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Renaud Camus : « La négation du grand remplacement est le négationnisme moderne »
Renaud Camus jouit désormais d’une renommée mondiale parfaitement imméritée. Celui qui a sculpté l’expression « Grand remplacement » mais prône « l’innocence » est effaré par la stupidité des commentaires journalistiques qui confondent tout. La violence croissante réalise ses prophéties. Personne depuis Jean Raspail n’a été aussi déçu d’avoir eu raison. Quelle réflexion vous inspire le fait que l’on vous tienne pour responsable de la fusillade de Christchurch en Nouvelle-Zélande ? D’abord je suis accablé par l’événement lui-même, qui est une catastrophe épouvantable, et je suis de tout cœur avec les victimes. En plus de ce grand désastre, il y a pour moi une petite catastrophe personnelle : il est accablant de voir ramener à soi pareille tragédie. Elle est évidemment le contraire de tout ce que j’ai pu écrire, puisque le concept central de mes réflexions politiques, c’est l’in-nocence, c’est-çà-dire la nonnocence, la non-nuisance, l’exigence de ne pas nuire et donc d’éviter autant que possible la violence, surtout contre les innocents. Lire aussi : L'éditorial de Jacques de Guillebon : Sous la cendre C’est précisément une des raisons de mon opposition farouche au Grand Remplacement: la conviction que les sociétés multiculturelles et pluri-ethniques sont fatalement porteuses de violence, de nocence petite et grande, de méfiance généralisée. D’autre part, je trouve bien sûr d’une rare malhonnêteté ceux qui m’accablent aujourd’hui alors que les mêmes, hier, n’avaient pas de mots assez forts pour écarter l’amalgame, comme ils disaient, quand il s’agissait d’attentats perpétrés par les islamistes. Le Bataclan ou Nice n’avaient selon eux rien à voir avec le Coran, qui pourtant appelle incessamment à tuer les chrétiens et les juifs; en revanche, Christchurch, à les en croire, a tout à voir avec moi, qui non seulement n’ai jamais appelé à la moindre violence mais l’écarte expressément à chaque page.
La double pénurie : bébés et obstétriciens
On pourrait croire que la diminution du nombre des naissances entraîne l’existence d’un excédent de gynécologues-obstétriciens. Or, il n'en est rien. Un article du président du Collège des gynécologues et obstétriciens français, le Professeur Nisand, dans Le Figaro du 1er avril – mais ce n’est pas un poisson d’avril – nous apprend que la démographie des obstétriciens est en berne et que, dans cette spécialité, beaucoup de postes hospitaliers ne sont pas pourvus.Citons-le : « On est passé de 1 375 maternités en 1975 à 489 à ce jour sans répercuter les personnels sur les structures qui assument le surplus de patientes. Technique très efficace en termes d’économies, détestable en ce qui concerne la sécurité des femmes enceintes. » Et ce professeur de médecine ajoute que « les collègues libéraux ne trouvent plus ni remplaçant ni successeur ». Que se passerait-il si, par bonheur, la France renouait avec les 800 000 naissances par an ? Rappelons simplement deux chiffres relatifs à la France métropolitaine 
Les aveux de Battisti mettent un terme à la domination de la gauche morale
L’affaire Battisti est close. Avec les aveux de Cesare Battisti, c’est la dernière page d’une époque qui est tournée : celle de la domination morale absolue de la gauche germanoprantine. Cette même gauche culturelle qui a défendu bec et ongles des années durant un assassin de sang froid qui n’aura jamais exprimé le moindre remords. Cesare Battisti, s’il fut le cas le plus médiatisé de la « doctrine Mitterrand », n’était pourtant pas un cas isolé. D’autres terroristes italiens, tous venus de la gauche radicale, ont pu compter sur le soutien du pouvoir socialiste dans les années 80 pour échapper à la justice transalpine : Marina Petrella, Oreste Scalzone ou Paolo Persichetti pour ne citer que les plus connus. 
Romain Espino : « rendre les français prioritaires dans le versements des aides sociales »
Ce matin, les militants de Génération Identitaire ont investi les locaux de la Caisse d’Allocations Familiale de Bobigny (93) et déployé une banderole : « De l’argent pour les français, pas pour les étrangers ! ». Le porte-parole du mouvement, Romain Espino, explique le sens de cette action. Pourquoi cette action à la Caf de Bobigny ? Nous avons décidé d’agir à Bobigny pour deux raisons. Tout d’abord pour dénoncer le pillage massif des aides sociales par les populations immigrées, qui profitent de la générosité de notre système sans parfois jamais y contribuer. Et également, pour dénoncer les pompes aspirantes de l’immigration que sont ces aides sociales.
TRIBUNE : La France à l’heure d’un grand basculement démographique
Après Laurent Obertone et La France interdite en 2018, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'IFOP, a relancé le débat sur le grand bouleversement démographique à travers un ouvrage chiffré et étayé, L’Archipel français (Seuil, 16 euros) Si nous devions résumer l’étude menée et en tirer des constats nous pourrions le faire comme tel : la fille aînée de l’Église est morte alors que les marqueurs musulmans sont omniprésents, le tout dans une société individualiste malade. Rien de nouveau sous un tableau peu réjouissant. Pourtant certains sont encore surpris – ou font semblant de l’être – à l’évocation de l’islamisation rampante de notre société et des ravages destructeurs du multiculturalisme.
La Demeure des Hommes, premier essai de Paul-François Schira
C’est un grand mérite des éditions Tallandier d’approfondir la pensée politique conservatrice et chrétienne à travers sa collection d’essais. Le premier essai de Paul-François Schira, La Demeure des Hommes, se place dans cette démarche et intéressera le lecteur grâce à une ambition parfaitement résumée par François-Xavier Bellamy en préface : « En réalité, l’individualisme a fondé un nouveau monde, proprement inhumain, dévasté et dévastateur ».
Entretien : Cardinal Robert Sarah : « votre identité risque de disparaître »
Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements depuis 2014, le cardinal Robert Sarah nous a reçus à Rome avant la parution de son troisième ouvrage, Le soir approche et déjà le jour baisse (en collaboration avec Nicolas Diat). Où il est question de la décadence de l’Occident, du retour de l’Europe à ses racines chrétiennes et des vagues de migrations qui submergent le continent. Le titre de votre livre, Le soir approche et déjà le jour baisse, peut sembler crépusculaire : comment faut-il l’interpréter ? Souvenez-vous des disciples d’Emmaüs. Nous sommes après la crucifixion, et tout est perdu. Il n’y a plus d’espoir. Le Christ chemine avec eux, les interroge, et ils finissent par le reconnaître. Cet évangile correspond exactement à la décadence terrible que nous vivons. Nous ne savons plus où nous allons. L’incertitude et la confusion frappent aussi l’Église. Chaque jour une nouvelle révélation touche l’Église : nous nous retrouvons comme à la mort de Jésus. Objectivement, il y a une grande crise au niveau de la foi et du sacerdoce. Mais, comme à chaque fois, nous retrouverons un jour plus brillant. C’est pourquoi j’ai écrit ce livre : pour redonner de l’espérance aux prêtres, aux évêques, et à tout le peuple de Dieu. Ce n’est pas la fin du monde, l’Église va se relever. Aujourd’hui beaucoup de chrétiens ont du mal à reconnaître le visage de la justice dans l’Église. Arrive t-elle encore à rendre une justice manifeste ? La justice reste comme cachée dans les prétoires: n’aurait-on pas besoin au contraire de voir les coupables payer ? Nous devons regarder les choses avec beaucoup de sérénité. L’Église reste sainte, sans tache, sans ride, en tant que prolongement du Christ. D’un point de vue divin, elle n’est pas en crise, elle n’est pas même coupable. Certains membres de l’Église ont commis des choses abominables, la question est indubitable. Mais il faut distinguer l’Église de ses membres: c’est nous qui sommes en crise. Regardez l’histoire : Judas a trahi, Pierre a renié ; mais n’oublions pas que Marie et Jean étaient au pied de la Croix. Faut-il être plus sévère ? Un cardinal a été démis, réduit à l’état laïc. N’est-ce pas la plus grande punition? Ce déshonneur n’est-il pas manifeste ? L’Église fait beaucoup, les États, eux, ne font rien, alors qu’ils sont concernés par les mêmes problèmes. Les [...] Suite à lire dans le numéro 19 de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Lynchages de Roms dans les cités : le racisme autorisé
En France, les Roms sont parfois lynchés dans la plus grande indifférence, quand des pansements font polémique parce qu’ils ne seraient pas adaptés aux peaux des noirs. Laissé pour mort dans un chariot de supermarché, le jeune Gheorge âgé de seize ans avait ainsi été victime d’un lynchage à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) après un cambriolage. Deux ans après, la situation a empiré puisque des habitants de la banlieue parisienne se livrent désormais quotidiennement à des chasses aux Roms dans les rues, croyant notamment ces derniers coupables d’enlèvement d’enfants.

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