Skip to content
Notre-Dame calcinée, Notre-Dame humiliée, Notre-Dame ressuscitée !
Le 15 avril 2019, la France s'est arrêtée. Un frisson d'épouvante a figé une nation sidérée, abasourdie, une nation retenant son souffle face à la déchirante scène qui se déroulait sous ses yeux : un joyau, son joyau quasi millénaire s'embrasait dans un incendie gigantesque. Notre-Dame brûlait, et le cœur des Français se consumait avec elle. Tandis que les pompiers jetaient toutes leurs forces dans la bataille, tandis que l'héroïque père Fournier sauvait le Saint-Sacrement au péril de sa vie, des milliers de Parisiens confluaient vers les berges de la Seine pour y prier à genou.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Saint Lazare outragé !
C’était si beau la Gare Saint-Lazare. Avant. Comme toutes les gares parisiennes, pour sûr ! Mais celle-là... Comme dans la chanson de Colette Dereal, on avait envie d’y donner des rendez-vous d’amour. Finalisée pour l’exposition universelle, on aurait dit que le mot « steampunk » avait été inventé pour elle. Pur rêve Belle Epoque, elle semblait destinée à être dessinée par Tardi. Pour un peu, on y aurait cherché Adèle Blanc Sec pour l’éternité. Boire un verre, assis dans un des cafés Art Nouveau, en regardant le manège du serveur bougon, ou les gens se presser, valise a la main, c’était bien là un plaisir de Parisien. On avait eu le temps de flâner Salle des Pas Perdus, ou dans une des nombreuses galeries. On pouvait y aller - ce péché - sans train à prendre. Juste pour le plaisir : improductif. C’était si beau la Gare Saint-Lazare. [...]
Anne Hidalgo: plus laide la ville
Il y a une semaine, les Parisiens apprenaient sans surprise que leur édile était reconduite à son poste. La forte abstention témoignait alors du peu d'intérêt des électeurs pour un scrutin qui semblait joué d'avance : scindée entre l'ectoplasmique Agnès Buzyn et une Rachida Dati peinant à combler son déficit de popularité, l'opposition avait bien peu de chances de l'emporter. Plébiscitée en 2014 par l'engeance des pubards mangeurs de boulghour, la matrone des Vélib' a été légitimement confirmée dans ses fonctions : selon l'INRIX, elle a hissé Paris au quatrième rang des villes les plus embouteillées du monde l'an dernier. Ses électeurs lui font confiance pour décrocher le podium – et pourquoi pas la médaille d'or ? – avant la fin de son second mandat. Bogota, Rio et Rome peuvent trembler : Hidalgo a plus d'une piétonnisation dans son sac !
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Ballon rouge
Durant le confinement, les seules enseignes lumineuses des rues étaient, avec celles des bureaux de tabac, les croix vertes des pharmacies. La vague des municipales aurait-elle un rapport avec cette couleur ambivalente, anxiogène et rassurante, qu’est le vert ? Depuis un demi-siècle le vert est monté en puissance et jamais l’expression « conversion écologique » n’a si bien convenu à la nouvelle religion à laquelle communie l’Europe entière. A la Start up nation en panne, les Français ont donc opposé, via une gauche plurielle, une Green attitude. Mais à quoi bon, un vote écolo ? Qui n’est pour l’air pur, les plages sans plastique ? Les enjeux environnementaux ne sont pas l’apanage du parti vert. Hulot a quitté le gouvernement. On dira qu’il n’y a pas eu de Greenwashing et que les leçons de ces élections sont l’abstention et le retour de la gauche plurielle. Certes, mais le parti vert est faiseur de rois. Et l’idéologie qui le sous-tend, une menace. Une idéologie s’inscrit dans le temps long et se nourrit de l’air du temps. Elle a une philosophie, ses slogans, ses emblèmes ses Useful idiots. Toute couleur, de son côté, a une valeur symbolique. Jusqu’au XX ème siècle, le vert, couleur froide, des sorcières et des corps en décomposition, portait malheur. Fin du XIXème siècle, il entre dans les villes, via l’Angleterre, ses parcs et ses peintres. Au XXème siècle, avec la révolution écologique—squares, ceintures vertes, fontaines Wallace — il devient la grande couleur hygiénique et médicale, morale et politique. Avec Greenpeace, il entre au Parlement européen. Depuis 1970, on voit et vit la vie en vert : on mange de l’herbe, on boit du thé vert, on trie, on aime en vert. On privilégie des produits aux labels bio ou organic. Plantez un arbre sur votre balcon : la vue du vert fait baisser la pression artérielle.
Collectif Némésis : « Il y a des cultures incompatibles avec notre vision occidentale de la femme »
Le collectif Némésis se bat pour dénoncer la part très importante du multiculturalisme dans les violences faites aux femmes en France, en particulier dans la rue. Récemment, ses militantes ont participé à des collages féministes, « pour compléter leur message » et désigner les priorités pour améliorer réellement la sécurité de nos compatriotes. Alice est porte-parole du mouvement.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Les élèves de l’Ices relaxés en appel
Le jugement des étudiants de l'ICES a été rendu. Ils ont été relaxés pour le délit d'entrave, relaxés pour le délit d'injure. Aucune inscription au casier judiciaire n'a été retenue. Il n'y a plus aucune condamnation, mais de simples contraventions.
Qu’on nous rende la messe, le roy, la beauté, les vols low-cost
« Machinalement, je prends ma tasse, où reste encore un peu de thé et je la porte à mes lèvres. Le thé est froid ». Sartre, La Nausée / « Les choses sont une façade, et une croûte. Dieu seul est ». Henri Michaux, Une voie pour l’insubordination / « Le comble de l’illusion est aussi pour lui le comble du sacré ». Feuerbach, L’Essence du christianisme [préface à la deuxième édition] Dans l’âge le plus ingrat de la démocratie radicale, il est grand temps de retrouver un peu de sublime. La France est née de sa christianisation et c’est parce qu’elle est chrétienne qu’elle est devenue démocratie. Le libéralisme corona est une sorte de négation de la transcendance. Un acide égoïste. Quand on découvre au XVIIe siècle que la terre et même le soleil ne sont pas au centre de l’univers, on se trouve seuls et décentrés. L’harmonie fait place au culte de la performance. La lourdeur du monde ne s’apaisera ni dans la méditation ni dans les exercices de Bob Tahri (né à Metz en 1978, supporter du PSG). Qu’on nous rende la messe. Nous vivons actuellement une communion de la détresse (où même les plus réfractaires ont fini par faire des cakes), alors que nous avons follement besoin de mesurer l’étendue de nos liens. On persévère dans nos êtres dans l’unisson psychologique. Nous avons besoin de nous enraciner dans ce qui nous dépasse. Les vrais saints ne se manifestent plus et ne répondent à aucun appel mystique. Le connectif remplace le collectif. Alors que « Dieu se reconnaît à l’emploi des moyens les plus simples » (Malebranche). Qu’on nous rende [...] Suite dans le numéro 32 de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Traité de la vie élégante : fumer chez les autres
Confortablement lovée entre E. et Lucien dans un canapé assez monumental pour lui permettre de respecter les « gestes barrière », Zo’, à qui leur hôte venait de servir un moka aux arômes éblouissants, se mit à se tortiller tel un vermisseau pris au piège, comme à chaque fois qu’elle ne pouvait accompagner son café noir d’une de ses épouvantables cigarettes mentholées. Retrouvez la suite dans le numéro 32 de L'Incorrect
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest