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Éditorial d’Arthur de Watrigant : Regarde le monde changer

On regretterait presque la guerre froide. Au moins elle ne manquait pas d’inventivité ni de subtilité bien tordue. Faut dire qu’à l’époque, l’information circulait plus difficilement. Avec le « tout numérique », les mensonges traversent l’Atlantique et les plaines de la Volga plus rapidement que Space X. Mais les vérités aussi.

Prenons par exemple la « dictature ». Le mot à la mode, elle est partout paraît-il. En France, en Ukraine, à Bruxelles, mais pas trop en Russie ces derniers temps. Elle est partout, surtout là où on peut encore la dénoncer sans finir au gnouf. Soljenitsyne a la barbe qui frise en nous regardant. Alors on lui greffe un adjectif, comme « dictature douce ». Aussi crédible qu’un « taliban inclusif ». Non, nous ne sommes pas en dictature. Von der Leyen a été élue avec les voix des LR, tout comme Macron d’ailleurs et Richard Ferrand a récupéré le trône de Fabius au Conseil constitutionnel avec l’accord du RN.…

Sapé comme Jean-Ma
Nous interrompons ce programme en deux volets, initialement consacré au « power suit », pour saluer un sartorialiste français de premier ordre, qui vient de nous quitter : Jean-Marie Le Pen. Et d’ailleurs, plus qu’une interruption, il s’agit d’une transition assez naturelle vers le deuxième volet de notre réflexion. Dans un monde codifié comme l’était devenu, ces, disons, vingt dernières années, le marécage politique, le vestiaire du diable était comme un jour férié dans la tristesse uniforme des semaines ouvrables. Évidemment, pas de petit costume étriqué et de chaussures pointues pour l’ogre. Il laissa cette option à ceux qui assurèrent la refondation du RN. « Power suit » non plus d’ailleurs. [...]
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Saint-Urcize, la vraie capitale de la France !
Rocamadour, Carnac, Arcachon, Pataya ? Janvier, c’est le moment de choisir sa prochaine destination de vacances ! Ah bah oui mais le mot « surtourisme » est désormais rentré dans les têtes. Et dans les délibérations des conseils municipaux. La révolte des indigènes contre les Airbnb et les blaireaux à moitié à poil qui trimballent leurs tétasses pendouillantes dans les églises de Saint-Malo ont permis de faire réfléchir sur une chose : le tourisme de masse tue les territoires. Et les âmes. [...]
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Carte noire pour Olivier Maulin : Changement d’époque
L’histoire est comme un fauve ; elle somnole la plupart du temps mais parfois elle se réveille et part à la chasse. Depuis quelques mois, tout s’accélère et il paraît désormais évident que nous avons bel et bien entamé ce processus que l’on voit poindre depuis une dizaine d’années, et qui nous fera inéluctablement passer d’une période à une autre. Période de chaos et d’instabilité, bien sûr, période où naissent les monstres, peut-être, mais période qui mettra fin à un ordre, et finira par en créer un autre. Les journalistes de gauche saignent du nez. Certains se sont recroquevillés en position fœtale sous leur bureau et sucent leur pouce. Ils sont dans le même état de terreur que le jeune Robert Olmstead poursuivi par un monstrueux essaim sautillant et grouillant de poissons-grenouilles grisâtres au ventre blanc, décrit par Lovecraft dans L’Ombre qui planait sur Innsmouth, l’un de ses contes entrés dans la Pléiade. Les monstres qui les persécutent s’appellent Donald Trump, Elon Musk, Herbert Kickl, Alice Weidel, Viktor Orban, Giorgia Meloni, Geert Wilders, Robert Fico, Santiago Abascal, Marine Le Pen. Ils ne comprennent pas ce qui se passe. Ils continuent de brandir le fascisme, le nazisme, le conspirationnisme, parlent de déportation quand un pays envisage de renvoyer ses résidents étrangers : les gens rigolent, haussent les épaules. Ils deviennent complotistes, dénoncent l’internationale réactionnaire, accusent les médias conservateurs d’avoir collé des sales idées dans la tête des électeurs, voient de l’ingérence quand Musk soutient un parti européen mais l’ordre naturel des choses quand Soros façonne à son goût détraqué l’Europe à coups de milliards de dollars, rêvent de plus en plus bruyamment d’interdire le réseau X, Bolloré, L’Incorrect, Valeurs actuelles… [...]
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Femme des années 2020 : adopte une arme
Il suffit d’interroger les femmes de son entourage pour mesurer l’ampleur de leur sentiment d’insécurité. Chacune, ou presque, porte le poids d’une histoire sombre : des mains baladeuses sur leur corps, des scènes obscènes, des ombres persistantes dans la nuit, ou pire, des violences indicibles. Selon le ministère de l’Intérieur, en 2023, chaque heure, la France enregistrait treize violences sexuelles et cinq viols. Pas étonnant qu’un simple appel au témoignage sur les réseaux sociaux ait suffi pour que L’Incorrect reçoive une avalanche de récits bouleversants. [...]
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Les médias face aux agressions sexuelles : un silence complice
Sur un plateau de télévision, le trublion Thomas Guénolé s’insurgeait récemment contre « l’instrumentalisation » des agressions sexuelles auquel s’adonnerait la droite. Une inversion accusatoire typique de la duplicité de certains médias, qui n’hésitent pas à feuilletonner les affaires #MeToo lorsqu’elles concernent des hommes blancs, tout en glissant sous le tapis toute agression qui pourrait incriminer une « chance pour la France ». Retour sur une manipulation savamment orchestrée – et sur quelques « leçons de choses » assénées régulièrement par les médias pour occulter tout un pan de la réalité. [...]
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Pour que vive la France, vive le Roi
Si un visiteur du passé pouvait contempler la France d’aujourd’hui, verrait-il autre chose qu’un champ de ruines climatisé ? Un vaste territoire fracturé autour de deux pôles concurrents : d’un côté villes et banlieues intégralement bétonnées, et de l’autre terres arables quadrillées par les moissonneuses, auxquelles l’agriculture intensive ponctionne ses dernières ressources ? Entre les deux, il n’y a plus rien. Le Vieil Occident s’est simplifié jusqu’à n’être plus ce pointillisme social au service du capital, laissant crever une terre invisible et silencieuse sur laquelle font semblant de veiller les centres urbains, nacelles de chrome où tempête le seul dogme que notre modernité a été capable de pondre : la contractualisation. Celle-là même, édictée par Rousseau, contre laquelle Maurras s’emporte dans ses écrits de prison, afférant qu’une société « contractuelle » (comprendre : libérale) n’est pas une société de nature. Alors, où est le pays réel ?  se demandera simplement notre visiteur du passé. Où est l’entre-deux, où est passé le liant qui devrait réunir ces deux pôles ? [...]
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Viol en France : l’enquête interdite
C’est une histoire comme il en arrive des centaines en France. Jusqu’à il y a peu de temps, on les gardait pour soi – en particulier lorsqu’elles contrevenaient à une certaine idée du « vivre-ensemble ». « C’était un homme d’une cinquantaine d’années, commence Amélie* avant de faire une pause – elle nous prévient en avance qu’elle aurait du mal à parler d’une traite. J’avais huit ans. À cet âge-là, on n’a pas beaucoup de recul. Un homme qui devait avoir plus de 40 ans a gagné ma confiance en peu de temps à la sortie de mon école et m’a proposé de le suivre dans un endroit isolé à quelques mètres, avant de me violer en pleine rue. Je vous épargnerai les détails… D’ailleurs je ne me souviens pas de tout puisque j’ai subi une amnésie post-traumatique. Toutes les années qui ont suivi, j’ai vécu comme un fantôme, jusqu’à ce que le souvenir remonte peu à peu, jusqu’à ce que je trouve la force d’en parler à mes proches. » Amélie par pudeur ne précise pas de quelle origine exacte était son agresseur, elle précisera juste qu’il était « étranger ». [...]

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