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Les 10 commandements du sociétal maussade
1 - LA DIVERSITÉ TU CHÉRIRAS

Le CNC valorise la représentation des minorités, et le Sociétal maussade s’y emploie donc courageusement. Si ce début de saison est pauvre en films de banlieue, c’est le jackpot au niveau LGBT avec deux coming out lesbiens en milieu hostile, musulman – La Petite Dernière (Hafsia Herzi, 22/10) – ou grand-bourgeois – Love me tender (Anna Cazenave Cambet, 10/12), pour changer des gays dans le monde rural, tellement 2024 – La Pampa (Antoine Chevrollier). On peut y ajouter une comédie sérieuse sur les premières PMA post-loi Taubira – Des preuves d'amour (Alice Douard, 19/11). Au rayon des territoires investis pour siphonner l’argent des régions, notons le grand succès de Saint-Dizier qui, quoique honteusement désindustrialisé, voit péter dans son ciel les Mirage 2000 de la Base 113, Météors (Hubert Charuel, 08/10) s’y passe intégralement, ainsi qu’un petit tiers de Dossier 137 (Dominik Moll, 19/11). [...]
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« Six Jours, ce printemps-là » : minable
Joachim Lafosse s’est fait un petit nom sur une seule thématique éminemment cinégénique : la notion d’espace privé qui était au centre de Nue Propriété, avec Isabelle Huppert, huis clos wallon tutoyant Pialat et Chabrol dans ses meilleurs moments. Ici, le cinéaste belge continue d’explorer le sujet à travers l’histoire d’une mère de famille qui squatte la maison de ses beaux-parents sur la Côte d’Azur… [...]
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« Dossier 137 » : film-enquête
Virage radical que ce Dossier 137, Dominique Moll tournant le dos à l’inquiétante étrangeté dont il s’était fait le spécialiste pour réaliser un pur film-dossier à la Yves Boisset, sur un sujet brûlant : les bavures commises par certains flics de la BRI sur des Gilets Jaunes pendant les manifestations de  2018. Le film est souvent passionnant dans l’application qu’il montre à dépeindre le travail minutieux de la police des polices – mal vue par tout le monde et qui tente de louvoyer entre intérêts politiques et pressions syndicales. [...]
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« Franz K. » : bouillie biographique
On le sait, les biografilms sont rarement dignes d’intérêt, toujours hagiographiques et ampoulés. Malgré ses tentatives désespérées pour rompre avec cette malédiction, ce Franz K. est probablement le pire traitement possible qu’on pouvait faire d’une vie de Kafka, en réduisant le romancier tchèque à une sorte de figure lunaire, vaguement autiste, qui plonge par hallucinations successives dans sa propre muséification. [...]
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Bertrand Lacarelle : agent conspirateur
«Le petit nombre l’emportera subversivement sur la subversion elle-même » écrivait Dominique de Roux, et cette prophétie pourrait faire office de viatique à Bertrand Lacarelle, tant elle résume son mode de pensée et d’action, du moins depuis que je le connais : c’est-à-dire plus d’une décennie, et une décennie au cours de laquelle il n’aura cessé de se radicaliser. Ses derniers livres avaient été publiés chez Pierre-Guillaume de Roux, d’ailleurs, fils de Dominique, seigneur des lettres dissidentes, héritier superbe publiant Ezra Pound et Wyndham Lewis, Richard Millet et Bertrand Lacarelle donc, lequel tramait déjà des conspirations en appelant autant à la chevalerie médiévale qu’aux beatniks de la rue Gît-le-cœur, à tous les irréguliers supérieurs, comme les surréalistes dissidents (il s’était déjà fait connaître par des biographies littéraires de Vacher ou Cravan). On l’avait compté parmi les atamans du Cercle Cosaque, un rendez-vous littéraire underground qui remua un peu le Paris des années 10, toque sur le crâne, bouteille de vin turc brandie à la main et un « hourrah » crié pour réveiller la foule. Et puis il se fit plus rare. Il avait conservé son œil malicieux, sa jeunesse intacte et son panama des jours pluvieux, mais on l’apercevait moins à Saint-Germain-des-Prés ou dans les raouts pour poètes à trois grammes et vingt lecteurs, que nous avions aimé fréquenter ensemble par ennui des mondanités sérieuses. [...]
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Patrice Jean : débuts déjà majeurs
Publiés à l’origine par les éditions Rue Fromentin fondées par Jean-Pierre Montal et Marie David, La France de Bernard (2013), Les Structures du mal (2015) et Revenir à Lisbonne (2016) définissent les grands axes de Patrice Jean comme romancier, lequel émergera vraiment sur la scène littéraire avec son quatrième roman, L’Homme surnuméraire, en 2017. Maintenant qu’il s’est imposé, cette belle réédition augmentée consacre en quelque sorte l’importance avérée du romancier. On y redécouvre les trois romans de ses débuts introduits par un bref entretien et suivis d’aphorismes, de nouvelles et de méditations sur divers auteurs et plusieurs questions littéraires, l’ensemble nous donnant l’impression de pénétrer dans l’atelier de l’écrivain, d’y observer la naissance, les grandes lignes et l’environnement intellectuel et sensible d’une œuvre. On le sait, Jean est flaubertien en diable et cet héritier du génie normand débuta dans la veine de Bouvard et Pécuchet avec sa France de Bernard qui narre les dérives d’un employé de banque récemment divorcé, lequel, s’étant vu qualifié de « philosophe » par la cheffe de service dont il convoite le cul, se prend au jeu et, de notes vespérales en cafés philos, s’imagine devenir Don Juan par les armes de Socrate. Radicalement satirique, ce roman révèle la bêtise par contrastes, le snobisme pseudo-intellectuel des lecteurs de Télérama s’avérant encore plus grotesque de mépriser celui, chimiquement pur, de Bernard, qui n’en est que la dimension candide. [...]
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Du côté d’Albion : entretien avec Matthieu Gouet
Mirage de la rade est clairement un roman d’apprentissage. Comment envisage-t-on ce style en 2025, alors qu’il a déjà donné lieu à de si nombreux chefs-d’œuvre, mais aussi à une foultitude de pâles copies ?

En n’étant pas cynique vis-à-vis du genre, ni du roman en général. Si le protagoniste a vingt ans, bien sûr qu’il va découvrir, se rebiffer, apprendre : il suffit de le mettre dans des situations. Ce principe ne sera jamais obsolète. Et puis il y a un deuxième personnage plus âgé : leurs trajectoires se croisent mais divergent fatalement, parce qu’ils n’ont pas la même nature. Je pense que le roman, d’apprentissage ou non, garde tout son intérêt tant qu’il est composé de caractères individuels et s’intéresse plus à la nature des êtres qu’à leurs données sociologiques. [...]
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Édouard Louis pense-t-il la littérature aussi mal qu’il l’écrit ?  Oui
Édouard Louis publie dans la collection de son ami Lagasnerie un recueil d’entretiens avec Mary Kairidi, méditations dirigées faisant office de manifeste pour une littérature « radicale, contemporaine, lyrique et révolutionnaire. » Le camarade Louis y avoue ses postulats, assénant d’emblée que « tout est explicable », au sens que des leviers sociologiques expliqueraient tous nos goûts, nos penchants et nos destinées. Ce « tout est explicable » réduit l’individu à un pur jouet des circonstances absolument dénué d’intériorité réelle comme de libre arbitre. On ne voit donc pas dans quelle zone, à partir de là, dans quelle solitude habitée, dans quelle âme, oserais-je dire, la littérature pourrait trouver une quelconque résonance, si le lecteur n’est plus qu’un sac de conditionnements qu’on pourrait retourner en épuisant alors tout le mystère. Autre postulat : l’émotion en littérature serait suspecte en raison des préjugés bourgeois anti-peuple méprisant également le corps et l’explicite. Et le romantisme, cette grande réaction contre la cérébralité française du xviiie ? [...]
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