerciales très profondes dans les deux sens : pour ne citer qu’un seul chiffre, plus de 30% des exportations ukrainiennes allaient en Russie en 2011, avant l’invasion de la Crimée (chiffre depuis ramené à 5%). De même, au nom de la théorie des avantages comparatifs, l’Europe occidentale s’est mise dans la main de l’Europe de l’est et de la Russie concernant l’agriculture (près d’un quart des exportations mondiales de blé) et l’énergie (43% du gaz et 48% du pétrole importés en Europe vient de Russie). En clair, la France et plus largement l’Europe ont sacrifié en conscience – pensons au renoncement allemand pour le nucléaire – leur indépendance au « doux commerce », sacrifice qui devait théoriquement nous apporter la paix. On voit le résultat. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Ukraine : de la question des réfugiés et des migrants

Prégnante depuis plusieurs décennies, la question migratoire est une pomme de discorde entre les États membres. L’Allemagne a ainsi constitué l’avant-garde d’un front immigrationniste, Angela Merkel ayant déclaré le 31 août 2015 au plus fort de l’afflux de migrants : « Nous allons y arriver ». La décision fut alors saluée par Yves Pascouau, spécialiste des politiques migratoires à l’Institut Jacques Delors, dans les colonnes de La Croix qui pointait du doigt les « mauvais élèves de l’Europe » : « Quand la Pologne dépose son recours devant la Cour de justice de l’UE, elle refuse la remise en cause de l’« homogénéité ethnique » de son territoire. C’est à ce moment-là qu’on a réalisé que les pays d’Europe centrale et orientale ne connaissaient pas le multiculturalisme. Que leur refus de l’immigration avait été d’autant plus important qu’ils sont des pays d’émigration, qui se vident de leur population ».

La Pologne est d’ailleurs depuis lors dans le collimateur des instances européennes, de la même manière que la Hongrie.…

Volodymyr Yermolenko : « Je crois dur comme fer en la pérennité de la nation ukrainienne »

Comment définiriez-vous l’identité ukrainienne ?

Il faut d’abord comprendre que le plus important pour nous est l’identité politique et civile. Nous n’avons pas une conception allemande de la nation, une conception strictement ethnique. Ce qui nous distingue c’est d’abord notre rapport à la vie politique et sociale. Nous appelons cela Hromada, qu’on pourrait grossièrement traduire en français par « communauté » même si ce mot a un sens peut-être plus large. La Hromada existe en Ukraine mais aussi en Biélorussie, il s’agisait à l’origine de groupes de paysans qui se réunissaient pour traiter des affaires locales à l’échelon communal ou dans un regroupement de communes. C’est le premier atome de la nation ukrainienne que cette gouvernance locale qui entraine des droits comme des obligations à ceux qui y participent. L’idée c’est que les membres de la Hromada sont avant tout des individualités et non des pions. Cela ressemble d’ailleurs un peu à ce que vous connaissez en France.…

Sylvain du Peyroux : « Il va y avoir des émeutes de la faim et des vagues d’immigration »

Quelles peuvent-être les conséquences de la guerre russo-ukrainienne sur le marché agroalimentaire ?

Le marché est tout à fait mondialisé, mais la France, en qualité de cinquième productrice de blé au monde, n’a aucun risque de pénurie. Nous exportons entre 15 et 18 millions de tonnes par an. Le plus grand problème se situe au niveau des pays africains et moyen-orientaux. Depuis quelques années, ils se sont de plus en plus tournés vers les productions ukrainienne et russe. La production de blé russe a d’ailleurs doublé depuis quinze ans parce que Poutine a bien compris l’importance de cette arme. Les Russes ont donc pris beaucoup de parts de marché à l’export.

Les pays africains ont par ailleurs acheté beaucoup de bateaux de blé qu’ils n’ont pas encore reçus. D’ici un mois et demi, il n’y aura plus de blé en Afrique ! Évidemment, tout cela est sous réserve d’une stagnation de la situation actuelle. Mais même si la situation évolue, il faut que Poutine accepte de reprendre la circulation, et que les infrastructures des ports de Marioupol et d’Odessa soient toujours en bon état. Si les Africains ne peuvent pas acheter là-bas, ils vont devoir acheter en Europe, donc en France. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
La Mission Aigle se déploie en Roumanie

Lorsque nous avions mis l’accent sur les manœuvres franco-roumaines en mer Noire, nous ne pouvions pas savoir qu’elles étaient prémonitoires. L’armée française qui défila victorieuse aux côtés des armées roumaines à Bucarest en 1918 est à nouveau présente sur le sol roumain pour sécuriser la frontière orientale de l’Union européenne. Pas moins de quatre unités ont été sollicitées, en plus de la couverture aérienne assurée par les avions Rafales du Charles de Gaulle stationne en Méditerranée orientale. Elle seront complétées par un détachement belge pour constituer la Mission Aigle qui est probablement présente sur le sol roumain pour de longs mois.

La moitié du détachement de 500 hommes est fournie par le 27e Bataillon de Chasseurs alpins particulièrement adapté au combat hivernal. Il forma en 1944 l’ossature du bataillon des Glières autour du lieutenant Tom Morel. Vient ensuite avec un escadron de près de 150 hommes du 4e régiment de Chasseurs de Gap, dont le parrain n’est autre que le prince Jean d’Orléans, chef de la Maison royale de France. Vitrine de nos troupes alpines, le 4e RC est équipé d’engins blindés. On compte aussi 25 hommes du 93e Régiment d’Artillerie de montagne de Varces. La Mission aigle s’appuie ainsi sur trois des composantes de notre 27e Brigade d’Infanterie de montagne commandée par le général Paul Sanzey. Autre unité française envoyées en Roumanie, le détachement de « Bisons » du 126e Régiment d’infanterie font partie d’un régiment spécialisé dans les déploiements d’urgence avec une spécificité amphibie. Ce régiment est habituellement stationné à Brive-la-Gaillarde. La Belgique, elle, va envoyer 300 hommes en Roumanie, principalement issus du 1/3 bataillon de lanciers (infanterie motorisée) de Marche-en-Famenne. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Europe de la Défense : l’Allemagne contre la France

Ce jeudi s’ouvre à Versailles un sommet européen dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, qui réunira chefs d’États et de gouvernements. Alors qu’il devait initialement être consacré à « un nouveau modèle de croissance » pour l’Europe, l’agenda a été chamboulé par l’invasion russe de l’Ukraine, de sorte que les questions de défense et d’indépendance énergétique seront au cœur des deux journées de discussions.

Et le contexte guerrier est l’occasion rêvée des fédéralistes pour pousser l’idée d’une Europe de la défense, vieux serpent de mer s’il en est, à commencer par la macronie. Ce mercredi, en recevant le Premier ministre néerlandais, le président Emmanuel Macron se félicitait ainsi de « l’unité historique » des Européens sur l’invasion de l’Ukraine, ajoutant que cette « guerre sur le sol européen […] nous impose de faire encore davantage et d'en tirer les conséquences à court et à moyen terme ». La veille, la ministre des Armées Florence Parly inaugurait avec son homologue allemande Christine Lambrecht l'Escadron de transport franco-allemand basé à Evreux, dont l’objectif est d’assurer des missions d’intervention, de sauvetage, d’évacuation de personnels ou de ravitaillement. La ministre déclarait alors plus directement encore : « Cet escadron est une traduction concrète d’une Europe de la défense axée sur les opérations militaires ». Il ne manquait plus que les trompettes.

Lire aussi : Europe de la défense : la France trop bonne trop conne

Par-delà l’unité, des divergences d’intérêts très nettes

À y regarder de plus près, « l’unité historique » des Européens est plus fragile qu’Emmanuel Macron veut bien le dire. Certes, tous les pays européens condamnent l’invasion de l’Ukraine, ce qui est somme toute fort naturel, et se sont mis d’accord sur un paquet de sanctions : sanctions économiques et financières, interdiction du survol de l'espace aérien, suspension de RT et Sputnik, fourniture d'équipements aux Ukrainiens, etc. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest