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Daniel Riolo : « En France, on a un problème avec notre histoire, on lui tape sans arrêt dessus »

Pourquoi n’arrive-t-on pas à prendre le foot au sérieux en France ?

A t-on envie de le prendre au sérieux ? Est-ce un élément culturel ? Est-ce qu’il y a des habitudes et une histoire ? Pas plus tard qu’hier, on m’a envoyé toutes les discussions préalables à l’achat par Media Pro de la Ligue 1. J’ai d’abord été choqué, je me suis dit : « Zut, et si on m’avait envoyé ça il y a deux mois alors que je n’avais pas encore fini le livre… » Puis plus je lisais et plus je me disais que ça n’aurait pas été un scoop énorme parce que ce rapport contient exactement ce qu’on en devine sans avoir participé aux réunions. Le manque d’identité et de passion du football français s’y révèlent à visage découvert. Jaume Roures, le patron du groupe Media Pro, dit lui-même, alors qu’il est prêt à mettre un milliard dessus : « Il y a un manque d’identité de la Ligue 1, quand je regarde la Ligue 1 je ne sais pas si je regarde la ligue 1 ou le championnat belge. » Quelle violence !

Tout le monde constate qu’il y a un ancrage culturel très faible au niveau des clubs parce qu’à partir du moment où on a autant d’investisseurs avec des origines aussi variées, on ne développe pas de culture de club

J’ai été présenté au conseil d'administration de la Ligue où siègent les présidents et les directeurs généraux, tous les membres de la famille du football. Tous ceux qui disent sans arrêt que j’exagère et que je vais trop loin n’en menaient pas large mot au moment d’empaqueter le produit et d’essayer de le valoriser, à tel point qu’ils ont été estomaqué de voir que quelqu’un a quand même mis un milliard dessus. C’est un peu le paradoxe : tout le monde constate qu’il y a un ancrage culturel très faible au niveau des clubs parce qu’à partir du moment où on a autant d’investisseurs avec des origines aussi variées, on ne développe pas de culture de club. Les gens adorent le foot dans notre pays, mais ils vont regarder les championnats anglais, italiens ou espagnols. Ça n’existe pas ailleurs. Il y a même eu une émission culte de la TV, L’Équipe du dimanche, qui valorisait les championnats étrangers. On a pris historiquement le parti de dire que notre produit ne vaut pas grand-chose et de regarder ce qui se fait ailleurs. Finalement, on n’a jamais vraiment travaillé au développement de la Ligue 1.

Est-ce un manque de travail ou est-ce consubstantiel à ce qu’est notre société par rapport aux autres pays ? Je vais prendre un exemple : vous écrivez un long passage sur l’Espagne et la manière dont le foot a servi en 2008 de locomotive à toute une société pour se remettre en marche. En France, quand on a une crise économique, on ne fait pas la révolution du foot, on fait la révolution tout court. Donc n’est-ce pas consubstantiel à notre mentalité que de ne pas réussir à prendre le football au sérieux ?

Oui, il y a un manque de passion. Quand on a fait des sondages en juin pour savoir si ça le foot manquait aux Français, les gens ont très majoritairement répondu non. Sont-ils fâchés avec leur Ligue 1 car ils ont été déçus du jeu qui était proposé, des hommes qui composent l’univers du foot hexagonal, des investisseurs qui venaient reprendre leur club ? Dans combien de clubs les supporter sont fâchés avec la direction ? A l’OM ça a été une catastrophe : à part Pape Diouf qui a été aimé, tous les autres présidents ont plutôt récolté de la défiance. Nantes, n’en parlons même pas : ça a été guerre permanente depuis que Kita a repris le club et on peut dire que les valeurs nantaises ont disparu. Auxerre a été rayé de la carte du football alors que ça représentait quelque chose d’assez fort, le bon sens près de chez vous, le football paysan. Saint-Étienne a subi une sorte de déliquescence progressive. Cette défiance existe aussi au PSG. Dans les années 2000, quand Colony Capital est arrivé, il n’y avait plus rien. En plus il y a eu la guerre des supporters.

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Finalement il y a eu une sorte de détachement, à force de ne pas entretenir l’amour. Ils ont simplement essayer de développer l’aspect marketing. J’avais des échanges avec les présidents qui me parlaient de marketing, et je leur disais : « Avant de penser à faire venir les gens au stade par du ticketing, ne voulez pas déjà réfléchir à une identité de club, prendre des gens qui vont faire jouer les équipes, qui vont faire plaisir aux gens qui viennent vous voir ? ». Si on développe une économie basée sur la vente, comment s’attacher à des footballeurs qui ne font que passer ? [...]

MMA GP : le premier gala d’arts martiaux mixtes en France organisé par des Français
Ce jeudi aura lieu au Palais des sports de Vitry-sur-Seine le premier gala de MMA (mixed martial arts) sur le territoire français. Le sport de combat, qui mélange des techniques de boxe pieds-poings, de judo, de lutte et de jiu-jitsu brésilien, a été légalisé en France en janvier dernier. L’hexagone était un des derniers pays où sa pratique compétitive demeurait interdite. La discipline a été placée sous l’égide de la Fédération Française de Boxe, qui accompagnera son développement en attendant qu’une fédération autonome puisse émerger. [...]
Sylvain Durain : « Nous avons été attaqués trois semaines avant même l’ouverture ! »

Comment s’est passé le lancement de votre librairie, en pleine épidémie de Covid ?

Tout s’est très bien passé. Nous avons ouvert le 23 octobre et tout était plein de 10h à 20h. Il y avait énormément de monde et nous avons fait un très bon chiffre. Nous avons eu beaucoup de soutien et un excellent accueil. Au troisième jour d’ouverture, la librairie ne désemplit pas du matin au soir. Des chineurs, des gens qui viennent pour saluer, des gens qui viennent pour lire...

Il y a t-il eu des signes avant-coureurs qu’un incident allait se produire ?

Oui. Tout ceci ne m’a pas surpris, dans la mesure où j’avais déjà été attaqué pour mon livre Ce sang qui nous lie. Je ne suis pas excessivement surpris des faits, mais je suis surpris de la rapidité, dans la mesure où nous avons été attaqués trois semaines avant même l’ouverture. On s’attendait plutôt à ces incidents après quelques semaines. Chose surprenante par contre, le fait que les syndicats CGT, Sud et solidaires nous ont nommément attaqués. Selon nos renseignements, ils instrumentaliseraient des jeunes des mouvements Lgbt et autres antifas. C’est surprenant qu’un syndicat de travailleurs tente de faire fermer un commerce.

Que s’est-il passé exactement ?

Tout a démarré avec un tract qui a été distribué le 17 octobre à une manifestation de la CGT. Ce tract nous injuriait en nous traitant de nazis, de gens d’extrême droite, d’antisémites, bref tout ce que vous pouvez imaginer : un pot-pourri de toutes les pires insultes possibles. De là, une journaliste de l’Est républicain est venu faire son travail de service commandé et a fait un article diffamatoire. Ensuite tout s’est enchaîné. Le responsable de la culture de Nancy, monsieur Masson, lequel refuse de nous répondre depuis un mois, a déclaré dans l’Est républicain que « la mairie sera vigilante à les lignes rouges ne soient pas franchies en ce qui concerne les valeurs de la République », et « les valeurs portées par cette librairie sont visiblement aux antipodes de celles de la majorité municipale et de la plupart des Nancéiens, qui vivent dans une ville ouverte et humaniste. » Là-dessus la vitrine a été taguée et des feuilles d’injures identiques ont été collée.

La police s’est-elle montrée efficace et déterminée ? [...]

Mesures anti-Covid : fermeture des bars, sursis pour les restaurants
Le sursis parisien n’aura duré que quelques jours. Dimanche dans la soirée, le gouvernement a annoncé que Paris et les trois départements de sa petite couronne basculaient en zone d’alerte maximale, à l’instar d’Aix-Marseille. Cette décision n’aura surpris personne, la capitale ayant « franchi, depuis plusieurs jours, les trois seuils qui correspondent à la zone d'alerte maximale et cette tendance s'est confirmée pendant le week-end » comme l’a précisé Matignon dans un communiqué. De fait, le taux d’incidence du virus dépasse la barre des 250 pour 100.000 habitants et le seuil des 100 chez les plus de 60-69 ans (respectivement 260 et 110), alors que le taux d'occupation des lits en réanimation pour les patients atteints du Covid-19 (36%) est supérieur au seuil d'alerte fixé à 30%. [...]
Notre-Dame de Paris plus islamique que catholique ? La conjuration des imbéciles

Les différences entre les sexes ? Le patriarcat carniste de Cro-Magnon ! (Slate) L’homophobie dans de nombreux pays africains ? Un héritage de la colonisation ! (Courrier international) Les Vikings ? Un peuple métissé… (Sciences et avenir) Si vous êtes régulièrement atterré et désespéré par l’absurdité des arguments mis sur pieds dans la presse et sur les réseaux sociaux par les tenants de la « déconstruction », tenez bon : ce n’est que le début d’une guérilla idéologique qui fait feu de tout bois, quitte à dire n’importe quoi.

Car en vertu de l’expression usée jusqu'à la corde : « ils osent tout, et c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Les journalistes de gauche repoussent en effet chaque jour un peu plus les limites de l’absurde. Mais faut-il tout de même prendre de temps de leur répondre sur le terrain de l’argumentation rationnelle ? [...]

Qui croire et quoi faire ?

Être honnête

C’est le premier critère, l’honnêteté, quand l’erreur est manifeste, qui valide une parole en général et en particulier celle d’un expert. Celui-ci n’étant pas omniscient, l’erreur fait partie de son quotidien, a fortiori quand il s’agit d’experts scientifiques. Errare humanum est, perseverare diabolicum. On peut donc tolérer d’un expert tous les ajustements à condition précisément qu’il nous explique pourquoi il ajuste et en vertu de quelle mise à jour de ses analyses. Untel qui ricanait de la grippette en janvier peut réclamer le confinement en mars, à condition de ne plus parler de grippette. Celui-là qui signale un virus « pas si méchant » ne peut se prévaloir de l’urgence pour vanter et prescrire un médicament sans le soumettre d’abord aux tests randomisés. Un autre qui annonçait plusieurs dizaines de milliers de morts à la sortie du confinement ne peut continuer à promouvoir la précision de son modèle mathématique. [...]

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Docteur Rochambeau : « L’avortement à 14 semaines consiste à broyer le crâne d’un foetus »

Plusieurs députés souhaitent rallonger de deux semaines le délai légal de l'avortement Pouvez-vous nous décrire médicalement ce qu'est un avortement à quatorze semaines de grossesse ?

C'est une opération sous anesthésie générale qui consiste à broyer les organes de ce qui n'est plus un embryon, mais un foetus. Par exemple, la tête est calcifiée : il faut d'abord la broyer avec une pince, in utero, pour pouvoir le sortir par le col de l'utérus. Si ce n'est pas fait, le col pourrait se dilater et créer une béance, ce qui fera que pour les prochaines grossesses la femme aura un risque accru de faire une fausse couche ou un accouchement prématuré.

Comment les praticiens accueillent-ils ce changement de délai, et y aura t-il des refus catégoriques de leur part de pratiquer ces avortements tardifs ?

On pense que c'est fort probable. Si l'on s'en réfère à ce qui a été le dernier allongement du délai, quand on est passés de dix à douze semaines, trente pour cent soit un tiers des confrères qui acceptaient de faire des IVG ont arrêté pour cette raison là. Cette fois, on passe dans une autre catégorie de risque chirurgical. Ce n'est pas un geste facile à réaliser, et c'est un geste qui évidemment marque le médecin, dont le métier est plutôt de faire en sorte de sauver des grossesses plutôt que devoir écraser des foetus. C'est un geste choquant et on peut prévoir qu'on aura beaucoup moins de médecins prêts à faire ça. Or, si c'est dans la loi, les gens y ont droit, et donc les médecins y sont contraints. Heureusement, dans ces cas là vous pouvez faire valoir votre clause de conscience.

Cette fois, il s'agit de permettre aux sages-femmes de faire des avortements chirurgicaux par aspiration. C'est un geste, dont le praticien doit être capable de gérer les suites. Or, les sages-femmes n'ont pas les compétences pour réparer les éventuels dégâts qu'elles produiront.

À ce sujet, dans le rapport il est écrit « les états d’âme de professionnels n’ont pas à influer sur le droit des femmes à avorter » Que vous inspire cette déclaration ?

Sans commentaire. Les états d'âme des députés n'ont pas à influer sur la pratique médicale.

Les médecins sont-ils majoritairement favorables à une clause de conscience qui soit claire sur un plan légal ?

L’Incorrect

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