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La Manif Pour Tous porte plainte contre Marlène Schiappa
À la suite de la déclaration de Marlène Schiappa qui dénonçait « l'existence d'une convergence idéologique » entre La Manif Pour Tous et « les terroristes islamistes » dans une interview donnée à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, La Manif Pour Tous a décidé de de porter plainte demain, vendredi 22 février, pour diffamation publique devant la Cour de Justice de la République.
La Manif Pour Tous exige des excuses de Marlène Schiappa
" Il existe une convergence idéologique entre la Manif pour tous et les terroristes islamistes" déclare Marlène Schiappa dans une interview à paraître demain dans Valeurs Actuelles. Une sortie aussi provocante qu'irresponsable de la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes ne pouvait que susciter une réaction des incriminés
ACCUSÉ BARBARIN, LEVEZ-VOUS !
A la faveur d’un buzz profitable, l’éventuel report de sa sortie, Grâce à Dieu, le nouveau film de François Ozon débarque aujourd’hui dans nos salles. Nul doute que le faux suspense entretenu ces derniers jours augmentera ses entrées, tant mieux pour ses producteurs ; tant pis pour les autres : l’Église et ce qui lui reste de fidèles.
Charles Gave : « L’État doit se limiter au domaine régalien »
Entrepreneur libéral et fondateur de l’Institut des Libertés, Charles Gave refuse l’emprise de l’État dans la vie des citoyens et considère que celui-ci doit se limiter au domaine régalien. Il admet cependant qu’il faille se défendre contre les pratiques anticoncurrentielles de certains pays. Quel doit être, selon vous, le périmètre de l’État ? Doit-il se limiter au domaine régalien ou intervenir plus largement sur le plan économique et social ? L’État doit se limiter au domaine régalien c’est-à-dire la justice, la police, l’armée et la diplomatie. La plupart de ces prérogatives régaliennes sont d’ailleurs souvent mal exercées en France, par manque de moyens et de volonté politique. Il faut aussi y ajouter la monnaie, c’est pourquoi la décision d’instituer l’euro était une faute monumentale qui a fait la fortune de l’Allemagne et la ruine de toute l’Europe du Sud. Il faudrait enfin y ajouter l’aménagement du territoire car dans un espace limité, l’aménagement ne peut être fait de manière anarchique. Tout le reste doit relever de l’initiative privée. Que proposez-vous, par exemple, dans le domaine de la santé ou de l’éducation ? Je milite pour une libération de ces secteurs de leur emprise étatique. L’éducation est un service public mais je ne vois pas ce qui justifierait que celui-ci soit assuré par des fonctionnaires. Quand la Suède a fait faillite en 1992, elle s’est relevée en désétatisant l’éducation. Elle a ainsi instauré un chèque éducation donné par l’État à chaque famille qui peut ainsi scolariser ses enfants dans l’école de son choix. Elle permet la création d’une école sur un territoire dès lors que sept parents sont réunis. On est ainsi passé d’une logique d’un État fournisseur à un État prescripteur. Concernant la sécurité sociale, je m’inspire du modèle singapourien. Là-bas existe une franchise qui alloue une certaine somme annuelle à chaque citoyen pour sa santé. S’il dépense moins que le seuil de la franchise, une partie du surplus lui revient, sous forme de bonus tandis que l’autre alimente les caisses de la solidarité nationale pour soigner ceux qui dépassent ce même seuil. Prenons un exemple : imaginons que l’État alloue à chaque citoyen la somme de 5 000 €/an pour se soigner. Si un individu ne dépense que 3 000 €, les 2 000 € restants seraient partagés entre 1 000 € qui lui reviendraient sous forme de bonus et 1 000 € qui seraient reversés à l’État pour financer les dépenses de santé de ceux qui sont au-dessus du plafond et qui continuent à être intégralement remboursés. Une manière de responsabiliser les citoyens par un système de bonus, meilleur que toute forme de contrainte. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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« COMEDY UNLEASHED » LIBÈRE LA COMÉDIE
Un nouveau club de stand-up dédié à la liberté d’expression réunit à Londres une bande de dingues qui n’ont peur de rien. Andy Shaw et Andrew Doyle, ses deux fondateurs, sont récompensés pour leur audace.
Gilets : la précarisation au féminin
Qu’y a-t-il de commun entre la PMA sans père et les Gilets jaunes ? Rien, à première vue. Sur les ronds-points, l’élargissement envisagé de la PMA aux couples de même sexe ainsi qu’aux personnes seules ne fait guère partie des sujets de contestation. Mais il faut y regarder de plus près. Étrangement, l’enquête réalisée par La Manif Pour Tous en décembre, dont les résultats ont été publiés par La Croix début janvier, montre que la famille reste une préoccupation centrale chez les Gilets jaunes : « Dans les réponses qu’ils nous donnent, presque la moitié des gilets jaunes évoquent spontanément leurs familles, affirme Ludovine de La Rochère. Soit parce qu’ils sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants, soit parce qu’ils le sont pour leurs parents âgés, soit parce qu’ils évoquent le sort de leurs frères et sœurs ». Une opération que La Manif pour tous a organisée dans la discrétion, en évitant toute récupération des Gilets jaunes : «On ne cherche aucune alliance ni aucune récupération. Si nous devons appeler à une mobilisation demain ou après-demain, on fera appel à tous les Français». De fait, la place tenue par les femmes au sein des Gilets jaunes corrobore les constats faits par LMPT. Car la multiplication des familles monoparentales a précarisé les foyers, entraînant une paupérisation dont le schéma type est la mère célibataire élevant seule ses enfants tout en travaillant, sans parvenir, ni à concilier les deux, ni à arrondir ses fins de mois. Aujourd’hui une mère célibataire gagnant 1 650 € par mois (salaire médian pour les femmes en 2018) et ayant à charge deux enfants risque fort de rencontrer des soucis financiers récurrents. Elle est, en tout cas, assurée de ne pas pouvoir vivre dans les centres-villes des grandes métropoles à moins de bénéficier d’un logement social, pour lequel elle ne sera pas prioritaire si elle n’excipe d’aucun appui politique ou associatif ou n’appartient à aucune minorité visible. (...) A lire en ligne pour les abonnés ou à découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect
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Robert Sirico « Le libéralisme est le seul moyen de sortir les gens de la pauvreté »
Prêtre américain et libéral revendiqué, Robert Sirico estime que le libéralisme est non seulement conforme à la liberté chrétienne voulue par Dieu mais aussi le seul moyen d’obtenir une société d’abondance. Président de l’Institut Acton, il a récemment publié Catholique et libéral (Salvator). Vous êtes un grand admirateur de la culture française. Pourquoi, selon vous, la France a-t-elle une relation aussi complexe avec le libéralisme ? En France, l’Église a longtemps été assujettie au pouvoir politique, notamment sous la monarchie. Le clergé a mis, un temps, ses espoirs dans les premiers changements induits par la Révolution française mais la Constitution civile du clergé a douché les esprits en 1790 et le contrôle étatique sur l’Église s’est finalement renforcé. La Révolution est donc responsable d’avoir poussé l’Église – et toute une partie de la société – vers une position réactionnaire dans laquelle elle s’est astreinte à contempler la liberté avec méfiance, notamment sur le plan économique. Une société qui encourage le libéralisme économique ne doit-elle pas inévitablement s’attendre à souffrir à long terme du libéralisme sociétal ? En d’autres termes, est-ce qu’une économie de marché ne mène-t-elle pas nécessairement à une société de marché ? Je ne pense pas qu’il y ait un mouvement inévitable du libéralisme économique au libéralisme sociétal, à partir du moment où l’économie est ancrée dans une véritable anthropologie. Ce qui est vrai, c’est que dans la société d’abondance produite par le marché, il y a une multiplicité de choix possibles, des tentations comme des opportunités. Mais ce n’est pas parce que l’on peut choisir librement une chose qu’il faille nécessairement le faire. L’exemple américain est intéressant : les États-Unis ont une économie relativement libre et le plus haut taux de pratique religieuse des pays occidentaux. Il n’y a donc pas de dérive inévitable du libéralisme économique vers le libéralisme sociétal ou l’athéisme. De plus, le libéralisme économique est le seul moyen de sortir les gens de la pauvreté. Depuis deux cents ans, nous avons été les témoins de la plus monumentale augmentation du niveau de vie, par la sécurisation du droit de propriété, l’application de la loi et la mondialisation du marché. (...) A lire en ligne pour nos abonnés ou à découvrir dans le dernier numéro de l'Incorrect.
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Profanations : Les ravages du laïcisme militant
Après la profanation de cinq églises en moins d'une semaine, Jean-Frédéric Poisson, président du parti chrétien démocrate, attire l'attention sur les ravages du laïcisme qui ignore ou tourne en dérision systématique la foi des croyants.  De manière régulière, c’est-à-dire en fait une fois par an, l’attention de l’opinion publique est attirée sur la recrudescence des violences commises contre les édifices religieux, mémoriels, ou culturels. La rareté de cette attention est complètement déconnectée de la densité quotidienne de ses actes. On en recense en effet, en moyenne, environ un par jour, ce qui devrait conduire à voir cet insupportable phénomène occuper davantage le fil de l’actualité. Mais cette indifférence - dont il faudrait pourtant interroger un jour les raisons… - si grave qu’elle soit, n’est pas l’aspect le plus inquiétant.

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