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Islamisme et Calvinisme, même combat ?
En 1713 le Traité d'Utrecht mettait fin à la fulgurante ascension hollandaise, le nouveau siècle allait devenir une bataille entre Londres et Paris ; conséquemment l'Anglicanisme et le Gallicanisme étouffaient le rêve calviniste des Pays-Bas. En 2019 Joram van Klaveren, ancien proche de Geert Wilders, se convertit à l'Islam. Cette conversion surprend et est commentée un peu partout en Europe, mais est-elle si étrange ? A-t-il vraiment changé?
Moix : faites ce que je dis, pas ce que je fais !
C’était dans le numéro de janvier du féminin Marie Claire. Yann Moix s’épanchait sur sa vie sentimentale : « Je préfère le corps des femmes jeunes, c’est tout. Point. Je ne vais pas vous mentir. Un corps de femme de 25 ans, c’est extraordinaire. Le corps d’une femme de 50 ans n’est pas extraordinaire du tout ». Il ajoutait: « Je ne sors qu’avec des Asiatiques. Essentiellement des Coréennes, des Chinoises, des Japonaises. Je ne m’en vante pas. On essaie d’être dans la vérité et dans la franchise. Beaucoup de gens seraient incapables de vous l’avouer car c’est du racialisme. C’est peut-être triste et réducteur pour les femmes avec qui je sors, mais le genre asiatique est suffisamment riche, large et infini pour que je n’en aie pas honte ». En aurait-il en fallu plus pour faire monter au créneau les professionnels du scandale, avec à leur tête, une armada de femmes quinquagénaires bien décidées à faire entendre qu’il faut savoir sacrifier les goûts pour ne pas enfreindre les principes? Assurément non, si l’on s’en fie au nombre incroyable de dénonciations qui ont obligé l’auteur à se rendre à Canossa – ce qui est une constante chez lui – avec des arguments qui n’avaient pas plus de sens que sa première saillie puisque les appétences ne se justifient pas.
Alexandre Devecchio : le conquérant
Il est un enfant de la petite classe moyenne, à la fois trop et pas assez défavorisée. Alexandre Devecchio a tracé sa route des rues de la Seine-Saint-Denis aux couloirs du Figaro. Je ne suis pas pour une société d’ordre, où tout est joué à la naissance », raconte-t-il depuis la table de la buvette du Figaro. De fait, s’il était né sous l’Ancien Régime, Alexandre Devecchio (en un mot non en deux) n’aurait jamais lancé le Figarovox en compagnie d’un Vincent Trémolet de Villers. Né à Épinay-sur-Seine, de parents d’origine italienne, il a grandi dans ces banlieues que peu de journalistes connaissent vraiment. « L’islamisation des quartiers, je l’ai vue en live. J’étais au lycée au moment du 11 septembre, on a vu les choses se raidir ».
Game of thrones avec des smartphones : Le grand virage à droite de la Silicon Valley
Si vous imaginez que la Silicon Valley a prêté allégeance au parti démocrate et qu’elle n’est peuplée que de néo-hippies, détrompez-vous! En effet, le mouvement néo-réactionnaire (ou NRx) est la preuve flagrante du contraire. Si ce courant demeure pour le moment confidentiel, rien ne garantit qu’il le reste. Portrait d’un courant de pensée entre ultra-libéralisme, alt-right et monarchisme 2.0. Tout commence en 2007 par un blog des plus confidentiels, Unqualified Reservations, derrière lequel se cache un personnage énigmatique : Mencius Molbug (Curtis Yarvin de son vrai nom). Ingénieur informaticien passé par Berkeley et nourri à la science-fiction depuis l’enfance, il se présente comme un libertarien qui a perdu la foi et fait la promotion d’un nouveau modèle politique : le « néo-caméralisme ».
Tristan Nitot : Qwant on a que l’amour
Petit Qwant deviendra grand ? Lancé en février 2013 par Jean-Manuel Rozan, Patrick Constant et Éric Léandri, le moteur de recherche français dont l’argument premier est de ne pas espionner ses utilisateurs ni de collecter leurs données personnelles a fait bien du chemin depuis sa création, revendiquant aujourd’hui 70 millions d’utilisateurs par mois. Un petit poucet face aux géants américains, qui compte bien devenir la réplique européenne de Google. Entretien avec Tristan Nitot, pionnier du développement d’Internet, qui a rejoint l’équipe de Qwant en 2017. Internet et vous, c’est une longue histoire : vous avez découvert Unix dans les années 1980, vous êtes passé chez Netscape et vous avez pris la direction de la fondation Mozilla Europe en 2003. Comment considérez-vous l’évolution d’Internet sur le temps long ? Internet puis le Web, qui l’a fait connaître, me sont apparus comme des promesses formidables. J’ai indéniablement été un techno-utopiste avec cette idée qu’internet serait ce qu’on en ferait. Il est apparu assez vite que des tas de gens avaient sur - tout envie de modeler internet pour qu’il les serve, et qu’il fallait se battre pour que ce devienne une force positive au service de l’humain et pas seulement de quelques-uns. Dès 1997, Microsoft a voulu annexer le Web pour « couper l’oxygène de Netscape » qui menaçait la plateforme Windows et les ventes futures d’Office. La résistance s’est organisée, et ça a donné le projet Mozilla et le navigateur Firefox. Les gouvernements ont pris la suite en s’attaquant au chiffrement et en voulant transformer le Net en outil de surveillance de masse, comme avec la loi Renseignement en 2015. Les grandes plates-formes comme Google et Facebook (et d’autres) ont aussi un rôle ambivalent. Depuis les années 1990, Internet est toujours un champ de bataille pour les libertés. Vous êtes très sensible à la question du contrôle des données et de la vie privée par le biais des technologies numériques. Dans votre ouvrage Surveillance// (2016, C&F), vous décrivez et donnez des outils pour se prémunir de la surveillance électronique. En quoi Qwant représente-t-il une alternative sérieuse à la surveillance globale généralisée ? Il y a deux grands problèmes aujourd’hui auxquels s’attaque Qwant. Le premier, c’est que les Russes, les Chinois et les Américains possèdent tous au moins un moteur de recherche. Il est essentiel que l’Europe ait le sien, à moins de vouloir devenir une colonie numérique de l’Amérique ou de la Chine. Le deuxième problème, c’est que pour l’instant les Google, Facebook et compagnie ont un business model basé sur la captation des données personnelles et le profilage des utilisateurs. On voit bien à quel point cela peut être toxique pour les démocraties. Qwant est le seul moteur de recherche européen qui possède ses serveurs, ses algorithmes, son propre index. Il y a bien d’autres moteurs, mais ils ne disposent pas de ces technologies : ce sont des « passeplats » vers des moteurs étrangers, qui renforcent donc la position de Google et de ses équivalents. Ce n’est pas satisfaisant en termes de souveraineté. Qwant se présente, selon son PDG, Éric Léandri, comme la « Suisse d’internet ». Pensez-vous qu’aujourd’hui le grand public est suffisamment sensibilisé à ces problématiques pour se détourner de Google, qui règne encore massivement, et permettre à Qwant de devenir, plutôt que la Suisse, « l’Europe d’internet » ? Non, il est certain qu’il faut sensibiliser le public à ces problèmes, et c’est un vaste sujet. Les gens subissent une injonction au numérique en permanence : il faut avoir un smartphone, savoir tout faire avec, alors qu’ils ne sont pas formés à cela, à part quelques minutes dans la boutique d’un opérateur. Difficile, dans ces conditions, (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Xavier Breton : « Najat Vallaud-Belkacem en rêvait, Jean-Michel Blanquer le fait »
Le projet de loi sur « l’école de la confiance » porté par Jean-Michel Blanquer a été examiné dans la commission parlementaire des affaires culturelles et de l’éducation. Il sera voté le 11 février par l’Assemblée Nationale. Xavier Breton, député de l’Ain, a participé aux travaux de compte-rendu de la commission. Entretien. De quoi s’agit-il dans ce nouveau projet de loi ? Au début du mandat, Jean-Michel Blanquer avait annoncé qu’il ne ferait pas de loi, puisqu’il existe déjà la loi présentée par Vincent Peillon, dite de « Refondation de l’école ». Jean-Michel Blanquer avait dit qu’il ne servait à rien de faire une loi sur l’école tous les trois ans. Il s’est finalement laissé tenter par cette loi dont le titre est ambitieux – à défaut d’une politique éducative efficace – « L’école de la confiance ».
Introduction du DPNI de la trisomie 21 : un événement sans précédent
Le nouveau dépistage prénatal non invasif (DPNI) incluant la trisomie 21 est désormais remboursé par la Sécurité Sociale. Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune, la politique eugéniste poursuit son chemin en France, pour laisser la voie libre à l'essor du marché du transhumanisme. Pourriez-vous revenir sur les récentes évolutions législatives liées à l’introduction du diagnostic prénatal non invasif en France ? En quels termes précisément ces dispositions sont-elles entrées en vigueur ? Il est vrai que 96 % des enfants diagnostiqués trisomiques avant la naissance sont aujourd’hui éliminés, ceci étant possible jusqu’au terme de la grossesse en application de la loi Veil. Sauf indication contraire des parents ou défaillance de la machine à trier, tous les fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés. Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) porte à sa perfection la politique eugéniste déjà mise en place en visant à l'éradication complète des enfants porteurs de trisomie. Il est présenté comme plus fiable, plus précoce, plus confortable, plus économique. Une usine à gaz a été construite pour renforcer une politique qui n’est ni médicale, ni scientifique et encore moins philanthropique mais surtout lucrative pour les fabricants de tests.
Funérailles capétiennes
À Dreux, la famille d'Orléans, accompagnée de nombreuses personnalités et du gotha européen, a rendu un dernier hommage au comte de Paris. Récit d'une journée particulière pour des centaines de militants royalistes venus saluer le descendant des rois de France. Chapelle royale, le 2 février. Un vent glacial balaye les allées du château de Dreux qui surplombe la ville. Depuis midi, les journalistes se pressent devant la grille alors que sympathisants et nostalgiques de la monarchie arrivent pour assister aux funérailles royales. Le 21 janvier dernier, alors que les royalistes commémoraient la mort du roi Louis XVI, le comte de Paris Henri d’Orléans est décédé à l’âge de 85 ans. Le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, est à la manœuvre. Le neveu du comte de Paris plaisante avec les journalistes accrédités pour l’événement, se laisse prendre en photo, entre et sort de la chapelle au pas de charge, gère tout le protocole. Diverses maisons royales d’Europe ont été invitées afin de rendre un ultime hommage à un prince qui aura incarné l’héritage capétien qu’il avait reçu, il y a 20 ans de cela, des mains de son père.

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