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Le regroupement familial, histoire d’une erreur française 1/2

Le regroupement familial est un mécanisme réglementaire permettant à un étranger bénéficiant d’un titre de séjour de faire venir son conjoint, ses enfants et de leur octroyer un titre de séjour de durée similaire. Dans les faits, cette procédure débouche souvent sur l’octroi de la nationalité française. Pour beaucoup, cette nouvelle voie d’immigration a été l’une des principales raisons de la descente aux enfers française. Le phénomène est pourtant bien antérieur au décret du 29 avril 1976.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’immigration (somme des personnes nées à l’étranger et résidant en France) était chiffrée à 2,5 millions par l’Insee, soit moins qu’à son apogée en 1930, qui était plutôt de l’ordre des 3,2 millions. C’est à partir de 1945 que l’immigration n’a cessé d’exploser, et non pas à partir du décret sur le regroupement familial : le pourcentage d’augmentation de l’immigration a même eu tendance à s’atténuer légèrement de 1975 à 1999, une baisse due à l'arrêt de l’immigration pour motif économique en 1974.

Dans quel contexte ce décret a-t-il été voté par VGE ? Alors que l'arrêt de l’immigration pour motif économique avait été instauré deux ans plus tôt, le décret venait réglementer de façon libérale la possibilité pour un étranger de faire venir sa famille en France. Il se donnait pour objectif d'encadrer un phénomène existant depuis plusieurs dizaines d’années, avec la volonté d’éviter l’arbitraire administratif caractéristique du système précédent. [...]

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Introduction à un grand destin enfoui

La catastrophe du Covid ressemble au dernier verre de l’alcoolique qui est toujours l’avant-dernier. L’obsession de préserver la vie conduit à l’éternel renversement des valeurs : la mort. On maintient dans la crainte. L’imaginaire est absolument négatif. Le poids d’être soi toujours plus lourd. On regrettera le parasitage et l’ennui sublime de Noël. Déconstruire 2020. Sacraliser la liberté de désacraliser. Et pour dire quoi, à la fin ?

La faillite du grandiose, la perversion de la charité, la perte de l’instinct. On le sait depuis Montherlant, la vie de beaucoup d’hommes ne vaut pas plus que la vie d’un goujon.

La société est la subjectivité absolue. On manque de plus en plus de flair dans nos masques. Les fêtes de Nouvel an sont meublées par le bavardage et les arrogances paumées. Nos esprits vont rapidement vers le minimal. La vulgarité est partout, étalage de cécité à soi-même, les ambiances rabougries. Tout le monde avec son mot à dire pour ne pallier qu’à la dialectique du manque. Les dissonances nous font souffrir physiquement. Que pouvons-nous encore avoir à échanger ? [...]

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La jeunesse en première ligne contre le projet de loi bioéthique

Le crachin froid du dernier jour de janvier sur la place Pierre-Laroque, qui borde le ministère de la Santé. Une tribune au fronton de laquelle on peut lire « Démocratie confinée, projet de loi à retirer », et où deux jeunes animateurs, un homme et une femme, symbole évident, haranguent la foule. « Strasbourg, Rennes, Angers, Lyon, Versailles, Bondy… » : les noms des soixante villes qui ont vu des manifestations ce week-end sont scandés avec énergie, comme pour consoler les quelques milliers de personnes (8200 selon les organisateurs, 1000 selon la préfecture) présents dans ce morne après-midi parisien, comme pour réveiller leur fougue. Cela compte, car ce rassemblement est le point d’orgue des mobilisations des 30 et 31 janvier ayant eu lieu dans toute la France avant l’examen du projet de loi de bioéthique devant le Sénat en deuxième lecture à partir de mardi. En période de virus, cette délocalisation du mouvement permet d’éviter les regroupements trop importants.…

Traité de la vie élégante : Gibier de pitance

« Je vous avais promis une surprise, eh bien la voici, vous m’en direz des nouvelles ! », déclara Chantal d’une voix de stentor femelle en déposant sur la nappe, entre deux bouteilles de bourgogne, un plat de faïence crème rempli à ras-bord d’une sauce épaisse et sombre où de généreux pavés de viande se prélassaient langoureusement.

Profitant de l’absence de la maîtresse de maison, qui avait filé à la cuisine rejoindre son mari Lucien pour les ultimes préparatifs, Mathilde, très en verve, lança les débats.

– Surprise ? Divine surprise, oui ! Et au pluriel, encore ! Non seulement notre chère Chantal nous fait l’honneur très inhabituel de nous inviter à dîner, mais elle nous sert ce qui de toute évidence est du gibier ! Du gibier, elle qui ne jurait naguère que par saint Végan, sainte Greta de Thunberg et Sainte Cécile des Flots ! Et qui plus est, du gibier servi dans ce qui a tout l’air d’être une sauce périgueux, le chef-d’œuvre des maîtres-queux du XIXe siècle, avec sa couleur marron foncé et ses parfums de truffe et du cacao ! [...]

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L’IncoDico – le mot du mois : Disruptif

Un mot déjà totalement ringard. Pourquoi en parler encore ? En parler alors qu’il est un sujet de moquerie récurrent – et légitime ? Tout simplement parce que les winners de la mondialisation, les gens inclus qui vivent dans des territoires inclusifs, continuent à utiliser cette horreur en s’imaginant intelligents. Les députés marcheurs, les jeunes entrepreneurs, les créateurs de start-up inutiles et interchangeables ne sont toujours pas lassés.

Du latin disrumpere signifiant « rompre », le terme « disruptif » est défini comme suit par le Larousse : « Se dit de la décharge électrique qui éclate avec étincelle ». Com-com-compliqué diraient les krautrockers de Faust – ou le rappeur Dadju, pour ceux d’entre nos lecteurs aux références plus urbaines et actuelles. Nos pros du numérique créent donc des champs disruptifs avec les étincelles d’intelligence que font leurs cerveaux connectés. Ils dérangent. Ils changent nos habitudes. Ils provoquent des évènements disruptifs. [...]

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#NoHijabDay : la présidente du collectif Némésis placée en garde à vue

Les filles arrivent par vagues, afin de ne pas être trop remarquées. Certaines viennent de province et se sont levées en pleine nuit. Elles attendent que le jour se lève et se préparent à enfiler leur voile intégral à usage unique, cousu spécialement pour l’occasion (hors de question d’acheter cinquante niqabs dans une boutique islamique). Alice, la présidente de Némésis, guette néanmoins l’arrivée de la police. Elles seront finalement une cinquantaine sur le Parvis des libertés du Trocadéro pour dénoncer le #WorldHijabDay, jour de solidarité internationale avec les femmes voilées supposément victimes d’oppression en occident, où des femmes se postent voilées sur les réseaux sociaux. L’événement qui a lieu chaque 1er février depuis 2013, est soutenu par Sciences Po.

Le but des Némésis est au contraire de dénoncer la dégradation flagrante des conditions de vie des femmes européennes, dégradation causée par l’immigration massive et souvent illégale d’hommes extra-européens majoritairement musulmans. Elles dénoncent le quotidien des femmes qui oscille entre « sale pute, je vais te violer » et les agressions sexuelles de plus en plus fréquentes. On se souvient de l’affaire du réfugié bangladais récidiviste acquitté en 2018 par la Cour d’assises de la Manche du viol d’une jeune fille de 15 ans, parce qu’il ne disposait pas des « codes culturels » et qu’il ne pouvait donc pas maîtriser la notion de consentement. Pas plus tard que l’été dernier à Angers, une étudiante de 20 ans a été séquestrée, battue et violée durant plusieurs heures par un migrant kosovar multirécidiviste déjà « interdit de territoire », mais non-expulsable. Selon le ministère de l’Intérieur, pour l’année 2018, 63 % des auteurs d’agressions sexuelles dans les transports en commun d’Île-de France, étaient des étrangers. [...]

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Ludovine de La Rochère : « Nous attendons des sénateurs la réécriture du texte, y compris la suppression de la PMA sans père »

Quels sont les différents éléments que contient le projet de loi bioéthique et auxquels vous vous opposez ?

Une bonne partie des articles de ce projet de loi sont proprement scandaleux. L’article 1 qui consacre la PMA sans père pour les couples de femmes et les femmes seules est celui dont on a le plus parlé. Il est aussi envisagé d’ouvrir la PMA sans motif médical aux couples homme-femme, ce qui est tout aussi grave. Le texte prévoit le remboursement des PMA sans motif médical et l’autoconservation des gamètes sans motif médical et remboursée par la Sécurité sociale : il s’agit d’inciter le plus largement possible à concevoir des enfants par PMA. Par ailleurs, il rend possible le don de gamètes sans l’accord du conjoint, ce qui est une attaque claire sur la vie conjugale et le fondement du mariage.

L’article 4 propose de créer une filiation nouvelle, à savoir que les femmes d’un couple pourraient être déclarées toutes les deux mères d’un même enfant sur la base d’une déclaration conjointe et anticipée devant notaire. Le législateur se prétend donc capable de créer une filiation à partir de la volonté des individus, or la filiation est avant tout une réalité anthropologique et humaine. Il y a un débat sur la reconnaissance des enfants nés d’actes de GPA à l’étranger : cet article 4 bis est à chaque fois réécrit en commission spéciale. [...]

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Marion Maréchal est-elle royaliste ?

Objet de toutes les interrogations et supputations, l’ancienne députée du Vaucluse est considérée par une partie des partisans du roi comme une alternative crédible à l’actuel occupant de l’Élysée. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen est-elle pour autant monarchiste ? Elle cite volontiers Charles Maurras, Jacques Bainville, Jean Raspail, des références du royalisme français. Au sein de l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) qu’elle a fondé en 2018, elle est entourée de figures issues des deux tendances monarchistes qui s’affrontent pour le trône de France comme Yves-Marie Adeline, ancien président de l’Alliance royale, ou Sylvain Roussillon, un ancien cadre important de l’AF. Éduquée à l’école des dominicaines du Saint-Esprit, elle a même été citée en exemple par le prince Louis-Alphonse de Bourbon sur son compte twitter au plus fort de l’affaire Franco.

Pas loin d’elle aussi, le colonel Jacques Hogard, représentant du duc d’Anjou en France, venu jouer le conférencier l’année dernière. Et lorsqu’elle « redoute que la République efface la France », il n’en faut pas plus pour que les royalistes soient convaincus de son attachement à la monarchie « parce qu’elle leur ressemble ». Bon sang ne saurait mentir : son grand-père a toujours été entouré de royalistes, dont quelques-uns ont été élus députés sous les couleurs du Front dans les années 1980 et a consacré pas moins de 20 pages à Maurras dans le premier tome de ses mémoires. Pour l’historien Laurent Joly, Marion Maréchal « incarne l’héritage maurassien » et ses « propos ouvertement contre-révolutionnaires » la placent dans « cette génération saoulée par les valeurs de la république », ces royalistes qui rejettent les idées de 1789. [...]

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