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Tu seras trans, mon fils : quand le sexe fait la loi

L’enfer est pavé de bonnes intentions, nous dit-on. C’est encore pire lorsqu’elles sont feintes. Le 5 octobre, une proposition de loi interdisant les « thérapies de conversion » a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit de sanctionner d’une peine de deux ans d’emprisonnement assortis de 30 000 euros d’amende « les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale ». Si la victime est mineure, la peine monte à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Cette loi empêchera de facto la prise en charge psychologique des enfants en questionnement sur leur identité sexuelle

Pendant les débats à l’Assemblée nationale, Laurence Vanceunebrock (LREM), rapporteur de la loi, a justifié la nécessité du texte par l’existence de pratiques telles que des « exorcismes, retraites, stages de guérison, séances d’humiliation, hypnose, traitements par électrochocs, prescriptions d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, injections d’hormones, ou encore mariages forcés, séquestrations, privations de nourriture, coups et violences, viols, et même excision ». Comment mettre sur le même plan une retraite et un mariage forcé, ou bien une prescription d’anxiolytiques et une séquestration ? Sans compter que la plupart des actes cités sont déjà réprimés par le Code pénal. Ensuite, l’intitulé du nouveau délit est tellement flou qu’il ne répond pas aux critères de la loi pénale, voulant qu’une peine précise soit infligée en réponse à un délit clairement défini. En réalité, sous couvert de lutte contre l’homophobie, le gouvernement institue la théorie du genre dans le droit français. Cela par un texte dangereux à double titre, dont les premières victimes seront les enfants. […]

Le wokisme, stade suprême de l’altruisme
Si le mouvement woke est américain, ses idées sont françaises. Elles ne viennent pas de Deleuze et Derrida, mais de plus loin encore : du positivisme d’Auguste Comte. Ce graphomane, dont la statue trône indûment sur la place de la Sorbonne, a inventé « l’altruisme » et l’a donné pour le sommet de la posture éthique : « Vivre pour autrui, écrivait Comte dans Système de politique positive, devient enfin la loi du bonheur autant que celle du devoir, d’après l’essor que la vie sociale procure aux inclinations où tous les individus concourent spontanément ». Cet altruisme falsifie la vie morale française depuis cent cinquante ans, car valoriser autrui, uniquement parce qu’il est un autre, escamote la véritable question morale, celle de la valeur réelle d’autrui, qui dépend de ses actes et de son caractère. De plus, un altruiste fait ainsi l’économie de la réelle et douloureuse introspection de sa valeur personnelle, en fonction des qualités objectives de générosité, de patience, d’amour et de justice. Il lui suffit de se croire « ouvert aux autres » pour s’absoudre tout péché. [...]
L’ouvrier français est-il devenu fainéant ?

Quand vous voyagez en France, vous ne pouvez qu’être surpris par le nombre de panneaux « recherche électricien », « embauche chauffeur poids-lourds ». À croire que la France est en période de plein emploi ! Et pourtant ça grimpe pépère à 2,4 millions de chômeurs. Alors que se passe-t-il ? Les Français de souche sont-ils de sales feignasses qui n’ont plus assez de doigts pour bosser ?

Qu’il existe des bons à rien et des assistés est une évidence. Mais le désamour pour certaines professions vient du patronat lui-même. Oui ! Car une partie de la bande a causé sa propre perte. Pingrerie, connerie et management par le stress. Les Trente piteuses ont créé un état d’esprit. Et un sentiment de toute-puissance. Et certaines professions en tension sont étonnantes. Les clercs de notaire par exemple. Plus difficiles à trouver qu’une couille dans le slip de Barnier de nos jours ! Les notaires ont réussi à tuer les vocations. Salaires de Chinetoques et des employés croulant sous le dossier. Et visiblement la pénurie de personnel n’incite pas le notariat à un changement profond. Pas grave, dépecés par les banques et les avocats, ils n’en n’ont plus pour très longtemps. [...]

Rapport de la CIASE : qu’est-ce que l’Église ?

Pour peu qu’on se laisse déchirer par les témoignages qui parsèment l’écriture du rapport, et qui sont dans le recueil de témoignages De victimes à témoins publié aux côtés de celui-ci, la question est aussi vive qu’une entaille dans la chair. C’est une série de claques du réel : il y a des hommes qui entachent de leurs vices la fraîcheur de l’enfance, c’est une chose ; que ces hommes soient des prêtres et des religieux c’en est une autre ; que leurs supérieurs s’en soient rendus complices par le silence, une troisième. Passés la stupeur, le silence et les larmes, vient toutefois le temps de la réflexion.

La CIASE a accepté de faire le sale boulot, et sur la demande de la CEF, de plonger les deux bras dans ces latrines pleines que les évêques lui présentaient. Certains membres de l’équipe ont dû faire appel à des spécialistes pour un accompagnement psychologique car ils ont été proprement traumatisés par ce qu’ils ont entendu. La lettre des évêques mentionnait quatre missions : « Faire la lumière sur les violences sexuelles dans l’Église depuis 1950, examiner comment ces affaires ont été ou non traitées, évaluer les mesures prises par l’Église pour faire face à ce fléau, faire toute recommandation utile ». La CEF ne peut pourtant pas se prévaloir de cette initiative puisqu’elle fut poussée à cela par les avalanches de dénonciations à la justice et dans la presse depuis le début des années 2000. L’enjeu est de taille, le rapport souligne plusieurs fois sa volonté que l’Église digère son exposé et qu’elle puisse y répondre avec son génie propre. Le travail qui reste est donc de traduire les recommandations de l’équipe de Sauvé, dans le langage et la façon de l’Église.

Lire aussi : Enquête : L’Église aussi a ses énarques

Pour ce qui est du passé, le rapport pointe du doigt l’inertie de trop nombreux pasteurs, même récemment, traînant la patte, ne prenant ni la largeur ni la profondeur des abysses, se rendant coupables souvent d’une indifférence délétère face aux victimes, voire de déni ou, pis encore, de relativisation. Dans le meilleur des cas, les mots d’ordre de la bêtise épiscopale étaient maladresse et amateurisme : « Plus jamais ça », « tourner la page » : des expressions entendues qui sont très mal venues de la part d’une Conférence qui peine à mettre en place son dispositif. « Avant de proclamer “plus jamais ça”, encore faut-il reconnaître le “ça”, le qualifier, en désigner les responsables et, dans toute la mesure du possible, en réparer les conséquences. » (Résumé p. 19). Au cours de la période visée par l’enquête, souvent les évêques et pasteurs ont eu pour priorité la réputation de l’Église ou encore la gestion de la crise sacerdotale post Vatican II.[…]

François Vérove dit Le Grêlé, ou la banalité du mal

Hannah Arendt jugeait que le mal s’inscrivait dans « le vide de la pensée ». Que pensait François Vérove, l’homme qui se cacha derrière le tueur en série longtemps connu sous le grotesque et terrifiant sobriquet du Grêlé ? Avait-il, comme Michel Fourniret, autre ogre célèbre bien de chez nous, la pensée du narcissique délirant fier de sa demi-culture ? Y avait-il bien plutôt un vide qu’il ne parvenait pas à combler, c’est-à-dire précisément le mal qui n’est qu’une absence dans la grande toile du bien ? Nous ne le saurons jamais, l’homme ayant préféré se suicider avant d’être arrêté et de donner quelques clés susceptibles de nous éclairer sur les motivations de ses crimes.

Né un 22 janvier 1962 et mort un 29 septembre 2021, François Vérove pourrait n’être qu’une simple ligne statistique dans la grande aventure humaine. Un homme de plus. Un époux, un père, un travailleur. Un être regretté à sa mort par ceux qui l’aimaient et lui succèdent.…

Cultes publics : État-providence et despotisme sanitaire

L’État moderne trouve grâce à Thomas Hobbes (1588-1679) sa justification dans l’impérieux désir des individus de se soustraire à la peur de la mort violente, inhérente à l’état de nature pré-social (« la guerre de tous contre tous »). Ils sacrifient leur liberté naturelle à l’État souverain afin qu’en retour celui-ci garantisse leur sécurité. Hobbes fonde ainsi la science politique moderne sur une condition nécessaire et égale pour tous : la fuite du mal absolu qu’est la mort. Tel est, considère-t-il, le seul moyen de sortir des divisions sociales engendrées par la poursuite du bien ultime. L’unité de la société politique ne tient plus à une quête illusoire du bien commun mais à la peur, bien réelle, d’un mal commun mettant ainsi  « tout le monde d’accord ». La mort devient la nouvelle figure de l’absolu disqualifiant la question surnaturelle du salut et de la damnation. L’État est cet artifice par lequel les hommes s’assurent une société paisible, jouissant dans leur vie privée des libertés individuelles que celui-ci, ce « dieu mortel », leur garantit.

Ce dispositif va se compléter progressivement au XXème siècle par ce que l’on a nommé « l’État-providence » qui devient également garant de la santé. Celle-ci étant redéfinie en 1946 par l’OMS comme « un état de complet bien être physique, mental et social », l’État contemporain devient de facto responsable du bonheur des citoyens. De même que la sécurité ne peut être obtenue que par le sacrifice des libertés naturelles, de même la santé exigera parfois d’abandonner la jouissance de certaines libertés individuelles, y compris celles que le Conseil d’État nomme « fondamentales ». Nous y sommes ![...]

Each One et Ikea discriminent ? Avec la complicité de l’État

Each One est un opérateur privé profitant du label entreprise à missions pour bénéficier de subventions et des financements sur les contrats à impact social. Sorte de start-up pensée par et pour l’économie sociale et solidaire, Each One a été créée par Théo Scubla qui déclarait au cœur de la polémique : « Nos entreprises partenaires viennent vers nous avec des offres d’emploi existantes pour qu’on leur donne accès à un pool de candidats plus large et souvent invisible, et notamment aux talents que l’on peut trouver chez les personnes réfugiées. Nous créons un pont entre des emplois existants et des personnes qui n’y auraient pas accès, grâce à une formation et un accompagnement ».

L’offre diffusée sur les réseaux sociaux ressemble pourtant de manière criante à une offre d’emploi en bonne et due forme, sa rédaction et son infographie entretenant une confusion. Il y est explicitement mentionné que la formation vise à être par suite embauché en CDD ou CDI.…

Allô de Cologne : l’appel du muezzin

Cologne ! Ville phare de la défaite civilisationnelle de l’Occident face à l’islam. Qui ne se souvient de cette fameuse nuit de la Saint-Sylvestre 2015 ? Plus de 500 femmes avaient été sexuellement agressées par, selon la description des policiers, « plus de 2000 personnes, presque toutes d’origine arabe, réparties dans un rayon de deux kilomètres autour de la gare centrale ». Fait d’armes islamique massif au cœur même de l’Occident contemporain, entièrement attribuable à ce double phénomène progressiste : une politique migratoire libérale incontrôlée et une idéologie qui refuse le principe du choc des civilisations au profit d’une identité heureuse vantant l’harmonie naturelle entre les peuples quelles que soient leurs cultures.

Lire aussi : La civilisation des prénoms

Pour mémoire, voici quel était le point de vue des femmes allemandes sur cet inoubliable soir de fête humaniste et multiculturel : « Personne n’a jamais vu une chose pareille. Les hommes se jetaient sur [nous] comme si nous avions été du bétail. J’ai dû marcher 200 mètres le long du quai à la descente du train. Je crois qu’on m’a tripotée 100 fois… » Au milieu de la nuit, dans le hall, sur les quais, de nombreuses jeunes femmes étaient assises par terre, en pleurs, rapporte le quotidien allemand Die Welt. Certaines ont décrit les migrants se frottant à elles, leur tripotant les fesses, les seins, collant leur sexe contre le leur et répétant à l’envi leur désir d’Occident : « Baiser ! Baiser ! » Cologne n’a d’ailleurs pas été le seul trophée au palmarès de l’islam civilisationnel ce soir-là : Hambourg, Stuttgart, Francfort… Ainsi que des villes suisses-allemandes, ou autrichiennes. [...]

L’Incorrect

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