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Messe féministe, le curé réagit : « C’est un peu n’importe quoi »

Une « célébration féministe » a été organisée par des membres de votre paroisse à Paris. Comment cela se fait-il ?

Cette célébration a eu lieu dans une chapelle de religieuses du VIe arrondissement. Y ont participé des personnes de ma paroisse. Je n’étais pas là, et même pas au courant. C’était une célébration de la messe dominicale durant laquelle des femmes ont commenté l’évangile.

Qu’en pensez-vous ? Ce n’est pas conforme à la doctrine de l’Église.

Exactement. Je pense que ce n’est pas une bonne méthode. Qu’on souhaite que la femme trouve une place toujours plus belle et plus juste dans la vie de l’église, je pense que c’est une bonne idée. En revanche, faire des choses qui ne sont pas prévues et bousculer ainsi les choses en se présentant comme étant de la paroisse sans demander d’autorisation, ce n’est pas une bonne manière d’agir. Je l’aurais refusé si elles l’avaient demandé, raison pour laquelle elles ne l’ont pas fait. [...]

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Jérémie Cohen, le déni français

C’est l’histoire d’un drame passé inaperçu. Le 16 février dernier, peu avant 16 heures, Jérémie Cohen, un jeune homme handicapé de confession juive, était écrasé par un tramway à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Peu de temps après, vers minuit, il décédait à l’hôpital où il avait été admis pour un arrêt cardio-respiratoire et un traumatisme crânien.

Lire aussi : Beauvau de la sécurité : Robocop nous délivrera-t-il demain ?

Ce que l’on croyait alors être un terrible accident, mais avant tout un fait divers, pourrait bien être d’une tout autre nature. En effet, souhaitant en savoir davantage sur les circonstances de la mort du jeune homme, et notamment les raisons pour lesquelles il courait au point de n’avoir pas vu venir le tramway, ses frères puis son père ont décidé de se mobiliser pour retrouver des témoins en distribuant des flyers. Et là stupéfaction : la famille récupère une vidéo prise par un témoin et très largement diffusée ces derniers jours sur les réseaux sociaux dans laquelle on voit Jérémie se faire rouer de coups en pleine rue par une quinzaine de racailles. Il aurait alors pris la fuite, et c’est là qu’il aurait été écrasé par le tramway.

Une affaire qui coche toutes les cases

Ce qui interpelle au premier abord dans cette affaire, c’est qu’il a fallu le juste acharnement de la famille pour recueillir les preuves et relancer l’enquête, classée par le procureur. Alors qu’Emmanuel Macron se disait il y a quelques jours opposé à la légitime-défense – qu’en dirait la victime et sa famille ? – il nous faut dans les faits plus que jamais y recourir (car le « far-west » est déjà là), et y recourir encore sur le terrain judiciaire après la mort de la victime pour que les choses bougent. Y a-t-il eu des défaillances de la police, et si oui à quel niveau ? Les images insoutenables recueillis par la famille témoignent en tout cas de l’inanité totale de la thèse accidentelle d’abord retenue. Une information judiciaire vient d’être ouverte pour « violence volontaire en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». À la fin de semaine dernière, la police a par ailleurs récupéré une autre vidéo de l’agression, tournée par un touriste étranger depuis rentré dans son pays. [...]

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Puy du Fou : les batailles de l’histoire

Le parc d'attractions vendéen, créé en 1989 par Philippe de Villiers et actuellement présidé par son fils Nicolas, est dans l’œil du cyclone. Un essai très largement commenté, Le Puy du Faux. Enquête sur un parc qui déforme l’histoire (Les Arènes), et bien accueilli par l’intelligentsia française pointe du doigt l’utilisation frauduleuse faite de l’histoire par le Puy du Fou, quatrième parc à thème en France par sa fréquentation, et qui essaime depuis quelques années en Espagne, en Russie et même en Chine.

Lire aussi : Défense et illustration de l’enseignement du droit aujourd’hui

L’ouvrage a été rédigé par quatre historiens : Pauline Ducret, spécialiste de la Rome antique et enseignante à l’université de la Réunion ;  le médiéviste Florian Besson, professeur au collège et à l’origine du compte twitter « Actuel Moyen Âge » ; Guillaume Lancereau, professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po Toulouse et spécialiste de la Révolution française ; Mathilde Larrère, enseignante-chercheuse à l’université Gustave-Eiffel de Marne-la-Vallée et spécialiste du XIXe siècle. Ils se sont rendus sur place durant trois jours en août 2021, ont assisté à tous les spectacles plusieurs fois, ont décortiqué la documentation et les menus, ont analysé jusqu’aux goodies vendus dans les boutiques.

SOS d’universitaires en détresse

Quoique ayant apprécié les spectacles sur le plan technique et esthétique, leur constat est sans appel : il s’agit d’une grande entreprise de falsification de l’histoire, d’autant plus dangereuse que le parc, contrairement à d’autres, se fonde explicitement sur la matière historique – ce en quoi ils ont raison. Et pourtant, les éléments avancés sont assez faibles ; on reproche au parc une utilisation anachronique de minuscules carolines ou d’une bougie, de parler avec Clovis du « premier roi chrétien » alors que les empereurs romains l’étaient déjà (il nous semble pourtant que roi et empereur ne désignent pas la même chose, ce que ces historiens savent du reste puisqu’ils reprochent au parc de donner à tort à César le titre d’empereur), ou d’inventer des sources en parlant de l’« anneau de Jeanne d’Arc » (il ne s’agit pas d’une invention mais d’un débat sur son authenticité, comme pour beaucoup d’objets passés). Pas de quoi nous semble-t-il tromper les enfants qui y viennent en voyage scolaire, et il faudrait, pour que leurs travaux soient soient tout à fait honnêtes, lister en face ce qu’ils y apprennent et que l’école préfère taire. [...]

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Traité de vie élégante : le grand blond avec un ongle noir

 « Salut la compagnie ! », s’écria Mathilde en s’approchant du Chesterfield patiné où l’on avait installé Zo’, E. et Boniface, dans la grande salle du Fumoir encore presque déserte. « Thérèse n’est pas là ? Je croyais qu’elle serait des nôtres? »

– Elle ne devrait plus tarder, répondit Boniface. Le jeudi, elle a son cours de littérature à la Sorbonne jusqu’à seize heures, elle initie des semi-analphabètes aux beautés mystérieuses de la Chartreuse de Parme.

– Ah oui, soupira E. en trempant un biscuit sec dans sa tasse de thé fumé, c’est là qu’elle a eu un étudiant qui lui parlait de Sandale, l’immortel auteur du Rouge et le Noir?

– C’était l’an passé, cette année, elle a d’autres genres de vedettes. Jeudi dernier, elle me racontait qu’elle était tombée à l’occasion d’un devoir sur table sur un type genre scandinave, énorme blond aux yeux clairs, mais avec des ongles peints en bleu pastel, sauf celui de l’index gauche, qui était acajou.

– Ouahhh! s’esclaffa Zo’ en levant son verre de chardonnay, le grand blond avec un ongle noir ! [...]

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Les mocassins sont-ils de droite ?

Frédéric Rouvillois, qui est un ami sûr ( Je ne peux comparer la sûreté de son amitié qu’à son talent. Comme il écrit dans L’Incorrect, pour ceux qui ne comprendraient pas le caractère laudatif de la comparaison.), m’a signalé que le magazine Elle posait la question de savoir si le mocassin était de droite ou de gauche. Je ne saurais trop me féliciter de cet hommage oblique à cette chronique qui explore inlassable- ment l’époque et porte la lumière de la raison et de la vérité dans des endroits où nul politique n’irait fouiner. Oui, les mocassins sont en effet un sujet politique, au moins autant que le steak-frites, puisque Le Monde posait naguère la question à J-L Cassely.

Constatons tout d’abord que le mocassin est arrivé dans la langue française au XVIIe alors que Samuel de Champlain venait de fonder la ville de Québec en Nouvelle-France. Les colons avaient été séduits par ces chaussures souples en cuir tanné. Je ne voudrais pas qu’on me soupçonne de parti pris mais enfin, un soulier multimillénaire qui arrive en France par l’entremise de Normands expatriés ne saurait être réduit à ses mille variantes contemporaines, à semelles compensées, hybridées avec des sandales, multicolores, à mors (sur lesquels nous avons un avis réservé, en tout cas pour les hommes), à lacets, à pompons sur la claque, en nubuck, à picots… On peut néanmoins exprimer un doute poli sur la pertinence d’appeler mocassin une mule ou un escarpin au prétexte que l’empeigne imite la forme classique du soulier. Le mocassin est plat et son talon est fermé. [...]

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Défense et illustration de l’enseignement du droit aujourd’hui

« Panthéon-Assas : plusieurs enseignants accusés de sexisme et de transphobie » titrait Mediapart, dans un article publié en ligne le 29 mars. Dans la continuité d’une précédente pige, y sont dénoncés, dans une première partie, « témoignages » à l’appui, un certain nombre de propos lestes tenus par deux universitaires – nommément jetés en pâture. Que ces assertions soient ou non de bon ton, ou même un tant soit peu amusantes, ne sera pas ici le propos. Nous avons peine à considérer que la grossièreté soit une forme de trait d’esprit, surtout lorsqu’il s’y trouve une connotation sexuelle et que la saillie est destinée à une jeune fille. Si certains veulent s’en offusquer publiquement, grand bien leur fasse, nous ne les bâillonnerons pas.

On pourra, en revanche, s’inquiéter de ce que des « journalistes » n’aient rien d’autre à faire que de réaliser une « enquête » – tel est l’intitulé pompeux – sur le sujet, plutôt que de se concentrer sur la moralité des candidats à la magistrature suprême – à commencer par celui à l’élection duquel ils ont contribué il y a cinq ans. Bref, Mediapart nous a habitués à s’apparenter à une certaine espèce de mouche – qui n’est évidemment pas la mouche truffière…

On pourrait, également, s’attrister de ce que l’université concernée a cru nécessaire de s’abaisser à répondre aux sollicitations du média. Mais la communication moderne oblige, au sens où elle asservit… De toute façon, l’institution ne cesse de se renier et de donner des gages à l’idéologie dominante : une « Commission des droits » y a été mise en place – dont on comprendra bien qu’elle ne protège que ceux des opprimés des temps modernes – et une « cellule » RéagirAssas, qui en est un démembrement, fait office de bureau des pleurs.

Lire aussi : François Sureau : le discours d’un moi

Passons ! C’est de la suite de l’article que nous aimerions parler. Après avoir appris que l’illustre université comptait de(ux) piètres blagueurs, nous apprenons qu’un troisième professeur ferait distribuer des énoncés « empreints de transphobie » et que ces « faits » ont été signalés aux instances « morales » précitées par « un enseignant, qui préfère rester anonyme » – alors que la victime de sa vindicte est bel et bien désignée… grand travers de notre temps. [...]

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Enquête : Macron et les progressistes contre la légitime défense

En déplacement ce jeudi 31 mars à Fouras (Charente-Maritime), et invité par Europe 1 à réagir sur le meurtre par un agriculteur d’un cambrioleur entré chez lui par effraction, le président de la République Emmanuel Macron a été on ne peut plus clair : « Je suis opposé à la légitime défense ». Et d’ajouter, pour étayer son propos : « C'est très clair et c'est intraitable parce que sinon, ça devient le Far West. Et je ne veux pas d'un pays où prolifèrent les armes et où l'on considère que c'est aux citoyens de se défendre ».

La légitime défense existe depuis l’Antiquité. On pouvait tuer pour se défendre ou défendre son bien. Puis elleest entrée dans le code Napoléon. Elle permettait de tout faire, y compris tuer, si c’était commandé « par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui ». On faisait difficilement plus napoléonien.

Mais c’était trop de liberté pour la gauche. Alors des juges s’en sont mêlés dès 1959. Des gens qui, sous la proie d’une émotion forte, avaient blessé ou tué d’autres gens qui venaient de les agresser, ont été condamnés. Puis, sont venues les années 70, période durant laquelle le taux de criminalité a été multiplié par quatre. Des gens se sont défendus. Ils ont tué. Ils se sont retrouvés au tribunal. Ils détonnaient car ils n’avaient aucun casier. Ils étaientdes gens honnêtes sur lesquels la gigantesque hausse de la délinquance s’était abattue. La gauche les a aussitôt qualifiés de racistes. Des gens comme Vanessa Codaccioni, maître de conférences en sciences politiques à l’université Paris VIII, qui a écrit plusieurs livres pour justifier le racisme à l’envers, se sont emparés des cours d’assises de l’époque. Des gens comme elle qui n’hésitaient pas à expliquer, jusqu’en 2018, qu’il a fallu restreindre les droits à la légitime défense des citoyens ordinaires. [...]

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Violences dans le foot : « En cas d’agression groupée, l’arbitre est seul et démuni »

Un arbitre a été agressé ce week-end à Melun. La violence dans le foot amateur est-elle un phénomène récurrent, ou n’était-ce qu’un simple fait isolé ?

La violence est fréquente. La plupart des agressions sont verbales, et elles sont presque devenues banales. Malheureusement, elles sont aussi physiques, surtout dans divisions les plus basses. Le phénomène est le même dans l’arbitrage et dans l’enseignement : les moins expérimentés commencent à arbitrer dans les divisions les plus basses. Or, ce sont ceux qui sont les plus susceptibles d’être mis à mal au cours du match, parce qu’ils mettent du temps à acquérir un certain niveau de charisme, de discipline, de technique. Les responsables ne sont cependant pas les arbitres, mais bien les joueurs. Au niveau professionnel, semi-professionnel ou même régional, les joueurs touchent des primes et sont donc impliqués financièrement, ce qui n’est pas le cas à bas niveau. Ajoutons qu’une suspension de deux ans par exemple n’a pas véritablement de conséquences étant donné que le football est au mieux un passe-temps, au pire un défouloir. À partir de ce moment-là, des situations chaudes entre les joueurs sur le terrain sont plus fréquentes et très souvent, la situation peut se retourner y compris contre l’arbitre qui peut être un bouc émissaire à partir du moment où le match est tendu.

Observez-vous une augmentation de ces violences au temps long ?

Beaucoup d’arbitres ressentent une augmentation des incivilités, mais il est difficile de dire s’il s’agit d’une hausse effective, ou plutôt si la trêve imposée par la Covid nous a fait oublier ce qu’il en était avant. Sur le temps long, il est difficile de quantifier la dynamique des agressions physiques d'officiels. Les statistiques judiciaires ne reflètent qu'en partie la réalité du terrain : un arbitre violenté ne porte pas toujours plainte. La loi Lamour de 2006 a offert aux arbitres un statut de protection particulier mais dans les faits, les sanctions prononcées contre les agresseurs sont bien souvent faibles et les peines de prison rarement assorties d'un mandat de dépôt. Par ailleurs, il faut parfois s'épuiser en procédures ultérieures pour récupérer des dommages et intérêts, par exemple lorsque le condamné est insolvable. Ainsi, par pure lassitude, bon nombre d'arbitres violentés renoncent tout simplement à saisir la justice. [...]

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