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Librairie Les Deux Cités : « Les gauchistes sont soudés dans la destruction, nous devons l’être dans la construction »

Qu’est-ce que la Librairie les Deux Cités ? En quoi se démarque-t-elle ?

La librairie « Les Deux Cités » a ouvert ses portes le 3 octobre 2020, suite à ma rencontre avec Alexis Forget. Notre objectif était de créer une librairie enracinée, conservatrice au sens bonaldien et portée sur la tradition. Objectif atteint puisque nos trois sections principales, régionalisme, philosophie/religion et politique/science-sociale, sont bien remplies avec plus de 2000 références en stock.

Le second objectif était d'en faire un lieu de vie, objectif atteint encore une fois puisque toutes les sensibilités de la « droite » se sont rencontrées chez nous et ont noué parfois des liens d'amitiés. Philosophes, politiques, hommes de bonnes volontés : tous viennent chez nous pour discuter, se revoir et selon leurs paroles « profiter de la bouffée d'oxygène » que nous proposons.

Votre librairie subit régulièrement des agressions. En quoi consistent-elles et par qui sont-elles commises ?

Nous subissons des attaques tous les quinze jours de la part de ceux que l'on présente abusivement comme des « antifas » mais qui sont les nouveaux fascistes. Dégradations de livres, de notre caméra, de la vitrine, de la porte d'entrée, sans compter les insultes éternelles tous les jours en passant (très vite et souvent à vélo) devant la porte. Cela fait partie désormais de notre quotidien, mais cela coûte très cher en réparations et remise en ordre d'où notre vidéo d'appel au soutien.

Nous ne voulons pas de dons, nous sommes une librairie et nous sommes sûr de notre catalogue, nous demandons simplement aux lecteurs de notre milieu de commander leurs livres chez nous s'ils habitent dans l'Est de la France ou sur notre site www.lesdeuxcites.fr s'ils habitent ailleurs, y compris à l'étranger. Nous livrons dans le monde entier. C'est la vraie réalité de la vie, les gauchistes sont soudés dans la destruction, nous devons l'être dans la construction. Si nous venions à fermer à cause de ces attaques, ce serait un échec énorme pour notre milieu, aussi élargi qu'il soit. [...]

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Entretien avec l’ASP : « Nous voulons faire sentir à chaque personne qu’elle a de la valeur »

Dans quelle perspective l’ASP a-t-elle été fondée ? 

Jacques de Beauval : Lorsque nous avons commencé en 1984, nous étions des pionniers. Il existait une autre association nommée « Jalmalv » : nous n’étions que deux à vouloir faire des soins palliatifs un vrai sujet. Ça n’existait pas à l’époque. C’est un concept qui vient d’Angleterre, créé pour soigner les blessures de guerre, à l’époque où les médecins essayaient de soulager la douleur. Les soins palliatifs ne sont pas seulement destinés aux patients en fin de vie, mais aussi de façon précoce à toute personne atteinte de maladie grave. On les appelle alors souvent « soins de support » ou « soins de confort ». On peut dire que nos deux associations ont fondé la culture palliative en France. Cela a donné lieu à une première loi en 1999 (Loi Kouchner), puis d’autres jusqu’à la dernière de 2016 (Claeys-Leonetti). Cette dernière loi très importante considère l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation des patients comme un soin, et prévoit la possibilité d’arrêter les soins. Certains y ont vu l’assassinat des patients : « Ils vont mourir de faim et de soif ». Mais les patients que l’on cesse d’alimenter par sonde ne ressentent plus la faim ou la soif. L’autre mesure prévue par cette loi est la sédation profonde et continue jusqu’au décès. Là aussi polémique, beaucoup y voyant une hypocrisie : « C’est faire mourir les gens lentement, pourquoi ne pas les faire mourir directement ? », d’autres y voyant au contraire un assassinat. La loi comprenait aussi une mesure sur les « directives anticipées ». Sauf qu’aucune personne en bonne santé ne demandera qu’on la torture jusqu’à la mort pour la sauver. 

Être là, parce qu'à la fin c'est la seule chose qui compte

Muriel Bideau: Avant, ces directives étaient valables trois ans, aujourd’hui elles sont valables indéfiniment, sauf si on les change soi-même. Le problème, c’est qu’effectivement une personne en bonne santé dira qu’elle veut être débranchée, mais le moment venu aura peut-être changé d’avis. 

Votre association est soumise à une législation très encadrante, avec une formation obligatoire pour les bénévoles. Cela a-t-il plutôt tendance à les rassurer ou à freiner leur engagement ? 

Muriel Bideau: Ce parcours de formation est nécessaire pour les bénévoles, et leur permet de cheminer. Je dirais que le cadre protecteur de l’association et la formation les rassurent. Ils en sont même très satisfaits.(...) 

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Travail, souffrance, réaction

Je vous écris d’un dimanche soir. À cet instant, des millions de personnes pensent à leur reprise de boulot du lendemain. Angoisse. Non point qu’il existe des millions de fainéants en France. De ceux qu’ont pas assez de doigts pour bosser. Non. Il y a seulement des millions de personnes qui vivent leur travail comme une souffrance. Infirmiers, profs, clercs de notaire, agriculteurs, employés de la grande distribution, du nettoyage, employés des Ehpad et de l’agro-alimentaire. Si j’en oublie, envoyez vos témoignages au journal qui transmettra. Secteurs peu syndiqués pour certains ou sur-syndiqués pour d’autres mais qui vivent tous actuellement une mutation profonde. Car ces professions avalent des vies. Brisent des familles. Marquent des gosses qui voient et entendent leurs parents parler, parler et parler encore de leur souffrance quotidienne. Chialer après les nuggets. Autrefois, avoir un instituteur parmi la marmaille, pour une famille de paysans, c’était l’équivalent d’avoir un prêtre. Un honneur. Une décoration familiale. Maintenant les instits interdisent à leurs gosses de suivre la même voie et les incitent à faire coiffeuse ou plombier.

Bien entendu, les conditions de travail à la mine ou en usine étaient pires jadis. Absence de sécurité, milieux insalubres, journées de travail de 10 heures. Mais l’homme ouvrier faisait partie d’un collectif. D’une communauté. D’un monde. Or l’homme actuel est seul. Seul face au roué patronat qui aura réussi à diviser la classe ouvrière en de multiples sous-catégories opposées et opposables. Seul face à la ville. Seul face à la perte des solidarités traditionnelles. Seul face à la disparition des corps intermédiaires. Atomisation de la famille. Manettes de jeux vidéos. Shit et cachetons. Netflix. Gosses qui braillent. Femme seule. Vie de merde. Car l’homme actuel n’est plus l’homme traditionnel. L’homme actuel est fragile. Émotif. Et la femme actuelle n’est pas mieux. Elle ne dort plus. Elle est « libérée » de tout, sauf de sa souffrance. Morale. Elle peut jouir comme elle l’entend mais finit ramonée de l’intérieur. [...]

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Le projet de la mort qui tue

Le 8 avril 2021, l’Assemblée nationale votait sur le projet promu depuis 2017 par le député Olivier Falorni « visant à affirmer le libre choix de la fin de vie ». L’ensemble du texte n’a pas pu être voté faute de temps, mais l’article 1er a été adopté à une large majorité de 240 voix contre 40. Si le calendrier parlementaire laisse peu de chances à une adoption définitive, il est à prévoir que des propositions ultérieures prendrons le projet comme modèle compte tenu de l’adhésion qu’il a rencontré dans l’hémicycle. À moins, bien sûr d’un renversement de majorité.

Cet article 1 contient l’essentiel: la possibilité d’une euthanasie ; le projet parle d’« aide active à mourir ».

Rupture avec l’État actuel du droit

Cette « aide », donc, pourrait être demandée par toute personne capable et majeure à un médecin, lequel prescrira un « produit létal » qu’elle pourra ensuite se faire administrer par un soignant. Ceux qui feront cette demande devront être atteints d’une affection grave et incurable, dont ils souffrent ou qui les rend dépendants d’une manière qu’ils estiment insupportable. À noter que cette souffrance peut être physique ou psychologique, et que « l’affection » (maladie ou accident) pourra très bien n’être pas mortelle – une infirmité lourde et permanente suffirait.

Sont reprises les possibilités d’émettre des directives anticipées et de nommer une personne de confiance qui exprimera ce qu’elle estime être la volonté du patient si celui-ci n’est plus en mesure de la faire savoir. Nouveauté : le projet institue le conjoint comme personne de confiance par défaut, puis les enfants, puis les parents, les frères, etc. (art. 7). On devine ici la volonté de ne pas reproduire le cas de Vincent Lambert où le désaccord entre l’épouse – qui souhaitait l’arrêt de l’alimentation – et les parents avait bloqué la situation des années durant.

Cette proposition va loin dans la légalisation de l’euthanasie, rejoignant celle du Luxembourg. Certains pays d’Europe sont déjà plus avancés encore dans la légalisation comme la Belgique et les Pays-Bas qui l’ont ouverte même aux mineurs s’ils sont émancipés – à partir de douze ans pour les Pays-Bas si les parents sont d’accord. À noter que le droit européen n’est pas en cause dans cette évolution, la CEDH laissant les États entièrement « libres d’admettre ou de réprimer l’euthanasie » (CEDH, 29 avril 2002, Pretty c/ Royaume-Uni).

La rupture avec l’état actuel du droit, posé notamment par la loi Claeys-Leonetti du 2 octobre 2016, est fondamentale. D’abord, il ne s’agit plus d’un simple arrêt du traitement pour laisser la mort venir accompagné de soins palliatifs, destinés à atténuer la douleur, mais d’un acte positif de tuer. Ensuite, l’acte ne concernerait plus seulement les malades dont le pronostic vital est engagé mais beaucoup d’autres cas.

La conséquence serait de créer un nouveau fait justificatif de l’homicide volontaire : le consentement de la victime. Jusqu’à présent, « donner volontairement la mort » (C. Pén., art. 221-1) est un crime. Il en va de même pour le fait « d’administrer à autrui une substance [mortifère] », ce qui est très précisément l’acte décrit dans le projet. Or, le consentement de la victime n’a aucune incidence sur la qualification de l’infraction. Il existe certes des faits justificatifs comme la légitime défense mais ceux-ci répondent à des critères objectifs – une agression injuste, une menace actuelle, etc. – qui sont appréciés par le juge. C’est la loi qui autorise le meurtre ou non, car il en va de l’ordre public et des bonnes mœurs. [...]

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Avortement sans limite : quand l’OMS devient folle

Dans son rapport de 210 pages l’OMS prétend fournir aux États les lignes directrices à suivre afin de garantir un accès à l’avortement « sûr et sécurisé », et ainsi faire baisser la mortalité maternelle liée aux avortements « non sécurisés ». Elle dresse une liste d’obstacles que les États se devraient d’abolir : « Un certain nombre d'approches communes de la loi et de la politique sur l'avortement mentionnées dans le chapitre 1 (section 1.3.1) constituent des obstacles à l'accès à l'avortement, sont incompatibles avec les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l'homme et peuvent avoir des effets négatifs sur l'exercice des droits de l'homme ». Parmi ces obstacles se trouvent : l’objection de conscience du personnel soignant, les restrictions quant aux personnels médicaux autorisés à pratiquer un avortement, les périodes de réflexion obligatoires, les autorisations pour les mineurs, la fournitures d’informations « biaisées », etc. Plus grave encore, sont désignés comme des obstacles à abolir : les délais gestationnels, c’est-à-dire les limites d’âge gestationnel conditionnant la légalité d’un avortement.

Avortement sans délais

L’OMS déclare que ces délais constituent un obstacle à l’avortement « sûr et sécurisé », et qu’ils engendrent des inégalités. Au chapitre 2.2.3 : « Si les méthodes d'avortement peuvent varier en fonction de l'âge gestationnel (cf. chapitre 3, section 3.4), la grossesse peut être interrompue en toute sécurité quel que soit l'âge gestationnel. Les limites d'âge gestationnel ne sont pas fondées sur des preuves ; elles limitent le moment où un avortement légal peut être pratiqué, quelle que soit la méthode ». Ici, l’OMS ment délibérément en déclarant que le degré d’avancement d’une grossesse est sans importance pour la pratique d’un avortement.

Lire aussi : Allongement des délais d’IVG : mesure contre-productive et barbare

D’abord, il y a le danger psychologique pour la mère. Plus la grossesse est avancée, plus l’attachement, conscient ou non, avec l’enfant est fort, et plus le traumatisme lié à sa perte sera lourd. Au niveau physique, plus l’enfant est développé, plus la méthode d’avortement est douloureuse, traumatisante et risquée. Au-delà de 12 semaines de grossesse, l’aspiration – non sans-risque puisqu’elle peut causer une perforation de la paroi utérine – est insuffisante pour évacuer l’enfant en un seul morceau. Il est dès lors nécessaire d’insérer des instrument chirurgicaux coupants, dans l’utérus de la femme, afin de broyer et démembrer son enfant, pour l’évacuer morceaux par morceaux. Le risque d’abîmer, voire de percer l’utérus est donc bien plus élevé qu’à un stade précoce de la grossesse. Quant au médecin obligé de pratiquer l’acte, c’est la même chose, plus la grossesse est avancée, plus l’acte à réaliser est lourd de conséquences psychologiques. [...]

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Mais que pense Elon Musk ?

2,9 milliards d’euros. C’est la somme folle qu’a dépensé d’un trait l’homme le plus riche du monde pour devenir le premier actionnaire de Twitter. Du même coup, l’action est montée de 20%. Encore une excentricité du fantasque patron de Tesla.

Mais pourquoi cet intérêt soudain d’Elon Musk pour Twitter ? Certes, il utilise exclusivement ce média pour communiquer (il a 80 millions d’abonnés) en dédaignant tout ce qui s’approche de près ou de loin de Mark Zuckerberg, son ennemi. Mais tout de même, on ne dépense pas 3 milliards par caprice. Il a d’ailleurs pris les choses en main via un sondage sur le réseau afin de savoir si ses followers seraient favorables à la possibilité de modifier leurs tweets (oui à 74%).

Ce que l’on sait, c’est qu’Elon Musk est très engagé en faveur de la liberté d’expression. Quelques jours plus tôt, il avait d’ailleurs posé la question suivante : «La liberté d'expression est essentielle pour une bonne démocratie. Pensez-vous que Twitter adhère rigoureusement à ce principe ? » Résultat : sur deux millions de votants, 70% répondent par la négative. En réponse, un autre tweet suit : «Que faut-il faire ? Une nouvelle plateforme est-elle nécessaire ? »  339 000 likes. Il ne lui a fallu qu’une semaine pour réagir et mettre la main sur le célèbre réseau social. [...]

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Pour la dignité des faibles

Nous le savons, l’ombre de l’euthanasie plane depuis une dizaine d’années sur notre droit. Et alors qu’Emmanuel Macron, dans un cynisme absolu, annonce la tenue d’une « convention citoyenne » sur la fin de vie, afin de débattre de manière « apaisée », nous comprenons que les dés sont jetés. Le mensonge est la langue du serpent, et le progressisme s’en est fait le dévot le plus acharné. Ils vous ont parlé de loi d’exception, de drame ; ils vous ont parlé de la détresse des jeunes filles violées, de l’ignominie des cintres, de la dignité des femmes… Et l’infanticide prénatal fut dépénalisé. Quant aux handicapés, ils ne naissent plus. 96 % sont éliminés avant leur naissance. Vous comprenez, leur vie n’en vaut pas la peine, c’est trop de souffrances pour les parents, c’est un poids trop lourd pour la société.

Lire aussi : Lobby pro-euthanasie : quels sont leurs réseaux ?

Ludovine de la Rochère : « Macron a instauré le mensonge d’État pour la filiation, la procréation et l’identité des personnes »

Quel bilan tirez-vous de cinq années d’Emmanuel Macron sur la question de la famille ?

Sans surprise, ce bilan est désastreux. Emmanuel Macron a poursuivi la destruction de la procréation, de la filiation et donc de la famille, peut-être davantage que François Hollande. D’abord, il a tiré les suites que nous prévoyions du Mariage pour tous avec la PMA sans père. Il a créé dans le droit une filiation fictive fondée sur la déclaration conjointe anticipée de deux femmes devant un notaire qui justifierait qu’elles puissent être inscrites comme étant les deux mères sur l’acte de naissance. Il n’était prétendument pas d’accord mais a laissé passer le rallongement de la durée légale de l’IVG à quatorze semaines, alors même que le syndicat des gynécologues et obstétriciens y était opposé – et Dieu sait que ce ne sont pas des conservateurs !

On pouvait déjà changer de sexe et de prénom, on peut désormais, avec Macron, changer de nom sur simple formulaire. En clair, on peut changer entièrement d’identité, celle-ci est déconstruite au point que l’état-civil n’est plus fiable. En fait, il a instauré le mensonge d’État pour la filiation, la procréation et l’identité des personnes. Sur la question transsexuelle, il a fait avancer l’agenda LGBT. Dans le droit français, on a davantage de mention de l’« identité de genre ». Surtout, la loi contre les thérapies de conversion pénalise parents et professionnels de santé/éducation qui tenteraient de dissuader un jeune de changer de sexe. Certes, le texte a été tempéré, mais insuffisamment. En vérité, s’il devait y avoir une loi sur le sujet, ce serait une loi qui interdit l’incitation à changer de sexe.

Lire aussi : Ludovine de la Rochère : « Toutes les décisions devraient être prises en fonction de la famille »

Enfin, sur la GPA, quand bien même il ne l’avoue pas, il n’est pas défavorable à toute forme de GPA. En 2017 au Figaro, il disait que certains États pratiquent la GPA « de manière non-conforme à nos valeurs républicaines ». Dans son esprit, il peut donc y avoir une GPA acceptable du point de vue des valeurs républicaines. Il avance avec hypocrisie, de manière masquée. Ainsi, le président a toléré des démarches commerciales pro-GPA sur le territoire français. Surtout, il soutient et favorise des projets qui font avancer au niveau européen et international, la reconnaissance des filiations d’intention dans le cadre de la GPA, donc de fait la reconnaissance de la GPA. S’il est réélu, il est évident qu’il poursuivra son soutien au projet de reconnaissance mutuelle à Bruxelles, et le projet « Filiation/Maternité de substitution » à la conférence de La Haye. Ces projets sont des moyens de faire avancer la GPA aux niveaux européen et international, ce qui est encore pire ! [...]

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