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Tiens, voilà du boudin
Justine et Marine ont 24 ans. Diplômées d’HEC et d’UniLaSalle (l’école d’agronomie de Beauvais), elles sont toutes deux CEO d’une startup qui a le vent en poupe : « EatMe® ». Rencontre avec deux filles qui n’ont pas froid aux yeux.
Romain Caillet : Docteur Jihad
C’est un membre discret de la dream team des analystes du jihad depuis 10 ans. Il a quitté les pesanteurs de l’Université pour s’adonner à sa passion: la jihadologie dont il est l’un des meilleurs connaisseurs. Parcours original d’un chercheur qui trouve. A 40 ans, Romain Caillet est un garçon comblé. Sous des abords timides que vient masquer une courte barbe, il a le débit rapide. Son blog sur le site de Libération est rapidement devenu une référence pour tous ceux qui travaillent sur l’islamisme en France et à l’étranger. Y compris les services qui ont dû rattraper leur retard dans ce domaine… Dans son enfance, Romain Caillet a fréquenté l’enseignement catholique, ce qui n’a visiblement rien changé à son indifférence religieuse : « l’enseignement catholique sous contrat, c’est comme le public, sauf que tu payes ». Le vrai tournant, c’est à la fin de son lycée effectué dans le public, où il se convertit à l’islam. « A posteriori, même si j’évoluais dans un environnement où j’avais des copains musulmans, il ne s’est pas agi d’acculturation. Ce qui m’a interpellé c’est leur capacité à se revendiquer musulmans sans être particulièrement pratiquants. Un peu comme d’autres immigrés du sud de l’Europe revendiquaient leur catholicisme autrefois. » C’est néanmoins auprès de musulmans pratiquants, issus des Frères Musulmans ou du courant salafiste, que Romain Caillet apprend (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Robert Redeker : L’attaquant
      Robert Redeker n’est pas à une fatwa près et s’il est l’un des rares intellectuels français à aimer le football, il ne craint pas d’en dénoncer les travers. Qui aime bien châtie bien.     Vous écrivez « le football est un rêve sans contenu ». Est-ce si important d’avoir du contenu dans un rêve ? Ne vaut-il pas mieux une émotion brute, directe ?   Le rêve est la matière de la littérature, de la psychanalyse aussi, et lorsqu’on explore l’inconscient ou le subconscient, le rêve est quelque chose de très riche, porteur d’autres mondes. Alors que lorsqu’on parle de rêve au sujet de foot, on ne lui trouve pas de contenu. Quand on dit aux joueurs de foot « faites-nous rêver », on ne trouve pas grand-chose. Rêver de quoi? Faitesnous rêver de la victoire, répondent-ils en chœur! C’est d’une grande pauvreté de contenu ! Nous vivons – j’en suis persuadé – ce que Gilles Lipovetsky a appelé il y a déjà quelque temps l’ère d vide; l’emploi du mot « rêve » pour le football correspond à cette ère du vide.     Dans votre ouvrage, les critiques les plus corrosives sont articulées autour de la sémantique. À propos de l’usage des mots « star », « rêve » ou « artiste », votre propos est assez virulent. Est-ce tout simplement un problème de langage ?   En vérité ce n’est pas le football que j’attaque dans ce livre. C’est un petit peu l’univers du football, capitaliste, le foot comme industrie. C’est surtout le vocabulaire utilisé au sujet du football. En disant d’un joueur de foot qu’il est un héros, l’on s’empêche de saisir la valeur de l’héroïsme. Maradona fut un joueur fabuleux qui a donné au football des moments magnifiques, mais ce n’est pas ce qu’on appelle un héros. Un héros est un être qui se sacrifie. Or, un footballeur c’est l’inverse. Il ne se sacrifie pas; il a tous les avantages de la société. Le héros perd tout alors que le footballeur cumule tout. Enfin, le héros est en (…)   A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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« Lutte contre les Fake News », une arme de répression intellectuelle massive

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La loi de lutte contre les « fausses informations » est un peu comme l’enfer, pavée de bonnes intentions. Fausse bonne idée pensée pour diminuer les risques d’ingérence étrangère lors des prochains scrutins, la loi voulue par Emmanuel Macron suscite de nombreuses réactions négatives des professionnels des médias et des associations défendant les libertés d’expression et d’opinion.

 

« On va se dire les choses, en vérité Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère, ni plus ni moins », lançait Emmanuel Macron devant Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse commune à Versailles, répondant à la question d’une journaliste russe qui s’étonnait du traitement subi par ses confrères durant la campagne présidentielle française. Puis, le Président ajoutait en suivant que « Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence ».

L’« extrême droite » : La formule magique
La France actuelle donne souvent des leçons de morale démocratique au monde. Pourtant, elle est loin d’être un parangon en la matière. La preuve par l’usage qui est fait de l’expression « extrême droite » dans l’espace public.   Dès que le mot « droite » paraît, le monde mé- diatico-politique sort son révolver et crie au loup de « l’extrême droite ». Un terme que les sciences politiques ont des difficultés à définir et à circonscrire, même si elles déterminent de possibles invariants. Ainsi, selon les auteurs, l’extrême droite se caractériserait par l’antiparlementarisme et le rejet de la démocratie libérale, le refus réactionnaire des idéaux de 1789, une vision du monde fondée sur la « race », au sens biologique, le primat de la tradition (mais laquelle ?), la tentation du coup d’État, des visées autoritaires, et souvent des références admiratives au fascisme italien ou au nazisme. Parfois au pétainisme. L’extrême droite porte un uniforme brun ou noir, lève le bras en l’air, et arbore des brassards la reliant aux années 30. Certains se contentent de la francisque. Elle peut aussi flirter avec le négationnisme et les complotismes. S’y ajoute parfois un zeste de religion, en particulier catholique, car le concept d’extrême droite est géné- ralement défini par ses opposants, lesquels considèrent souvent le fait de croire en Dieu (s’il est chrétien) comme étant un « obscurantisme ». En 68, selon certains elle avait le visage du Général. Mais s’il existe bien une extrême droite groupusculaire et plurielle répondant à tout ou partie de ces critères, la droite conservatrice n’est (….) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Poupées de cire, poupées à cons
Il nous mettrait presque la larme à l’œil. Heureusement, il vend aussi des kleenex. Le patron du dernier cinéma parisien spécialisé dans les films pornos part à la retraite et personne ne reprend l’affaire. Le Beverley , dernier cinéma X de Paris, a fermé ses portes à la fin de l’année dernière. Il faut dire qu’il n’était pas taillé pour concurrencer l’uberisation, la gratuité et Internet. Car elle est loin l’époque où le mateur de boulards était vu comme un pervers. Elle est finie l’époque où les choses sales se faisaient dans des salles spécialisées et des backrooms glauques illustrant bien la légèreté des mœurs et toutes ces choses que la morale réprouve. Car, miracle de la start-up nation, le salace satyre qui squattait les sombres salons de lupanars n’a plus honte. Il s’agit de votre père, de votre fils, de votre mari… Le porno a envahi les maisons et les écrans. Le smartphone et les réseaux sociaux de vos petites têtes blondes n’ont laissé aucune chance au Beverley. On en est même à regretter le bon vieux porno de Canal  + généralement crypté et donc maîtrisable. On se dit que les films érotiques de RTL 9 à 23 heures étaient des Disney à côté du web. Finalement, le vicelard des trente glorieuses n’a pas disparu mais il a changé. Plus besoin de sortir, c’est livré à domicile. « Le porno sur Internet, c’est de l’abattage. Une nana sur une table avec 40 mecs. C’est nul », explique un client du Beverley. Ce XXIe siècle est donc celui (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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La sécu a fait des économies. Devinez sur qui ?

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La Commission des comptes de la sécurité sociale valide chaque année deux rapports sur les comptes de la sécu, l’un en juin – qui vient d’être rendu public – et l’autre, plus complet, en septembre. En sus des comptes relatifs aux années antérieures, le rapport fournit des prévisions pour l’année en cours.

 

Quelles informations peut-on tirer de ces comptes ?

 

Chercher à tirer de ces milliers de chiffres des indications claires sur l’état de nos finances sociales serait courir après une chimère. En effet, premièrement il ne s’agit, en juin, que des comptes du régime général, ce qui ne représente pas la totalité de nos dépenses sociales : si c’est la grosse majorité pour la Santé, les accidents du travail et la famille, c’est moins de la moitié pour la Vieillesse. Et deuxièmement, le système des vases communicants entre les finances de l’Etat et celles de la sécu est tel que le résultat comptable de cette dernière ne reflète nullement, comme ce serait le cas pour une entreprise, la différence entre ses recettes propres et ses dépenses : aux recettes propres s’ajoutent en effet des dotations de l’Etat, qui prennent des formes assez diverses (subventions, affectation totale ou partielle de certaines recettes fiscales), et peuvent changer d’une année sur l’autre pour des raisons politiciennes.

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