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Grégor Puppinck : « L’avortement est une fausse liberté »
Grégor Puppinck est directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), docteur en droit, expert auprès du Conseil de l'Europe. Il a dirigé la rédaction de  Droit et prévention de l’avortement en Europe (LEH, 2016).  Pour l’Incorrect, il a accepté de répondre au sujet du projet de constitutionnalisation de l’avortement formulé par le groupe communiste au Sénat le 3 avril dernier.
Justice pour Laurie et Clarissa !
Deux générations de jeunes Français et de jeunes issus de l’immigration vivant sur le territoire national ont été éduquées dans un climat de haine de la police. Il était de bon ton bobo de ne pas aimer « les flics ». Faut-il alors s’étonner que « tuer du flic » apparaisse aujourd’hui normal en certains milieux ? Laurie, assassinée comme en passant par un terroriste islamiste de banlieue, Coulibaly, en janvier 2015. À Montrouge. Clarissa, tabassée comme en passant le 31 décembre 2017, à Champigny-sur-Marne, par des individus médiatiquement appelés « jeunes des banlieues ». Deux exemples récents parmi tant d’autres de la réalité de la violence contre la police en France.
SNCF, la réforme impossible ?
Les cheminots constituent depuis longtemps un bastion du syndicalisme français – pas très vigoureux, mais les petits chiens aboient plus que les gros. Toute réforme ne consistant pas à dépenser plus pour rendre moins de services à la population est donc mal vue de la minorité qui organise les grèves et y participe. Alors, faut-il se résigner au statu quo ?
Xavier Lemoine : « Tant que la question culturelle ne sera pas réglée, l’argent public donné aux banlieues ne sera pas pleinement utile »
La Seine-Saint-Denis est-elle déjà un territoire pleinement « perdu pour la République » ? Depuis le « Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu » du suprême NTM, la situation du « 9-3 » semble ne pas s’arranger, mais empirer : développement du communautarisme islamique, démission de l’État, apparition de réseaux criminels organisés sur le modèle de la mafia d’antan, faillite de l’éducation nationale, immigration massive, dégradation de l’habitat, émeutes régulières. À tel point que l’on peut parfois se demander si le département qui abrite la nécropole des Rois est bien encore un département français. Alors que Stéphane Gatignon a annoncé quitter ses fonctions de maire de Sevran, nous avons souhaité discuter du problème de la Seine-Saint-Denis avec Xavier Lemoine, maire courage de la ville de Montfermeil classé à droite.
Jean-Luc Coronel de Boissezon : « Nous sommes offerts en boucs émissaires par un gouvernement acculé à donner des gages à ses plus violents opposants »
Au mois de février débutait un mouvement de contestation contre la « nouvelle loi d’accès aux études universitaires », rejetée par les principaux groupes de gauche au Parlement national. Depuis lors, certaines facultés sont occupées par des protestataires, au mépris d’étudiants qui aimeraient parfois pouvoir suivre normalement leur année universitaire. À Montpellier, le blocage de l’université Paul Valéry dure depuis près de 45 jours, sans que la préfecture n’ait décidé d’évacuer les manifestants. Rencontre avec Jean-Luc Coronel de Boissezon, professeur d’histoire du droit à l’Université de Montpellier, accusé d’avoir laissé se dérouler une action punitive contre des activistes violents.
Thibault de Montbrial : « Dans la violence des cités et dans la violence de l’extrême gauche, l’hypothèse de tuer du flic est parfaitement assumée »

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Le célèbre avocat, par ailleurs président du CRSI (Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure), dresse un tableau accablant de la société française, où la violence prospère sur la dissolution de tout lien social.

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Pour que Beltrame soit ressuscité !
Le sacrifice d'Arnaud Beltrame nous oblige tous, a affirmé le président de la République lors de l'hommage national rendu mercredi aux Invalides. Quel sens ce sacrifice peut-il revêtir pour nous ? Et quel est le sens de sa mort pour notre pays ?
« Les banlieues ont été désertées par les juifs.»
Richard Abitbol milite avec son association trans-confessionnelle pour la reconnaissance réelle des actes antisémites commis en France. État des lieux désespérants. Depuis la naissance de votre association, la situation de la France a-t-elle évolué ? Oui : elle a empiré, puisqu’elle s’est généralisée. Au début, c’était les juifs qui étaient spécifiquement touchés – comme dans l’affaire Ilan Halimi, véritable électrochoc pour la communauté. D’abord parce que c’était la première fois qu’on tuait et torturait un homme parce qu’il était juif ; ensuite parce qu’elle réactivait le fameux préjugé du «juif qui a de l’argent». Mais encore à cause du climat de l’enquête elle-même : il a fallu du temps pour qu’on parle d’antisémitisme. Monsieur de Villepin ne l’a fait qu’à l’occasion d’un dîner du CRIF. Ce fut une véritable prise conscience. Les juifs se sont demandé s’ils avaient encore leur place dans ce pays, et beaucoup ont décidé de partir, certains vers Israël, d’autres vers les États-Unis ou le Canada. Il faut rappeler que nombreuses sont les affaires qui ont eu lieu entre 2006 et 2012, bien avant les grands attentats : des synagogues ont été incendiées, des gens ont été insultés, molestés, ont reçu des crachats et parfois même des coups de couteaux. On a dénombré des centaines d’agressions de ce type. Je ne pense pas que cela ait fait autant de bruit que les pseudo-agressions sexuelles, dont on parle aujourd’hui. Vous trouvez que la France n’a pas réagi ? Le sentiment d’abandon qui découlait de ce silence était, je crois, pire que les agressions elles-mêmes. Les juifs avaient l’impression d’être mis complètement de côté. Lors de l’attentat du Bataclan, un homme politique bien connu a déclaré : « Avant on avait de la compassion. Maintenant on est concerné ». Quand des juifs sont tués, on éprouve de la compassion. Quand des non-juifs sont tués, on se sent concerné. Que se passe-t-il réellement dans les banlieues ? Les banlieues ont été désertées par les juifs. Beaucoup d’habitants du 93 et du 95 ont quitté leur département pour aller vers des zones plus sécurisantes, comme (...)

L’Incorrect

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