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Que peut faire la police ?

« L’affaire Roland » a défrayé la chronique à Toulouse : que penser du phénomène des squats ?

Il existe deux types de squats bien différents : le squat commis par des personnes à la rue, dont l’action est légitimée par la nécessité ; et la « mouvance squat », caractérisée par de jeunes marginaux, issus de familles aisées et en rébellion contre le système. S’y côtoient les punks, les anarchistes, les zadistes, les blackblocks, des trotskistes, les antifas… C’est cette mouvance qui fait parler d’elle, son action étant par essence politique. J’ai eu à intervenir plusieurs fois dans des squats qu’ils avaient pris d’assaut. Ils repèrent des lieux non occupés, les investissent par effraction, mettent leur nom sur la boîte aux lettres, se font rapidement envoyer à leurs noms des courriers publicitaires à cette adresse, puis définissent entre eux les conditions d’occupation afin que le lieu ne se trouve jamais vide.

Lire aussi : Enquête : Ce que l’État n’est pas prêt à payer pour notre sécurité

Ce qui est particulièrement choquant, c’est leur tendance à saccager les lieux, tags sur les murs, excréments et urines dans les différentes pièces, dégradation du mobilier présent… Une fois en place, ils sont très difficiles à déloger et connaissent parfaitement les dispositifs permettant d’exploiter les faiblesses de la loi à leur profit, et ils n’hésitent pas à faire venir du renfort en cas de pression extérieure, notamment policière. Les propriétaires évincés sont souvent démunis. Il est compréhensible que face à cette injustice des collectifs se montent pour déloger les occupants, mais ils prennent un grand risque, judiciaire et physique. [...]

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Qui avorte ?

Le 5 avril 1971 paraît dans Le Nouvel Observateur le « Manifeste des 343 », soit « la liste des 343 Françaises qui ont le courage de signer le manifeste “Je me suis fait avorter” », comme titrait l’hebdomadaire de gauche. Rédigée pour revendiquer la légalisation de l’avortement, la pétition proclamait dès son premier point : « Je ferai un enfant si j’en ai envie, nulle pression morale, nulle institution, nul impératif économique ne peut m’y contraindre. Cela est mon pouvoir politique ». Traduction : l’avortement permettra la libération des femmes du joug patriarcal et de ses vieilles normes sociales. Non plus enfermées dans leur rôle maternel, elles pourront agir familialement et professionnellement selon leur gré. Si leur voeu est exaucé quatre ans plus tard avec la loi Veil, la libération promise n’a jamais eu lieu, loin s’en faut. C’est que, comme l’a analysé Émile Durkheim dans son maître-ouvrage Le Suicide, des tendances sociologiques lourdes se dégagent de tout « fait social ». L’avortement n’échappe pas à la règle : s’il « touche toutes sortes de femmes » comme le dit l’association Alliance Vita, certaines ont plus de probabilités que d’autres d’avorter. En l’occurrence, les femmes jeunes, célibataires, à faibles revenus et vivant dans des régions pauvres.

Les jeunes femmes célibataires surreprésentées

Les jeunes femmes représentent une part significative des avortements. D’après une étude de décembre 2020 pilotée par la DREES, si le taux de recours à l’IVG est de 16 pour 1 000 femmes (15-49 ans) en 2019, il atteint 27,9 ‰ pour les 20-29 ans. Cette dynamique se renforce puisque le taux était de 22 ‰ en 1990. C’est que cette tranche correspond « aux âges de fertilité et de mise en couple pas toujours stables vers la fin des études ou le début d’entrée dans la vie professionnelle. […] Avoir un enfant à 25 ans n’est pas socialement toujours bien vu. Certains pensent qu’il vaut mieux attendre ». Fréquent à ces âges, le célibat favorise davantage le recours à l’avortement : toutes choses égales par ailleurs, être en couple diminuait de 37 % la probabilité d’avoir recours à une IVG en 2016. [...]

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Trisomie 21 : « Laissez-nous entrer dans l’Histoire ! »

À l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, la fondation Jérôme Lejeune a lancé une vaste campagne d’affichage dans le métro parisien où l’on peut voir des personnages historiques célèbres, des étoiles du sport ou de la chanson, dont les visages ont été remplacés par ceux d’enfants trisomiques. Le message est clair : « Laissez-nous entrer dans l’Histoire ! »

Autre initiative à l'occasion de cette journée, la chanteuse Cilou a écrit une chanson intitulée « Joyeux », racontant l'histoire de Luis, un petit garçon de 5 ans porteur de trisomie, et de sa famille : « J'ai un petit quelque chose en plus, c'est pas un quelque chose en trop, ça vient avec bien plus d'amour que de sanglots… C'est mon petit chromosome en plus, qui rend le monde encore plus beau Maman dit que c'est mon pouvoir de super héros ». Le clip sort ce dimanche et nous vous invitons chaudement à le regarder https://www.youtube.com/watch?v=pypKyAIVWRs !

Selon le site trisomie21.org, la France compterait environ 35 000 personnes trisomiques. La pyramide des âges de cette population est néanmoins révélatrice de la manière dont la maladie est considérée en France : seules 25 % des personnes porteuses de trisomie auraient moins de 20 ans. Cette faible proportion de jeunes trisomiques est due à la généralisation de la détection de la maladie in utero, depuis 1997. En comparaison, aux Pays-Bas, où le dépistage de la trisomie 21 est moins fréquent, la part des moins de vingt ans chez les trisomiques est de 36 %. [...]

Polémique à Sciences Po Strasbourg : « Ça n’était pas normal ‘d’éliminer’ le nom de Samuel Paty »

Que s’est-il exactement passé à Sciences Po Strasbourg ?

Les étudiants première année ont dû choisir le nom de leur promotion. Ils devaient voter jeudi pour un premier tour puis vendredi pour départager entre les qualifiés au deuxième tour. Les étudiants avaient fait des 9 propositions au préalable ; 7 femmes et 2 hommes. Les consignes du Bureau des étudiants (BDE) étaient simples : la direction aimerait que ce soit une femme mais ce n’est pas une obligation. Les noms choisis sont d’ailleurs rarement censurés. Samuel Paty était un des candidats masculins proposés, avec le mathématicien Alan Turing. L’élection se passe et les résultats du premier tour devaient être annoncés vendredi, après validation par la direction. Le week-end passe sans que les étudiants n’aient d’informations. Et c’est seulement mardi que les résultats sont communiqués. Le BDE explique alors que la direction a décidé « d’éliminer » tous les noms masculins dans un souci de parité.

C’est Gisèle Halimi, la militante du FLN qui a finalement été élue

C’est à partir de là que des étudiants nous ont contactés. Ils ont soupçonné que si les candidats masculins avaient été supprimés c’était uniquement parce qu’il y avait Samuel Paty. Obtenant de nombreuses voix, il était le seul nom masculin qualifié au second tour. Avec l’UNI nous avons donc décidé de renommer un amphithéâtre de l’école « Samuel Paty » le jour du second tour. Beaucoup nous contactent depuis pour nous remercier et nous féliciter. Nous avons aussi des captures d’écran de la conversation de la promotion dans laquelle il y eut un grand débat. Des étudiants y avaient le courage de dire que tout ce qu’il se passait n’était pas normal. D’une part, ce n’était pas normal d’exiger un nom féminin. D’autre part, ça l’était encore moins « d’éliminer » le nom de Samuel Paty. C’est Gisèle Halimi, la militante du FLN qui a finalement été élue. [...]

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Commune de Paris : À l’aube de l’insurrection

« J'entends des fous parler de résistance, / De lutte à mort, de patrie et d'honneur ! / Mon ventre seul exige une vengeance : / Sous le nombril j'ai descendu mon cœur. / Libre aux manants de rester patriotes, / Et de mourir sous les feux ennemis ; / Moi, j'aime mieux la sauce aux échalotes... / Pour un beefsteak, messieurs, rendons Paris ». Émile Dereux, Paris pour un beefsteak

Il y a cent cinquante ans, le peuple de Paris se levait pour défendre son artillerie. Achetés par les Parisiens eux-mêmes via une souscription populaire, les canons de Montmartre n'avaient pas encore eu l'opportunité de faire feu sur l'envahisseur germanique. La capitale demeurait exsangue, affamée par quatre mois de siège, courroucée par un gouvernement de la Défense nationale devenu « gouvernement de la défaite nationale » (Vallès). Le 26 février à Versailles, la paix avait été signée. Aidé par l'impréparation des troupes françaises et par la trahison du général Bazaine, Bismarck extorquait l'Alsace-Moselle à la France. Un mois plus tôt, le 22 janvier, Paris se soulevait déjà pour empêcher le gouvernement des Jules (Favre, Simon et Ferry) de capituler. On avait fait tirer sur la foule. Cinq morts, des dizaines de blessés.

Paris ne devait pas bouger. Et pourtant Paris s'est levé. Paris s'est levé une dernière fois pour un baroud d'honneur. Proclamée dix jours après les événements du 18 mars, la Commune fut la dernière révolution française – nous n'affublerons pas de ce substantif la ridicule pantomime du printemps 68 – et elle ne fut pareille à aucune autre. Complexe, tumultueuse, hétéroclite, tantôt galvanisée par la lutte et tantôt minée par les dissensions internes, elle constitue l'un de ces épisodes à la fois clivants et mal connus de l'histoire de France. À droite comme à gauche, on aime gloser sur la Commune. Ces jours derniers, on glosait encore. La question des commémorations a fracturé le conseil municipal parisien. Chaque côté de l'hémicycle raisonnait par lieux communs. Et pour cause : une certaine gauche méconnait la Commune car elle se borne à la fantasmer ; une certaine droite méconnait la Commune car elle n'a pas besoin de connaître ce qu'elle hait par principe. Nous reviendrons prochainement sur ces lieux communs qui parasitent l'analyse de l'élan communaliste. [...]

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Le carnaval de Carnavalet

Au lieu d’élever, d’éduquer, d’enseigner, de transmettre, ce qui, jadis, était le rôle des musées, le comité de Carnavalet a décidé de se vautrer dans la fange hygiéniste, niveler par le bas et supprimer, tout simplement, la culture antique.

Parce qu’il faut les avoir bien accrochées et au bon endroit pour décider unilatéralement que des siècles de culture Romaine sont incompréhensibles pour la plèbe. Yourcenar et Hadrien se retournent probablement dans leur tombe.

Hannah Arendt n’a cessé, de son temps, d’exhorter les hommes à penser, et sa théorie de la banalité du mal débouchait sur cette évidence intellectuelle ; la pensée humaine est un rempart contre la médiocrité humaine, un rempart contre le totalitarisme.

Supprimer la pensée, supprimer le système intellectuel, c’est laisser les coudées franches à la médiocrité, qui ne cesse de se déverser sous nos yeux.

J’imagine sans peine, comme le disait un sage, « la bande de jean-foutre gauchistes », qui ont l’arrogance de leur inculture, et décident en coulisse comment niveler au mieux notre culture. Parce que c’est ça qu’on leur reproche précisément, leur arrogance. Que l’apprentissage les hérisse, qu’ils préparent, suivant les prophéties d’Orwell, de Arendt, de de Gaulle, l’effondrement de la culture et de la médiocrité, en silence : mais non ! Tout ce massacre est accompagné d’un tintamarre, et à ce prix-là, on se permet de nous faire la leçon. [...]

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Sauvetage Volontaire de Grossesse

Comment, et dans quel délai, se déroule une Interruption Volontaire de Grossesse ?

Une IVG médicamenteuse peut être pratiquée jusqu’à sept semaines de grossesse. Pour une IVG chirurgicale, le délai est à ce jour de douze semaines de grossesse, mais est en passe d’être étendu à quatorze semaines. 

Le premier comprimé donné aux femmes qui font un avortement – qu’il soit médicamenteux ou chirurgical – est la Mifegyne, qui est un anti-progestatif. Ce comprimé a pour but de décoller le placenta et de dilater le col de l’utérus. Ce qu’il faut savoir c’est que les médecins et les sages-femmes lorsqu’ils donnent le comprimé à la mère, lui disent « ce médicament arrête le cœur du bébé ». Ce qui est un vrai mensonge médical. Heureusement aucun médicament ne peut instantanément tuer le bébé. En fait ce médicament décroche le placenta et entraîne dans les deux à trois jours : la mort de l’embryon / du fœtus, car celui-ci sera décroché complètement et ne sera donc plus ni nourri, ni oxygéné.

Lire aussi : Elles ont avorté, elles témoignent

Pour un avortement médicamenteux : deux jours après le premier comprimé, on donne aux femmes de la prostaglandine – une hormone qui provoque des contractions. Si le placenta s’est bien décollé préalablement, cela entraîne une fausse-couche. Pour un avortement chirurgical : la deuxième étape est l’aspiration. [...]

Cognac : Nectar des Charentes

Commençons par la géographie : la région de Cognac est située au nord de Bordeaux, son domaine viticole est de 74 000 hectares de raisins blancs dont les principaux cépages sont : le Colombard, la Folle-Blanche et l’Ugni blanc. Ce dernier est le plus répandu et compose 98 % du vignoble de Cognac.

La région est divisée en différents crus : Grande Campagne (le terroir le plus prestigieux à l’est de Cognac), Petite Campagne (eaux-de-vie de grande finesse autour de la ville de Segonzac), Borderies (autour de la ville de Cognac), Fins Bois (la plus grande zone de production, eaux-de-vie fruitées), Bons Bois et Bois Ordinaires. Ces différents crus correspondent à des terroirs plus ou moins calcaires ou argileux, et ces spécificités déterminent les arômes. Le raisin devient un vin qui a pour caractéristique d’être peu alcoolisé (9-10 degrés) et acide. Ce vin est ensuite distillé deux fois. Pour obtenir l’appellation Cognac, l’eau-de-vie récupérée doit vieillir en barrique au moins durant deux ans.

Le Cognac est en effet une appellation contrôlée : en d’autres termes, on ne fait du Cognac que dans la région de Cognac. Une manne pour le pays. Apprécié dans le monde entier, le Cognac est un ambassadeur prestigieux de la France : en 2019, 205 millions de bouteilles ont été vendues dans 152 pays pour un chiffre de 3,2 milliards d’euros. Seules 5 millions de bouteilles furent consommées en France, à peine 2 % des exportations mondiales. [...]

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