
Michel Barnier a décidément bien changé ! Lors de la rentrée des

Michel Barnier a décidément bien changé ! Lors de la rentrée des

Avril 2002. La démocratie est en colère. Elle gronde, tempête, s’emporte. Tout doit être fait pour éliminer la menace fasciste représentée par Jean Marie Le Pen, qualifié à la surprise générale pour le second tour de l’élection présidentielle, devant le charismatique Lionel Jospin. En cours d’histoire-géographie, un professeur rouge donne le ton, solennel : « Vous êtes en terminale. C’est votre moment, vous ne pouvez pas vous défiler. Je vous autorise donc à quitter cette salle pour rejoindre vos camarades. Mieux, je vous y encourage. Vous avez le devoir de barrer la route à l’extrême droite, un autre monde est possible. La démocratie est en danger ». N’ayant pas pu voter pour six mois de vieillesse faisant défaut, je finissais tout de même par perdre mon pucelage démocratique en ce printemps pas si républicain de l’an de grâce 2002.
Des millions de gamins encouragés par des boomers, les vrais de vrais, sont donc descendus dans les rues la boule au ventre pour accorder à plus de 80 % leurs suffrages à l’excellent Jacques Chirac
Rassurez-vous, votre humble serviteur ne s’est pas ridiculisé en faisant acte de présence au cœur des monômes bien-pensants de lycéens mal dégrossis, se contentant de buller au café entre deux parties de baby-foot et quelques approches de drague de rue. Des…

Vous n’êtes pas démocrate ? Vous ne considérez pas le suffrage universel comme

Alain Duhamel, à qui l’on faisait valoir qu’Éric Zemmour ne faisait rien

C’est un secret de Polichinelle, l’opinion publique française ne cesse de virer

Si d’aventure vous êtes demain candidat à la présidence de la République française, nous ne doutons pas, si l’on en juge à vos propos constants en cette matière comme dans les autres depuis quinze ans, que vous serez amené à vous pencher sur le caractère chrétien, et particulièrement catholique de ce grand pays, à l’inverse de tous vos prédécesseurs depuis de Gaulle, qui s’en sont moqués comme d’une guigne.
Il est bon de parler des racines chrétiennes de la France. Il est même nécessaire de le rappeler, aujourd’hui que beaucoup de choses qui n’auraient pas dû être oubliées ont été perdues. Peut-être même faut-il en inscrire la mention dans notre constitution, mais encore faut-il qu’on puisse mesurer l’effet de cette mention. Vanter la gloire et le génie du christianisme, c’est bien ; les appliquer à la vie publique et politique, ce serait encore mieux.
Lire aussi : Éditorial de Jacques de Guillebon : Ma droite, mes droits !…

Que le prénom ait toujours été un marqueur civilisationnel et social, et

Article 21 de la Constitution : « Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement ». Depuis l’instauration
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