
Depuis fin janvier, Didier Bénureau, brillant humoriste de music-hall et second rôle bien connu du cinéma comique français (Les Visiteurs, Palais Royal! Les Brèves de comptoir…) investit le studio des Champs-Élysées pour nous présenter son nouveau seul- en-scène: Entier, panachant tableaux neufs et anciennes saynètes – dont l’inévitable « Chanson pour Moralès ». La touche Bénureau pourrait se définir de la manière sui- vante : un humour noir sûr de ses effets, des personnages (délicieux anachronisme en ces temps de stand-up étouffants) très bêtes et très méchants: caricaturaux comme le Charlie-Hebdo des années 70 ; vils comme des personnages des films d’Étienne Chatiliez que sauvent ici, un soupçon de tendresse, là, une fantaisie, un burlesque ou une profondeur bienvenus. Le tout servi par une interprétation juvénile détonante (ce qui à près de 70 ans relève de la gageure) et par une écriture remarquable, à tel point qu’il nous semble que ces textes, comme des bonnes chansons, pourraient être interprétés par d’autres comédiens.…








