
On regretterait presque la guerre froide. Au moins elle ne manquait pas d’inventivité ni de subtilité bien tordue. Faut dire qu’à l’époque, l’information circulait plus difficilement. Avec le « tout numérique », les mensonges traversent l’Atlantique et les plaines de la Volga plus rapidement que Space X. Mais les vérités aussi.
Prenons par exemple la « dictature ». Le mot à la mode, elle est partout paraît-il. En France, en Ukraine, à Bruxelles, mais pas trop en Russie ces derniers temps. Elle est partout, surtout là où on peut encore la dénoncer sans finir au gnouf. Soljenitsyne a la barbe qui frise en nous regardant. Alors on lui greffe un adjectif, comme « dictature douce ». Aussi crédible qu’un « taliban inclusif ». Non, nous ne sommes pas en dictature. Von der Leyen a été élue avec les voix des LR, tout comme Macron d’ailleurs et Richard Ferrand a récupéré le trône de Fabius au Conseil constitutionnel avec l’accord du RN.…












