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Paul-Marie Coûteaux : « Il y aura une France après le chaos »
Faut-il voir une filiation avec le journal de Chateaubriand, Le Conservateur ? Le Conservateur, lancé en 1818 par des « ultras » eut un tel succès que Chateaubriand put dire à bon droit que cette revue « étonna le monde et changea les ministères » puisque c’est en bonne part grâce au courant d’opinion qu’elle a créé en vue de limiter certains effets « libéraux » de la Charte, que Villèle (principal créateur de la revue avec le contre-révolutionnaire Bonald) arriva peu après au pouvoir. Ce formidable mouvement d’opinion rétablit les principes politiques qu’avait niés le cycle de la Révolution française et donné sa tonalité à la Restauration – qui fut à bien des égards une magnifique période. Certes, cette revue n’a guère duré plus de deux ans ; mais elle eut un succès fulgurant parce qu’elle rassemblait et organisait les tenants du monde ancien, qui ont remis sur ses rails une France ruinée et disqualifiée. Conservateur, national, catholique, moral et social : vous comprenez pourquoi nous avons choisi avec Jean-Frédéric Poisson et mes amis du PCD, un titre si heureusement chargé de sens… [...]
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Game over : vous êtes déshérités
Maintenant, en effet, qu’ont été abolis les degrés de dignités grâce auxquelles on avait l’habitude de distinguer les grands des humbles, le seul signe de noblesse sera désormais la connaissance des lettres »,écrivait Sidoine Apollinaire à son ami Johannes. Un jugement presque optimiste si on le rapporte à la situation que nous vivons. Les lettres ne sont pas simplement ignorées : elles sont méticuleusement détruites pour mieux qu’on oublie ceux qui les ont écrites,les fâcheux « hommes blancs ». [...]
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Loi bioéthique épisode 4 : Ce à quoi l’Homme a échappé (pour l’instant)
A bien des égards, le projet de loi bioéthique adopté par l’Assemblée nationale en deuxième lecture relève du cauchemar. Les députés ont voté la création d’enfants consciencieusement privés de père, et le remboursement par la Sécurité sociale des recours à la PMA de couples lesbiens, quand bien même ils ne relèvent d’aucun problème médical. La loi prévoit par ailleurs un bouleversement de la filiation traditionnelle, en ouvrant la voie à une filiation uniquement fondée sur l’intention : est parent celui qui en a la sincère volonté, indépendamment de toute réalité biologique. La recherche sur les embryons transgéniques et chimériques a été autorisée, livrant ainsi l’essence de la Créature et de la Création à la démesure et à l’orgueil scientiste. Enfin, à la surprise générale, l’Assemblée a validé l’extension de l’interruption médicale de grossesse jusqu’au neuvième mois, pour cause de détresse psycho-sociale chez la mère.
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La guerre des races n’aura pas lieu
Tant nous sommes américains : un meurtre raciste dans le Minnesota provoque une révolte à Paris. Comme naguère, SOS Racisme fut le fruit pourri et talé du mouvement des droits civiques, Mitterrand et ses sbires se rêvant Luther King à leur tour, aujourd’hui des demi-habiles traoristes se croient BLM à peu de frais en douce France. [...]
Loi bioéthique épisode 3 : l’assassinat de la filiation
La triple obligation légale, biologique et morale d’avoir un père pour faire un enfant n’est plus. Désormais, la loi l’autorise une femme à se procurer du sperme en laboratoire et à se faire implanter un embryon sans autre prérequis que la majorité. C’est ce que souligne Aude Mirkovic, porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance et auteur de PMA, un enjeu de société (Artège 2018) : « La réalité est que le projet de loi organise la naissance d’enfants interdits de père par la loi. Nous ne parlons que les aléas de la vie qui peuvent priver l’un ou l’autre d’un de ses parents ou même des deux, mais de la loi qui, délibérément, programmerait l’interdiction de branche paternelle. Ni père, ni cousins paternels, ni grands-parents de ce côté-ci. » [...]
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Quand le coronavirus rend fou
Entre les anti-masques obsessionnels et les délateurs à la petite semaine qui font de gros yeux à ceux qui ont le malheur d’enfiler leur masque de travers pour respirer quelques secondes en pleine canicule, il est difficile de faire son choix. Même chose quand il s’agira, chez nous en France, de décerner bons et mauvais points aux fanatiques pro-Raoult et aux opposants les plus farouches du druide marseillais. Comme souvent ces derniers temps, la France se fait à l’image de ses voisins civilisationnels : Terre d’Asile … de fous. Pondération, prudence, tempérance et rationalité sont des mots qui n’appartiennent plus à notre langage commun. Il faut se positionner, le plus bruyamment et plus énergiquement possible, en abolissant les nuances pourvu qu’on ait l’ivresse de la confrontation stérile. [...]
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Loi bioéthique épisode 2 : un individualisme roi et anti-écologique
Par toute une série de mesures, la loi bioéthique entérine des bouleversements dont on ne peut anticiper la gravité des conséquences pour notre civilisation. Création en conscience d’enfants sans père, bouleversement de la filiation traditionnelle, embryons transgéniques et chimériques, sélection prénatale : pour satisfaire les désirs d’une minorité d’Hommes, c’est l’Humanité qui est sacrifiée. Il faut un père et une mère pour faire un enfant. Cette réalité sans âge car naturelle, si simple et si belle, est raillée par le progressisme car trop ringarde et rétrograde. Le sénateur LR Sébastien Meurant se désole de ce déni des réalités les plus élémentaires : « Touraine est pour moi quelqu’un qui a l’esprit dérangé, puisque je rappelle que quand un homme nous explique que l’accouchement n’est pas une preuve de filiation pour les femmes, je me demande s’il a tout dans le bon ordre. » Tout comme « Agnès Buzyn qui nous expliquait qu’une grand-mère pouvait être un père ». [...]
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Loi bioéthique épisode 1 : le braquage législatif

Dans la nuit du vendredi 31 juillet dernier, l’Assemblée nationale adoptait le projet de loi bioéthique en seconde lecture. La droite conservatrice aura tout tenté pour restreindre la portée du texte. En vain : la macronie a exclu ses membres hostiles au texte, ignoré le Sénat, invectivé et intimidé les opposants, et réduit le temps des débats. Un braquage d’une violence très rare.

Voté à 60 voix contre 37 (4 abstentions), le projet de loi bioéthique affiche pour ambition première l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples lesbiens et aux femmes seules. Considéré par le président Emmanuel Macron comme étant « le texte de tous les dangers », il doit acter un véritable « changement de civilisation », selon Annie Genevard, député LR opposé au texte.

Le processus législatif a véritablement débuté en janvier 2018, avec la tenue des états généraux de la bioéthique, dont le collectif Marchons enfants n’a cessé de dénoncer la vacuité : « la prétendue grande consultation que vous avez évoquée, les États généraux de la bioéthique, n’ont été qu’un simulacre de débat : le gouvernement n’a rien entendu, rien retenu » (Happening Marchons enfants du lundi 27 juillet, jour de la reprise des débats).

Le 15 octobre 2019, le projet de loi a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale (359 voix contre 114), après 130h de débat étalées sur près de trois semaines. Déjà, ce premier jet instaurait un droit à l’enfant sans père, une instrumentalisation grandissante de l’embryon et une intensification de la sélection prénatale. Un texte qui mélangeait tout, volontairement. Dès le soir du vote, le délégué général d’Alliance VITA, Tugdual Derville, appelait à orienter la mobilisation « vers les sénateurs pour qu’ils rééquilibrent ce texte, en soutenant une bioéthique qui concilie écologie humaine, respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et recherche médicale responsable. »

Les quelques freins conservateurs posés par le Sénat ont donc été dogmatiquement balayés, au profit d’un virage progressiste et gauchisant encore accentué.

Dans une certaine mesure, le Sénat a rempli cette mission lors de son examen du texte en février 2020. Les divisions de la majorité sénatoriale LR-UDI n’avaient pourtant pas facilité les choses. Plutôt ouvert au principe de la PMA pour toutes, le président du Sénat Gérard Larcher se trouvait opposé à Bruno Retailleau, chef de la majorité LR, qui y était lui farouchement hostile.

Acceptant le dit principe de justesse (153 voix contre 143), grâce aux centristes le Sénat a tout de même rendu un texte à la portée largement restreinte. Ainsi, le principe du remboursement universel souhaité par le gouvernement a été remplacé par un conditionnement du remboursement par la Sécurité sociale à un problème de fertilité. Les sénateurs ont par ailleurs limité l’accès à l’identité du donneur, prôné l'adoption comme unique mode de filiation pour le parent non-géniteur, et encore ajouté dans un article la mention « personne n’a de droit à l’enfant ». [...]

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