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Association Tombée du Nid : « Humainement, toute société est riche de chacun »

Qu’est-ce que l’association Tombée du nid ?

Nous avons fondé cette association avec Thomas, mon mari, suite à l’arrivée de Marie que nous avons adoptée après avoir eu six enfants biologiques. Elle est pupille de l’État et porteuse d’une trisomie 21. J’ai ensuite écrit un livre, et très vite, une communauté s’est mise en place qui touche aujourd’hui près de 80 000 personnes. L’association a maintenant sept ans et depuis trois ans, nous avons décidé de porter des projets comme en 2019 un « grand shooting ». Nous avons vocation à protéger et faire grandir les enfants porteurs de handicap. Pas du tout spécialement le trisomiques. Nous voulons aider ces jeunes à avoir accès aux soins et aider les familles voulant en adopter. [...]

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Le rapatriement de la production des semi-conducteurs, prémices de la réindustrialisation de l’Occident ?

L’actualité internationale a eu le mérite de rappeler à quiconque l’avait oublié qu’être une puissance militaire et disposer de moyens de défense dissuasif n’est pas qu’un luxe. Mais les leçons ne s’arrêtent pas là. Ne pas dépendre de puissances hostiles et avoir une certaine autonomie en termes de production est une perspective qui semble aujourd’hui enviable.

Certains décideurs publics et privés occidentaux se sont récemment emparés de cette question, c’est le cas en ce qui concerne les semi-conducteurs, composants fabriqués majoritairement à partir de silicium. Ces puces similaires à des cerveaux électroniques, dont de multiples appareils modernes sont dépendants (scanners IRM, smartphones, voitures, 5G, consoles de jeu et ordinateurs en tout genre…), sont aujourd’hui le nerf d’une guerre économique et stratégique.

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François Sureau : le discours d’un moi

Élu, à la fin de l’année 2020, au fauteuil de Max Gallo, François Sureau a effectué récemment son entrée sous la Coupole. Disons-le d’emblée : il est des sièges bien plus douteusement occupés que celui sur lequel il s’est assis ce 3 mars. Brillant écrivain, homme de culture, juriste admirable à la carrière riche et respectable… Nous savons tous ce que François Sureau a fait ; mais qui saurait dire qui il est ?

L’heure de discours fut suivie d’applaudissements nourris, puis d’une réaction médiatiquement élogieuse ; nombreux constatant avec délectation qu’il avait « osé taper fort », sans retenue dans sa critique, sans fard dans son propos… Or, ce n’est pas vraiment ce que nous avons entendu et ce que nous en avons retenu.

Soyons franc : pas de « discours choc » qui puisse faire le résistant ; ce n’est pas aujourd’hui que nous nous émouvrons de l’avènement d’un nouveau « dissident politique » d’envergure qui « oserait » un propos inaudible dans notre époque. Tout dans le discours de François Sureau est acceptable des gouvernants, quels qu’ils soient : il est en plein centre de la fenêtre d’Overton. En bref : la « dissidence de salon » n’en est pas une, elle est même utile à consolider l’ordre contre lequel elle se conçoit.

Lire aussi : McKinsey à l’Élysée

Le discours de réception est un exercice de style, on le sait. Dire quelque chose de soi en parlant d’un autre, sans le trahir et sans se trahir est une gageure ! Le texte est beau, il sonne clair, même si le ton se fait plus hésitant et plus tendu qu’à l’accoutumé : derrière l’impétrant reparaît le candidat, derrière l’avocat accompli ressurgit, peut-être, l’étudiant. Le quai Conti n’est pas la rue Montpensier, l’éloge n’est pas la plaidoirie. Nous n’en attendions pas moins mais nous en attendions plus. [...]

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Le fabuleux déclin des boucheries en ville

Il y a des boucheries en Europe depuis qu’il y a en Europe des bourgs. Parmi nos vieux métiers, c’est celui de la viande qui a exercé le premier sa fonction artisanale dans les centres-villes – les faisant passer de simples lieux de consommation pendant l’antiquité à des lieux de production à partir du Moyen-Âge. Comme tous les vieux métiers, il s’est affadi: plus de volaillers, de tripiers, presque plus de chevalines, des charcuteries remplacées par des traiteurs. Et ce sont les boucheries qui sont en voie de disparition.

Dans les campagnes, ce sont souvent des baies vitrées donnant sur la voie qui rappellent d’anciennes ouvertures d’échoppes ou de petits commerces depuis longtemps disparus. Plusieurs études le confirment: cette désaffection atteint les bourgs moyens et l’activité se déplace. [...]

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Guillaume Zeller : « Encenser le 19 mars 1962 est une imposture »

En quoi la célébration du cessez-le-feu en Algérie est-elle problématique ? 

En soi, que dans de nombreuses familles françaises dites jadis « métropolitaines », cette date soit évocatrice d’un grand soulagement – celui de savoir que son fils, appelé, pourrait enfin échapper au danger de tomber dans le djebel – on peut bien entendu le comprendre. C’est parfaitement humain. En revanche, que pour beaucoup de Français, elle soit celle qui marque le début de la « paix en Algérie », comme l’a toujours soutenu une fraction importante de la gauche, voilà qui est historiquement faux et humainement inadmissible. Qu’il y ait aujourd’hui dans le France tant de rues du 11 novembre 1918 ou du 8 mai 1945 semble bien légitime, mais que l’on compte aujourd’hui plus de mille rues du 19 mars 1962, voilà qui est incompréhensible, sinon choquant. Encenser cette date est une imposture.

Pourquoi ?

On ne célèbre pas une défaite ! Cela peut sembler évident de prime abord, mais manifestement pas tant que cela. Ceux qui, par un tour de passepasse sémantique, expliquent que le 19 mars, c’est la paix en Algérie, sont des manipulateurs. Cette date revêt pour eux une dimension idéologique très favorable : elle marque à n’en pas douter une victoire dans la bataille anti-impérialiste, anticolonialiste, engagée notamment par le mouvement communiste international dès l’entre-deux-guerres. Très habilement, ils ont réussi à l’imposer comme telle à l’opinion publique. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si au premier rang du combat engagé pour imposer cette date dans l’odonymie nationale, on trouve les bataillons de la FNACA, fédération d’anciens combattants longtemps très proche du Parti communiste. [...]

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Frédéric Rouvillois sur la Corse : « Seul le peuple français pourrait trancher légitimement cette question de l’autonomie »

Concrètement, que signifierait l’« autonomie » de la Corse évoquée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ?

C’est un mot relativement flou qui peut avoir plusieurs acceptions. Étymologiquement et pratiquement, l’autonomie signifie se gouverner soi-même, donc d’adopter les principales règles applicables sur son territoire. Cette autonomie corse rejoindrait ce qui se fait en Sardaigne ou en Sicile, ou encore dans les provinces espagnoles. Certes, le terme de loi me gêne un peu car en droit français, la loi est une norme qui est adoptée par le Parlement. Toujours est-il que les promoteurs de cette autonomie souhaitent permettre à la Corse d’adopter des règles d’un niveau élevé, qui seraient éventuellement qualifiées de lois particulières et qui dérogeraient aux lois nationales, mais qui seraient malgré tout situées dans le cadre constitutionnel français.

Il faut bien distinguer l’autonomie de l’indépendance, qui sont de nature différente et dont les conséquences ne seraient pas les mêmes. L’autonomie n’implique pas un transfert total de souveraineté et n’implique pas la naissance véritable d’un État. À l’inverse, indépendante, la Corse deviendrait un État au sens classique du terme, totalement détaché de la France, qui pourrait rejoindre les instances internationales.

Lire aussi : Émeutes en Corse : « C’est maintenant au tour de l’État de faire un geste »

Dans quelle mesure serait-ce un revirement par rapport à notre organisation institutionnel actuelle, marquée par l’uniformisme jacobin ?

Par rapport à la vieille thématique jacobine, c’est évidemment une évolution très considérable, qui peut paraître radicale en comparaison à la France d’il y a un siècle. Pour autant, si on la replace dans l’évolution institutionnelle qui a commencé de manière très significative avec les lois Defferre de 1982, qui s’est prolongée avec la révision constitutionnelle Raffarin de 2003 et les autres lois de décentralisation, il ne s’agit pas tant d’un tournant radical que de la poursuite d’une logique. Entre une décentralisation très poussée – où les collectivités locales bénéficient de la possibilité de prendre des règles même si celles-ci n’ont pas le titre de lois – et une autonomie – dans laquelle les organes pourront prendre des textes qualifiés de lois – il y a une étape supplémentaire mais pas une révolution. Il faudra bien évidemment voir ce que cette autonomie contient concrètement, mais c’est la poursuite d’un mouvement d’ailleurs évoqué dans le projet de révision constitutionnelle Macron de 2018, qui contenait des choses innovantes pour les collectivités territoriales et pour la Corse. [...]

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Bigard : c’est qui le plus grand des prédateurs ?

La France est éternellement liée à ses éleveurs, ses bouchers et ses cuisiniers. Que nous aimions le bœuf mijoté, l’agneau à la broche, le porc confit ou le poulet rôti, nous sommes tous des héritiers d’une tradition aussi sensuelle que sensible. Ils sont nombreux à vouloir nous ôter le steak de la bouche en 2022, et c’est à qui dégainera en premier son étude sur les méfaits de la consommation de viande rouge, les ravages du cholestérol, ou encore les conséquences écologiques désastreuses des bouses de vaches.

Admettons qu’il ne soit pas faux de dire que l’élevage de poulets en batterie n’est pas meilleur pour notre santé que pour nos paysages de campagne. Admettons aussi qu’une mode grotesque autour des viandards virils, incarnée dans certaines chaines de restauration, puisse tout faire pour donner des envies de soupes de légume à certains esprits naturellement réfractaires aux effets de troupeaux. Soit.

Lire aussi : Éloge de la viande

Mais faut-il pour autant crier haro sur la viande au nom d’une idée ancienne héritée du catharisme et des religions indiennes, voulant que l’animal soit l’égal de l’homme et que le consommer constituerait un crime ?…

Abattage rituel : les consommateurs sous-informés
Vous consommez constamment des produits dérivés issus de l’abattage rituel – comprenant le cacher et le halal – sans le savoir. Ces méthodes d’exécution religieuse des animaux de boucherie sont aujourd’hui une économie très profitable, à cause du changement de population et de la place prise par l’islam. Isla Délice, Wassila (Casino) et Réghalal sont les principaux acteurs du secteur. Le halal et le cacher sont d’ailleurs dans une zone grise du droit français. En effet, si l’abattage sans étourdissement préalable n’est autorisé qu’à titre dérogatoire en France, il est aujourd’hui presque devenu la norme. [...]
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